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Spindrift Racing vend son MOD 70

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Si vous avez 1,65 millions € en poche, vous pourrez vous offrir le MOD 70 noir vainqueur de la Krys Ocean Race 2012 avec Yann Guichard.

 

 

Petit récapitulatif des sept MOD 70 mis à l’eau entre mars 2011 et avril 2012 :

 

1)    Race For Water (Stève Ravussin) a chaviré au large des Chagos dans l’océan Indien en septembre 2015. Revenu en Bretagne pour réparation.

 

2)    Veolia Environnement (Roland Jourdain), revendu à un propriétaire américain et rebaptisé Orion Racing, un temps skippé par Cam Lewis avant d’être remercié.

 

3)    Foncia (Michel Desjoyeaux), revendu à Lloyd Thornburg et rebaptisé Phaedon3. Dispute des courses du RORC

 

4)    Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse), modifié pour ajouter des foils et voler à 40 nœuds. Revendu au printemps dernier à Giovanni Soldini (Maserati)

 

5)    Spindrift Racing (Yann Guichard), en vente pour 1 650 000 €

 

6)    Paprec-Virbac 70 (Jean-Pierre Dick), vendu aux Britanniques et rebaptisé Team Concise. Dispute les courses du RORC.

 

7)    Musandam Oman-Sail (Sidney Gavignet), chavirage en juillet sur la Transat Québec/Saint-Malo. Actuellement à Lorient en réparation. Dispute aussi les courses du RORC.

 

 

Pourquoi deux circuits GC 32 ?

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Parmi les résultats sportifs du week-end dans le monde de la voile, il faut retenir :

 

- la victoire d’Alinghi en GC32 lors de l’Acte 6 à Madère des Extreme Sailing Series devant six adversaires.

 

- La victoire de Norauto en GC32 lors de la 4e épreuve à Sotogrande (ESP) du GC32 Racing Tour 2016 devant six adversaires.

 

Deux victoires en GC32 sur deux circuits différents avec sept bateaux engagés sur chacun des circuits ce week-end… Quelle victoire est la plus importante ? Réponse : aucune.

 

Voilà qui va encore clarifier la vision de la voile pour les non-initiés !

 

Pour expliquer la complexité du nombre d’épreuves dans notre sport préféré, j’ai souvent comparé la voile aux sports automobiles où l’on retrouve le même genre de multitudes d’épreuves : Formule 1, rallye, endurance, rallye-raid, tourism trophy, etc.

 

Mais au moins, dans le sport auto, il existe une certaine hiérarchie !

 

En voile, il manque clairement une autorité internationale digne de ce nom pour régir la multitude de classes, d’épreuves, d’organisateurs, et d’acteurs différents que compte la voile professionnelle…

 

Bilan des JO

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Bilan des JO

 

Hormis les JO de 1900 à Paris qui avait rapporté sept médailles (dont une en Or), la voile olympique française n’avait rapporté qu’une seule fois trois médailles, en 2008. Mais pas d’Or !

 

Cette année, l’équipe de France en a encore rapporté trois mais auréolé de l’Or de Charline Picon en planche RS/X. Soit son meilleur bilan depuis les deux médailles d’Or de Barcelone en 1992 avec Franck David en planche et Hénard/Loday en Tornado.

 

Outre Charline, qui a rapporté la 11e médaille d’Or de la voile française aux JO, tout le monde sait que Pierre Le Coq (RS/X) et les filles du 470 Camille Lecointre/Hélène Defrance ont rapporté deux médailles de bronze brillamment décrochées lors de Medal Race palpitantes. Ce qui fait un total de 29 médailles pour la voile en 31 Jeux Olympiques, soit une moyenne encore faiblarde de 0,93 médaille pour la voile par JO…

 

Mais qu’en est-il du reste de l’équipe de France à Rio ?

 

La médaille du courage revient sans conteste à Billy Besson ET Marie Riou, sixièmes en Nacra 17. J’insiste sur le ET car ils la méritent tous les deux. Billy pour son incroyable obstination à dépasser la douleur pour participer à toutes les régates malgré sa hernie discale. Et Marie pour son moral d’acier qui lui a permis de surmonter l’immense déception qu’elle a dû vivre malgré elle. Avec leurs quatre titres de Champions du Monde sur les quatre dernières années, leurs noms étaient déjà gravés sur la médaille d’Or. Mais cette foutue hernie discale s’est réveillée une semaine avant les JO. On peut juste se poser la question – toujours plus facile a posteriori – s’il n’aurait pas mieux valu sacrifier une année et un titre de Champion du Monde il y a un an ou deux pour opérer Billy dès l’apparition des premiers symptômes ?

 

Derrière nos trois médaillés, il y a aussi ceux qui ne sont pas passés loin d’un bel exploit.

A commencer par Jean-Baptiste Bernaz (Laser), vice-Champion du Monde cette année et qui termine à la 5e place.

 

Cinquièmes également, Julien d’Ortoli et Noé Delpech ont failli réaliser un exploit retentissant en 49er. Vainqueurs de deux manches, ils signent cinq podiums en douze courses dont la Medal Race. Idem pour les filles Sarah Steyaert et Aude Compan (49er FX) qui ont remporté trois manches pour décrocher la 6e place au général. On ne les attendait pas à pareille fête !

Ces deux équipages ont montré qu’ils pouvaient s’imposer devant les meilleurs mais ont manqué de régularité pour espérer une médaille.

 

A l’inverse les garçons du 470 Sofian Bouvet/Jérémie Mion ont été réguliers, mais sans éclats. Un seul podium en onze courses ! Cela n’a pas suffit pour décrocher eux aussi une médaille qu’ils pouvaient légitiment viser.

 

Sur les dix Séries engagées, seulement deux n’ont pas vu de Français en Medal Race (soit dans les 10 premiers). Sans surprise, Mathilde de Kerangat réalise la plus mauvaise performance de l’équipe de France avec une 21e place en Laser Radial.

En revanche, Jonathan Lobert, médaillé de Bronze à Londres en Finn, ne pensait pas terminer 14e à Rio. C’est la véritable contre-performance de cette équipe de France où l’on attendait le grand John dans le Top 5 avec le rêve d’une deuxième médaille.

 

Au final, le bilan est plus que positif avec enfin une nouvelle médaille d’Or pour la (planche à) Voile douze ans après Faustine Merret à Athènes.

 

Une nouvelle olympiade démarre avec en ligne de mire les JO de Tokyo en 2020. De quoi continuer de rêver… d’Or !

 

Les 11 médailles d’Or françaises aux JO :

- 1900 : Emile Billard/Paul Perquer (10-20 Tonneau)

- 1912 : Amédée, Gaston et Jacques Thubé (6 Mètre)

- 1928 : Virginie Hériot, Donatien Bouché, Carl de la Sablière, André Derrien, André Lesauvage, Jean Lesieur (8 Mètre)

- 1932 : Jacques Lebrun (Snowbird)

- 1972 : Serge Maury (Finn)

- 1988 : Thierry Peponnet/Luc Pillot (470)

- 1988 : Nicolas Hénard/Jean-Yves Le Déroff (Tornado)

- 1992 : Franck David (planche)

- 1992 : Nicolas Hénard/Yves Loday (Tornado)

- 2004 : Faustine Merret (planche Mistral)

- 2016 : Charline Picon (planche RS/X)

 

 

La voile aux JO

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Et si la voile tricolore, dont les premières épreuves commencent aujourd’hui, devenait la première pourvoyeuse de médailles cette année à Rio !

 

En 2012, la natation et le judo avait rapporté sept médailles chacun, soit près de la moitié des médailles françaises (35 médailles au total).

La voile n’avait rapporté qu’une seule médaille de Bronze avec Jonathan Lobert en Finn.

 

Cette année, avec un brin de réussite, la voile française pourrait en faire autant. Sept médailles dans les dix séries olympiques ! Certes, ce n’est pas arrivé depuis les JO de 1900 à Paris, mais on a le droit de rêver…

 

Revue d’effectif des chances tricolores.

 

La France peut décrocher quatre médailles d’Or, ce qui n’est encore jamais arrivé. Jusque-là, elle a réussi à décrocher un maximum de deux médailles d’Or en 1988 et 1992, notamment grâce à Nicolas Hénard en Tornado, seul double Champion Olympique de voile français.

 

Les quatre médailles d’Or possibles sont :

 

- Billy Besson/Marie Riou (Nacra 17) : quatre fois Champions du Monde en 2013, 2014, 2015 et 2016. Mais une inquiétude persiste depuis une semaine sur l’état physique de Billy qui souffre d’une hernie discale.

 

- Charline Picon (RS :X) : 8e des JO de Londres. Championne du Monde 2014. Vainqueur des Test-Event de Rio 2014 et 2015

 

- Pierre Le Coq (RS :X) : Champion du Monde 2015

 

- Camille Lecointre/Hélène Defrance (470) : Championnes du Monde 2016.

 

 

Les médailles d’Argent ou de Bronze possibles :

 

- Jonathan Lobert (Finn) : 3e JO de Londres. Vice-Champion du Monde 2015

 

- Jean-Baptiste Bernaz (Laser) : 8e JO de Pékin, 10e JO de Londres. Vice-Champion du Monde 2016. 2e Test-Event à Rio 2015

 

- Sofian Bouvet/Jérémy Mion (470) : 2e du Test-Event de Rio 2015

 

 

Les trois séries où les chances de médailles sont infimes :

 

- Julien d’Ortoli/Noé Delpech (49er)

 

- Aude Compan/Sarah Steyaert (49er FX)

 

- Mathilde de Kerangat (Laser Radial)

 

Allez les Voileux !!!

 

Au Tour des Jeunes…

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Ce Tour de France à la Voile 2016, qui s’achève ce dimanche à Nice, a révélé une nouvelle génération de marins inconnus du grand public, et même d’une majorité des suiveurs.

 

Ils ont tous entre 18 et 25 ans et sont la relève de la voile française en équipage, et notamment en multicoque, le support qu’on retrouve désormais partout, de la Coupe de l’America au World Match Racing Tour en passant par les Extreme Sailing Series.

 

Quentin Delapierre (24 ans), Matthieu Salomon (25 ans), Bruno Mourniac (21 ans) et Kévin Peponnet (24 ans) – avec l’aide de Quentin Ponroy (29 ans) plus expérimenté – ont remporté le Tour sur Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. Ce sont donc logiquement ceux dont on a le plus parlé pendant ce mois de juillet. Nul doute qu’on les retrouvera sur d’autres circuits les prochaines années.

 

Mais d’encore plus jeunes poussent au portillon. C’est le cas de Tim Mourniac (18 ans), cousin de Bruno et fils de Jean-Christophe, qui a terminé deuxième du Tour avec son père sur Grandeur Nature Véranda. Une pépite à la barre qui a encore une belle marge de progression.

 

C’est aussi le cas de Solune Robert (20 ans), skipper de Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, le deuxième bateau du Team Lorina. Ancien équipier du duo Delapierre/Salomon l’an passé, il s’est vu confier la barre de son propre bateau cette année et a joué les sparring partner en avant-saison de ses aînés. Tout comme Team France Jeune, co-skippé par Robin Follin (21 ans), Champion du Monde de SB 20 en 2015 et Erwan Fischer-Guillou (22 ans), qui ont chipé le titre de vainqueur amateur à Mojito le dernier jour à Nice. Ces trois équipages-là se sont entraînés ensemble depuis le début d’année au sein de la filière Jeunes de la FFVoile avec trois entraîneurs dédiés, Philippe Mourniac (père de Bruno et frère de Jean-Christophe), Baptiste Meyer et Philippe Michel.

 

Enfin, il ne faut pas oublier Guillaume Pirouelle et Valentin Sipan, 22 ans chacun, Champions du Monde Jeunes en 470 l’an dernier et vainqueurs du Raid Côtier à Roses en Espagne sur Helvetia Blue.

 

Des noms à retenir…

 

L’art de voler !

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Comment Groupama Team France, premier ex-aequo samedi soir après une journée encourageante (1er, 4e et 2e) a-t-il pu terminer avant-dernier du Louis Vuitton America’s Cup World Series de Portsmouth le lendemain ?

 

Plusieurs explications à cette contreperformance tricolore qui fait malheureusement écho à celle de Chicago le mois dernier où l’équipe française avait terminé dernière.

 

D’abord parce que les points du dimanche comptent double par rapport à ceux du samedi. Les trois manches de 6e, 6e et 5e du Super Sunday font donc mal au classement du week-end.

 

Une autre raison est la différence de vent entre les deux jours. Le samedi, dans le petit temps, les bateaux ne volent pas. Franck Cammas et son équipage sont particulièrement à l’aise dans ces conditions. Mais dès que le vent monte, comme le dimanche, les bateaux volent et ils ont plus de mal à rivaliser, notamment dans les manœuvres où il faut continuer à voler. Les Français ont fait des progrès en la matière par rapport à Chicago, mais la différence reste encore palpable par rapport aux grosses équipes. Le manque d’entraînement en est la principale raison.

 

Enfin, Franck Cammas reconnaît n’avoir pas pris de bons départs le dimanche, contrairement à la veille. Or, il est très difficile de remonter toute la flotte lorsqu’on rate son départ avec un vent établi. Voilà donc plusieurs axes de travail pour le mois d’août avant le prochain Louis Vuitton America’s Cup World Series à domicile, puisqu’il se tiendra à Toulon les 9, 10 et 11 septembre.

 

De son côté, Land Rover BAR a fait coup double ce week-end chez lui. Non seulement, Sir Ben Ainslie a remporté son troisième LVACWS sur sept (son deuxième à domicile) mais il a aussi pris les commandes du classement général au détriment d’Emirates Team New Zealand, 4e de cette dernière épreuve. Pour rappel, le premier des LVACWS à l’issue de la dernière épreuve à Fukuoka (Japon) en novembre débutera en mai 2017 les Louis Vuitton Qualifiers avec 2 points d’avance, soit un avantage de 25% sur la concurrence !

 

C’est du solide !

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Tous les jeux de mots (ou presque) ont déjà été fait avec le nom de ce sponsor depuis les exploits successifs de François Gabart qui truste tout sur son passage, en IMOCA comme en Ultim’. Il faut dire qu’avec un tel nom, Macif, L’exercice est à la fois facile et tentant.

 

Un sponsor que le dernier vainqueur du Vendée Globe partage avec deux autres marins, Charlie Dalin et Yoann Richomme, inscrits pour leur part au circuit Figaro.

 

Mais comment qualifier, sans faire de jeux de mots, la performance de ces deux-là depuis le départ à Deauville de la 47e édition de la Solitaire Bompard Le Figaro ? Si ce n’est l’impression que les skippers Macif, quels qu’ils soient, ont découvert l’alchimie qui transforme le sel en or…

 

Première étape entre Deauville et Cowes :

1)    Erwan Tabarly (Armor Lux)

2)    Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) à 7 minutes

3)    Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) à 11 minutes

 

Deuxième étape entre Cowes et Paimpol :

1)    Yoann Richomme

2)    Nicolas Lunven (Generali) à 21 minutes *

3)    Charlie Dalin à 26 minutes

 

 

Classement général provisoire après 2 étapes :

1)    Yoann Richomme

2)    Charlie Dalin à 30 minutes

3)    Erwan Tabarly à 1h03

 

Chez les basketteurs, on pourrait appeler ça un triple double ! Les deux Skippers Macif montent sur le podium des deux premières étapes et s’emparent des deux premières places au classement général provisoire, avec une victoire d’étape comme cerise sur ce gros gâteau !

 

Avec déjà plus d’une heure d’avance sur le 3e, les deux compères ont pris une belle option sur la victoire finale. Et contrairement à la Formule 1 où les consignes d’équipe entre deux pilotes sont coutumières, nul doute que la victoire finale se jouera à la régulière entre ces deux régatiers et ceux qui tenteront de venir contester leur suprématie actuelle sur les deux dernières étapes. Bref, on n’a pas fini de se régaler…

 

 

 

* On notera le podium 100% assurances de cette 2e étape !

 

E.T.

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Pas d’histoire d’extraterrestre mais plutôt d’extra-marin dans ces initiales. Celles d’Erwan Tabarly, vainqueur de la Transat AG2R La Mondiale en avril et de la première étape Deauville/Cowes de la Solitaire Bompard Le Figaro mercredi dernier.

 

Formé à l’école du Figaro comme Yann Eliès, Jérémie Beyou ou Armel Le Cléac’h, tous de la même génération, Erwan Tabarly n’a pas connu la même trajectoire que ses amis partis tenter leur chance sur le Vendée Globe.

 

Un destin d’abord lié à un patronyme pas forcément évident à assumer. Il a donc fallu à Erwan T. (son surnom) de se faire d’abord un prénom. Respecté, apprécié, discret, Erwan T est devenu un pilier du circuit Figaro, à l’instar de son copain Thierry Chabagny (Gedimat) au parcours similaire ; souvent placé, jamais gagnant. Les deux hommes ont mis ensemble un terme à cette image de Poulidor du Figaro en remportant la transat en double cette année. Un déclic visiblement pour Erwan qui a remporté dans la foulée sa première victoire d’étape après en avoir disputée cinquante-cinq en quatorze participations à la Solitaire ! Deux victoires coup sur coup qui montre que le skipper d’Armor Lux a franchi un cap psychologique. Et une victoire d’autant plus méritante qu’il n’a bouclé son budget que tardivement, n’a pas trouvé de préparateur et s’est très peu entraîné en solitaire cette année…

 

Mais maintenant, Erwan T va découvrir une nouvelle pression : celle du leader qui doit défendre son statut, celle de l’homme à battre pour ses trois principaux adversaires qui peuvent encore légitimement viser la victoire finale : les deux Skippers Macif, Yoann Richomme et Charlie Dalin ne comptent que 7 et 11 minutes de retard, et son pote Thierry Chabagny, 4e de la première étape pointe à moins d’un quart d’heure du leader. Nicolas Lunven (Generali) et Corentin Douguet (Sofinther – Un Maillot Pour La Vie), 5e et 6e à Cowes avec plus d’une heure de retard doivent désormais espérer un passage à niveau pour rêver d’une victoire finale.

 

Au lendemain du départ de la deuxième étape, entre Cowes est Paimpol, les deux Skippers Macif avaient pris un léger avantage. Augmentera-t-il jusqu’à l’arrivée ? La tension risque d’être maximum jusqu’à Paimpol. Qui des quatre tirera son épingle du jeu ? Comme chaque année, la Solitaire reste une épreuve à part toujours palpitante à suivre… Même derrière un ordinateur !

 

La fidélité récompensée

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Après plus de 20 ans de sponsoring dans la voile, Banque Populaire a enfin remporté ces dernières années des épreuves majeures de course au large : le Trophée Jules Verne en 2012 et la Route du Rhum en 2014… A chaque fois avec Loïck Peyron ! Néanmoins, la banque de la voile est restée fidèle à son skipper maison Armel Le Cléac’h. Deux fois deuxième du Vendée Globe, deuxième de la Route du Rhum 2010, deuxième de la Transat BtoB 2011 et encore deuxième de la Transat Jacques Vabre 2015, le skipper breton collectionne les deuxièmes places.

 

Aujourd’hui à New York, en s’imposant sur la Transat Bakerly dans la catégorie des monocoques IMOCA, Armel Le Cléac’h remporte sa première grande course en solitaire sous les couleurs de son sponsor… et succède ainsi  – tel un clin d’œil ! –  à Loïck Peyron, dernier vainqueur IMOCA de The Transat en 2008. Une fidélité récompensée à la fois pour l’entreprise comme pour le marin. Et qui montre bien qu’en voile comme ailleurs, il faut persévérer pour être récompensé.

 

Une maxime que connaît bien l’entreprise PRB, autre fidèle partenaire de la voile depuis 1992 et le premier Vendée Globe disputée par l’entreprise avec Jean-Yves Hasselin comme skipper. Isabelle Autissier, Michel Desjoyeaux et depuis 14 ans Vincent Riou se sont succédés à la barre des monocoques PRB. Ils ont tutoyé les sommets avec deux victoires sur le Vendée Globe en 2001 et 2005, et connu aussi de sacrées galères. Mais jamais ils n’ont abandonné.

 

Tout comme Generali, le plus ancien partenaire de la voile depuis plus de 40 ans, et qui connaît aujourd’hui des heures stressantes en attendant qu’Isabelle Joschke réussisse à rejoindre un port pour sécuriser son Class 40 qui prend l’eau.

 

Idem pour Sodebo, qui fêtera bientôt ses 20 ans dans la voile et qui court toujours après un premier grand succès, et qui collectionne les deuxièmes places. Joseph Bougro au départ et sa fille Patricia Brochard, aujourd’hui à la tête de l’entreprise familiale d’agroalimentaire, savent à quel point il faut persévérer pour réussir. Une fidélité admirable qui s’est traduite il y a déjà longtemps par l’embauche en CDI de leur skipper maison. Thomas Coville fait quasiment partie de la famille depuis 17 ans qu’il est soutenu par Sodebo. Un cas unique dans l’univers de la voile.

 

Une fidélité qui finira elle aussi par être récompensée. Mais pour cela, le sponsor comme son skipper savent qu’il faudrait une machine à la hauteur de leurs ambitions. Un nouveau maxi-trimaran est en réflexion. Un passage quasi obligé pour pouvoir rivaliser avec le tout nouveau Macif de François Gabart et le prochain Banque Populaire IX sur la future course autour du monde en solitaire en 2019… La course au large a encore de très belles pages à écrire.

 

MAJ 20.05.16 : Thomas Coville n’est pas un cas unique dans la voile. Franck Cammas fait encore mieux puisqu’il est salarié de Groupama depuis près de 20 ans. Encore une belle histoire de fidélité récompensée au vue de l’immense palmarès de ce grand champion. Merci Vincent B. pour ces précisions…

 

PUISSANCE 4

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Dans la nuit de mardi à mercredi, François Gabart va remporter la Transat Bakerly à New York et ajouter son nom à la prestigieuse liste des vainqueurs de cette transat anglaise aux côtés de Loïck Peyron, Eric Tabarly, Michel Desjoyeaux, Philippe Poupon, Francis Joyon, Yvon Fauconnier ou encore Alain Colas.

 

Mais le plus impressionnant, c’est que le skipper de Macif vient de réaliser une première historique en course au large avec un grand chelem inédit : quatre grandes victoires en quatre ans ! Vendée Globe 2013, Route du Rhum 2014, Transat Jacques Vabre 2015 et maintenant Transat Bakerly 2016… Et en plus sur des supports aussi différents qu’un monocoque IMOCA et un trimaran Ultime, preuve – s’il était nécessaire – de sa polyvalence.

 

Si sa domination sans partage de la course au large actuelle paraît facile, il suffit de voir sa dernière vidéo pour comprendre que le garçon ne se ménage pas. Et d’écouter sa dernière vacation radio quelques heures avant son arrivée où il avoue ne jamais avoir vécu une course aussi difficile ! Pourtant, les autres n’étaient pas des croisières pépères…

 

Bref, François Gabart est véritablement impressionnant, et à ce train-là, on va vite manquer de superlatif pour le qualifier. Chapeau l’artiste, et bravo à toute son équipe qui travaille dans l’ombre à terre pour que le boss brille en mer.

 

La fatigue sur le visage en dit long sur l’engagement du marin… © photo: François Gabart / Macif