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Deux partenaires pour Team France ?

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L’échéance du 8 août (clôture des inscriptions) approche rapidement et aucun challenger ne semble encore officiellement inscrit. Avec le retrait de Team Australia, le challenger of record, on se retrouve même dans une situation délicate où il n’y a plus d’équipe pour négocier avec le defender américain Oracle Team USA !

 

Bien qu’il ne fasse aucun doute que Luna Rossa, Artemis, Team New Zealand et très probablement BAR Racing s’inscrivent avant le 8 août, Team France devrait aussi pouvoir rejoindre ce premier quatuor et, pourquoi pas, leur griller la politesse en devenant le nouveau challenger of record s’il s’inscrit avant eux !

 

Petit rappel : pour s’inscrire, les futurs challengers doivent verser plus de 3 millions de dollars avant la fin de l’année répartis ainsi : 1,075 million de dollars dès le 8 août, puis 2 millions de dollars le 1er décembre (dont 1 million de caution rendu à la fin de la 35e America’s Cup).

 

D’après une source proche du dossier (comme on dit chez nous !), Team France, du trio Cammas / Desjoyeaux / Kersauson serait sur le point de signer un “accord“ (avec ou sans d ?) avec le plus grand groupe hôtelier français et avec le premier avionneur européen. Deux partenaires majeurs aux dimensions internationales…

 

Si l’information est confirmée dans les prochaines semaines, cela marquerait le grand retour de la France dans la Coupe de l’America. Absente de la dernière édition à San Francisco, la France avait auparavant participé à toutes les éditions (hormis les DoG Match de 88 et 2010) depuis 1970 et la première participation du Baron Bich. Soit onze participations consécutives avec pour meilleurs résultats une finale des challengers en 1980 avec Bruno Troublé et deux demi-finales en 87 et 92 avec Marc Pajot.

 

En 1999, 2002 et 2007, les résultats français n’étaient pas à la hauteur, notamment à cause d’un financement trop faible (15 à 25 millions d’euros contre 80 à 100 pour les grosses équipes) et trop tardif (souvent à moins d’un an de la Coupe). Si Team France dispose demain d’un budget conséquent (au moins 50 millions d’euros) à trois ans de la 35e America’s Cup en 2017, le challenger français aurait déjà réuni deux des trois éléments essentiels pour remporter la Coupe qui sont du temps, de l’argent et des hommes. Et pour les hommes, on n’est pas inquiet. Si le budget est là, le reste suivra…

 

Oracle en Moth

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 © photo : Oracle Team USA

 

Pas moins de six Moths à foils aux couleurs d’Oracle Team USA !

 

Extreme 40, RC44, circuit de match-racing, GC32… On retrouve des équipiers d’Oracle Team USA sur tous les plans d’eau cet été. Et surtout sur tout ce qui vole !

 

 Alors que Team Australia, le Challenger of Record, vient d’annoncer son retrait de la 35e America’s Cup, on attend toujours de savoir qui est le nouveau challenger of record, puisqu’aucune équipe ne semble avoir déjà réglé les 800 000 euros du premier chèque des droits d’inscription. Artemis, Challenger of Record de la 34e, Team New Zealand, BAR Racing (Ben Ainslie) ou Luna Rossa ?

 

Si le Defender Oracle Team USA s’entraîne en Moths du côté de l’Australie, 138 autres petits engins volants se sont donnés rendez-vous cette semaine en Angleterre, à Hayling Island près de Porthmouth pour les Championnats du Monde de Moth à foils.

 

Quatre Français participeront aux Moth Worlds . Sébastien Col, barreur d’Areva Challenge lors de l’America’s Cup 2007, Benoît Marie, vainqueur de la Mini Transat 2013 ainsi que Pierre Blanc et Yann Andrillon tenteront de rivaliser avec les Anglo-Saxons, spécialistes de la discipline.

 

En l’absence du Champion du Monde en titre, l’Américain Bola Gulari qui a rejoint Luna Rossa en vue de la prochaine America’s Cup (à San Diego ou aux Bermudes en 2017), Nathan Outteridge, le barreur d’Artemis Champion Olympique de 49er à Londres, Champion du Monde de Moth en 2011 et deuxième l’an passé derrière Gulari, sera évidemment l’un des grands favoris au titre.

 

 Le photographe Thierry Martinez, grand spécialiste des Moths (entre autres) sera une nouvelle fois sur place pour immortaliser l’événement. A suivre donc sur le site officiel de l’épreuve (ici) ainsi que sur le site de Thierry Martinez (ici).

 

Cammas sur tous les fronts !

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A peine rentré de Saint-Petersburg les valises lourdes d’une décevante 11e place sur 12 lors de l’Acte 4 des Extreme Sailing Series disputés en Extreme 40, Franck Cammas est reparti à la Grande-Motte pour préparer le Championnat d’Europe de Nacra 17 qui démarre ce week-end.

 

Mais entre deux entraînements, il a trouvé le temps dans la semaine de traverser la France de bas en haut pour aller à Dunkerque soutenir son équipage du M34 au départ du Tour de France à la Voile avant de revenir à La Grande-Motte retrouver Sophie de Turckheim, son équipière sur ce catamaran de sport qui sera un nouveau support olympique à Rio.

 

Franckie l’infatigable rejoindra son équipage du M34 en Méditerranée pour défendre son titre et tenter de remporter un second Tour d’affilée.

 

Mais en parallèle, Cammas la tête d’affiche doit mener une autre course, contre-la-montre cette fois-ci pour engager son Team France avec Desjoyeaux et Kersauson dans une campagne de Coupe de l’America. Et pour cela, il faut s’inscrire avant le 8 août en faisant un premier chèque de 1 000 000 $ (avant d’en signer un second le 1er novembre !).

 

Autant dire que ce mois de juillet s’annonce chaud bouillant et, peut-être, déterminant pour l’avenir de Franck Cammas

 

Beyou dans la cour des (très) grands !

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Le club très fermé des triples vainqueurs de la Solitaire du Figaro vient d’accueillir aujourd’hui un nouveau membre. En s’adjugeant la dernière étape et la victoire finale sur la Solitaire 2014, Jérémie Beyou (Maître Coq) rejoint ainsi Philippe Poupon, Jean Le Cam et Michel Desjoyeaux… Excusez du peu !

 

Si la Solitaire se disputait au point, Jérémie l’aurait aussi remportée par sa belle régularité lors des quatre étapes : 3e, 3e, 3e et 1er… Toujours sur le podium ! Et avec cette septième victoire d’étape, il se rapproche du trio de tête composé de Jean Le Cam (10 victoires détapes), Alain Gautier (9) et Yann Eliès (9).

 

Candidat malheureux lors des deux derniers Vendée Globe (avarie de gréement en 2008, avarie de quille en 2012), Jérémie va pouvoir désormais se concentrer sur cet objectif majeur du circuit IMOCA avec pour commencer La Route du Rhum en novembre prochain où il sera forcément l’un des grands favoris.

 

Déjà vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2011 (avec Jean-Pierre Dick), Jérémie Beyou a d’ores et déjà inscrit son nom au tableau d’honneur des plus grands marins de la course au large. Et à 38 ans, il lui reste encore de très belles années devant lui…

Champagne ce matin (et certainement ce soir !) pour Jérémie Beyou à l’arrivée à Cherbourg où il remporte à la fois la dernière étape ET la Solitaire du Figaro 2014… Une victoire sans appel ! © photo : Team Maître Coq.

 

 

Drôle de Solitaire !

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Il ne faisait pas bon être Normand sur la troisième étape de la Solitaire du Figaro cette année. Fabien Delahaye (Skipper Macif 2012), Joan Ahrweiller (Région Basse Normandie) et Claire Pruvot (Port de Caen-Ouistreham) ont tous les trois abandonné cette très longue étape entre Roscoff et Les Sables d’Olonne.

 

Il ne fait pas bon non plus être leader cette année. Yann Eliès (Groupe Queguiner – Leucémie Espoir), premier vrai leader de la première étape a démâté au passage de Wolf Rock alors qu’il était en tête.

 

Alexis Loison (Groupe Fiva), vainqueur de cette première étape à Plymouth, s’enfonce doucement au classement général (5e) après une 7e place à Roscoff et une 11e place aux Sables. Il reste néanmoins en course pour la victoire finale à 51 minutes du leader.

 

Fabien Delahaye, leader du général au départ de cette troisième étape, casse son bas-hauban avant le départ, et abandonne finalement l’étape – et donc le classement général !

 

Espérons que Jérémie Beyou (Maître Coq), nouveau leader aux Sables d’Olonne, mette un terme à cette mauvaise loi des séries.

 

Comme on espère que les avaries de gréement, trop nombreuses cette année sur les Figaro, cessent pour que le suspense reste entier jusqu’à Cherbourg, terme de la quatrième et dernière étape.

 

Après plus de dix ans de bons et loyaux services, les Figaro Bénéteau II, loués pour leur robustesse, semblent montrer quelques signes de faiblesses au niveau des gréements. Yann Eliès l’a découvert à ses dépens, le privant d’une éventuelle troisième victoire d’affilée. Une troisième victoire que Jérémie Beyou est bien parti pour accrocher et ainsi peut-être rejoindre le club très fermé des triples vainqueurs aux côtés de Philippe Poupon, Jean Le Cam et Michel Desjoyeaux. Réponse à Cherbourg en milieu de semaine prochaine…

 

AC35 : combien de challengers ?

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Si la 34e America’s Cup restera comme celle du plus grand come-back de l’histoire du sport en général avec la remontée fantastique d’ Oracle Team USA, mené 8-1 par Team New Zealand et qui s’impose finalement 9-8, il ne faut pas oublier que sans ce scénario hallucinant, ces bateaux qui volent à 40 nœuds et une production audiovisuelle inégalée, cette 34e édition aurait pu tourner au fiasco ! Notamment d’un point de vue sportif avec une 8e et dernière Louis Vuitton Cup pathétique… Trois challengers seulement (ce qui n’était plus arrivé depuis 1970 !) dont un, Artemis, qui n’a pas participé aux Round Robin !

 

Comment éviter qu’un tel scénario se reproduise pour la 35e édition ?

D’abord en réduisant les coûts afin d’attirer plus d’équipes. Les futurs AC62, de 10 pieds plus petits que les AC72, devraient coûter moitié moins cher à construire selon Russell Coutts, le grand patron de la Coupe. En réduisant l’équipage de 11 à 8, et en limitant le nombre de jours d’entraînement, la masse salariale (partie la plus importante d’un budget Coupe) est également réduite.

 

D’un autre côté, Russell Coutts souhaite que les équipes qui participent aux America’s Cup World Series en AC45 soient sûres de participer aux America’s Cup Qualifier ( ACQ, ex-Louis Vuitton Cup ), pour ne plus se retrouver avec une douzaine d’équipes aux World Series et seulement trois à la Louis Vuitton Cup. Du coup, il impose la période d’inscription la plus courte de l’histoire de la Coupe – seulement deux mois depuis ce lundi ! Et des droits d’inscriptions très élevés, donc sélectifs : 2 075 000 $ très précisément ! (1M$ dès l’inscription + 25 000 $ pour le site Internet + 50 000 $ pour ACPI afin de protéger la marque America’s Cup + 1M$ avant le 1er novembre).

Une sacrée somme pour les challengers potentiels, d’autant plus compliquée à trouver aussi vite qu’on ne sait même pas quand exactement ni où aura lieu la prochaine édition ! En 2017 c’est sûr (mais quel mois ?) et dans l’une des quatre villes retenues dans la short list : San Francisco, San Diego, Chicago et les Bermudes. Au passage, il faudra juste que Russell nous explique comment il a pu conserver Chicago dans sa liste puisque, selon le Deed of Gift qui régit la Coupe de l’America depuis 1887, celle-ci ne peut être organisée que sur la mer ou un bras de mer. Ce qui avait obligé Alinghi à organiser la 32e édition à Valence en Espagne plutôt qu’en Suisse ! On attendra mi-décembre pour connaître la ville et le calendrier précis…

 

Dans ces conditions, pour l’instant seuls deux challengers semblent assurer de pouvoir participer : Artemis (Suède) et Luna Rossa (Italie), les deux challengers de la dernière édition qui sont financés par des milliardaires, Torbjorn Tornqvist (fortune dans le pétrole) pour Artemis et Patrizio Bertelli (patron de Prada) pour Luna Rossa. Il est fort probable que Team Australia, le challenger of record, en soit aussi puisque créé par un autre milliardaire, Bill Oatley (fortune dans le vin). Mais le propriétaire des célèbres Wild Oats a déclaré fin 2013 qu’il n’y mettrait pas sa fortune et qu’il comptait financer son équipe avec des sponsors. A suivre, donc ! Enfin, si on ne peut imaginer une Coupe de l’America sans Team New Zealand, Grant Dalton a émis des réserves sur leur participation. Espérons que ce soit juste stratégique…

 

A ces quatre premiers challengers attendus (les trois de la dernière + le challenger of record australien) pourraient s’ajouter plusieurs autres équipes actuellement dans les tuyaux. A commencer par le team britannique du quadruple champion olympique Ben Ainslie, Ben Ainslie Racing (BAR), qui doit annoncer fin juin son équipe, et donc peut-être son financement. Une équipe chinoise serait indirectement soutenue par Larry Ellison, peut-être par le biais d’une coopération des design team. Une équipe russe, financée par Gazprom est également en gestation, tout comme une équipe japonaise. Sans oublier évidemment Team France du trio Franck Cammas / Michel Desjoyeaux / Olivier de Kersauson, à qui l’on souhaite évidemment de trouver rapidement tout ou partie de son budget de fonctionnement.

 

Au total, il y aurait donc neuf challengers potentiels pour la prochaine Coupe de l’America. Et comme les inscriptions se terminent le 8 août, on va vite savoir qui aura les moyens de jouer…

 

35e Protocole : Yes They Can !

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En mai 2007, Oracle BMW Racing était éliminé en demi-finales de la Louis Vuitton Cup par Luna Rossa.  Une sortie par la petite porte pour l’équipe la plus fortunée de la Coupe mais mal gérée par l’omnipotent Chris Dickson, le Dr Jeckyll de la voile, à la fois directeur du team, directeur sportif, skipper, barreur, porte-parole robotisé et redresseur de torts. Trois mois plus tard, en juillet, Larry Ellison avait été le premier à critiquer le nouveau Protocole pondu par Alinghi et largement avantageux pour le defender suisse. On connaît les suites judiciaires de cette affaire…

 

Sept ans après, désormais double détenteur de l’aiguière d’argent, Larry Ellison, par l’intermédiaire de son nouvel homme fort Russell Coutts, vient de dévoiler le Protocole de la 35e édition de la Coupe de l’America qui aura lieu en 2017. Et, ô surprise, on a l’impression de relire le Protocole d’Alinghi ! Que reprochait-on principalement aux Suisses ? Notamment d’avoir créé un circuit préparatoire, les Louis Vuitton Acts, dont le classement compterait pour les éliminatoires des challengers et auquel le defender pouvait prendre part, et donc influer sur ledit classement.

 

Et que trouve-t-on aujourd’hui dans le nouveau Protocole ? Des America’s Cup World Series en AC45 auxquels participera le defender américain et dont le classement déterminera directement les demi-finales des challengers ! N’en jetez plus, la Coupe (de l’America) est pleine ! Ce qui nous ramène au vieil adage : la Coupe, il faut d’abord la gagner puis en changer les règles pour la conserver ! Pour l’instant, Grant Dalton, le patron de Team New Zealand, est le seul qui, malgré ses airs d’instructeur GI’s, n’a jamais accepté de rentrer dans le rang. Il critiquait déjà le Protocole de la dernière Coupe de l’America. Et il a été le premier à déclarer qu’avec ce nouveau Protocole, la Coupe sera de plus en plus difficile à remporter…

 

Autre merveille de ce nouveau Protocole, les challengers sont invités à s’inscrire dans un délai ultra serré (entre le 9 juin et le 8 août !) et pour cela à régler plus de 2 millions de $ d’inscription sans savoir où ni quand exactement en 2017 aura lieu la 35e America’s Cup ! Pour le savoir, ils devront patienter jusqu’au mois de décembre…

 

Tous à New York !

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Ce n’est pas la première fois que Big Apple attire les voileux. Mais les prochains jours, il y aura un peu embouteillage entre Newport et New York. Cinq monocoques IMOCA viennent de relier les deux villes lors du prologue de la nouvelle course estampillée IMOCA Ocean Masters, la New York to Barcelona qui s’élancera le 1er juin pour rejoindre la capitale catalane.

 

Une belle course qui, malheureusement, n’attire pas les foules ! Seulement cinq bateaux au départ… Et, hormis Marc Guillemot – associé pour la première fois à son futur successeur Morgan Lagravière – sur Safran, la flotte ne regroupe pas vraiment les têtes d’affiche du circuit IMOCA. Alex Thomson, futur papa pour la deuxième fois, a laissé sa place à bord d’Hugo Boss à Ryan Breymaier qui fera équipe avec Pepe Ribes. Deux équipages espagnols disposent de bateaux de la génération 2007, Altadill/Munoz ( Neutrogena) et Corbella/Marin (Gaes Sailing Team ). La seule nouveauté est le retour après quinze ans d’absence du Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) sur un tout nouveau bateau qu’il a une nouvelle fois dessiné et construit lui-même. C’est le premier bateau de nouvelle génération mis à l’eau le mois dernier et pour l’instant le seul qui ne soit pas un plan VPLP/Verdier !

 

 

Le tout nouveau Spirit of Hungary de Nandor Fa. © photo : Berkes Andrea (Spirit of Hungary Sailing Project 2013-17)

 

Avant le départ, tout ce petit monde croisera sûrement le trimaran Banque Populaire VII d’Armel Le Cléac’h arrivé vendredi dernier à New York après huit jours de convoyage. Le Cléac’h commencera son stand-by le 2 juin en vue de battre le record en solitaire de la traversée de l’Atlantique Nord détenu depuis l’an dernier par Francis Joyon en 5 jours 2 heures 56 minutes.

 

Armel Le Cléac’h en entraînement solo à bord de son maxi-trimaran Banque Populaire VII. © Yvan Zedda / BPCE

 

Le plus grand trimaran de course du monde, le Spindrift 2 de Yann Guichard est parti quant à lui hier lundi de La Trinité/mer pour rallier Newport et y rester également en stand-by avec l’objectif aussi de s’attaquer au record de l’Atlantique Nord (New York / Cap Lizard), mais en équipage. Un record (3 jours 15 heures) détenu depuis 2009 par ce même trimaran de 40 mètres lorsqu’il s’appelait Banque Populaire V et était skippé par Pascal Bidégorry.

 

 

Les deux équipiers à l’avant donne une idée de l’échelle de Spindrift 2 ! © photo : Spindrift Racing

 

35e America’s Cup : les designers au boulot !

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La semaine dernière, les design team des différents challengers potentiels ont reçu le draft de la jauge des futurs catamarans à aile rigide de la 35e America’s Cup.

 

Ce draft (littéralement avant-projet en anglais) leur a été envoyé avant d’être rendu public afin d’avoir un dernier retour de leur part et, éventuellement, apporter des dernières retouches à la future jauge.

 

Pas de surprise par rapport aux rares révélations lâchées par Russell Coutts dans la presse et aux rumeurs qui bruissaient autour des futurs bateaux de la Coupe de l’America.

 

Comme déjà indiqué dans ce blog, les catamarans ne mesureront plus que 62 pieds au lieu de 72 lors de la dernière édition à San Francisco l’été dernier et ne seront plus menés que par huit équipiers au lieu de onze auparavant – une façon de réduire un peu les coûts. La jauge est si restrictive que les plateformes devraient se ressembler comme deux gouttes d’eau, contrairement à la grande liberté laissée sur les AC72 avec des géométries radicalement différentes à l’instar d’ Oracle Team USA et de Team New Zealand.

 

En revanche, les ailes – qui passent de 40 à 30 mètres – ne seront pas monotypes au sens strict du terme. Il n’y aura pas un fabricant pour tous. Une solution inenvisageable pour des questions d’assurance et de respect de ladite monotypie. En revanche, ses dimensions et caractéristiques seront obligatoires. Ce qui revient à une quasi monotypie. La seule liberté concerne donc sa structure et ses réglages.

 

Par conséquent, les foils restent le dernier grand champ d’exploration sur lequel les design team vont pouvoir se creuser les méninges (ou continuer à le faire pour ceux qui n’ont pas vraiment arrêté depuis la dernière Coupe). Si le réglage d’incidence des foils ne sera pas totalement automatisé, il le sera quand même en partie afin d’éviter d’avoir à contourner cette règle comme a pu le faire Oracle avec son mechanical feedback révélé dans le numéro 513 de novembre dernier de Voiles et Voiliers.

 

Enfin, pour que l’équipage puisse manœuvrer de tels engins à seulement huit équipiers (avec qui plus est un poids moyen par équipier en baisse par rapport à la jauge précédente), des accumulateurs seront autorisés à bord afin de stocker de l’énergie et d’éviter à l’équipage de passer son temps à mouliner pour charger les systèmes hydrauliques.

 

Conclusion : cette nouvelle jauge très restrictive devrait donner des bateaux très similaires, visuellement comme en performances. La réduction de la taille des ailes de 40 à 30 mètres devraient redonner de l’importance aux voiles d’avant, et donc aux manœuvres de l’équipage. Comme Russell Coutts l’avait annoncé, il souhaite que ce soit l’équipage qui fasse plus la différence que l’architecture du bateau.

 

Les Extreme 40 à Marseille !

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Ce n’est pas encore officiel, mais le septième et avant-dernier Acte des Extreme Sailing Series, le circuit mondial des Extreme 40, se déroulera à Marseille du 2 au 5 octobre. Après Nice ces dernières saisons, c’est au tour de la cité phocéenne d’accueillir ces catamarans spectaculaires de 12 mètres. Une sorte de retour aux sources puisqu’en 2007, lors de la toute première saison de ce circuit, les Extreme 40 étaient déjà venus régater dans la rade sud.

 

En attendant la reprise des America’s Cup World Series en AC45, les Extreme Sailing Series sont devenus un peu l’antichambre de l’America’s Cup. On y retrouve quelques prétendants à la 35e édition qui se tiendra aux Etats-Unis en 2017 (on saura l’été prochain si elle a lieu à San Francisco, Hawaii, Long Beach, Newport ou ailleurs). Les challengers sont bien représentés avec les Kiwis de Team New Zealand (Dean Barker), les Anglais de JP Morgan BAR (Ben Ainslie), les Français de Team France (Franck Cammas sur Groupama), les Australiens challenger of record associé à GAC Pindar qui vient de changer de skipper, remplaçant Seve Jarvis (dernier des deux premiers Actes) par David Gilmour (le fils du vétéran de la Coupe Peter Gilmour).

 

Mais pour l’instant, c’est toujours The Wave Muscat ( Leigh McMillan) double tenant du titre qui occupe la première place provisoire avec un point d’avance sur Alinghi ( Morgan Larson). Le troisième Acte à Qingdao (Chine) se courra la semaine prochaine du 1er au 4 mai.

 

En 2007, Groupama (coque noire) était invité à disputer l’étape marseillaise de l’iShares’ Cup (l’ancêtre des Extreme Sailing Series). En octobre, Franck Cammas sera à nouveau de la partie, mais avec une coque et des voiles vertes ! © photo : Extreme Sailing Series.