Skip to Content

C’est du solide !

Par

Tous les jeux de mots (ou presque) ont déjà été fait avec le nom de ce sponsor depuis les exploits successifs de François Gabart qui truste tout sur son passage, en IMOCA comme en Ultim’. Il faut dire qu’avec un tel nom, Macif, L’exercice est à la fois facile et tentant.

 

Un sponsor que le dernier vainqueur du Vendée Globe partage avec deux autres marins, Charlie Dalin et Yoann Richomme, inscrits pour leur part au circuit Figaro.

 

Mais comment qualifier, sans faire de jeux de mots, la performance de ces deux-là depuis le départ à Deauville de la 47e édition de la Solitaire Bompard Le Figaro ? Si ce n’est l’impression que les skippers Macif, quels qu’ils soient, ont découvert l’alchimie qui transforme le sel en or…

 

Première étape entre Deauville et Cowes :

1)    Erwan Tabarly (Armor Lux)

2)    Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) à 7 minutes

3)    Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) à 11 minutes

 

Deuxième étape entre Cowes et Paimpol :

1)    Yoann Richomme

2)    Nicolas Lunven (Generali) à 21 minutes *

3)    Charlie Dalin à 26 minutes

 

 

Classement général provisoire après 2 étapes :

1)    Yoann Richomme

2)    Charlie Dalin à 30 minutes

3)    Erwan Tabarly à 1h03

 

Chez les basketteurs, on pourrait appeler ça un triple double ! Les deux Skippers Macif montent sur le podium des deux premières étapes et s’emparent des deux premières places au classement général provisoire, avec une victoire d’étape comme cerise sur ce gros gâteau !

 

Avec déjà plus d’une heure d’avance sur le 3e, les deux compères ont pris une belle option sur la victoire finale. Et contrairement à la Formule 1 où les consignes d’équipe entre deux pilotes sont coutumières, nul doute que la victoire finale se jouera à la régulière entre ces deux régatiers et ceux qui tenteront de venir contester leur suprématie actuelle sur les deux dernières étapes. Bref, on n’a pas fini de se régaler…

 

 

 

* On notera le podium 100% assurances de cette 2e étape !

 

E.T.

Par

Pas d’histoire d’extraterrestre mais plutôt d’extra-marin dans ces initiales. Celles d’Erwan Tabarly, vainqueur de la Transat AG2R La Mondiale en avril et de la première étape Deauville/Cowes de la Solitaire Bompard Le Figaro mercredi dernier.

 

Formé à l’école du Figaro comme Yann Eliès, Jérémie Beyou ou Armel Le Cléac’h, tous de la même génération, Erwan Tabarly n’a pas connu la même trajectoire que ses amis partis tenter leur chance sur le Vendée Globe.

 

Un destin d’abord lié à un patronyme pas forcément évident à assumer. Il a donc fallu à Erwan T. (son surnom) de se faire d’abord un prénom. Respecté, apprécié, discret, Erwan T est devenu un pilier du circuit Figaro, à l’instar de son copain Thierry Chabagny (Gedimat) au parcours similaire ; souvent placé, jamais gagnant. Les deux hommes ont mis ensemble un terme à cette image de Poulidor du Figaro en remportant la transat en double cette année. Un déclic visiblement pour Erwan qui a remporté dans la foulée sa première victoire d’étape après en avoir disputée cinquante-cinq en quatorze participations à la Solitaire ! Deux victoires coup sur coup qui montre que le skipper d’Armor Lux a franchi un cap psychologique. Et une victoire d’autant plus méritante qu’il n’a bouclé son budget que tardivement, n’a pas trouvé de préparateur et s’est très peu entraîné en solitaire cette année…

 

Mais maintenant, Erwan T va découvrir une nouvelle pression : celle du leader qui doit défendre son statut, celle de l’homme à battre pour ses trois principaux adversaires qui peuvent encore légitimement viser la victoire finale : les deux Skippers Macif, Yoann Richomme et Charlie Dalin ne comptent que 7 et 11 minutes de retard, et son pote Thierry Chabagny, 4e de la première étape pointe à moins d’un quart d’heure du leader. Nicolas Lunven (Generali) et Corentin Douguet (Sofinther – Un Maillot Pour La Vie), 5e et 6e à Cowes avec plus d’une heure de retard doivent désormais espérer un passage à niveau pour rêver d’une victoire finale.

 

Au lendemain du départ de la deuxième étape, entre Cowes est Paimpol, les deux Skippers Macif avaient pris un léger avantage. Augmentera-t-il jusqu’à l’arrivée ? La tension risque d’être maximum jusqu’à Paimpol. Qui des quatre tirera son épingle du jeu ? Comme chaque année, la Solitaire reste une épreuve à part toujours palpitante à suivre… Même derrière un ordinateur !

 

La fidélité récompensée

Par

Après plus de 20 ans de sponsoring dans la voile, Banque Populaire a enfin remporté ces dernières années des épreuves majeures de course au large : le Trophée Jules Verne en 2012 et la Route du Rhum en 2014… A chaque fois avec Loïck Peyron ! Néanmoins, la banque de la voile est restée fidèle à son skipper maison Armel Le Cléac’h. Deux fois deuxième du Vendée Globe, deuxième de la Route du Rhum 2010, deuxième de la Transat BtoB 2011 et encore deuxième de la Transat Jacques Vabre 2015, le skipper breton collectionne les deuxièmes places.

 

Aujourd’hui à New York, en s’imposant sur la Transat Bakerly dans la catégorie des monocoques IMOCA, Armel Le Cléac’h remporte sa première grande course en solitaire sous les couleurs de son sponsor… et succède ainsi  – tel un clin d’œil ! –  à Loïck Peyron, dernier vainqueur IMOCA de The Transat en 2008. Une fidélité récompensée à la fois pour l’entreprise comme pour le marin. Et qui montre bien qu’en voile comme ailleurs, il faut persévérer pour être récompensé.

 

Une maxime que connaît bien l’entreprise PRB, autre fidèle partenaire de la voile depuis 1992 et le premier Vendée Globe disputée par l’entreprise avec Jean-Yves Hasselin comme skipper. Isabelle Autissier, Michel Desjoyeaux et depuis 14 ans Vincent Riou se sont succédés à la barre des monocoques PRB. Ils ont tutoyé les sommets avec deux victoires sur le Vendée Globe en 2001 et 2005, et connu aussi de sacrées galères. Mais jamais ils n’ont abandonné.

 

Tout comme Generali, le plus ancien partenaire de la voile depuis plus de 40 ans, et qui connaît aujourd’hui des heures stressantes en attendant qu’Isabelle Joschke réussisse à rejoindre un port pour sécuriser son Class 40 qui prend l’eau.

 

Idem pour Sodebo, qui fêtera bientôt ses 20 ans dans la voile et qui court toujours après un premier grand succès, et qui collectionne les deuxièmes places. Joseph Bougro au départ et sa fille Patricia Brochard, aujourd’hui à la tête de l’entreprise familiale d’agroalimentaire, savent à quel point il faut persévérer pour réussir. Une fidélité admirable qui s’est traduite il y a déjà longtemps par l’embauche en CDI de leur skipper maison. Thomas Coville fait quasiment partie de la famille depuis 17 ans qu’il est soutenu par Sodebo. Un cas unique dans l’univers de la voile.

 

Une fidélité qui finira elle aussi par être récompensée. Mais pour cela, le sponsor comme son skipper savent qu’il faudrait une machine à la hauteur de leurs ambitions. Un nouveau maxi-trimaran est en réflexion. Un passage quasi obligé pour pouvoir rivaliser avec le tout nouveau Macif de François Gabart et le prochain Banque Populaire IX sur la future course autour du monde en solitaire en 2019… La course au large a encore de très belles pages à écrire.

 

MAJ 20.05.16 : Thomas Coville n’est pas un cas unique dans la voile. Franck Cammas fait encore mieux puisqu’il est salarié de Groupama depuis près de 20 ans. Encore une belle histoire de fidélité récompensée au vue de l’immense palmarès de ce grand champion. Merci Vincent B. pour ces précisions…

 

PUISSANCE 4

Par

Dans la nuit de mardi à mercredi, François Gabart va remporter la Transat Bakerly à New York et ajouter son nom à la prestigieuse liste des vainqueurs de cette transat anglaise aux côtés de Loïck Peyron, Eric Tabarly, Michel Desjoyeaux, Philippe Poupon, Francis Joyon, Yvon Fauconnier ou encore Alain Colas.

 

Mais le plus impressionnant, c’est que le skipper de Macif vient de réaliser une première historique en course au large avec un grand chelem inédit : quatre grandes victoires en quatre ans ! Vendée Globe 2013, Route du Rhum 2014, Transat Jacques Vabre 2015 et maintenant Transat Bakerly 2016… Et en plus sur des supports aussi différents qu’un monocoque IMOCA et un trimaran Ultime, preuve – s’il était nécessaire – de sa polyvalence.

 

Si sa domination sans partage de la course au large actuelle paraît facile, il suffit de voir sa dernière vidéo pour comprendre que le garçon ne se ménage pas. Et d’écouter sa dernière vacation radio quelques heures avant son arrivée où il avoue ne jamais avoir vécu une course aussi difficile ! Pourtant, les autres n’étaient pas des croisières pépères…

 

Bref, François Gabart est véritablement impressionnant, et à ce train-là, on va vite manquer de superlatif pour le qualifier. Chapeau l’artiste, et bravo à toute son équipe qui travaille dans l’ombre à terre pour que le boss brille en mer.

 

La fatigue sur le visage en dit long sur l’engagement du marin… © photo: François Gabart / Macif

 

New York en ordre dispersé !

Par

En mai, la voile mondiale s’est donnée rendez-vous à New York. Problème (ou pas ?) : il faut y passer quasiment un mois pour vivre toutes les épreuves à venir en ce joli mois…

 

A commencer par les Louis Vuitton America’s Cup World Series qui se déroulent ce week-end devant Battery Park, au sud de Manhattan. Les six équipes dont Groupama Team France régateront dans l’Hudson River avec de nombreux pièges : les courants marins et les courants d’air causés par les grandes tours à proximité. Ce sera l’occasion de revoir Franck Cammas à la barre de l’AC45F qui avait terminé 4e à Oman début mars avec Adam Minoprio aux commandes.

 

Ces régates de catamarans à aile à peine terminée dimanche soir, place aux trois Ultimes de The Transat Bakerly qui devraient débouler sous le pont du Verrazano lundi ou mardi prochain. Partis cet après-midi de Plymouth, les concurrents mettront entre 8 jours (Ultimes) et 25 jours (Class 40, Pen Duick II) pour rejoindre Big Apple.

 

Parmi eux, les monocoques 60 pieds de la classe IMOCA. Pour eux, c’est à la carte pour rejoindre New York. Six d’entre eux ont pris le départ de la Transat Bakerly aujourd’hui (Le Cléac’h, Dick, Meilhat, Tolkien, Josse et Riou). Trois autres sont partis à leur guise à trois jours d’intervalle des Canaries en direction de Newport mi-avril (Destremeau, Heerema, Roura) dans une fausse course baptisée Marina Calero Solo Transat. Quant aux autres inscrits pour la transat retour New York-Vendée, ils ont préféré jouer la carte du convoyage pour rejoindre New York via Newport (Lagravière, Le Diraison, Amédéo, Thomson, etc.)

 

Les arrivées à New York vont donc se succéder tout le mois de mai avant que les IMOCA n’en repartent en course le 29 mai pour cette fameuse transat qui sera le vrai test grandeur nature entre les “foilers“ et les “archimédiens“ avant le grand rendez-vous de l’année, le Vendée Globe.

 

Bref, si vous avez des jours de récup’ à poser avant fin mai, il faut en profiter et filer à NYC, la City of Sails du mois de mai…

 

 

Grandes premières pour la Coupe

Par

New York, 1901. Charlie Barr, mythique barreur de la Coupe de l’America réalise le premier doublé de l’histoire avec le même bateau, Columbia, qu’en 1899. Un plan Herreshoff avec lequel il humilie une nouvelle fois Sir Thomas Lipton et lui inflige à nouveau un cinglant 3-0 à son nouveau Shamrock II, le même score que contre Shamrock I deux ans plus tôt.

 

115 ans plus tard, la Coupe de l’America est de retour à New York la semaine prochaine pour les Louis Vuitton America’s Cup World Series. Une grande première qui en appelle d’autres.

 

Un mois plus tard, pour la première fois dans la longue histoire de l’aiguière d’argent, des épreuves, même préparatoires, se disputeront sur un lac ! Le lac Michigan lorsque les LVACWS et les six équipes se rendront à Chicago du 10 au 12 juin.

 

Et pour l’occasion, ACEA, l’organisateur de la Coupe de l’America, a prévu encore d’innover avec cette grande plateforme d’une trentaine de mètres à laquelle les bateaux pourront s’amarrer pour faire la fête sur l’eau. Dessus, on y trouvera un DJ, de grands écrans LED et tout ce qu’il faut pour faire la fête tout en regardant les régates des AC45.

 

 

© photo : D.R.

 

La Reine du suspense !

Par

4 minutes et 4 secondes d’écart après 22 jours de mer… Une paille à l’échelle de l’Atlantique !  Frustrant pour les deuxièmes… Jubilatoire pour les vainqueurs !

 

Depuis sa création en 1992, la Transat AG2R La Mondiale sait concocter quelques arrivées d’anthologie avec larmes et cris de joie mélangés tant les arrivées sont serrées.

 

Mais le record du plus petit écart n’a pas été battu cette année. Il reste la propriété de Jean Le Cam et Roland Jourdain qui, en 1994, avaient devancé les deux cousins Bertrand de Broc et Marc Guillemot de seulement 63 secondes ! Mieux que les 98 secondes de la première Route du Rhum

 

Cette année, les glorieux vainqueurs sont Thierry Chabagny et Erwan Tabarly (Gedimat). A voir cette photo ci-dessous d’ Alexis Courcoux juste avant l’arrivée, on comprend encore mieux le faible écart en distance qui les séparent du tandem Nicolas Lunven / Gildas Mahé (Generali). Quelques centaines de mètres d’écart après une traversée de l’Atlantique de plus de 6000 km !

 

© photo : Alexis Courcoux / Pen Duick OC Sport

 

Skipper officiel du Figaro Gedimat, Thierry Chabagny est enfin récompensé de sa ténacité dans le circuit Figaro. Détenteur du Trophée Jules Verne sur Banque Populaire V avec Loïck Peyron, il courait après une première grande victoire en Figaro depuis maintenant 15 ans…

 

Pour Erwan Tabarly, la maturation a aussi été tardive avant sa première grande victoire en 2013 sur la Transat Bretagne Martinique. Quasiment le même parcours, sur le même bateau, mais en solitaire…

 

Plutôt du genre discret, les deux amis ont laissé éclater leur joie à l’arrivée. Après un joli coup de com’ les premiers jours grâce aux images filmées au large par leur petit drone, ils réalisent cette fois-ci un grand coup avec cette victoire en double dont ils se souviendront toute leur vie. De bon augure à deux mois de la Solitaire Bompard – Le Figaro

 

 

Un Tour bien serré ?

Par

Après les deux premiers rendez-vous de la saison au Spi Ouest France fin mars et au Grand Prix Atlantique début avril, la hiérarchie commence à se dessiner du côté des Diam 24.

 

En l’absence du podium 2015, constitué pour mémoire de Spindrift, Groupama et Combiwest, le jeu reste néanmoins ouvert cette année pour le Tour de France à la Voile 2016.

 

Quatrièmes du Tour l’an passé, les jeunes de Vannes Agglo – Golfe du Morbihan reviennent avec encore plus d’ambition. Quentin Delapierre et Mathieu Salomon font désormais partie des pros avec un nouveau sponsor, Lorina – Golfe du Morbihan. Vainqueurs d’une des cinq manches du Spi Ouest, ils terminent deuxièmes juste derrière Grandeur Nature Vérandas qu’ils avaient devancé d’une place l’été dernier à la fin du Tour.

 

Peut-on s’attendre à un duel au soleil entre les Bretons et les Méditerranéens menés par la famille Mourniac ?

 

Ce serait sans compter sur un nouveau concurrent sérieux en la personne de Nicolas Troussel, sur Crédit Mutuel de Bretagne. Troisième à La Trinité, puis deuxième à Pornichet, le double vainqueur de la Solitaire du Figaro apprend vite. Troussel ne jouera pas les faire-valoir au mois de juillet…

 

En recrutant Pierre Pennec, barreur de Groupama en 2015, le nouvel équipage de Teva Plichart, Trésors de Tahiti, ne cache pas ses ambitions. Et que dire de la belle victoire à Pornichet du Team France Jeunes skippé par Robin Follin, Champion du Monde de SB20 en 2015 ? Bref, ces cinq équipages vont s’en donner à cœur joie entre Dunkerque et Nice, sans oublier les surprises inévitables que réserve une telle épreuve, mélange de sprints sur l’eau et de marathons à terre entre les étapes.

 

Kiwi Magic à vendre !

Par

Sans Team New Zealand, la Coupe de l’America n’aurait pas la même saveur tant les Kiwis ont pesé dans l’histoire de l’aiguière d’argent ces trente dernières années. A l’exception de 1992 où ils ont terminé demi-finalistes, les Néo-Zélandais ont toujours disputé les finales de la Louis Vuitton Cup ou de l’America’s Cup (sauf l’édition 2010 exclusive entre Alinghi et Oracle).

 

Cette histoire néo-zélandaise a débuté à Fremantle en 1986 avec trois 12 Mètre JI baptisé New Zealand (KZ 3, KZ 5 et KZ 7) et surnommé Plastic Fantastic pour KZ 3 et Kiwi  Magic pour KZ 7. Parfaitement dessiné par Bruce Farr et skippé par Chris Dickson, KZ 7 a surclassé la concurrence ! Avec ce troisième Kiwi Magic, la Nouvelle-Zélande fit une entrée fracassante dans le monde de la Coupe avec 33 victoires en 34 matchs lors des trois Round Robin. Seul Dennis Conner sur Stars & Stripes 87 réussit à les battre lors du premier Round.

 

En demi-finale, Chris Dickson ne fit qu’une bouchée de Marc Pajot (4-0) et de son French Kiss. Grand favori de la finale, Kiwi Magic s’inclina pourtant 4-1 face à Stars & Stripes 87, le futur vainqueur de cette 26e Coupe de l’America.

 

Aujourd’hui basé à Newport, Rhode Island, Kiwi Magic est à vendre 295 000 $. Sa dernière apparition en compétition fut lors de sa victoire au Championnat Nord-Américain de 12 Mètre JI en 2012. Amoureusement entretenu par plusieurs propriétaires, Kiwi Magic est de toute évidence le plus performant des derniers 12 Mètres JI construits en composite dans le monde. Une légende est à vendre…

 

 

Kiwi Magic KZ 7le plus abouti des 12 Mètre JI est à vendre… © photo : DR 

 

La grande révélation !

Par

Avec le printemps, les 60 pieds IMOCA refleurissent et ressortent de leurs chantiers hivernaux. Parmi l’ancienne génération, seul Maître Coq, le monocoque de Jérémie Beyou, a opté pour le passage aux foils. Vincent Riou (PRB) y a renoncé par choix, Paul Meilhat (SMA), lui, ne l’as pas eu le choix suite à son accident et les dégâts occasionnés sur le bateau pendant ses trois semaines de dérive.

 

2016 sera l’année de la confrontation entre les foilers et les conservateurs de la dérive classique. La prochaine course, la Transat Anglaise fraîchement rebaptisée The Transat Bakerly, n’apportera pas beaucoup de réponses, si ce n’est de mesurer si les foils sont réellement handicapant au près.

 

Il faudra attendre fin mai et la nouvelle course New York – Vendée pour en savoir un peu plus. Une semaine de portant d’ouest en est à travers l’Atlantique Nord va permettre de comparer plus efficacement la réalité des performances de chacun. Et selon Jean Le Cam, il y aura des rires et des pleurs à l’arrivée en Vendée… Le Roi Jean, toujours à la recherche d’un partenaire pour disputer son quatrième Vendée Globe, se pose les mêmes questions que tout le monde sur la fiabilité et le gain réel de ces nouveaux appendices.

 

Mais en parallèle, le vice-président de la classe IMOCA qu’il est s’interroge surtout sur l’inflation constante des 60 pieds monocoques, malgré l’introduction des mâts et quilles monotypes. La prochaine élection du bureau de l’IMOCA, prévue la semaine prochaine, risque d’être une nouvelle fois animée entre les partisans au passage à la monotypie totale, et ceux qui préfèrent rester en prototype.