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La voile aux JO

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Et si la voile tricolore, dont les premières épreuves commencent aujourd’hui, devenait la première pourvoyeuse de médailles cette année à Rio !

 

En 2012, la natation et le judo avait rapporté sept médailles chacun, soit près de la moitié des médailles françaises (35 médailles au total).

La voile n’avait rapporté qu’une seule médaille de Bronze avec Jonathan Lobert en Finn.

 

Cette année, avec un brin de réussite, la voile française pourrait en faire autant. Sept médailles dans les dix séries olympiques ! Certes, ce n’est pas arrivé depuis les JO de 1900 à Paris, mais on a le droit de rêver…

 

Revue d’effectif des chances tricolores.

 

La France peut décrocher quatre médailles d’Or, ce qui n’est encore jamais arrivé. Jusque-là, elle a réussi à décrocher un maximum de deux médailles d’Or en 1988 et 1992, notamment grâce à Nicolas Hénard en Tornado, seul double Champion Olympique de voile français.

 

Les quatre médailles d’Or possibles sont :

 

- Billy Besson/Marie Riou (Nacra 17) : quatre fois Champions du Monde en 2013, 2014, 2015 et 2016. Mais une inquiétude persiste depuis une semaine sur l’état physique de Billy qui souffre d’une hernie discale.

 

- Charline Picon (RS :X) : 8e des JO de Londres. Championne du Monde 2014. Vainqueur des Test-Event de Rio 2014 et 2015

 

- Pierre Le Coq (RS :X) : Champion du Monde 2015

 

- Camille Lecointre/Hélène Defrance (470) : Championnes du Monde 2016.

 

 

Les médailles d’Argent ou de Bronze possibles :

 

- Jonathan Lobert (Finn) : 3e JO de Londres. Vice-Champion du Monde 2015

 

- Jean-Baptiste Bernaz (Laser) : 8e JO de Pékin, 10e JO de Londres. Vice-Champion du Monde 2016. 2e Test-Event à Rio 2015

 

- Sofian Bouvet/Jérémy Mion (470) : 2e du Test-Event de Rio 2015

 

 

Les trois séries où les chances de médailles sont infimes :

 

- Julien d’Ortoli/Noé Delpech (49er)

 

- Aude Compan/Sarah Steyaert (49er FX)

 

- Mathilde de Kerangat (Laser Radial)

 

Allez les Voileux !!!

 

Au Tour des Jeunes…

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Ce Tour de France à la Voile 2016, qui s’achève ce dimanche à Nice, a révélé une nouvelle génération de marins inconnus du grand public, et même d’une majorité des suiveurs.

 

Ils ont tous entre 18 et 25 ans et sont la relève de la voile française en équipage, et notamment en multicoque, le support qu’on retrouve désormais partout, de la Coupe de l’America au World Match Racing Tour en passant par les Extreme Sailing Series.

 

Quentin Delapierre (24 ans), Matthieu Salomon (25 ans), Bruno Mourniac (21 ans) et Kévin Peponnet (24 ans) – avec l’aide de Quentin Ponroy (29 ans) plus expérimenté – ont remporté le Tour sur Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. Ce sont donc logiquement ceux dont on a le plus parlé pendant ce mois de juillet. Nul doute qu’on les retrouvera sur d’autres circuits les prochaines années.

 

Mais d’encore plus jeunes poussent au portillon. C’est le cas de Tim Mourniac (18 ans), cousin de Bruno et fils de Jean-Christophe, qui a terminé deuxième du Tour avec son père sur Grandeur Nature Véranda. Une pépite à la barre qui a encore une belle marge de progression.

 

C’est aussi le cas de Solune Robert (20 ans), skipper de Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, le deuxième bateau du Team Lorina. Ancien équipier du duo Delapierre/Salomon l’an passé, il s’est vu confier la barre de son propre bateau cette année et a joué les sparring partner en avant-saison de ses aînés. Tout comme Team France Jeune, co-skippé par Robin Follin (21 ans), Champion du Monde de SB 20 en 2015 et Erwan Fischer-Guillou (22 ans), qui ont chipé le titre de vainqueur amateur à Mojito le dernier jour à Nice. Ces trois équipages-là se sont entraînés ensemble depuis le début d’année au sein de la filière Jeunes de la FFVoile avec trois entraîneurs dédiés, Philippe Mourniac (père de Bruno et frère de Jean-Christophe), Baptiste Meyer et Philippe Michel.

 

Enfin, il ne faut pas oublier Guillaume Pirouelle et Valentin Sipan, 22 ans chacun, Champions du Monde Jeunes en 470 l’an dernier et vainqueurs du Raid Côtier à Roses en Espagne sur Helvetia Blue.

 

Des noms à retenir…

 

L’art de voler !

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Comment Groupama Team France, premier ex-aequo samedi soir après une journée encourageante (1er, 4e et 2e) a-t-il pu terminer avant-dernier du Louis Vuitton America’s Cup World Series de Portsmouth le lendemain ?

 

Plusieurs explications à cette contreperformance tricolore qui fait malheureusement écho à celle de Chicago le mois dernier où l’équipe française avait terminé dernière.

 

D’abord parce que les points du dimanche comptent double par rapport à ceux du samedi. Les trois manches de 6e, 6e et 5e du Super Sunday font donc mal au classement du week-end.

 

Une autre raison est la différence de vent entre les deux jours. Le samedi, dans le petit temps, les bateaux ne volent pas. Franck Cammas et son équipage sont particulièrement à l’aise dans ces conditions. Mais dès que le vent monte, comme le dimanche, les bateaux volent et ils ont plus de mal à rivaliser, notamment dans les manœuvres où il faut continuer à voler. Les Français ont fait des progrès en la matière par rapport à Chicago, mais la différence reste encore palpable par rapport aux grosses équipes. Le manque d’entraînement en est la principale raison.

 

Enfin, Franck Cammas reconnaît n’avoir pas pris de bons départs le dimanche, contrairement à la veille. Or, il est très difficile de remonter toute la flotte lorsqu’on rate son départ avec un vent établi. Voilà donc plusieurs axes de travail pour le mois d’août avant le prochain Louis Vuitton America’s Cup World Series à domicile, puisqu’il se tiendra à Toulon les 9, 10 et 11 septembre.

 

De son côté, Land Rover BAR a fait coup double ce week-end chez lui. Non seulement, Sir Ben Ainslie a remporté son troisième LVACWS sur sept (son deuxième à domicile) mais il a aussi pris les commandes du classement général au détriment d’Emirates Team New Zealand, 4e de cette dernière épreuve. Pour rappel, le premier des LVACWS à l’issue de la dernière épreuve à Fukuoka (Japon) en novembre débutera en mai 2017 les Louis Vuitton Qualifiers avec 2 points d’avance, soit un avantage de 25% sur la concurrence !

 

C’est du solide !

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Tous les jeux de mots (ou presque) ont déjà été fait avec le nom de ce sponsor depuis les exploits successifs de François Gabart qui truste tout sur son passage, en IMOCA comme en Ultim’. Il faut dire qu’avec un tel nom, Macif, L’exercice est à la fois facile et tentant.

 

Un sponsor que le dernier vainqueur du Vendée Globe partage avec deux autres marins, Charlie Dalin et Yoann Richomme, inscrits pour leur part au circuit Figaro.

 

Mais comment qualifier, sans faire de jeux de mots, la performance de ces deux-là depuis le départ à Deauville de la 47e édition de la Solitaire Bompard Le Figaro ? Si ce n’est l’impression que les skippers Macif, quels qu’ils soient, ont découvert l’alchimie qui transforme le sel en or…

 

Première étape entre Deauville et Cowes :

1)    Erwan Tabarly (Armor Lux)

2)    Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) à 7 minutes

3)    Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) à 11 minutes

 

Deuxième étape entre Cowes et Paimpol :

1)    Yoann Richomme

2)    Nicolas Lunven (Generali) à 21 minutes *

3)    Charlie Dalin à 26 minutes

 

 

Classement général provisoire après 2 étapes :

1)    Yoann Richomme

2)    Charlie Dalin à 30 minutes

3)    Erwan Tabarly à 1h03

 

Chez les basketteurs, on pourrait appeler ça un triple double ! Les deux Skippers Macif montent sur le podium des deux premières étapes et s’emparent des deux premières places au classement général provisoire, avec une victoire d’étape comme cerise sur ce gros gâteau !

 

Avec déjà plus d’une heure d’avance sur le 3e, les deux compères ont pris une belle option sur la victoire finale. Et contrairement à la Formule 1 où les consignes d’équipe entre deux pilotes sont coutumières, nul doute que la victoire finale se jouera à la régulière entre ces deux régatiers et ceux qui tenteront de venir contester leur suprématie actuelle sur les deux dernières étapes. Bref, on n’a pas fini de se régaler…

 

 

 

* On notera le podium 100% assurances de cette 2e étape !

 

E.T.

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Pas d’histoire d’extraterrestre mais plutôt d’extra-marin dans ces initiales. Celles d’Erwan Tabarly, vainqueur de la Transat AG2R La Mondiale en avril et de la première étape Deauville/Cowes de la Solitaire Bompard Le Figaro mercredi dernier.

 

Formé à l’école du Figaro comme Yann Eliès, Jérémie Beyou ou Armel Le Cléac’h, tous de la même génération, Erwan Tabarly n’a pas connu la même trajectoire que ses amis partis tenter leur chance sur le Vendée Globe.

 

Un destin d’abord lié à un patronyme pas forcément évident à assumer. Il a donc fallu à Erwan T. (son surnom) de se faire d’abord un prénom. Respecté, apprécié, discret, Erwan T est devenu un pilier du circuit Figaro, à l’instar de son copain Thierry Chabagny (Gedimat) au parcours similaire ; souvent placé, jamais gagnant. Les deux hommes ont mis ensemble un terme à cette image de Poulidor du Figaro en remportant la transat en double cette année. Un déclic visiblement pour Erwan qui a remporté dans la foulée sa première victoire d’étape après en avoir disputée cinquante-cinq en quatorze participations à la Solitaire ! Deux victoires coup sur coup qui montre que le skipper d’Armor Lux a franchi un cap psychologique. Et une victoire d’autant plus méritante qu’il n’a bouclé son budget que tardivement, n’a pas trouvé de préparateur et s’est très peu entraîné en solitaire cette année…

 

Mais maintenant, Erwan T va découvrir une nouvelle pression : celle du leader qui doit défendre son statut, celle de l’homme à battre pour ses trois principaux adversaires qui peuvent encore légitimement viser la victoire finale : les deux Skippers Macif, Yoann Richomme et Charlie Dalin ne comptent que 7 et 11 minutes de retard, et son pote Thierry Chabagny, 4e de la première étape pointe à moins d’un quart d’heure du leader. Nicolas Lunven (Generali) et Corentin Douguet (Sofinther – Un Maillot Pour La Vie), 5e et 6e à Cowes avec plus d’une heure de retard doivent désormais espérer un passage à niveau pour rêver d’une victoire finale.

 

Au lendemain du départ de la deuxième étape, entre Cowes est Paimpol, les deux Skippers Macif avaient pris un léger avantage. Augmentera-t-il jusqu’à l’arrivée ? La tension risque d’être maximum jusqu’à Paimpol. Qui des quatre tirera son épingle du jeu ? Comme chaque année, la Solitaire reste une épreuve à part toujours palpitante à suivre… Même derrière un ordinateur !

 

La fidélité récompensée

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Après plus de 20 ans de sponsoring dans la voile, Banque Populaire a enfin remporté ces dernières années des épreuves majeures de course au large : le Trophée Jules Verne en 2012 et la Route du Rhum en 2014… A chaque fois avec Loïck Peyron ! Néanmoins, la banque de la voile est restée fidèle à son skipper maison Armel Le Cléac’h. Deux fois deuxième du Vendée Globe, deuxième de la Route du Rhum 2010, deuxième de la Transat BtoB 2011 et encore deuxième de la Transat Jacques Vabre 2015, le skipper breton collectionne les deuxièmes places.

 

Aujourd’hui à New York, en s’imposant sur la Transat Bakerly dans la catégorie des monocoques IMOCA, Armel Le Cléac’h remporte sa première grande course en solitaire sous les couleurs de son sponsor… et succède ainsi  – tel un clin d’œil ! –  à Loïck Peyron, dernier vainqueur IMOCA de The Transat en 2008. Une fidélité récompensée à la fois pour l’entreprise comme pour le marin. Et qui montre bien qu’en voile comme ailleurs, il faut persévérer pour être récompensé.

 

Une maxime que connaît bien l’entreprise PRB, autre fidèle partenaire de la voile depuis 1992 et le premier Vendée Globe disputée par l’entreprise avec Jean-Yves Hasselin comme skipper. Isabelle Autissier, Michel Desjoyeaux et depuis 14 ans Vincent Riou se sont succédés à la barre des monocoques PRB. Ils ont tutoyé les sommets avec deux victoires sur le Vendée Globe en 2001 et 2005, et connu aussi de sacrées galères. Mais jamais ils n’ont abandonné.

 

Tout comme Generali, le plus ancien partenaire de la voile depuis plus de 40 ans, et qui connaît aujourd’hui des heures stressantes en attendant qu’Isabelle Joschke réussisse à rejoindre un port pour sécuriser son Class 40 qui prend l’eau.

 

Idem pour Sodebo, qui fêtera bientôt ses 20 ans dans la voile et qui court toujours après un premier grand succès, et qui collectionne les deuxièmes places. Joseph Bougro au départ et sa fille Patricia Brochard, aujourd’hui à la tête de l’entreprise familiale d’agroalimentaire, savent à quel point il faut persévérer pour réussir. Une fidélité admirable qui s’est traduite il y a déjà longtemps par l’embauche en CDI de leur skipper maison. Thomas Coville fait quasiment partie de la famille depuis 17 ans qu’il est soutenu par Sodebo. Un cas unique dans l’univers de la voile.

 

Une fidélité qui finira elle aussi par être récompensée. Mais pour cela, le sponsor comme son skipper savent qu’il faudrait une machine à la hauteur de leurs ambitions. Un nouveau maxi-trimaran est en réflexion. Un passage quasi obligé pour pouvoir rivaliser avec le tout nouveau Macif de François Gabart et le prochain Banque Populaire IX sur la future course autour du monde en solitaire en 2019… La course au large a encore de très belles pages à écrire.

 

MAJ 20.05.16 : Thomas Coville n’est pas un cas unique dans la voile. Franck Cammas fait encore mieux puisqu’il est salarié de Groupama depuis près de 20 ans. Encore une belle histoire de fidélité récompensée au vue de l’immense palmarès de ce grand champion. Merci Vincent B. pour ces précisions…

 

PUISSANCE 4

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Dans la nuit de mardi à mercredi, François Gabart va remporter la Transat Bakerly à New York et ajouter son nom à la prestigieuse liste des vainqueurs de cette transat anglaise aux côtés de Loïck Peyron, Eric Tabarly, Michel Desjoyeaux, Philippe Poupon, Francis Joyon, Yvon Fauconnier ou encore Alain Colas.

 

Mais le plus impressionnant, c’est que le skipper de Macif vient de réaliser une première historique en course au large avec un grand chelem inédit : quatre grandes victoires en quatre ans ! Vendée Globe 2013, Route du Rhum 2014, Transat Jacques Vabre 2015 et maintenant Transat Bakerly 2016… Et en plus sur des supports aussi différents qu’un monocoque IMOCA et un trimaran Ultime, preuve – s’il était nécessaire – de sa polyvalence.

 

Si sa domination sans partage de la course au large actuelle paraît facile, il suffit de voir sa dernière vidéo pour comprendre que le garçon ne se ménage pas. Et d’écouter sa dernière vacation radio quelques heures avant son arrivée où il avoue ne jamais avoir vécu une course aussi difficile ! Pourtant, les autres n’étaient pas des croisières pépères…

 

Bref, François Gabart est véritablement impressionnant, et à ce train-là, on va vite manquer de superlatif pour le qualifier. Chapeau l’artiste, et bravo à toute son équipe qui travaille dans l’ombre à terre pour que le boss brille en mer.

 

La fatigue sur le visage en dit long sur l’engagement du marin… © photo: François Gabart / Macif

 

New York en ordre dispersé !

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En mai, la voile mondiale s’est donnée rendez-vous à New York. Problème (ou pas ?) : il faut y passer quasiment un mois pour vivre toutes les épreuves à venir en ce joli mois…

 

A commencer par les Louis Vuitton America’s Cup World Series qui se déroulent ce week-end devant Battery Park, au sud de Manhattan. Les six équipes dont Groupama Team France régateront dans l’Hudson River avec de nombreux pièges : les courants marins et les courants d’air causés par les grandes tours à proximité. Ce sera l’occasion de revoir Franck Cammas à la barre de l’AC45F qui avait terminé 4e à Oman début mars avec Adam Minoprio aux commandes.

 

Ces régates de catamarans à aile à peine terminée dimanche soir, place aux trois Ultimes de The Transat Bakerly qui devraient débouler sous le pont du Verrazano lundi ou mardi prochain. Partis cet après-midi de Plymouth, les concurrents mettront entre 8 jours (Ultimes) et 25 jours (Class 40, Pen Duick II) pour rejoindre Big Apple.

 

Parmi eux, les monocoques 60 pieds de la classe IMOCA. Pour eux, c’est à la carte pour rejoindre New York. Six d’entre eux ont pris le départ de la Transat Bakerly aujourd’hui (Le Cléac’h, Dick, Meilhat, Tolkien, Josse et Riou). Trois autres sont partis à leur guise à trois jours d’intervalle des Canaries en direction de Newport mi-avril (Destremeau, Heerema, Roura) dans une fausse course baptisée Marina Calero Solo Transat. Quant aux autres inscrits pour la transat retour New York-Vendée, ils ont préféré jouer la carte du convoyage pour rejoindre New York via Newport (Lagravière, Le Diraison, Amédéo, Thomson, etc.)

 

Les arrivées à New York vont donc se succéder tout le mois de mai avant que les IMOCA n’en repartent en course le 29 mai pour cette fameuse transat qui sera le vrai test grandeur nature entre les “foilers“ et les “archimédiens“ avant le grand rendez-vous de l’année, le Vendée Globe.

 

Bref, si vous avez des jours de récup’ à poser avant fin mai, il faut en profiter et filer à NYC, la City of Sails du mois de mai…

 

 

Grandes premières pour la Coupe

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New York, 1901. Charlie Barr, mythique barreur de la Coupe de l’America réalise le premier doublé de l’histoire avec le même bateau, Columbia, qu’en 1899. Un plan Herreshoff avec lequel il humilie une nouvelle fois Sir Thomas Lipton et lui inflige à nouveau un cinglant 3-0 à son nouveau Shamrock II, le même score que contre Shamrock I deux ans plus tôt.

 

115 ans plus tard, la Coupe de l’America est de retour à New York la semaine prochaine pour les Louis Vuitton America’s Cup World Series. Une grande première qui en appelle d’autres.

 

Un mois plus tard, pour la première fois dans la longue histoire de l’aiguière d’argent, des épreuves, même préparatoires, se disputeront sur un lac ! Le lac Michigan lorsque les LVACWS et les six équipes se rendront à Chicago du 10 au 12 juin.

 

Et pour l’occasion, ACEA, l’organisateur de la Coupe de l’America, a prévu encore d’innover avec cette grande plateforme d’une trentaine de mètres à laquelle les bateaux pourront s’amarrer pour faire la fête sur l’eau. Dessus, on y trouvera un DJ, de grands écrans LED et tout ce qu’il faut pour faire la fête tout en regardant les régates des AC45.

 

 

© photo : D.R.

 

La Reine du suspense !

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4 minutes et 4 secondes d’écart après 22 jours de mer… Une paille à l’échelle de l’Atlantique !  Frustrant pour les deuxièmes… Jubilatoire pour les vainqueurs !

 

Depuis sa création en 1992, la Transat AG2R La Mondiale sait concocter quelques arrivées d’anthologie avec larmes et cris de joie mélangés tant les arrivées sont serrées.

 

Mais le record du plus petit écart n’a pas été battu cette année. Il reste la propriété de Jean Le Cam et Roland Jourdain qui, en 1994, avaient devancé les deux cousins Bertrand de Broc et Marc Guillemot de seulement 63 secondes ! Mieux que les 98 secondes de la première Route du Rhum

 

Cette année, les glorieux vainqueurs sont Thierry Chabagny et Erwan Tabarly (Gedimat). A voir cette photo ci-dessous d’ Alexis Courcoux juste avant l’arrivée, on comprend encore mieux le faible écart en distance qui les séparent du tandem Nicolas Lunven / Gildas Mahé (Generali). Quelques centaines de mètres d’écart après une traversée de l’Atlantique de plus de 6000 km !

 

© photo : Alexis Courcoux / Pen Duick OC Sport

 

Skipper officiel du Figaro Gedimat, Thierry Chabagny est enfin récompensé de sa ténacité dans le circuit Figaro. Détenteur du Trophée Jules Verne sur Banque Populaire V avec Loïck Peyron, il courait après une première grande victoire en Figaro depuis maintenant 15 ans…

 

Pour Erwan Tabarly, la maturation a aussi été tardive avant sa première grande victoire en 2013 sur la Transat Bretagne Martinique. Quasiment le même parcours, sur le même bateau, mais en solitaire…

 

Plutôt du genre discret, les deux amis ont laissé éclater leur joie à l’arrivée. Après un joli coup de com’ les premiers jours grâce aux images filmées au large par leur petit drone, ils réalisent cette fois-ci un grand coup avec cette victoire en double dont ils se souviendront toute leur vie. De bon augure à deux mois de la Solitaire Bompard – Le Figaro