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Louis Vuitton de retour dans la Coupe !

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C’est une histoire d’amour qui dure depuis plus de 30 ans. Avec ses hauts et ses bas. Ses engueulades et ses rabibochages. Mais cette love story entre Louis Vuitton et l’America’s Cup va se prolonger au moins jusqu’en 2017… et une 9e édition de la Louis Vuitton Cup.

 

C’est ce que vient d’annoncer ACEA (America’s Cup Event Autorithy) dirigée par le quadruple vainqueur de la Coupe, Russell Coutts. Le Néo-Zélandais ne donne évidemment pas le détail financier du contrat, bien qu’il semble inférieur à la dernière édition à San Francisco en 2013. Pour mémoire, cette dernière Louis Vuitton Cup fut un véritable fiasco sportif avec seulement trois challengers dont un, Artemis Racing, qui n’avait pas participé aux Round Robin…

 

L’aiguière d’argent et son célèbre écrin devant la toute nouvelle Fondation Louis Vuitton dans le bois de Boulogne. © photo : Koto Bolofo / Louis Vuitton Malletier

 

Bien que des rumeurs couraient depuis quelques temps, cette annonce reste une vraie surprise tant les liens entre Vuitton et la Coupe s’étaient distendues depuis une dizaine d’années. D’abord avec ACM dont Louis Vuitton n’avait pas apprécié l’approche mercantile et un brin totalitaire de la 32e édition à Valence en 2007. Il avait fallu toute l’influence d’Yves Carcelle, alors P-D.G de Louis Vuitton, pour revenir flirter avec la vieille dame à San Francisco en 2013, malgré l’avis contraire de Bernard Arnault, le grand patron de LVMH.

 

Le décès d’Yves Carcelle l’an dernier semblait définitivement clore cette belle histoire d’amour. D’autant que les relations entre Carcelle et Michael Burke, son successeur au poste, n’étaient pas des plus cordiales. Sans parler des nombreuses polémiques qui polluent l’environnement de la Coupe depuis la dernière édition : choix contesté des Bermudes, un paradis fiscal de 60 000 habitants ; réduction récente de la taille des bateaux de 62 à 48 pieds, etc.

 

Beaucoup de voix s’élèvent pour dire que la Coupe de l’America n’est plus ce qu’elle était. Peut-être que le retour de Louis Vuitton va sauver un brin de tradition qui fait aussi toute la splendeur de cette épreuve à nulle autre pareille.

 

En attendant, les crânes d’œuf d’ACEA et de Vuitton ont dû phosphorer grave pour rebaptiser les épreuves avec des noms alambiqués qui vont donner des migraines aux fans de twitter. Ainsi, les America’s Cup World Series – déjà un nom assez long ! – sont rebaptisés les Louis Vuitton America’s Cup World Series (ouf !), tandis que la Louis Vuitton Cup – un nom associé aux éliminatoires des challengers et qui parle à tous les voileux – est remplacée par les Louis Vuitton America’s Cup Qualifiers et Louis Vuitton America’s Cup Playoffs. Enfin, l’America’s Cup Match devient l’America’s Cup Match presented by Louis Vuitton… Allez, champagne !

 

 

Le circuit qui décolle !

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Huit équipes, cinq étapes dans des villes prestigieuses, et des nouvelles équipes de renom ! Le Bullit GC32 Racing prend une nouvelle dimension cette année. C’est inévitable, l’avenir de la voile de compétition est aux bateaux qui volent…

 

Encore au stade du balbutiement l’an dernier, le circuit des petits catamarans volants GC32 commence à attirer quelques grandes équipes, dont Spindrift Racing, Alinghi et Oman Sail… Ces deux dernières équipes ont notamment sillonné le circuit des Extreme 40. Oman Sail continuera (pour combien de temps ?) à disputer les deux compétitions. Va-t-il y avoir un effet de vases communicants entre les deux circuits ces prochaines années ?

 

Avec le Team ENGIE (ex-GDF Suez) des deux Sébastien (Rogues et Col), le Team ZouLou d’Erik Maris, un habitué du D35 et de l’Extreme 40 et l’arrivée du Spindrift Racing de Yann Guichard, la France est la mieux représentée des cinq nations présentes sur ce nouveau circuit.

 

Par son budget réduit, sa facilité de transport et sa capacité à produire des régates spectaculaires avec des catamarans volants, ce circuit pourrait bien devenir l’antichambre de la Coupe de l’America.

 

Première étape en Autriche la semaine prochaine, sur le lac Traunsee, avant d’aller à Cowes, Kiel, Rome et Marseille…

 

 

Trois GC32 en vol lors du Test Event de Marseille fin avril. © photo : Sander van der Borch (Bullit GC32 Racing).

 

Equipes engagées :

- Alinghi (SUI) : Ernesto Bertarelli / Morgan Larson

- Armin Strom Sailing Team (SUI) : Flavio Marazzi / Chris Draper

- Spindrift Racing (FRA) : Yann Guichard

- Sultanate of Oman (OMA) : Leigh McMillan

- Team Argo 32 (USA) : Jason Caroll

- Team ENGIE (FRA) : Sébastien Rogues / Sébastien Col

- Team SPAX Solution (NED) : Laurent Lenne

- Team ZouLou (FRA) : Erik Maris

 

Circuit 2015 du Bullit GC32 Racing :

- Austria Cup : 27-31 mai à Traunsee (Autriche)

- Cowes Cup : 24-27 juin

- Kiel Cup : 30 juillet – 2 août

- Rome Cup : 27-30 août

- Marseille One Design : 30 septembre – 3 octobre

 

 

A quand un Vendée Globe en multi ?

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Quatre nouveaux maxi-trimarans construits en l’espace de quatre ans, voilà enfin le renouveau tant attendu des multicoques depuis la disparition des Orma en 2008 et le fiasco malheureux des MOD 70 qu’on connaît. A noter que malgré la crise, c’est finalement vers le gigantisme que les skippers et leurs sponsors se tournent pour créer l’événement. De 18 mètres (Orma), on est passé à 21 mètres (MOD 70) et maintenant à plus de 31 mètres avec cette nouvelle génération baptisée les Maxi-Solo…

 

Thomas Coville a mis à l’eau l’année dernière le premier de cette nouvelle génération avec Sodebo Ultim’, une renaissance du trimaran d’ Olivier de Kersauson, Geronimo, dont il n’a gardé que les bras et 2/3 des flotteurs.

 

Cette année, c’est évident le Macif 2 de François Gabart qui sera la grande attraction de l’été.

 

Et dans deux ans, verront le jour Banque Populaire IX et Gitana 16 17. En attendant d’autres nouveaux Maxi-Solos. Spindrift 3 ? Un projet Engie (ex-GDF Suez) ?

 

Avec les anciens maxi-trimarans, dont certains restent très compétitifs, cela va faire une jolie flotte et forcément relancer le projet d’un équivalent de Vendée Globe, mais en multicoque.

En janvier 2008, Pen Duick avait annoncé le projet de ce tour du monde en solitaire en multicoque avec le Brest Ultime Challenge, prévu pour 2011. Ce sera peut-être pour 2019 avec qualification sur la Route du Rhum 2018 ?

 

Liste chronologique des trimarans qui pourraient participer à la future course autour du monde en solo :

 

Idec 3 (ex-Groupama 3, BP VII) (2006) : Francis Joyon

Sodebo 2 (2007) : à vendre

Ex-Idec Sport (2007) : Guo Chuan

Spindrift 2* (ex-Banque Populaire V) (2008) : Yann Guichard

Sodebo Ultim’ (ex-Geronimo) (2014) : Thomas Coville

Macif 2 (2016) : François Gabart

Banque Populaire IX (2017) : Armel Le Cléac’h

Gitana 16 17 (2017) : Sébastien Josse

 

 

* Dans sa configuration actuelle, Spindrift 2 ne peut pas faire un tour du monde en solo. Mais qui sait, d’ici 2019, ce qui pourrait être encore modifié sur le plus grand trimaran du monde ?

 

Drôle de rencontre !

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Au large des Antilles, après 11 jours de course depuis le départ d’Itajai (Brésil), les coureurs de la Volvo Ocean Race ont croisé des bancs d’algues jaune-orangé qu’il valait mieux éviter…

 

© photo : Amory Ross / Team Alvimedica / Volvo Ocean Race

 

L’équipage dubitatif de Team Alvimedica se trouve alors en cinquième position, à 38 milles du leader, Abu Dhabi Ocean Racing. L’équipage franco-chinois de Charles Caudrelier (Dongfeng Racing Team), en deuxième position, ne compte que 4 milles de retard sur le premier.

 

Tous sont attendus jeudi prochain à Newport (USA), terme de cette sixième étape.

 

Trio infernal !

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Joli podium sur la Solo Maître Coq le week-end dernier ! Du très lourd même avec dans l’ordre de classement Yann Eliès, Jérémie Beyou et Morgan Lagravière. Cinq victoires sur la Solitaire du Figaro et cinq titres de Champion de France de Course au Large en Solitaire à eux trois… Excusez du peu !

 

 

De gauche à droite : Jérémie Beyou (Maître Coq), Yann Eliès (Groupe Queguiner) et Morgan Lagravière (Safran)… © photo : Christophe Favreau / Solo Maître Coq 2015.

 

Ce qui interpelle le plus, c’est que pour ces trois lascars, le circuit Figaro n’est pas leur priorité de l’année ! Eh non, ils ont tous les trois un 60 pieds IMOCA et un calendrier ad hoc pour préparer leur objectif à tous : le Vendée Globe 2016 ! De quoi occuper pas mal leurs longues journées…

 

Mais étant donné le niveau grandissant du circuit IMOCA, l’entraînement sportif et la compétition – quel que soit le support – deviennent une obligation pour les futurs tour-du-mondistes s’ils veulent rester compétitifs… Ces trois-là l’ont bien compris.

 

Si Morgan Lagravière, le seul des trois qui vient de mettre à l’eau un nouveau 60 pieds, ne participera pas à la Solitaire du Figaro en juin, les deux autres en seront forcément les grands favoris. L’un, Jérémie Beyou, tentera de réaliser un quadruplé ; un exploit que personne n’a encore accompli. Tandis que l’autre, Yann Eliès, vainqueur des deux premières courses de la saison (Solo Normandie et Solo Maître Coq), tentera pour sa part de rejoindre Jérémie dans le club encore assez fermé des triples vainqueurs où l’on retrouve Philippe Poupon, Jean Le Cam, Michel Desjoyeaux et donc Jérémie Beyou… Beau duel en perspective entre Bordeaux et Dieppe, en passant par l’Espagne, la Bretagne et l’Angleterre.

 

 

Le Japon de retour dans la Coupe ?

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Après trois participations successives dans les années 90, le Japon pourrait faire son grand retour dans la Coupe de l’America. Cette participation, dont on entend parler depuis plusieurs mois, devrait être confirmée en fin de semaine prochaine.

 

Par manque d’expérience de la régate et notamment du match-racing, Nippon puis Nippon Challenge – noms successifs des défis japonais – avaient largement fait appel à des marins et skippers néo-zélandais et australiens. Cela leur a permis de réaliser des parcours fructueux tous les trois terminés au stade des demi-finales. En 1992, sous la houlette du génialement déjanté Chris Dickson, Nippon avait même terminé premier des huit challengers à l’issue des trois Round Robin. En 1995, John Cutler avait terminé quatrième et Peter Gilmour avait hissé Nippon Challenge à la deuxième place des Round Robin en 2000, juste derrière Luna Rossa, futur vainqueur de la Louis Vuitton Cup.

 

Cette fois-ci, le probable challenger japonais pourrait faire appel à un autre champion néo-zélandais : Dean Barker. Néanmoins, le skipper du bateau devrait être un Japonais. Sponsorisé par SoftBank, l’équipe, représentante du Kansai Yacht Club, sera surtout soutenue par le P-D.G de cette boîte, Masayoshi Son, 75e fortune mondiale et dont le patrimoine est estimé à près de 14 milliards $. Pour la petite histoire, Masayoshi Son et Larry Ellison habitent le même quartier de San Francisco, Woodside, rebaptisée la baie des milliardaires.

 

Et comme Team France, le futur défi japonais pourrait bénéficier d’un partenariat architectural avec le Defender. Reste à savoir s’ils seront prêts à temps pour participer à la régate d’avant-saison qui sera organisée en mai à Portsmouth, ou s’il faudra attendre l’ouverture de la saison des America’s Cup World Series en juillet –  toujours à Portsmouth puisque l’étape italienne de Cagliari début juin a été annulée suite au retrait de Luna Rossa pour voir flotter à nouveau le drapeau japonais dans la Coupe de l’America

 

Team France : les bonnes nouvelles !

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Toujours sans partenaire principal, Team France était au pied du mur. Comment trouver 1,9 million $ d’ici début mai pour payer le deuxième versement de l’inscription (900 000 $) et la caution (1 million $) ? En Février, Franck l’avait annoncé. S’ils n’ont pas de sponsor principal d’ici fin avril, ils ne paieront pas ce deuxième versement et donc renonceront à participer à la 35e édition de l’America’s Cup.

 

Mais depuis, les bonnes nouvelles s’enchaînent pour Team France !

 

D’abord, cette réduction de la taille des bateaux, et donc des budgets.

En réduisant la taille des catamarans de 62 à 48 pieds, l’organisateur ACEA  a fait un beau cadeau aux Français et aux Britanniques, les deux équipes toujours à la recherche de leur financement. Une décision prise à la majorité des challengers (Artemis, Ben Ainslie Racing et Team France) mais qui a fortement déplu aux Néo-Zélandais, et surtout aux Italiens de Luna Rossa qui ont décidé de se retirer de la compétition. Avec ce changement, Franck Cammas a estimé que le budget recherché n’était plus de 40 à 50 millions €, mais de 15 à 20 millions € seulement ! Pas pareil…

 

Deuxième bonne nouvelle révélée sur l’antenne d’Europe 1 lundi matin par Franck himself  et que vous pouvez réécouter ici sur dailymotion :

 

« Oracle Team USA a décidé de partager leurs plans et de collaborer avec Team France, a-t-il déclaré au micro de Patrick Roger. Ça nous fait gagner énormément de temps. Et cela nous donne la certitude d’avoir le meilleur bateau sur l’eau si on part ! On gagne donc du temps et une certaine crédibilité technique avec cet avantage… » Tu m’étonnes ! Un sacré coup de pouce qui peut vous faire passer du rôle de faire-valoir d’un petit challenger à celui d’un sérieux prétendant à la victoire finale…

 

Il y a trois ans, Energy Team avait déjà conclu le même type d’accord avec Team New Zealand Oracle Team USA au cas où les frères Peyron trouvent le financement nécessaire pour participer à la 34e America’s Cup en 2013 à San Francisco. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Espérons que cette fois-ci, avec toutes ces bonnes nouvelles qui s’enchaînent pour Team France, une autre bonne nouvelle s’ajoute à la liste avec l’annonce prochaine d’un partenaire titre pour que la France soit enfin de retour dans cette compétition vieille de plus de 160 ans…

 

Une Coupe au rabais ?

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Dans leur blog toujours très documenté (à lire ici) sur la Coupe de l’America, François Chevalier et Jacques Taglang, véritables historiens de l’aiguière d’argent, se demandent où s’arrêtera la dégringolade. L’annonce de la réduction des coûts en changeant de support pour passer des ex-futurs AC62 aux futurs ex-AC45 a de quoi surprendre les passionnés de la Coupe.

 

Il est vrai qu’hormis le petit catamaran à aile Stars & Stripes de 60 pieds barré par Dennis Conner en 1988 lors du Mismatch, les voiliers de la Coupe de l’America n’ont jamais mesuré moins de 63 pieds. C’était l’époque des fameux 12 Mètre JI de 1958 à 1987. Les Class America mesuraient 25 mètres de long et les Class J plus de 30 mètres. Au début du XXe Siècle, les plus grands voiliers de la Coupe de l’America mesurait jusqu’à plus de 40 mètres de long !

 

C’est aussi ça qui rend cette épreuve exceptionnelle… La majesté, et le caractère unique des voiliers qui tentent de remporter le vieux pichet d’argent.

 

Avec les AC45, la Coupe de l’America se disputera pour la première fois sur des bateaux aussi petits. Moins de 14 mètres de long !

 

D’où cette illustration de François Chevalier qui se demande jusqu’où ira la Coupe… et de suggérer ironiquement qu’elle se dispute un jour en Moth à foils !

 

 © François Chevalier

 

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

 

 

La Barcelona quoi ?

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C’est dans l’indifférence quasi générale que se terminera demain la troisième Barcelona World Race avec la victoire – annoncée depuis plus de deux mois ! – de Bernard Stamm et Jean Le Cam sur Cheminées Poujoulat. Les organisateurs de la course et la classe IMOCA ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Comment expliquer un tel fiasco ?

 

1) Le calendrier : tout le monde sait que le Vendée Globe est la plus grande course du circuit IMOCA. Pas de débat là-dessus ! Et donc que les skippers établissent leur calendrier en fonction de cet Everest de la voile. Résultat : aucun bateau neuf au départ de la Barcelona World Race cette année– trop marginal le monocoque de Nandor Fa n’est pas compté. Les nouveaux bateaux commencent à être mis à l’eau ce printemps.

Vouloir alterner les années paires avec le Vendée Globe est donc une fausse bonne idée. Car il ne peut pas y avoir de nouveaux bateaux au départ ! Ce qui est forcément une source d’intérêt pour les médias… Mieux vaudrait disputer la Barcelona l’hiver précédent le Vendée Globe, comme ce fut le cas de la première édition en 2007-2008. Sur les neuf bateaux au départ cette année-là, sept disputaient le Vendée Globe un an plus tard. Un excellent moyen finalement de se préparer au Vendée ? Et pour la Barcelona d’avoir un plateau relevé de nouveaux bateaux…

 

2) Peu de vrais sponsors : autre conséquence du calendrier, la Barcelona n’attire pas les sponsors – notamment français – qui préfèrent mettre le paquet sur la Route du Rhum deux mois plus tôt. Sur les huit bateaux au départ, deux seulement sont véritablement sponsorisés par des partenaires durables : Cheminées Poujoulat et Hugo Boss. Les autres sont des sponsors ponctuels trouvés par l’organisateur pour aider des skippers et aligner au moins huit bateaux au départ. GAES, Neutrogena, Renault et We Are Water étaient déjà partenaires de concurrents en 2011-2012, mais sans continuité entre les deux éditions. Cette année, on peut ajouter Pharmaton, et cela fait cinq bateaux sur huit avec des sponsors éphémères.

 

3) Pas de suspense : cette année, l’intérêt de la course s’est réduit à néant avec l’abandon d’Hugo Boss au Brésil après moins de 15 jours de course. Mais pas sûr que le suspense aurait été plus intense sans cet abandon tant la différence de potentiel entre les bateaux étaient immense sur cette 3e édition. Le bateau d’Alex Thomson était le seul de dernière génération. Il s’agit de l’ex-Virbac Papre 3 (plan VPLP/Verdier 2010) vainqueur de la 2e édition avec le duo Jean-Pierre Dick/Loïck Peyron. Son principal rival, Cheminées Poujoulat est un plan Farr 2007 (l’ex-Foncia vainqueur du Vendée Globe 2008-2009 avec Michel Desjoyeaux). Quatre autres monocoques sont de la même génération 2007 et auraient pu offrir une certaine concurrence à Cheminées Poujoulat : on retrouve trois plans Farr, GAES (exGitana Eighty), Neutrogena (exEstrella Damm) et We Are Water (ex-Paprec Virbac 2) et un plan Finot-Conq, Renault Captur (ex-Brit Air). Mais les équipages de ces quatre bateaux n’avaient ni l’expérience ni le talent du tandem Bernard Stamm/Jean Le Cam pour pouvoir rivaliser avec les deux vieux loups de mer.

 

Le seul point positif dont peuvent se réjouir conjointement les organisateurs espagnols et la classe IMOCA est le très faible taux d’abandon sur la course. Un seul sur huit concurrents au départ. Merci aux escales techniques autorisées qui ont permis d’éviter trois abandons supplémentaires. Ce qui aurait porté le taux à 50%, l’équivalent du Vendée Globe

 

Difficile semaine !

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Il n’est jamais facile d’écrire après une disparition aussi soudaine et tragique. La mort de Florence Arthaud nous renvoie à la fois les merveilleuses pages qu’elle a écrites dans l’histoire de la course au large et la violence avec laquelle une vie peut être arrachée.

 

Beaucoup de choses viennent d’être écrites ces derniers jours sur Florence, ainsi que sur Camille Muffat et Alexis Vastine, les deux autres grands champions disparus dans l’accident d’hélicoptère. Mais je m’étonne que les cinq autres victimes françaises, les journalistes, cameramen et réalisateurs de la production, n’aient reçu aucun hommage. A peine quelques lignes dans la presse, et encore…

 

Pourtant, eux aussi ont perdu la vie et elles ne valaient pas moins que celles des trois autres. L’émotion n’est pas la même car ils n’étaient pas connus, n’ont pas suscité de grandes émotions collectives comme les sportifs peuvent le faire grâce à leurs exploits. Mais leurs familles et leurs amis sont tout aussi endeuillés. Sans oublier les deux pilotes argentins dont seule l’enquête pourra déterminer leurs responsabilités ou non dans cet accident. C’est donc aux sept autres victimes, Lucie Mei-Dalby, Brice Guilbert (32 ans), Volodia Guinard (36 ans), Laurent Sbasnik (40 ans), Edouard Gilles (61 ans) et les pilotes Juan Carlos Castillo et Cesar Roberto, très peu mentionnés dans les médias, que je veux dédier ce post.

 

Cette semaine, je pensais d’abord écrire un post sur le rapport réalisé et publié par une entité indépendante sur l’échouement de Team Vestas Wind dans la 2e étape de la Volvo Ocean Race. Un rapport complet de 77 pages qui tente de ménager mais est bien obligé de pointer les erreurs commises par l’équipage. Et notamment celles du navigateur Wouter Verbraak et du skipper Chris Nicholson, qui était de quart au moment de l’échouement, dans leur préparation de cette étape puis dans la gestion sur l’eau de la navigation aux abords de ces récifs que les deux hommes prenaient pour des hauts-fonds. Moi qui ai régulièrement critiqué dans ce blog le verrouillage de la communication de l’organisation de la Volvo Ocean Race, je tenais à souligner cette fois-ci leur transparence appréciable dans le résultat de cette enquête.

 

Je voulais aussi revenir sur l’affaire Dean Barker qui secoue toute la Nouvelle-Zélande. Débarqué de son double rôle de barreur et directeur sportif, Deano a refusé l’offre du board de TNZ de devenir coach du team et responsable de la performance. Glenn Ashby, régleur de l’aile, devient le nouveau directeur sportif tandis que le jeune et ultra talentueux Peter Burling prend la barre des différents bateaux kiwis. Une chose est sûre : l’expérience de Dean Barker devrait intéresser d’autres syndicats qui préparent la 35e America’s Cup. Reste à savoir chez qui pourrait rebondir le barreur qui a disputé quatre finales de la Coupe (pour une seule victoire en 2000)…

 

On aurait pu aussi parler du cyclone Pam dont les vents de plus de 100 nœuds menacent la Nouvelle-Zélande et ont obligé le report de la 5e étape de la Volvo Ocean Race, entre Auckland et Itajai (Brésil) de dimanche à mardi ou mercredi. Dans L’Equipe de ce vendredi, sous la plume d’Anouk Corge, Pascal Bidégorry plaisante à propos de ce cyclone : « Dimanche, ça ressemble à la fin du monde mais lundi c’est sûr, c’est la fin du monde ! »

 

Malheureusement, en Argentine, lundi dernier, c’était vraiment la fin du monde pour dix personnes.