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Un faux test !

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Avant la Transat Jacques Vabre en octobre, la Rolex Fastnet Race était la première vraie confrontation entre la nouvelle et l’ancienne génération de monocoques IMOCA.

 

D’un côté, Safran et Banque Populaire VIII, tout nouveaux tout beaux avec leurs dérives foils que tout le monde observe attentivement.

 

De l’autre, l’ex-Macif, désormais SMA, PRB et Queguiner-Leucémie Espoir, trois des meilleurs monocoques de la génération précédente.

 

Cinq autres 60 pieds IMOCA complètent cette belle flotte de dix concurrents partie dimanche de Cowes.

 

Malheureusement, la météo est venue jouer les trouble-fêtes. La pétole qui a sévit sur l’aller vers le légendaire phare irlandais n’a pas permis de juger les différences de potentiel. Et les écarts étaient trop conséquents dans la redescente pour tirer la moindre conclusion.

 

Néanmoins, il est intéressant de constater que sans la grossière erreur de parcours du duo Paul Meilhat/Michel Desjoyeaux (SMA) qui a “juste“ oublié que les îles Scilly faisaient partie des marques à contourner au retour – alors qu’il était en tête ! – le podium serait constitué uniquement de bateaux de l’ancienne génération. Au final, c’est Vincent Riou et Sébastien Col (PRB) qui s’imposent devant Yann Eliès et Charlie Dalin (Queguiner-Leucémie Espoir). Morgan Lagravière et Nicolas Lunven prennent la troisième place sur Safran, le premier des deux nouveaux bateaux. Banque Populaire VIII d’Armel Le Cléac’h et Erwan Tabarly était encore en mer à la 6e place mercredi après-midi.

 

Le vrai test sera donc la Transat Jacques Vabre, à un an du prochain Vendée Globe

 

Un vrai test !

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Le test event de Rio – à un an des JO – qui débute demain pour les marins de l’équipe de France de voile olympique sera un vrai test à plus d’un titre…

D’abord d’un point de vue sportif, évidemment, pour conforter sa domination – Billy Besson/Marie Riou en Nacra 17, Charline Picon en planche à voile – ou bien pour confirmer l’actuelle hiérarchie au sein de l’équipe de France dans les autres séries.

Mais ce sera aussi un test sanitaire pour les athlètes qui vont régater dans les eaux polluées de la baie de Guanabara. Un sujet qui fait polémique bien au-delà du cercle des sportifs, et mobilise aussi les écolos brésiliens. Leur inquiétude est légitime. Selon l’AFP, « des monceaux de détritus sont visibles alors qu’une bouche d’égout déverse à flot constant une eau marron où flottent des excréments humains. » Gloups…

Guillaume Chiellino, le directeur de l’équipe de France, tente néanmoins de posiviter. « En effet, l’eau n’est pas trop belle, mais pour notre sport, ça va être grandiose d’avoir des images sous le Pain de Sucre ou le Corcovado (…). Je pense que ça nous fait oublier que l’eau n’est pas transparente » a-t-il confié à l’AFP. Cela n’empêche pas les concurrents de « prendre toutes les précautions médicales » appropriées !

Pour cette année, c’est donc fichu ! Reste plus qu’à espérer que le gouvernement brésilien fera le nécessaire pour améliorer les conditions de navigation d’ici l’année prochaine pour les vrais Jeux…

Sans commentaires… crédit photo : AFP.

Frustrant !

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On attendait ce moment avec impatience depuis longtemps. Depuis un soir de septembre 2013 plus précisément. Après l’incroyable come-back de Oracle Team USA face à Emirates Team New Zealand lors de la 34e America’s Cup

 

Le week-end dernier avait lieu le premier AC World Series en vue de la 35e édition de l’America’s Cup aux Bermudes en 2017. C’était à Portsmouth, en Grande-Bretagne. Juste en face de l’île de Wight où tout a commencé un jour d’été 1851 devant la Reine Victoria.

 

Les Anglais avaient mis les petits plats dans les grands pour accueillir le gratin de la voile mondiale. Le Prince William et Kate Middleton avaient fait le déplacement. Des tribunes géantes avaient été dressées sur les pelouses pour accueillir les dizaines de milliers de spectateurs (60 000 selon les organisateurs !).

 

Et pour que les régates soient encore plus spectaculaires, les “anciens“ AC45 ont été dotés de foils afin qu’ils volent au-dessus de l’eau comme leurs grands frères de 72 pieds l’ont fait dans la baie de San Francisco.

 

Six équipes – et non des moindres – devaient en découdre. Oracle Team USA bien sûr, le defender, avec l’inamovible James Spithill à la barre. Les All Blacks de la voile of course, Emirates Team New Zealand, avec un nouveau duo Glenn Ashby (skipper/tacticien) / Peter Burling (barreur) qui ont remplacé Dean Barker, que l’on retrouve sur le bateau japonais Softbank Team Japan. Les premiers croisements seront-ils électriques ? Artemis Racing aussi, le malheureux candidat de 2013 de retour avec de nouvelles ambitions et toujours Nathan Outteridge aux commandes. Le très attendu Sir Ben Ainslie, quadruple Champion Olympique et tacticien d’Oracle Team USA en 2013, désormais à la tête de sa propre équipe sobrement baptisée Land Rover BAR (pour Ben Ainslie Racing). Et enfin, les premiers pas de Groupama Team France avec notre petit surdoué des mers, Franck Cammas.

 

Bref, on était impatient de voir ça… Quelle ne fut pas notre déception !

Tout ça pour voir seulement deux régates d’une demi-heure chacune ! Pfff…

La faute à la météo d’abord, puisque la journée du dimanche a été annulée.

La faute aux organisateurs aussi qui n’ont pas prévu qu’ils pouvaient faire mauvais temps en Angleterre ! Et n’avaient donc pas de plan B pour prolonger l’épreuve jusqu’au lundi. Ou bien démarrer le vendredi en anticipant le coup de vent du dimanche…

La faute aux organisateurs encore. Car les régates, à l’exception de deux croisements et trois ruades d’AC45 tel un pur-sang indomptable, n’avaient rien de palpitantes. Les bords étaient trop longs par rapport aux faibles conditions de vent le samedi.

Au point de se souvenir qu’en 2012, les AC World Series étaient bien plus impressionnants. Est-ce par qu’il y avait une douzaine d’équipes sur la ligne de départ contre la moitié aujourd’hui ? Peut-être… Mais à l’époque, les AC45 ne volaient pas et c’était quand même très spectaculaire.

 

Espérons qu’à Göteborg, les conditions météo participeront à nous offrir un beau spectacle et qu’ACEA aura l’idée de raccourcir les bords, quitte à faire plus de tours, si le vent faiblit…

 

Question subsidiaire : 2 millions d’euros (budget estimé pour l’organisation d’un ACWS) pour deux courses de 30 minutes, ça fait cher la minute de régate, non ?

 

L’une des belles ruades à laquelle on a assisté ce week-end à Portsmouth… © photo : ACEA

 

 

Triplé historique !

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Ce n’est pas le genre à faire des vagues ! Au contraire, ce duo-là préfère tracer un sillage limpide, le moins turbulent possible pour laisser tous ses adversaires loin derrière.

 

Alors que le Tour de France cycliste et le tournoi de Wimbledon occupaient quasiment tout l’espace médiatique sportif, leur performance est une nouvelle fois passée quasiment inaperçue. Pourtant, ils viennent de décrocher un troisième titre de Champions du Monde consécutif ! Plutôt rare en France, quel que soit le sport… Cela aurait mérité les JT de 20h, non ? Mais en France, seule la course au large est reconnue du grand public. Un marin lambda qui trouve un budget pour le Vendée Globe devient un héros. Mais eux, qui s’entraînent plus de 200 jours par an depuis des années, avec une rigueur et un dévouement dignes des plus grands athlètes, n’ont le droit à l’admiration que d’une poignée de passionnés.

 

De qui s’agit-il ? Des discrets mais redoutables Billy Besson et Marie Riou, qui ont décroché au Danemark la semaine dernière leur troisième couronne mondiale en Nacra 17, le futur catamaran olympique. Autant dire qu’ils seront l’an prochain à Rio notre meilleure chance de rapporter enfin une médaille d’or en voile aux prochains Jeux Olympiques. Ce qu’on attend depuis plus de dix ans et le titre de Faustine Merret en planche à voile à Athènes. Toute l’équipe de France olympique, avec Charline Picon notamment qui survole elle aussi la planche à voile féminine, n’a jamais connu une telle homogénéité. Et si la voile française rapportait plus de médaille que le judo ou l’escrime, deux disciplines longtemps pourvoyeuses de médailles aux JO ? Cela aiderait peut-être à mieux médiatiser cette partie immergée de la voile tricolore…

 

 

Billy Besson et Marie Riou sous les projecteurs de l’excellent photographe Franck Socha (www.francksocha.com)

 

 

Lorient ou Concarneau ?

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Solo ou équipage ?

Monotypes de 10 mètres ou monotypes de 22 mètres ?

Bref, Volvo Ocean Race ou Solitaire du Figaro ?

 

Aujourd’hui, les Bretons du sud (et les autres en faisant un peu plus de route !) ont le choix entre la régate In-Port de la Volvo Ocean Race à Lorient, à 14h, et le départ de la 3e étape de la Solitaire du Figaro – Eric Bompard à Concarneau, à 16h. Choix cornélien !

 

D’un côté, la puissance de feu d’une course à gros budget avec un énorme village, des grandes animations, sept monotypes impressionnants, un équipage franco-chinois qu’il faut soutenir pour qu’il reste sur le podium finale, mais un suspense réduit à néant avec la victoire certaine d’Abu Dhabi Ocean Racing.

 

De l’autre, une ambiance plus familiale, des bateaux démodés, trente-neuf solitaires affamés et un suspense encore entier même si Yann Eliès a pris les commandes de 4 minutes sur Xavier Macaire et n’a pas l’habitude de les lâcher.

 

Alors cet après-midi, vous irez à Lorient ou à Concarneau ?

 

Seul Internet permettra de suivre les deux événements en même temps. Mais rien ne remplace l’ambiance sur l’eau…

 

Sens dessus dessous

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Ah la psychologie ! Merveilleux terrain d’exploration de l’âme humaine…

 

Dans une publicité récente pour un chocolat on demande à de faux cobayes ce qu’ils voient en regardant un morceau dudit chocolat.

 

J’ai envie de vous poser la même question. Que voyez-vous dans cette image prise par l’ami Marcus Hutchinson (qui n’a rien à voir avec Magnus Henderson, qu’on se le dise !) aujourd’hui à Port-La Forêt ?

 

© photo : Marcus Hutchinson

 

Allez, je commence, à vous de poursuivre :

 

- pessimiste : il n’ira pas bien loin comme ça !

- pragmatique : ont-ils pensé à fermer la descente ?

- culinaire : ils se compliquent un peu la vie pour réaliser une crème renversée…

- pointilleux : ils ont bien fait de retirer les dérives foils pour ne pas les abîmer au cours du test.

- parano : qui nous dit qu’il n’y a pas des hommes-grenouilles de Gitana sous l’eau pour prendre des photos de détails du plan de pont ?

- cruel : sur SMA, Paul Meilhat (c’est pas lui, mais c’est pas grave !) découvre le bateau qu’il préférerait avoir !

- érotique : aujourd’hui, même les bateaux tentent le 69 !

- cynique : prévenez Armel Le Cléac’h que ça glisse sur la coque !

- psychologique: c’est l’image d’une passation de pouvoir entre deux générations de monocoques IMOCA. Comme souvent, l’image est trompeuse. Ce n’est pas forcément celui qu’on croit qui a la tête à l’envers.

- psychanalytique : cette image violente – à ne surtout pas montrer aux enfants ! – révèle en même temps la cruauté de l’économie libérale où banques et assurances s’affrontent sans merci. Paul Meilhat (toujours pas lui, mais on s’en fout !) assiste à la naissance de son adversaire. Une scène qui le renvoie à son enfance, sa peur du noir et de l’eau et qui pourrait le hanter lors de ses prochaines nuits en mer…

- Bestial : dans le clan des IMOCA, un nouveau chef de meute est arrivé qui, tout de suite, montre sa puissance érectile aux autres mâles du clan en dressant sa quille bien droite dans le ciel !

- égocentrique : je fais ça tous les matins avec mon Laser et on en fait pas toute une histoire !

- pervers : sait-on ce que fait Armel tout seul dans sa coque retourné ? Quoi ! Il n’est pas tout seul ! Ah, c’est vraiment dégoûtant…

- sérieux : c’est le test obligatoire de retournement à 180° que doivent passer tous les nouveaux monocoques IMOCA afin de montrer qu’ils peuvent se redresser seuls en cas de retournement suite aux chavirages du Vendée Globe 96-97, et notamment celui de Thierry Dubois dont le bateau était resté à l’envers malgré sa quille encore présente.

 

A vous…

 

* le titre est un clin d’œil à un grand psychologue et explorateur de l’âme humaine, mais avant tout humoriste du XXe siècle qui savait merveilleusement jongler avec les mots…


Louis Vuitton de retour dans la Coupe !

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C’est une histoire d’amour qui dure depuis plus de 30 ans. Avec ses hauts et ses bas. Ses engueulades et ses rabibochages. Mais cette love story entre Louis Vuitton et l’America’s Cup va se prolonger au moins jusqu’en 2017… et une 9e édition de la Louis Vuitton Cup.

 

C’est ce que vient d’annoncer ACEA (America’s Cup Event Autorithy) dirigée par le quadruple vainqueur de la Coupe, Russell Coutts. Le Néo-Zélandais ne donne évidemment pas le détail financier du contrat, bien qu’il semble inférieur à la dernière édition à San Francisco en 2013. Pour mémoire, cette dernière Louis Vuitton Cup fut un véritable fiasco sportif avec seulement trois challengers dont un, Artemis Racing, qui n’avait pas participé aux Round Robin…

 

L’aiguière d’argent et son célèbre écrin devant la toute nouvelle Fondation Louis Vuitton dans le bois de Boulogne. © photo : Koto Bolofo / Louis Vuitton Malletier

 

Bien que des rumeurs couraient depuis quelques temps, cette annonce reste une vraie surprise tant les liens entre Vuitton et la Coupe s’étaient distendues depuis une dizaine d’années. D’abord avec ACM dont Louis Vuitton n’avait pas apprécié l’approche mercantile et un brin totalitaire de la 32e édition à Valence en 2007. Il avait fallu toute l’influence d’Yves Carcelle, alors P-D.G de Louis Vuitton, pour revenir flirter avec la vieille dame à San Francisco en 2013, malgré l’avis contraire de Bernard Arnault, le grand patron de LVMH.

 

Le décès d’Yves Carcelle l’an dernier semblait définitivement clore cette belle histoire d’amour. D’autant que les relations entre Carcelle et Michael Burke, son successeur au poste, n’étaient pas des plus cordiales. Sans parler des nombreuses polémiques qui polluent l’environnement de la Coupe depuis la dernière édition : choix contesté des Bermudes, un paradis fiscal de 60 000 habitants ; réduction récente de la taille des bateaux de 62 à 48 pieds, etc.

 

Beaucoup de voix s’élèvent pour dire que la Coupe de l’America n’est plus ce qu’elle était. Peut-être que le retour de Louis Vuitton va sauver un brin de tradition qui fait aussi toute la splendeur de cette épreuve à nulle autre pareille.

 

En attendant, les crânes d’œuf d’ACEA et de Vuitton ont dû phosphorer grave pour rebaptiser les épreuves avec des noms alambiqués qui vont donner des migraines aux fans de twitter. Ainsi, les America’s Cup World Series – déjà un nom assez long ! – sont rebaptisés les Louis Vuitton America’s Cup World Series (ouf !), tandis que la Louis Vuitton Cup – un nom associé aux éliminatoires des challengers et qui parle à tous les voileux – est remplacée par les Louis Vuitton America’s Cup Qualifiers et Louis Vuitton America’s Cup Playoffs. Enfin, l’America’s Cup Match devient l’America’s Cup Match presented by Louis Vuitton… Allez, champagne !

 

 

Le circuit qui décolle !

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Huit équipes, cinq étapes dans des villes prestigieuses, et des nouvelles équipes de renom ! Le Bullit GC32 Racing prend une nouvelle dimension cette année. C’est inévitable, l’avenir de la voile de compétition est aux bateaux qui volent…

 

Encore au stade du balbutiement l’an dernier, le circuit des petits catamarans volants GC32 commence à attirer quelques grandes équipes, dont Spindrift Racing, Alinghi et Oman Sail… Ces deux dernières équipes ont notamment sillonné le circuit des Extreme 40. Oman Sail continuera (pour combien de temps ?) à disputer les deux compétitions. Va-t-il y avoir un effet de vases communicants entre les deux circuits ces prochaines années ?

 

Avec le Team ENGIE (ex-GDF Suez) des deux Sébastien (Rogues et Col), le Team ZouLou d’Erik Maris, un habitué du D35 et de l’Extreme 40 et l’arrivée du Spindrift Racing de Yann Guichard, la France est la mieux représentée des cinq nations présentes sur ce nouveau circuit.

 

Par son budget réduit, sa facilité de transport et sa capacité à produire des régates spectaculaires avec des catamarans volants, ce circuit pourrait bien devenir l’antichambre de la Coupe de l’America.

 

Première étape en Autriche la semaine prochaine, sur le lac Traunsee, avant d’aller à Cowes, Kiel, Rome et Marseille…

 

 

Trois GC32 en vol lors du Test Event de Marseille fin avril. © photo : Sander van der Borch (Bullit GC32 Racing).

 

Equipes engagées :

- Alinghi (SUI) : Ernesto Bertarelli / Morgan Larson

- Armin Strom Sailing Team (SUI) : Flavio Marazzi / Chris Draper

- Spindrift Racing (FRA) : Yann Guichard

- Sultanate of Oman (OMA) : Leigh McMillan

- Team Argo 32 (USA) : Jason Caroll

- Team ENGIE (FRA) : Sébastien Rogues / Sébastien Col

- Team SPAX Solution (NED) : Laurent Lenne

- Team ZouLou (FRA) : Erik Maris

 

Circuit 2015 du Bullit GC32 Racing :

- Austria Cup : 27-31 mai à Traunsee (Autriche)

- Cowes Cup : 24-27 juin

- Kiel Cup : 30 juillet – 2 août

- Rome Cup : 27-30 août

- Marseille One Design : 30 septembre – 3 octobre

 

 

A quand un Vendée Globe en multi ?

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Quatre nouveaux maxi-trimarans construits en l’espace de quatre ans, voilà enfin le renouveau tant attendu des multicoques depuis la disparition des Orma en 2008 et le fiasco malheureux des MOD 70 qu’on connaît. A noter que malgré la crise, c’est finalement vers le gigantisme que les skippers et leurs sponsors se tournent pour créer l’événement. De 18 mètres (Orma), on est passé à 21 mètres (MOD 70) et maintenant à plus de 31 mètres avec cette nouvelle génération baptisée les Maxi-Solo…

 

Thomas Coville a mis à l’eau l’année dernière le premier de cette nouvelle génération avec Sodebo Ultim’, une renaissance du trimaran d’ Olivier de Kersauson, Geronimo, dont il n’a gardé que les bras et 2/3 des flotteurs.

 

Cette année, c’est évident le Macif 2 de François Gabart qui sera la grande attraction de l’été.

 

Et dans deux ans, verront le jour Banque Populaire IX et Gitana 16 17. En attendant d’autres nouveaux Maxi-Solos. Spindrift 3 ? Un projet Engie (ex-GDF Suez) ?

 

Avec les anciens maxi-trimarans, dont certains restent très compétitifs, cela va faire une jolie flotte et forcément relancer le projet d’un équivalent de Vendée Globe, mais en multicoque.

En janvier 2008, Pen Duick avait annoncé le projet de ce tour du monde en solitaire en multicoque avec le Brest Ultime Challenge, prévu pour 2011. Ce sera peut-être pour 2019 avec qualification sur la Route du Rhum 2018 ?

 

Liste chronologique des trimarans qui pourraient participer à la future course autour du monde en solo :

 

Idec 3 (ex-Groupama 3, BP VII) (2006) : Francis Joyon

Sodebo 2 (2007) : à vendre

Ex-Idec Sport (2007) : Guo Chuan

Spindrift 2* (ex-Banque Populaire V) (2008) : Yann Guichard

Sodebo Ultim’ (ex-Geronimo) (2014) : Thomas Coville

Macif 2 (2016) : François Gabart

Banque Populaire IX (2017) : Armel Le Cléac’h

Gitana 16 17 (2017) : Sébastien Josse

 

 

* Dans sa configuration actuelle, Spindrift 2 ne peut pas faire un tour du monde en solo. Mais qui sait, d’ici 2019, ce qui pourrait être encore modifié sur le plus grand trimaran du monde ?

 

Drôle de rencontre !

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Au large des Antilles, après 11 jours de course depuis le départ d’Itajai (Brésil), les coureurs de la Volvo Ocean Race ont croisé des bancs d’algues jaune-orangé qu’il valait mieux éviter…

 

© photo : Amory Ross / Team Alvimedica / Volvo Ocean Race

 

L’équipage dubitatif de Team Alvimedica se trouve alors en cinquième position, à 38 milles du leader, Abu Dhabi Ocean Racing. L’équipage franco-chinois de Charles Caudrelier (Dongfeng Racing Team), en deuxième position, ne compte que 4 milles de retard sur le premier.

 

Tous sont attendus jeudi prochain à Newport (USA), terme de cette sixième étape.