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Les tribulations de Franco-Chinois en Chine !

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Ils l’ont fait ! Après deux deuxièmes places à quelques minutes du vainqueur, l’équipage franco-chinois Dongfeng Race Team mené par Charles Caudrelier a remporté la troisième étape de la Volvo Ocean Race. Celle qu’il fallait gagner selon le skipper français puisqu’elle arrivait à Sanya (Chine), port d’attache de cette équipe franco-chinoise.

 

C’est là, il y a tout juste un an que l’aventure a commencé lorsque Bruno Dubois, le patron de l’équipe, et Charles Caudrelier, son skipper, ont commencé à tester puis recruter des marins chinois qui, pour la plupart, n’avaient jamais passé une nuit en mer !

 

Un an plus tard, ils reviennent en grand vainqueur d’une étape qu’ils ont mené de bout en bout et réalisent un coup double avec la victoire d’étape et désormais seuls leaders du classement général provisoire après trois étapes sur neuf. C’est désormais l’équipe à battre pour leurs adversaires !

 

 

Alors chapeau bas à tous l’équipage : Charles Caudrelier, Pascal Bidégorry, Thomas Rouxel, Kévin Escoffier, Eric Péron, Cheng Ying Kit, Liu Xue, Jack Bouttell et Sam Greenfield.

 

Même s’ils n’auront pas trop le temps de flâner en Chine avant le départ de la 4e étape (Sanya/Aukland) le 8 février, l’équipage de Dongfeng Race Team aura bien mérité quelques jours de repos et de savourer la douceur des tropiques chinois…

 

 

No-Go Zones !

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Fox News a oublié de le mentionner dans ses JT, mais il y a d’autres No-Go Zones en ce moment… des vraies cette fois !

 

Elles sont sur les deux tours du monde qui se disputent actuellement, la Volvo Ocean Race et la Barcelona World Race.

 

Pour la Barcelona, impossible de la manquer quand on ouvre la cartographie du site. Finies les portes de sécurité.

 

© photo : Barcelona World Race

 

La Direction de Course s’est simplifiée la vie avec un grand aplat pourpre interdisant tout bonnement de descendre au-delà de 45° Sud, à quelques exceptions près comme le Cap Horn puisque ce dernier se trouve par 56°S ! Finies les photos des Kerguelen puisqu’ils passeront à près de 300 milles au nord… Si une telle restriction réduit fortement la stratégie de course, avec désormais un quasi couloir à suivre dans les mers du sud, elle semble avoir fait l’unanimité auprès des skippers au départ de ce tour du monde en double où, pour rappel, il n’y avait que deux Français au départ, Jean Le Cam et Sébastien Audigane.

 

Qu’en sera-t-il pour le prochain Vendée Globe ? Rien n’est encore arrêté et le remplacement des portes de sécurité par cette immense zone d’exclusion est à l’étude. Reste à savoir si cela conviendra aux skippers du Vendée Globe, majoritairement Français et probablement moins dociles sur la question que nos voisins espagnols.

 

 

Pour la Volvo Ocean Race, la Direction de Course est plus sournoise. Si vous ouvrez la cartographie du site, vous ne verrez que quelques marques de parcours (et encore pas toutes !) mais pas ces No-Go Zones qui ne sont par ailleurs jamais mentionnées dans les communiqués de presse. Encore une fois, après l’échouement du Team Vestas Wind dans l’étape précédente, la communication de la course est verrouillée à double tour de façon assez incompréhensible. Cela permettrait aux Internautes de comprendre pourquoi tous les concurrents ont dû longer la Malaisie au passage du détroit de Malacca hier. Ce n’est pas qu’une histoire de courants contraires !

 

Le détroit d’Ormuz sur la cartographie de la Volvo Ocean Race n’indique qu’une seule bouée à respecter… © photo : Volvo Ocean Race

 

… Idem pour le détroit de Malacca hier où l’on pourrait croire qu’il n’y a que deux bouées à contourner au large de Singapour ! © photo : Volvo Ocean Race

 

Sauf que si vous avez la bonne idée d’ouvrir l’onglet Virtual Eye Tracker, cette fois-ci vous découvrez toutes les zones interdites à la navigation pour les concurrents sans pour autant savoir pourquoi ils n’ont pas le droit d’y aller. Trafic maritime, risque de piraterie ou parcs à huîtres ? A vous de deviner… Cela frise l’hypocrisie !

 

Sur Virtual Eye apparaissent des lignes rouges marquant les limites à ne pas franchir ! On comprend mieux les trajectoires des concurrents, n’est-ce pas ? Ils avaient interdiction de s’approcher de l’Iran !!! Et au passage, on découvre qu’ils ont enchaîné 25 empannages contre 1 ou 2 sur la cartographie officielle ! Pourquoi de telles différences dans le niveau d’information ? © photo : Volvo Ocean Race

 

Dans le détroit de Malaacca, il n’y a plus 2 mais désormais 5 bouées à passer. Et surtout, ces traits rouges qui expliquent pourquoi les concurrents sont obligés de longer la Malaisie ! Pour éviter les pirates indonésiens ??? © photo : Volvo Ocean Race

 

Premiers foils sur les IMOCA !

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Voici l’une des toutes premières images montrant à quoi vont ressembler les futurs monocoques 60 pieds IMOCA (tous des plans VPLP/Verdier pour rappel !) qui seront mis à l’eau l’été prochain. Les premiers non plus équipés de dérives mais de foils !

 

© photo : JB Epron / Team Banque Populaire

 

Dans une vidéo postée sur sur YouTube (ici), le Team Banque Populaire dévoile ce qu’il appelle un « trésor de technologie ». On découvre que ces premiers foils pour un 60 pieds monocoque ont d’abord été testés sur un Mini 6.50.

 

Vivement les premières navigations l’été prochain pour se rendre compte de l’apport de ces appendices sur ces nouveaux bateaux !

 

Qui succédera à Jean-Pierre Dick ?

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La 3e édition de la Barcelona World Race est partie aujourd’hui à 13h du port catalan. Vainqueur des deux premières éditions (avec Damian Foxall puis Loïck Peyron), Jean-Pierre Dick était à Barcelone, mais seulement sur les pontons pour encourager les futurs concurrents. Il se fait actuellement construire un quatrième 60 pieds IMOCA, Saint-Michel – Virbac en vue du prochain Vendée Globe.

 

Mais ces deux derniers bateaux, les deux vainqueurs des deux premières éditions, ont eux pris le départ. Et si Alex Thomson et Pepe Ribes ne font pas trop de bêtises, et surtout s’ils n’ont pas de gros soucis techniques, ils devraient permettre à Virbac Paprec 3, désormais baptisé Hugo Boss, de réaliser un doublé.

 

En effet, Hugo Boss est le seul plan VPLP/Verdier au départ. Or, quand on voit la domination de ces bateaux ces dernières années (triplé sur la Route du Rhum !), il sera difficile de rivaliser avec le monocoque le plus léger de la flotte. Et qui plus est, le bateau le plus récent, de la génération 2010, face à une majorité de plans Farr ou Finot-Conq de 2007. Oui, c’est vrai, il existe un bateau plus récent, mis à l’eau cette année. Mais désolé de ne pas considérer Nandor Fa, que ce soit comme navigateur ou architecte, comme un concurrent sérieux pour la victoire.

 

Donc, sauf pépin technique, engueulade à bord, ou grosses erreurs de navigation, le duo Thomson/Ribes devrait l’emporter. Dans le cas contraire, leurs plus sérieux concurrents s’appellent Bernard Stamm et Jean Le Cam à bord de Cheminées Poujoulat – l’ex-Foncia vainqueur du Vendée Globe 2008-09 avec Michel Desjoyeaux.

 

Avec Jean Le Cam, Sébastien Audigane est le second marin français engagé dans ce tour du monde, lui aussi en tant que co-skipper. Il s’est embarqué avec l’Allemand Jörg Riechers sur l’ex-Brit Air (plan Finot-Conq 2007) d’Armel Le Cléac’h, 2e du Vendée Globe 2008-09.

 

On peut au passage s’étonner de la très faible participation tricolore à cette course estampillée la plus importante du circuit IMOCA après le Vendée Globe !

Pour ceux qui se font construire un nouveau bateau, l’excuse est acceptée. Mais pour tous les autres, pourquoi bouder cette épreuve en double ? Ce n’est pas tous les ans qu’on peut accrocher un tour du monde à son palmarès. Et cela doit certainement faire plaisir aux sponsors… N’est-ce pas Jean-Pierre ?

 

Départ dans la pétole pour les huit équipages engagés dans la 3e édition du tour du monde en double… © photo : Barcelona World Race.

 

L’énorme perf de Dongfeng !

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On ne peut être qu’admiratif de la performance de l’équipe franco-chinoise Dongfeng Race Team.

 

Avec seulement six marins expérimentés sur huit, comment ne pas saluer l’incroyable performance de cet équipage qui, par deux fois, a failli remporter une étape de la Volvo Ocean Race devant des concurrents spécialistes de cette épreuve ? Cela s’est joué à 12 minutes derrière Abu Dhabi Ocean Racing à l’arrivée de la première étape au Cap. Et à encore 16 minutes près sur la deuxième entre Le Cap et Abu Dhabi derrière le Team Brunel après 23 jours de course ! Autant dire que cela s’est joué à rien…

 

Et que dire de la prestation des marins chinois du bord qui n’avaient jamais passé une nuit en mer il y a six mois ? Peu de sportifs seraient capables d’accepter de telles conditions de vie et de navigation. C’est donc bien tout l’équipage de Dongfeng – Français, Suédois et Chinois compris –  qui mérite toute notre admiration de régatiers amateurs passionnés.

 

Et avec leur régularité (2+2), les franco-chinois se retrouvent leader ex-aequo à égalité de points avec Abu Dhabi Ocean Racing (1+3) et Team Brunel (3+1).

 

Bien sûr, il reste encore sept étapes et ce tour du monde nous réserve certainement d’autres rebondissements.

 

Mais là où d’autres équipages se déchirent (Mapfre sur la première étape) s’échouent (Team Vestas Wind sur la deuxième étape) ou ne réalisent pas les performances escomptées (Mapfre et Team SCA sur les deux premières étapes), l’équipage de Dongfeng semble en plus en parfaite harmonie, heureux de naviguer ensemble et de vivre une telle expérience.

 

Voilà de quoi redonner un nouvel attrait à cette Volvo Ocean Race qui, reconnaissons-le, ne nous passionnait pas autant que la précédente au départ d’Alicante…

 

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

 

 

Liu Xue, alias Black, et Chen Jin Hao, dit Horace, les deux équipiers chinois lors du passage de l’équateur dans l’océan Indien,. © photo : Yann Riou / Dongfeng Race Team / Volvo Ocean Race


Incroyable mais vrai !

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A l’ère des GPS et des cartographies électroniques, on pourrait croire que ce genre de mésaventure n’arrive plus qu’à des marins solitaires épuisés qui se sont endormis à l’approche d’une côte – à l’instar d’Yvan Bourgnon au Sri Lanka sur son petit catamaran de sport !

 

Eh bien non ! Un équipage professionnel, en course, sur l’une des épreuves les plus prestigieuses au monde, la Volvo Ocean Race, vient d’être victime d’un échouement*. L’équipe danoise Team Vestas Wind s’est échouée la nuit dernière sur un récif dans l’Océan Indien, à 400 km au nord de l’île Maurice, sur les hauts fonds de Saint-Brandon constitués de quelques îles et d’une grande barrière coralliennes.

 

 

 

Vue satellite des hauts fonds de Saint-Brandon. © photo : Google Earth

 

Mais comment ont-ils fait pour s’échouer ? Ils ne se sont pas tous endormis quand même ! Erreur du navigateur ? Du chef de quart ? Du barreur ? Ou bien est-ce un problème électronique ? Une erreur de positionnement du GPS ? Des cartes électroniques approximatives ? Le saura-t-on ?

 

 

 Ça ressemble à un petit paradis, mais les équipiers de Team Vestas Wind ne garderont pas cette image-là de l’archipel Saint-Brandon, dans l’Océan Indien. © photo : Google Earth

 

L’équipage, sain et sauf, a été récupéré par les gardes côtes et va désormais tenter de sauver le bateau, ou ce qu’il en reste (voir notre photo à la hune). Triste fin de course en tout cas pour cette équipe inscrite de dernière minute et skippée par le vétéran australien Chris Nicholson qui participait à sa cinquième Volvo Ocean Race. On aurait pu craindre les pirates sur cette deuxième étape Le Cap/Abu Dhabi, le danger était ailleurs pour l’équipage danois contraint d’abandonner cette course autour du monde.

 

 

 

* L’occasion de rappeler la différence entre échouage et échouement. Le premier est volontaire (c’est le cas de nombreux bateaux sur nos côtes deux fois par jour), le second est accidentel.

 

La Coupe de l’America aux Bermudes en 2017 !

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Vendredi, ACEA, l’organisateur de la Coupe, envoyait un communiqué pour une conférence de presse le 2 décembre afin d’annoncer le site de la 35e America’s Cup. Quasi simultanément, l’agence américaine Associated Press (AP) lui coupait l’herbe sous le pied en affirmant que la prochaine édition aurait lieu aux Bermudes plutôt qu’à San Diego.

 

Grâce à une source aux Bermudes proche du dossier, l’agence de presse confirme ainsi des rumeurs qui plaçaient depuis plusieurs semaines les Bermudes en tête de la course pour accueillir l’America’s Cup 2017.

 

Après les deux délocalisations espagnoles des 32e et 33e éditions organisées par les Suisses d’Alinghi, cette 35e édition serait la troisième en 160 ans d’histoire à se dérouler en dehors du pays détenteur de l’aiguière d’argent.

 

Une nouvelle qui ne réjouit pas forcément les futurs challengers. Si le décalage horaire – 5 heures au lieu de 9 heures avec San Diego – est plus intéressant pour les équipes européennes (Team France, Luna Rossa, Ben Ainslie Racing et Artemis), il l’est beaucoup moins pour Team New Zealand – 7 heures de décalage au lieu de 3 heures. Sans parler de la différence de coût pour la logistique entre San Diego et les Bermudes où tout est beaucoup plus cher qu’en Europe ou aux Etats-Unis, et notamment les logements.

 

Pendant ce temps-là, Luna Rossa, nouveau challenger of record, a obtenu quelques modifications substantielles dans le Protocole. A commencer par les frais d’inscription. Le deuxième chèque de 1 million $, à verser avant le 1er décembre, se découpe désormais en deux versements de 100 000 $ (1er décembre) et 900 000 $ (1er mai 2015). De même, la caution de 1 million $, est elle aussi reportée du 1er décembre au 1er mai. Ce qui arrange certainement les affaires de plusieurs challengers, dont Team France, toujours à la recherche de son budget de fonctionnement.

 

 

François le Phénomène

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Alors que les médias se sont emballés – à juste titre – sur l’exploit de Loïck Peyron, vainqueur à 54 ans de sa première Route du Rhum (pour sa 7e participation), il convient de souligner également la performance majestueuse de François Gabart qui, à 31 ans seulement, a remporté sa première Route du Rhum (en IMOCA) dès sa première participation !

 

Le phénoménal François Gabart n’a disputé que trois courses en solitaire sur le circuit des 60 pieds monocoques… pour trois victoires ! La Transat BtoB 2011 d’abord. Le Vendée Globe 2012-13 ensuite avec deux records à la clé : son chrono époustouflant de 78 jours et celui du plus jeune vainqueur de l’épreuve. Et maintenant la Route du Rhum 2014 avec encore un chrono record au passage (12 jours 11 heures, soit 7 heures de moins que Roland Jourdain en 2006).

 

Pour parachever sa domination sur ce circuit, il a mené la course de bout en bout, en contournant le premier la bouée du cap Fréhel pour ensuite mener la flotte IMOCA sans interruption jusqu’à l’arrivée… Chapeau !

 

François Gabart peut maintenant refermer son chapitre IMOCA pour se concentrer sur la fin de construction de son maxi-trimaran Macif 2 qui sera mis à l’eau en juin prochain. Nul doute qu’avec un tel phénomène de la voile, d’autres records vont tomber…

 

© photo : Alexis Courcoux / Pen Duick

 

Vers un nouveau record ?

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Cette 10e édition de la Route du Rhum en a déjà battu deux avant le départ ! Celui du plus grand nombre d’inscrits avec 91 bateaux amarrés à Saint-Malo (85 en 2010) et celui du plus grand voilier jamais inscrit à la reine des transats grâce aux 40 mètres de long du Spindrift 2 de Yann Guichard.

 

Un autre record pourrait bien tomber le week-end prochain. Celui du chrono de Lionel Lemonchois sur Gitana 11 en 2006 avec un temps de référence à battre de 7 jours 17 heures 19 minutes.

 

Si les alizés ne sont peut-être pas encore très fiables sur la seconde partie de l’Atlantique, les conditions météo des trois premiers jours sont en revanche favorables à des vitesses élevées. Avec 20 à 30 nœuds de sud-ouest au départ, donc pas de mer le long des côtes bretonnes, les Ultimes vont très vite atteindre la pointe Bretagne. Les marins solitaires attaqueront dès la première nuit la partie la plus difficile et risquée de ce Rhum : le passage d’un front froid avec bascule de vent du sud-ouest au nord-ouest et une très forte houle avec une mer croisée au large de la mer d’Iroise.

 

S’ils passent les premières 24 heures sans encombres, ils pourront ensuite profiter du toboggan atlantique pour descendre au portant à des vitesses de plus en plus élevées (au fur et à mesure que la mer sera moins casse-bateaux) vers les Canaries.

 

Des conditions météo qui ne s’annoncent pas trop favorables aux “petits“ MOD 70 – à cause de la mer très agitée – ni au très grand  Spindrift 2 – à cause des zones de transition à gérer – mais qui pourrait faire le bonheur des quatre autres concurrents Loïck Peyron, Thomas Coville, Francis Joyon et Lionel Lemonchois.

 

Reste à savoir si le retard pris par Yann Guichard dans les premières 24 ou 48 heures se rattrapera dans les alizés lorsqu’il faudra allonger la foulée ? Un scénario idéal en tout cas pour garantir un certain suspense à cette course… Et décrocher en même temps un nouveau chrono record !

 

MAJ 10.11.14 : Record battu ! Pour sa septième participation, Loïck Peyron a remporté la 10e édition de la Route du Rhum à bord du maxi trimaran Banque Populaire VII. En 7 jours 15 heures et 8 minutes, il bat le précédent record de 2 heures 10 minutes.