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Triplé historique !

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Ce n’est pas le genre à faire des vagues ! Au contraire, ce duo-là préfère tracer un sillage limpide, le moins turbulent possible pour laisser tous ses adversaires loin derrière.

 

Alors que le Tour de France cycliste et le tournoi de Wimbledon occupaient quasiment tout l’espace médiatique sportif, leur performance est une nouvelle fois passée quasiment inaperçue. Pourtant, ils viennent de décrocher un troisième titre de Champions du Monde consécutif ! Plutôt rare en France, quel que soit le sport… Cela aurait mérité les JT de 20h, non ? Mais en France, seule la course au large est reconnue du grand public. Un marin lambda qui trouve un budget pour le Vendée Globe devient un héros. Mais eux, qui s’entraînent plus de 200 jours par an depuis des années, avec une rigueur et un dévouement dignes des plus grands athlètes, n’ont le droit à l’admiration que d’une poignée de passionnés.

 

De qui s’agit-il ? Des discrets mais redoutables Billy Besson et Marie Riou, qui ont décroché au Danemark la semaine dernière leur troisième couronne mondiale en Nacra 17, le futur catamaran olympique. Autant dire qu’ils seront l’an prochain à Rio notre meilleure chance de rapporter enfin une médaille d’or en voile aux prochains Jeux Olympiques. Ce qu’on attend depuis plus de dix ans et le titre de Faustine Merret en planche à voile à Athènes. Toute l’équipe de France olympique, avec Charline Picon notamment qui survole elle aussi la planche à voile féminine, n’a jamais connu une telle homogénéité. Et si la voile française rapportait plus de médaille que le judo ou l’escrime, deux disciplines longtemps pourvoyeuses de médailles aux JO ? Cela aiderait peut-être à mieux médiatiser cette partie immergée de la voile tricolore…

 

 

Billy Besson et Marie Riou sous les projecteurs de l’excellent photographe Franck Socha (www.francksocha.com)

 

 

Lorient ou Concarneau ?

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Solo ou équipage ?

Monotypes de 10 mètres ou monotypes de 22 mètres ?

Bref, Volvo Ocean Race ou Solitaire du Figaro ?

 

Aujourd’hui, les Bretons du sud (et les autres en faisant un peu plus de route !) ont le choix entre la régate In-Port de la Volvo Ocean Race à Lorient, à 14h, et le départ de la 3e étape de la Solitaire du Figaro – Eric Bompard à Concarneau, à 16h. Choix cornélien !

 

D’un côté, la puissance de feu d’une course à gros budget avec un énorme village, des grandes animations, sept monotypes impressionnants, un équipage franco-chinois qu’il faut soutenir pour qu’il reste sur le podium finale, mais un suspense réduit à néant avec la victoire certaine d’Abu Dhabi Ocean Racing.

 

De l’autre, une ambiance plus familiale, des bateaux démodés, trente-neuf solitaires affamés et un suspense encore entier même si Yann Eliès a pris les commandes de 4 minutes sur Xavier Macaire et n’a pas l’habitude de les lâcher.

 

Alors cet après-midi, vous irez à Lorient ou à Concarneau ?

 

Seul Internet permettra de suivre les deux événements en même temps. Mais rien ne remplace l’ambiance sur l’eau…

 

Sens dessus dessous

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Ah la psychologie ! Merveilleux terrain d’exploration de l’âme humaine…

 

Dans une publicité récente pour un chocolat on demande à de faux cobayes ce qu’ils voient en regardant un morceau dudit chocolat.

 

J’ai envie de vous poser la même question. Que voyez-vous dans cette image prise par l’ami Marcus Hutchinson (qui n’a rien à voir avec Magnus Henderson, qu’on se le dise !) aujourd’hui à Port-La Forêt ?

 

© photo : Marcus Hutchinson

 

Allez, je commence, à vous de poursuivre :

 

- pessimiste : il n’ira pas bien loin comme ça !

- pragmatique : ont-ils pensé à fermer la descente ?

- culinaire : ils se compliquent un peu la vie pour réaliser une crème renversée…

- pointilleux : ils ont bien fait de retirer les dérives foils pour ne pas les abîmer au cours du test.

- parano : qui nous dit qu’il n’y a pas des hommes-grenouilles de Gitana sous l’eau pour prendre des photos de détails du plan de pont ?

- cruel : sur SMA, Paul Meilhat (c’est pas lui, mais c’est pas grave !) découvre le bateau qu’il préférerait avoir !

- érotique : aujourd’hui, même les bateaux tentent le 69 !

- cynique : prévenez Armel Le Cléac’h que ça glisse sur la coque !

- psychologique: c’est l’image d’une passation de pouvoir entre deux générations de monocoques IMOCA. Comme souvent, l’image est trompeuse. Ce n’est pas forcément celui qu’on croit qui a la tête à l’envers.

- psychanalytique : cette image violente – à ne surtout pas montrer aux enfants ! – révèle en même temps la cruauté de l’économie libérale où banques et assurances s’affrontent sans merci. Paul Meilhat (toujours pas lui, mais on s’en fout !) assiste à la naissance de son adversaire. Une scène qui le renvoie à son enfance, sa peur du noir et de l’eau et qui pourrait le hanter lors de ses prochaines nuits en mer…

- Bestial : dans le clan des IMOCA, un nouveau chef de meute est arrivé qui, tout de suite, montre sa puissance érectile aux autres mâles du clan en dressant sa quille bien droite dans le ciel !

- égocentrique : je fais ça tous les matins avec mon Laser et on en fait pas toute une histoire !

- pervers : sait-on ce que fait Armel tout seul dans sa coque retourné ? Quoi ! Il n’est pas tout seul ! Ah, c’est vraiment dégoûtant…

- sérieux : c’est le test obligatoire de retournement à 180° que doivent passer tous les nouveaux monocoques IMOCA afin de montrer qu’ils peuvent se redresser seuls en cas de retournement suite aux chavirages du Vendée Globe 96-97, et notamment celui de Thierry Dubois dont le bateau était resté à l’envers malgré sa quille encore présente.

 

A vous…

 

* le titre est un clin d’œil à un grand psychologue et explorateur de l’âme humaine, mais avant tout humoriste du XXe siècle qui savait merveilleusement jongler avec les mots…


Louis Vuitton de retour dans la Coupe !

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C’est une histoire d’amour qui dure depuis plus de 30 ans. Avec ses hauts et ses bas. Ses engueulades et ses rabibochages. Mais cette love story entre Louis Vuitton et l’America’s Cup va se prolonger au moins jusqu’en 2017… et une 9e édition de la Louis Vuitton Cup.

 

C’est ce que vient d’annoncer ACEA (America’s Cup Event Autorithy) dirigée par le quadruple vainqueur de la Coupe, Russell Coutts. Le Néo-Zélandais ne donne évidemment pas le détail financier du contrat, bien qu’il semble inférieur à la dernière édition à San Francisco en 2013. Pour mémoire, cette dernière Louis Vuitton Cup fut un véritable fiasco sportif avec seulement trois challengers dont un, Artemis Racing, qui n’avait pas participé aux Round Robin…

 

L’aiguière d’argent et son célèbre écrin devant la toute nouvelle Fondation Louis Vuitton dans le bois de Boulogne. © photo : Koto Bolofo / Louis Vuitton Malletier

 

Bien que des rumeurs couraient depuis quelques temps, cette annonce reste une vraie surprise tant les liens entre Vuitton et la Coupe s’étaient distendues depuis une dizaine d’années. D’abord avec ACM dont Louis Vuitton n’avait pas apprécié l’approche mercantile et un brin totalitaire de la 32e édition à Valence en 2007. Il avait fallu toute l’influence d’Yves Carcelle, alors P-D.G de Louis Vuitton, pour revenir flirter avec la vieille dame à San Francisco en 2013, malgré l’avis contraire de Bernard Arnault, le grand patron de LVMH.

 

Le décès d’Yves Carcelle l’an dernier semblait définitivement clore cette belle histoire d’amour. D’autant que les relations entre Carcelle et Michael Burke, son successeur au poste, n’étaient pas des plus cordiales. Sans parler des nombreuses polémiques qui polluent l’environnement de la Coupe depuis la dernière édition : choix contesté des Bermudes, un paradis fiscal de 60 000 habitants ; réduction récente de la taille des bateaux de 62 à 48 pieds, etc.

 

Beaucoup de voix s’élèvent pour dire que la Coupe de l’America n’est plus ce qu’elle était. Peut-être que le retour de Louis Vuitton va sauver un brin de tradition qui fait aussi toute la splendeur de cette épreuve à nulle autre pareille.

 

En attendant, les crânes d’œuf d’ACEA et de Vuitton ont dû phosphorer grave pour rebaptiser les épreuves avec des noms alambiqués qui vont donner des migraines aux fans de twitter. Ainsi, les America’s Cup World Series – déjà un nom assez long ! – sont rebaptisés les Louis Vuitton America’s Cup World Series (ouf !), tandis que la Louis Vuitton Cup – un nom associé aux éliminatoires des challengers et qui parle à tous les voileux – est remplacée par les Louis Vuitton America’s Cup Qualifiers et Louis Vuitton America’s Cup Playoffs. Enfin, l’America’s Cup Match devient l’America’s Cup Match presented by Louis Vuitton… Allez, champagne !

 

 

Le circuit qui décolle !

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Huit équipes, cinq étapes dans des villes prestigieuses, et des nouvelles équipes de renom ! Le Bullit GC32 Racing prend une nouvelle dimension cette année. C’est inévitable, l’avenir de la voile de compétition est aux bateaux qui volent…

 

Encore au stade du balbutiement l’an dernier, le circuit des petits catamarans volants GC32 commence à attirer quelques grandes équipes, dont Spindrift Racing, Alinghi et Oman Sail… Ces deux dernières équipes ont notamment sillonné le circuit des Extreme 40. Oman Sail continuera (pour combien de temps ?) à disputer les deux compétitions. Va-t-il y avoir un effet de vases communicants entre les deux circuits ces prochaines années ?

 

Avec le Team ENGIE (ex-GDF Suez) des deux Sébastien (Rogues et Col), le Team ZouLou d’Erik Maris, un habitué du D35 et de l’Extreme 40 et l’arrivée du Spindrift Racing de Yann Guichard, la France est la mieux représentée des cinq nations présentes sur ce nouveau circuit.

 

Par son budget réduit, sa facilité de transport et sa capacité à produire des régates spectaculaires avec des catamarans volants, ce circuit pourrait bien devenir l’antichambre de la Coupe de l’America.

 

Première étape en Autriche la semaine prochaine, sur le lac Traunsee, avant d’aller à Cowes, Kiel, Rome et Marseille…

 

 

Trois GC32 en vol lors du Test Event de Marseille fin avril. © photo : Sander van der Borch (Bullit GC32 Racing).

 

Equipes engagées :

- Alinghi (SUI) : Ernesto Bertarelli / Morgan Larson

- Armin Strom Sailing Team (SUI) : Flavio Marazzi / Chris Draper

- Spindrift Racing (FRA) : Yann Guichard

- Sultanate of Oman (OMA) : Leigh McMillan

- Team Argo 32 (USA) : Jason Caroll

- Team ENGIE (FRA) : Sébastien Rogues / Sébastien Col

- Team SPAX Solution (NED) : Laurent Lenne

- Team ZouLou (FRA) : Erik Maris

 

Circuit 2015 du Bullit GC32 Racing :

- Austria Cup : 27-31 mai à Traunsee (Autriche)

- Cowes Cup : 24-27 juin

- Kiel Cup : 30 juillet – 2 août

- Rome Cup : 27-30 août

- Marseille One Design : 30 septembre – 3 octobre

 

 

A quand un Vendée Globe en multi ?

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Quatre nouveaux maxi-trimarans construits en l’espace de quatre ans, voilà enfin le renouveau tant attendu des multicoques depuis la disparition des Orma en 2008 et le fiasco malheureux des MOD 70 qu’on connaît. A noter que malgré la crise, c’est finalement vers le gigantisme que les skippers et leurs sponsors se tournent pour créer l’événement. De 18 mètres (Orma), on est passé à 21 mètres (MOD 70) et maintenant à plus de 31 mètres avec cette nouvelle génération baptisée les Maxi-Solo…

 

Thomas Coville a mis à l’eau l’année dernière le premier de cette nouvelle génération avec Sodebo Ultim’, une renaissance du trimaran d’ Olivier de Kersauson, Geronimo, dont il n’a gardé que les bras et 2/3 des flotteurs.

 

Cette année, c’est évident le Macif 2 de François Gabart qui sera la grande attraction de l’été.

 

Et dans deux ans, verront le jour Banque Populaire IX et Gitana 16 17. En attendant d’autres nouveaux Maxi-Solos. Spindrift 3 ? Un projet Engie (ex-GDF Suez) ?

 

Avec les anciens maxi-trimarans, dont certains restent très compétitifs, cela va faire une jolie flotte et forcément relancer le projet d’un équivalent de Vendée Globe, mais en multicoque.

En janvier 2008, Pen Duick avait annoncé le projet de ce tour du monde en solitaire en multicoque avec le Brest Ultime Challenge, prévu pour 2011. Ce sera peut-être pour 2019 avec qualification sur la Route du Rhum 2018 ?

 

Liste chronologique des trimarans qui pourraient participer à la future course autour du monde en solo :

 

Idec 3 (ex-Groupama 3, BP VII) (2006) : Francis Joyon

Sodebo 2 (2007) : à vendre

Ex-Idec Sport (2007) : Guo Chuan

Spindrift 2* (ex-Banque Populaire V) (2008) : Yann Guichard

Sodebo Ultim’ (ex-Geronimo) (2014) : Thomas Coville

Macif 2 (2016) : François Gabart

Banque Populaire IX (2017) : Armel Le Cléac’h

Gitana 16 17 (2017) : Sébastien Josse

 

 

* Dans sa configuration actuelle, Spindrift 2 ne peut pas faire un tour du monde en solo. Mais qui sait, d’ici 2019, ce qui pourrait être encore modifié sur le plus grand trimaran du monde ?

 

Drôle de rencontre !

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Au large des Antilles, après 11 jours de course depuis le départ d’Itajai (Brésil), les coureurs de la Volvo Ocean Race ont croisé des bancs d’algues jaune-orangé qu’il valait mieux éviter…

 

© photo : Amory Ross / Team Alvimedica / Volvo Ocean Race

 

L’équipage dubitatif de Team Alvimedica se trouve alors en cinquième position, à 38 milles du leader, Abu Dhabi Ocean Racing. L’équipage franco-chinois de Charles Caudrelier (Dongfeng Racing Team), en deuxième position, ne compte que 4 milles de retard sur le premier.

 

Tous sont attendus jeudi prochain à Newport (USA), terme de cette sixième étape.

 

Trio infernal !

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Joli podium sur la Solo Maître Coq le week-end dernier ! Du très lourd même avec dans l’ordre de classement Yann Eliès, Jérémie Beyou et Morgan Lagravière. Cinq victoires sur la Solitaire du Figaro et cinq titres de Champion de France de Course au Large en Solitaire à eux trois… Excusez du peu !

 

 

De gauche à droite : Jérémie Beyou (Maître Coq), Yann Eliès (Groupe Queguiner) et Morgan Lagravière (Safran)… © photo : Christophe Favreau / Solo Maître Coq 2015.

 

Ce qui interpelle le plus, c’est que pour ces trois lascars, le circuit Figaro n’est pas leur priorité de l’année ! Eh non, ils ont tous les trois un 60 pieds IMOCA et un calendrier ad hoc pour préparer leur objectif à tous : le Vendée Globe 2016 ! De quoi occuper pas mal leurs longues journées…

 

Mais étant donné le niveau grandissant du circuit IMOCA, l’entraînement sportif et la compétition – quel que soit le support – deviennent une obligation pour les futurs tour-du-mondistes s’ils veulent rester compétitifs… Ces trois-là l’ont bien compris.

 

Si Morgan Lagravière, le seul des trois qui vient de mettre à l’eau un nouveau 60 pieds, ne participera pas à la Solitaire du Figaro en juin, les deux autres en seront forcément les grands favoris. L’un, Jérémie Beyou, tentera de réaliser un quadruplé ; un exploit que personne n’a encore accompli. Tandis que l’autre, Yann Eliès, vainqueur des deux premières courses de la saison (Solo Normandie et Solo Maître Coq), tentera pour sa part de rejoindre Jérémie dans le club encore assez fermé des triples vainqueurs où l’on retrouve Philippe Poupon, Jean Le Cam, Michel Desjoyeaux et donc Jérémie Beyou… Beau duel en perspective entre Bordeaux et Dieppe, en passant par l’Espagne, la Bretagne et l’Angleterre.

 

 

Le Japon de retour dans la Coupe ?

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Après trois participations successives dans les années 90, le Japon pourrait faire son grand retour dans la Coupe de l’America. Cette participation, dont on entend parler depuis plusieurs mois, devrait être confirmée en fin de semaine prochaine.

 

Par manque d’expérience de la régate et notamment du match-racing, Nippon puis Nippon Challenge – noms successifs des défis japonais – avaient largement fait appel à des marins et skippers néo-zélandais et australiens. Cela leur a permis de réaliser des parcours fructueux tous les trois terminés au stade des demi-finales. En 1992, sous la houlette du génialement déjanté Chris Dickson, Nippon avait même terminé premier des huit challengers à l’issue des trois Round Robin. En 1995, John Cutler avait terminé quatrième et Peter Gilmour avait hissé Nippon Challenge à la deuxième place des Round Robin en 2000, juste derrière Luna Rossa, futur vainqueur de la Louis Vuitton Cup.

 

Cette fois-ci, le probable challenger japonais pourrait faire appel à un autre champion néo-zélandais : Dean Barker. Néanmoins, le skipper du bateau devrait être un Japonais. Sponsorisé par SoftBank, l’équipe, représentante du Kansai Yacht Club, sera surtout soutenue par le P-D.G de cette boîte, Masayoshi Son, 75e fortune mondiale et dont le patrimoine est estimé à près de 14 milliards $. Pour la petite histoire, Masayoshi Son et Larry Ellison habitent le même quartier de San Francisco, Woodside, rebaptisée la baie des milliardaires.

 

Et comme Team France, le futur défi japonais pourrait bénéficier d’un partenariat architectural avec le Defender. Reste à savoir s’ils seront prêts à temps pour participer à la régate d’avant-saison qui sera organisée en mai à Portsmouth, ou s’il faudra attendre l’ouverture de la saison des America’s Cup World Series en juillet –  toujours à Portsmouth puisque l’étape italienne de Cagliari début juin a été annulée suite au retrait de Luna Rossa pour voir flotter à nouveau le drapeau japonais dans la Coupe de l’America

 

Team France : les bonnes nouvelles !

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Toujours sans partenaire principal, Team France était au pied du mur. Comment trouver 1,9 million $ d’ici début mai pour payer le deuxième versement de l’inscription (900 000 $) et la caution (1 million $) ? En Février, Franck l’avait annoncé. S’ils n’ont pas de sponsor principal d’ici fin avril, ils ne paieront pas ce deuxième versement et donc renonceront à participer à la 35e édition de l’America’s Cup.

 

Mais depuis, les bonnes nouvelles s’enchaînent pour Team France !

 

D’abord, cette réduction de la taille des bateaux, et donc des budgets.

En réduisant la taille des catamarans de 62 à 48 pieds, l’organisateur ACEA  a fait un beau cadeau aux Français et aux Britanniques, les deux équipes toujours à la recherche de leur financement. Une décision prise à la majorité des challengers (Artemis, Ben Ainslie Racing et Team France) mais qui a fortement déplu aux Néo-Zélandais, et surtout aux Italiens de Luna Rossa qui ont décidé de se retirer de la compétition. Avec ce changement, Franck Cammas a estimé que le budget recherché n’était plus de 40 à 50 millions €, mais de 15 à 20 millions € seulement ! Pas pareil…

 

Deuxième bonne nouvelle révélée sur l’antenne d’Europe 1 lundi matin par Franck himself  et que vous pouvez réécouter ici sur dailymotion :

 

« Oracle Team USA a décidé de partager leurs plans et de collaborer avec Team France, a-t-il déclaré au micro de Patrick Roger. Ça nous fait gagner énormément de temps. Et cela nous donne la certitude d’avoir le meilleur bateau sur l’eau si on part ! On gagne donc du temps et une certaine crédibilité technique avec cet avantage… » Tu m’étonnes ! Un sacré coup de pouce qui peut vous faire passer du rôle de faire-valoir d’un petit challenger à celui d’un sérieux prétendant à la victoire finale…

 

Il y a trois ans, Energy Team avait déjà conclu le même type d’accord avec Team New Zealand Oracle Team USA au cas où les frères Peyron trouvent le financement nécessaire pour participer à la 34e America’s Cup en 2013 à San Francisco. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Espérons que cette fois-ci, avec toutes ces bonnes nouvelles qui s’enchaînent pour Team France, une autre bonne nouvelle s’ajoute à la liste avec l’annonce prochaine d’un partenaire titre pour que la France soit enfin de retour dans cette compétition vieille de plus de 160 ans…