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La Barcelona quoi ?

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C’est dans l’indifférence quasi générale que se terminera demain la troisième Barcelona World Race avec la victoire – annoncée depuis plus de deux mois ! – de Bernard Stamm et Jean Le Cam sur Cheminées Poujoulat. Les organisateurs de la course et la classe IMOCA ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Comment expliquer un tel fiasco ?

 

1) Le calendrier : tout le monde sait que le Vendée Globe est la plus grande course du circuit IMOCA. Pas de débat là-dessus ! Et donc que les skippers établissent leur calendrier en fonction de cet Everest de la voile. Résultat : aucun bateau neuf au départ de la Barcelona World Race cette année– trop marginal le monocoque de Nandor Fa n’est pas compté. Les nouveaux bateaux commencent à être mis à l’eau ce printemps.

Vouloir alterner les années paires avec le Vendée Globe est donc une fausse bonne idée. Car il ne peut pas y avoir de nouveaux bateaux au départ ! Ce qui est forcément une source d’intérêt pour les médias… Mieux vaudrait disputer la Barcelona l’hiver précédent le Vendée Globe, comme ce fut le cas de la première édition en 2007-2008. Sur les neuf bateaux au départ cette année-là, sept disputaient le Vendée Globe un an plus tard. Un excellent moyen finalement de se préparer au Vendée ? Et pour la Barcelona d’avoir un plateau relevé de nouveaux bateaux…

 

2) Peu de vrais sponsors : autre conséquence du calendrier, la Barcelona n’attire pas les sponsors – notamment français – qui préfèrent mettre le paquet sur la Route du Rhum deux mois plus tôt. Sur les huit bateaux au départ, deux seulement sont véritablement sponsorisés par des partenaires durables : Cheminées Poujoulat et Hugo Boss. Les autres sont des sponsors ponctuels trouvés par l’organisateur pour aider des skippers et aligner au moins huit bateaux au départ. GAES, Neutrogena, Renault et We Are Water étaient déjà partenaires de concurrents en 2011-2012, mais sans continuité entre les deux éditions. Cette année, on peut ajouter Pharmaton, et cela fait cinq bateaux sur huit avec des sponsors éphémères.

 

3) Pas de suspense : cette année, l’intérêt de la course s’est réduit à néant avec l’abandon d’Hugo Boss au Brésil après moins de 15 jours de course. Mais pas sûr que le suspense aurait été plus intense sans cet abandon tant la différence de potentiel entre les bateaux étaient immense sur cette 3e édition. Le bateau d’Alex Thomson était le seul de dernière génération. Il s’agit de l’ex-Virbac Papre 3 (plan VPLP/Verdier 2010) vainqueur de la 2e édition avec le duo Jean-Pierre Dick/Loïck Peyron. Son principal rival, Cheminées Poujoulat est un plan Farr 2007 (l’ex-Foncia vainqueur du Vendée Globe 2008-2009 avec Michel Desjoyeaux). Quatre autres monocoques sont de la même génération 2007 et auraient pu offrir une certaine concurrence à Cheminées Poujoulat : on retrouve trois plans Farr, GAES (exGitana Eighty), Neutrogena (exEstrella Damm) et We Are Water (ex-Paprec Virbac 2) et un plan Finot-Conq, Renault Captur (ex-Brit Air). Mais les équipages de ces quatre bateaux n’avaient ni l’expérience ni le talent du tandem Bernard Stamm/Jean Le Cam pour pouvoir rivaliser avec les deux vieux loups de mer.

 

Le seul point positif dont peuvent se réjouir conjointement les organisateurs espagnols et la classe IMOCA est le très faible taux d’abandon sur la course. Un seul sur huit concurrents au départ. Merci aux escales techniques autorisées qui ont permis d’éviter trois abandons supplémentaires. Ce qui aurait porté le taux à 50%, l’équivalent du Vendée Globe

 

Difficile semaine !

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Il n’est jamais facile d’écrire après une disparition aussi soudaine et tragique. La mort de Florence Arthaud nous renvoie à la fois les merveilleuses pages qu’elle a écrites dans l’histoire de la course au large et la violence avec laquelle une vie peut être arrachée.

 

Beaucoup de choses viennent d’être écrites ces derniers jours sur Florence, ainsi que sur Camille Muffat et Alexis Vastine, les deux autres grands champions disparus dans l’accident d’hélicoptère. Mais je m’étonne que les cinq autres victimes françaises, les journalistes, cameramen et réalisateurs de la production, n’aient reçu aucun hommage. A peine quelques lignes dans la presse, et encore…

 

Pourtant, eux aussi ont perdu la vie et elles ne valaient pas moins que celles des trois autres. L’émotion n’est pas la même car ils n’étaient pas connus, n’ont pas suscité de grandes émotions collectives comme les sportifs peuvent le faire grâce à leurs exploits. Mais leurs familles et leurs amis sont tout aussi endeuillés. Sans oublier les deux pilotes argentins dont seule l’enquête pourra déterminer leurs responsabilités ou non dans cet accident. C’est donc aux sept autres victimes, Lucie Mei-Dalby, Brice Guilbert (32 ans), Volodia Guinard (36 ans), Laurent Sbasnik (40 ans), Edouard Gilles (61 ans) et les pilotes Juan Carlos Castillo et Cesar Roberto, très peu mentionnés dans les médias, que je veux dédier ce post.

 

Cette semaine, je pensais d’abord écrire un post sur le rapport réalisé et publié par une entité indépendante sur l’échouement de Team Vestas Wind dans la 2e étape de la Volvo Ocean Race. Un rapport complet de 77 pages qui tente de ménager mais est bien obligé de pointer les erreurs commises par l’équipage. Et notamment celles du navigateur Wouter Verbraak et du skipper Chris Nicholson, qui était de quart au moment de l’échouement, dans leur préparation de cette étape puis dans la gestion sur l’eau de la navigation aux abords de ces récifs que les deux hommes prenaient pour des hauts-fonds. Moi qui ai régulièrement critiqué dans ce blog le verrouillage de la communication de l’organisation de la Volvo Ocean Race, je tenais à souligner cette fois-ci leur transparence appréciable dans le résultat de cette enquête.

 

Je voulais aussi revenir sur l’affaire Dean Barker qui secoue toute la Nouvelle-Zélande. Débarqué de son double rôle de barreur et directeur sportif, Deano a refusé l’offre du board de TNZ de devenir coach du team et responsable de la performance. Glenn Ashby, régleur de l’aile, devient le nouveau directeur sportif tandis que le jeune et ultra talentueux Peter Burling prend la barre des différents bateaux kiwis. Une chose est sûre : l’expérience de Dean Barker devrait intéresser d’autres syndicats qui préparent la 35e America’s Cup. Reste à savoir chez qui pourrait rebondir le barreur qui a disputé quatre finales de la Coupe (pour une seule victoire en 2000)…

 

On aurait pu aussi parler du cyclone Pam dont les vents de plus de 100 nœuds menacent la Nouvelle-Zélande et ont obligé le report de la 5e étape de la Volvo Ocean Race, entre Auckland et Itajai (Brésil) de dimanche à mardi ou mercredi. Dans L’Equipe de ce vendredi, sous la plume d’Anouk Corge, Pascal Bidégorry plaisante à propos de ce cyclone : « Dimanche, ça ressemble à la fin du monde mais lundi c’est sûr, c’est la fin du monde ! »

 

Malheureusement, en Argentine, lundi dernier, c’était vraiment la fin du monde pour dix personnes.

 

Dongfeng loin devant !

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Après quatre étapes (avec quatre vainqueurs différents), la hiérarchie prend forme sur la Volvo Ocean Race. Dongfeng Race Team et Abu Dhabi Ocean Racing (ADOR) se détachent seuls en tête avec huit points chacun (sachant qu’une victoire rapporte 1 point, la 2e place 2, etc.). Ils comptent six points d’avance sur Team Brunel et huit sur le duo Team Alvimedica et Mapfre.

 

Mais quel serait le classement provisoire si la Volvo Ocean Race se disputait encore au temps, ce qui était le cas de son ancêtre la Whitbread ?

 

L’équipe franco-chinoise de Charles Caudrelier serait seule en tête avec 5h30 d’avance sur Abu Dhabi Ocean Racing et 12h29 sur Team Brunel ! Quant aux filles de Team SCA, elles auraient 4 jours et 6 heures de retard…

Lorsqu’ils ne gagnent pas une étape (comme la 3e), Caudrelier et ses boys terminent à quelques minutes du vainqueur. 2e au Cap avec seulement 12 minutes de retard sur ADOR. 2e à Abu Dhabi 16 minutes derrière Team Brunel. Et 3e à Auckland avec un écart encore plus mince… 8 minutes de retard sur le vainqueur Mapfre, et à 4 minute du deuxième ADOR. Bref, une régularité de métronome !

 

Espérons qu’à l’arrivée à Göteborg fin juin il en soit encore ainsi et que le classement au point reflète également cette belle régularité de l’équipe franco-chinoise.

 

Pleins feux sur Auckland !

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Alors que l’arrivée de la 4e étape de la Volvo Ocean Race se profile pour demain samedi, pas sûr que la Nouvelle-Zélande se passionne pour cette course légendaire qui ne compte aucun bateau néo-zélandais cette année.

 

Non, les médias kiwis sont déjà suffisamment accaparés depuis plusieurs jours par l’affaire Barker ! Oui, Dean Barker, le skipper historique de Team New Zealand s’est fait débarquer cette semaine par son patron Grant Dalton. Alors, Deano balance dans la presse et annonce qu’il pourrait poursuivre son employeur devant les tribunaux. Forcément, ça fait les gros titres !

 

Pour le remplacer dans sa double fonction de skipper et barreur, Dalton a partagé les tâches entre Glenn Ashby, 38 ans, pour le rôle de skipper et le jeune et talentueux Peter Burling, 24 ans, pour le rôle de barreur.

 

Déjà membre de TNZ, Glenn Ashby s’occupait de régler l’aile de l’AC72 néo-zed à San Francisco. Huit fois Champion du Monde de Class A (lire ou relire à l’occasion son interview dans le Voiles et Voiliers n°523 de septembre dernier par Pierre-Marie Bourguinat), Champion du Monde 2007 de Tornado et médaillé d’argent en Tornado aux JO de Pékin en 2008, l’Australien est une grande figure de la voile olympique et de la Coupe de l’America.

 

Glenn Ashby, régleur de l’aile et nouveau skipper de Team New Zealand. © photo : Team New Zealand

 

De son côté, Peter Burling est la nouvelle pépite néo-zélandaise. Imaginez qu’à seulement 24 ans, il compte déjà cinq titres de Champion du Monde ! Deux en 420 (2006 et 2007), deux autres en 49ers (2013 et 2014) et un tout récent en Moths cette année… Ajoutez à cela une médaille d’argent en 49ers aux JO de Londres en 2012 et sa victoire en AC45 lors de la Youth America’s Cup en septembre 2013 sur le catamaran d’Emirates Team New Zealand et vous comprendrez pourquoi Grant Dalton mise désormais sur lui pour “enfin“ rapporter l’aiguière d’argent en Nouvelle-Zélande.

 

Peter Burling, nouveau barreur de Team New Zealand. © photo : Team New Zealand

 

 

 

2024

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C’est désormais officiel depuis deux semaines ! Paris est candidat à l’organisation des Jeux Olympiques 2024. Mais si Paris l’emporte, où se dérouleront les épreuves de voile ?

 

Petit rappel historique : Paris a déjà accueilli deux fois les Jeux Olympiques en 1900 puis 1924. Par deux fois, les épreuves de voile se sont déroulées en grande partie au Havre mais aussi sur la Seine du côté de Meulan – Les Mureaux et du célèbre Cercle de la Voile de Paris.

 

Lors des candidatures malheureuses de Paris en 2008 et 2012, c’est La Rochelle qui avait été choisi pour accueillir les dix séries olympiques en cas de succès du dossier parisien. En sera-t-il de même pour 2024 ?

 

On peut penser que la ville de La Rochelle va tout faire pour être associé au dossier parisien. Mais un concurrent de taille pourrait se dresser sur la route rochelaise : Marseille !

 

Oui, la cité phocéenne, de plus en plus tournée vers la mer et qui organise de plus en plus d’épreuves nautiques, pourrait très bien faire obstacle aux Rochelais et relancer la rivalité entre Atlantique et Méditerranée.

 

La Rochelle présente l’avantage d’une forte communauté de voileux et d’un soutien local important de la part du public amateur de régates. Mais Marseille compte d’autres atouts comme son aéroport international et sa plus grande notoriété.

 

Alors, La Rochelle ou Marseille pour les JO 2024 ? Quel est votre avis ?

 

Over the Rainbow

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Ce n’est pas tous les jours qu’un Class J est à vendre, alors vite, on en profite !

 

Il s’agit de la réplique du fameux Rainbow, vainqueur de l’America’s Cup en 1934. Et il ne vous en coûtera que 10 450 000 € !

 

Mais je suis sûr qu’on peut facilement négocier une ristourne de 450 briques histoire d’obtenir un chiffre rond… Toujours plus simple pour aller voir un banquier.

 

Parce qu’aujourd’hui, t’as quoi pour 10 millions d’euros ?

-       Le Phocéa ? Plus très tendance…

-       Un AC62 de la prochaine America’s Cup ? Faut savoir le piloter !

-       Un maxi-trimaran tels les futurs Macif 2 et Banque Populaire IX de François Gabart et Armel Le Cléac’h ? Trop perso !

 

Alors qu’avec un Class J, tu peux déjà inviter une quarantaine de copains pour les manœuvres, et le double de copines pour boire le champagne sur le magnifique pont en teck ou dans les nombreux carrés intérieurs au style Art Déco.

 

Et puis, même si c’est une réplique de 2012 (magnifiquement construite aux Pays-Bas), ça fait toujours classe devant le yacht-club de descendre d’un voilier de 40 mètres qui rappelle les plus grandes heures de la Coupe de l’America. Vous épaterez le vieux grincheux en racontant l’histoire d’Harold Vanderbilt, l’un des magnats des chemins de fer américain qui avait commandé ce Class J (enfin le vrai, on s’comprend !) à l’immense architecte Starling Burgess qui a remporté les trois éditions de la Coupe de l’America disputées sur les Class J en 1930, 1934 et 1937 avec ses magnifiques Enterprise, Rainbow puis Ranger !

 

Last but not least, un événement exceptionnel aura lieu en juin 2017 aux Bermudes. En marge de la 35e America’s Cup, huit Class J seront réunis pour la première fois de l’histoire pour régater ensemble. Oui, huit ! Puisqu’un huitième (pour l’instant baptisé J8) est en construction et sera mis à l’eau au printemps.

 

Bref, y a pas le choix, faut l’acheter…

 

 

Ben oui, j’avais dit qu’il était grand ! © photo : D.R.

 

 

Plus de voile aux Jeux Paralympiques !

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Samedi, à Abu Dhabi, lors de son meeting annuel, l’IPC (le Comité International Paralympique) a décidé d’exclure la voile des Jeux de Tokyo en 2020 !

 

Six nouvelles disciplines – dont le badminton et le taekwondo – feront leur apparition lors des Jeux au Japon tandis que deux autres disparaissent : le football à 7 (sachant qu’il y a déjà du football à 5) et donc la voile paralympique qui se disputait sur deux supports : le Sonar et le 2.4m.

 

L’ISAF (la fédération internationale de voile) a fait appel de cette décision. Mais si elle était confirmée, ce serait un coup dur pour la voile française qui a régulièrement glané des médailles aux Jeux Paralympiques grâce à Damien Seguin (Or à Athènes, Argent à Pékin) et l’équipage de Bruno Jourdren (Argent à Pékin).

 

Affaire à suivre…

 

Damien Seguin et ses deux médailles (Or et Argent) obtenues aux Jeux Paralympiques d’Athènes et Pékin. © photo : D.R.

 

 

Les tribulations de Franco-Chinois en Chine !

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Ils l’ont fait ! Après deux deuxièmes places à quelques minutes du vainqueur, l’équipage franco-chinois Dongfeng Race Team mené par Charles Caudrelier a remporté la troisième étape de la Volvo Ocean Race. Celle qu’il fallait gagner selon le skipper français puisqu’elle arrivait à Sanya (Chine), port d’attache de cette équipe franco-chinoise.

 

C’est là, il y a tout juste un an que l’aventure a commencé lorsque Bruno Dubois, le patron de l’équipe, et Charles Caudrelier, son skipper, ont commencé à tester puis recruter des marins chinois qui, pour la plupart, n’avaient jamais passé une nuit en mer !

 

Un an plus tard, ils reviennent en grand vainqueur d’une étape qu’ils ont mené de bout en bout et réalisent un coup double avec la victoire d’étape et désormais seuls leaders du classement général provisoire après trois étapes sur neuf. C’est désormais l’équipe à battre pour leurs adversaires !

 

 

Alors chapeau bas à tous l’équipage : Charles Caudrelier, Pascal Bidégorry, Thomas Rouxel, Kévin Escoffier, Eric Péron, Cheng Ying Kit, Liu Xue, Jack Bouttell et Sam Greenfield.

 

Même s’ils n’auront pas trop le temps de flâner en Chine avant le départ de la 4e étape (Sanya/Aukland) le 8 février, l’équipage de Dongfeng Race Team aura bien mérité quelques jours de repos et de savourer la douceur des tropiques chinois…

 

 

No-Go Zones !

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Fox News a oublié de le mentionner dans ses JT, mais il y a d’autres No-Go Zones en ce moment… des vraies cette fois !

 

Elles sont sur les deux tours du monde qui se disputent actuellement, la Volvo Ocean Race et la Barcelona World Race.

 

Pour la Barcelona, impossible de la manquer quand on ouvre la cartographie du site. Finies les portes de sécurité.

 

© photo : Barcelona World Race

 

La Direction de Course s’est simplifiée la vie avec un grand aplat pourpre interdisant tout bonnement de descendre au-delà de 45° Sud, à quelques exceptions près comme le Cap Horn puisque ce dernier se trouve par 56°S ! Finies les photos des Kerguelen puisqu’ils passeront à près de 300 milles au nord… Si une telle restriction réduit fortement la stratégie de course, avec désormais un quasi couloir à suivre dans les mers du sud, elle semble avoir fait l’unanimité auprès des skippers au départ de ce tour du monde en double où, pour rappel, il n’y avait que deux Français au départ, Jean Le Cam et Sébastien Audigane.

 

Qu’en sera-t-il pour le prochain Vendée Globe ? Rien n’est encore arrêté et le remplacement des portes de sécurité par cette immense zone d’exclusion est à l’étude. Reste à savoir si cela conviendra aux skippers du Vendée Globe, majoritairement Français et probablement moins dociles sur la question que nos voisins espagnols.

 

 

Pour la Volvo Ocean Race, la Direction de Course est plus sournoise. Si vous ouvrez la cartographie du site, vous ne verrez que quelques marques de parcours (et encore pas toutes !) mais pas ces No-Go Zones qui ne sont par ailleurs jamais mentionnées dans les communiqués de presse. Encore une fois, après l’échouement du Team Vestas Wind dans l’étape précédente, la communication de la course est verrouillée à double tour de façon assez incompréhensible. Cela permettrait aux Internautes de comprendre pourquoi tous les concurrents ont dû longer la Malaisie au passage du détroit de Malacca hier. Ce n’est pas qu’une histoire de courants contraires !

 

Le détroit d’Ormuz sur la cartographie de la Volvo Ocean Race n’indique qu’une seule bouée à respecter… © photo : Volvo Ocean Race

 

… Idem pour le détroit de Malacca hier où l’on pourrait croire qu’il n’y a que deux bouées à contourner au large de Singapour ! © photo : Volvo Ocean Race

 

Sauf que si vous avez la bonne idée d’ouvrir l’onglet Virtual Eye Tracker, cette fois-ci vous découvrez toutes les zones interdites à la navigation pour les concurrents sans pour autant savoir pourquoi ils n’ont pas le droit d’y aller. Trafic maritime, risque de piraterie ou parcs à huîtres ? A vous de deviner… Cela frise l’hypocrisie !

 

Sur Virtual Eye apparaissent des lignes rouges marquant les limites à ne pas franchir ! On comprend mieux les trajectoires des concurrents, n’est-ce pas ? Ils avaient interdiction de s’approcher de l’Iran !!! Et au passage, on découvre qu’ils ont enchaîné 25 empannages contre 1 ou 2 sur la cartographie officielle ! Pourquoi de telles différences dans le niveau d’information ? © photo : Volvo Ocean Race

 

Dans le détroit de Malaacca, il n’y a plus 2 mais désormais 5 bouées à passer. Et surtout, ces traits rouges qui expliquent pourquoi les concurrents sont obligés de longer la Malaisie ! Pour éviter les pirates indonésiens ??? © photo : Volvo Ocean Race

 

Premiers foils sur les IMOCA !

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Voici l’une des toutes premières images montrant à quoi vont ressembler les futurs monocoques 60 pieds IMOCA (tous des plans VPLP/Verdier pour rappel !) qui seront mis à l’eau l’été prochain. Les premiers non plus équipés de dérives mais de foils !

 

© photo : JB Epron / Team Banque Populaire

 

Dans une vidéo postée sur sur YouTube (ici), le Team Banque Populaire dévoile ce qu’il appelle un « trésor de technologie ». On découvre que ces premiers foils pour un 60 pieds monocoque ont d’abord été testés sur un Mini 6.50.

 

Vivement les premières navigations l’été prochain pour se rendre compte de l’apport de ces appendices sur ces nouveaux bateaux !