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Un grand nounours

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Une semaine après la tragique disparition d’Andrew Simpson dans le chavirage de l’AC72 d’Artemis en baie de San Francisco, le monde de la voile est toujours sous le choc de ce terrible drame. Les enquêtes (des autorités américaines d’un côté et de l’organisation de la Coupe de l’America de l’autre) suivent leurs cours afin de déterminer les causes du décès du marin britannique.

 

J’ai eu la chance de naviguer avec Andrew Simpson en 2009 à Barcelone. C’était en TP52 lors de l’Audi MedCup à bord de Team Origin. Son calme et sa gentillesse, même dans les moments chauds de la course, contrastaient avec son physique de 2e ligne de rugby. Et contrastaient aussi avec le caractère bouillonnant de Ben Ainslie, le skipper, capable de hurler sur ses adversaires comme sur son équipage. Avec Iain Percy à la tactique, il y avait cette année-là juste cinq médailles d’or réunies dans cette cellule arrière !

 

Champion Olympique en Star avec Percy à Pékin, Andrew Simpson s’occupait de la stratégie à bord de Team Origin. La chose qui m’avait le plus surpris était sa capacité à déceler non seulement des risées à plus de 500 mètres, mais aussi de dire si la risée basculait légèrement à droite ou à gauche. C’était bluffant !

 

Et comme il était très doué et ne se trompait pas souvent, nous avions remporté la manche du jour avec une belle avance…

 

La Coupe de l’America et la voile d’une manière générale viennent de perdre un grand champion et un marin d’une grande gentillesse. Toutes mes pensées vont à sa famille et ses amis…

 

Andrew Simpson, médaille d’Or (à Pékin) et d’Argent (à Londres) en Star… © photo : DR

 

 

 Andrew Simpson et Iain Percy en Star. © photo : DR

 

 

Match-racing sur des foils !

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Artemis et Oracle Team USA se sont entraînés ensemble au match-racing avec leurs AC45 modifiés, c’est-à-dire dotés de foils.

 

Une façon de se familiariser avec les manœuvres de pré-départ lorsque les engins volent sur l’eau. D’après les équipiers interviewés, il est peu probable que les équipes s’entraînent au pré-départ avec des AC72, tellement les risques seront importants.

 

Cet entraînement commun du defender américain et du challenger of record suédois a engendré deux vidéos, réalisées par chacune des équipes, et qu’on peut voir ici. Assez intéressant, et surtout impressionnant…

 

L’apogée du yachting

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Alors qu’on attend avec impatience la 34e Coupe de l’America et ces fabuleuses machines que sont les AC72, d’autres anciens voiliers de la Coupe de l’America continuent de faire parler d’eux… Ce sont les Class J !

 

Pour la première fois de l’histoire, cinq Class J seront réunis à Palma de Majorque (Baléares) lors de la Superyacht Cup du 19 au 22 juin prochain.

 

Ranger, Velsheda, Rainbow et Lionheart seront rejoints par Hanuman, mis à l’eau en 2009 et skippé par l’Américain Ken Read.

 

Velsheda, l’un des plus beaux Class J de l’histoire. © photo : Marc Heupers

 

Ces magnifiques voiliers de 40 mètres de long ont marqué l’apogée du yachting dans les années 30. Lors de la 14e édition de la Coupe de l’America, en 1930, Enterprise ne fit qu’une bouchée (4-0) de Shamrock V, le cinquième et dernier challenge de Sir Thomas Lipton, 31 ans après le premier en 1899 !

 

Quatre ans plus tard, Rainbow concéda deux manches (4-2) à Endeavour. Et en 1937, pour la troisième et dernière Coupe de l’America disputée avec des Class J, Ranger, certainement le plus abouti des Class J, corrigea Endeavour II 4-0.

 

Voir pour la première fois cinq Class J s’aligner sur une même ligne de départ devrait nous offrir quelques photos exceptionnelles… Reste à savoir si dans 80 ans les futures générations s’enthousiasmeront de la même façon pour les AC72 d’aujourd’hui ? Et s’ils navigueront toujours ? ce qui est bien moins sûr…

 

Tanguy revient sur ter

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Après le long et beau documentaire diffusé par Canal+ (en clair !) sur François Gabart, c’est au tour de Tanguy de Lamotte d’avoir les honneurs du petit écran.

 

Ce soir, sur la chaîne 6ter (une des nouvelles chaînes de la TNT), à l’occasion de la journée de la Terre, Tanguy, 10e du dernier Vendée Globe, co-présentera l’émission avec l’animateur Mac Lesggy. Et à 0h05 sera diffusé le documentaire “La Grande Traversée“ relatant son propre tour du monde dans le cadre de ce 7e Vendée Globe.

 

Well done Tanguy !

 

A vos manettes…

 

Retour en force

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Il va y avoir du beau linge sur la prochaine Solitaire du Figaro (2-23 juin) entre Bordeaux, Gijon, Roscoff et Dieppe. Depuis la semaine dernière, les communiqués de presse annoncent les uns derrière les autres les retours d’anciens vainqueurs. Et non des moindres !

 

Au moins six anciens vainqueurs seront au départ de la 44e édition. Et à eux six, ils représentent pas moins de onze victoires sur la Solitaire !

 

A défaut de trouver un sponsor pour son MOD 70, Michel Desjoyeaux (vainqueur en 1992, 1998 et 2007) tentera d’être le premier skipper à décrocher une quatrième victoire. Jérémie Beyou (vainqueur en 2005 et 2011) et Armel Le Cléac’h (vainqueur en 2003 et 2010) aimeraient pour leur part rejoindre le club très fermé des triples vainqueurs (Desjoyeaux, Le Cam et Poupon).

 

Pour Nicolas Lunven (vainqueur en 2009) et Yann Eliès (vainqueur en 2012), un doublé suffirait certainement à leur bonheur.

 

Quant à Gilles Le Baud (vainqueur en 1973 et 1978), on imagine bien qu’à 64 ans, son objectif est avant tout de terminer et de se faire plaisir.

 

Si l’on ajoute aux cinq sérieux prétendants précités les incontournables piliers de la Classe Figaro, Erwan Tabarly, tout juste auréolé de sa belle victoire sur la Transat Bretagne-Martinique, Fred Duthil, Fabien Delahaye, Thierry Chabagny et bien sûr l’indéboulonnable Gildas Morvan, cela nous annonce quelques batailles navales d’anthologie en Manche et dans le golfe de Gascogne. Vivement le mois de juin… et ses beaux jours !

 

19 skippers et un capitaine de pédalo !

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Certains skippers ou préparateurs n’auraient certainement jamais imaginé se mettre un jour sur leur 31 pour se rendre à l’Elysée !

 

Ils étaient pourtant tous là – ou presque puisque Samantha Davies s’était excusée – pour assister à la remise de la Légion d’Honneur à François Gabart, en tant que vainqueur du dernier Vendée Globe. Tous les anciens vainqueurs aussi étaient là, à l’exception de Christophe Auguin.

 

Au programme : réception protocolaire avec huissier pour les skippers appelés un par un dans l’ordre du classement. Puis de l’autre côté de la scène, les personnalités telles que ministres, anciens vainqueurs, politiques et président de la FFVoile. Et évidemment, le discours du président de la République.

 

© photo : Loïc Le Bras

 

Plus surprenant était le traitement limite pestiféré réservé aux trois journalistes invités à assister à cette cérémonie. Pas d’entrée d’honneur comme les autres invités, mais une porte dérobée pour se retrouver directement dans la salle des fêtes, mais derrière un cordon afin de ne surtout pas se mélanger avec les “vrais“ invités.

 

Le tout sous la surveillance d’affectueux cerbères à oreillettes – au moins une quinzaine – aussi drôles et bavards qu’un banc de carpes !

 

Et à peine la cérémonie terminée, par ici la sortie, sans passer par la case buffet…

Bref, vous êtes là pour témoigner, rapporter, informer, pas pour discuter, boire du champagne et, à l’occasion, récupérer des informations ou des impressions des marins invités.

Si j’osais une critique, je dirais que ça manquait un tout petit peu de convivialité.

 

 

Prime-time !

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Ce n’est pas tous les jours qu’un documentaire de plus d’une heure sur la voile est programmé en prime-time !

 

Ce soir, Canal+Sport diffuse un portrait de François Gabart intitulé “Le Jeune Homme Et La Mer“ (réalisé par Yves Legrain Crist).

 

Oui, mais c’est réservé aux abonnés de Canal, allez-vous me répondre ?

Ce soir oui, tout comme la rediffusion samedi à 15h55 sur Canal+.

 

Mais pas dimanche soir, à 19h20, où ce sera en clair sur Canal+Sport !

 

Donc pas d’excuse pour ne pas voir ce portrait Grand Format de 64 minutes du vainqueur du dernier Vendée Globe…

 

© photo : Vincent Curutchet / DPPI / Macif

 

Poisson d’avril : sacrés Kiwis !

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Jouant sur la paranoïa autour de l’espionnage dans la Coupe de l’America, Team New Zealand a réalisé un petit film pour révéler un des secrets de la performance de l’équipe.

 

Evidemment, en ce jour de 1er avril, il fallait s’attendre à un bon canular !

 

Avec le sérieux qui les caractérise, les Kiwis jouent sur le second degré et en profite pour faire une bonne pub à l’un de leurs partenaires.

 

Malin et très bien réalisé…

 

C’est à voir ici !

 

Costaud les Figaros !

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Les 15 solitaires de la Transat Bretagne/Martinique n’ont vraiment pas été épargnés. C’est un euphémisme ! Deux tempêtes coup sur coup dans le golfe de Gascogne et au large du Portugal, cela aurait dû mettre la flotte au tapis. 40 à 50 nœuds de vent, des rafales à 60, une mer démontée et casse bateaux pendant plusieurs jours… et résultat ? Seulement quatre abandons et un concurrent qui a fait escale. Et sur ces cinq avaries, on compte quatre grand-voiles déchirées et un démâtage.

 

Si tout le monde s’est plaint du côté “camion“ du Figaro qui n’est franchement pas très fun à barrer, il faut aussi savoir reconnaître les qualités de ses défauts. Le Figaro n’est pas drôle parce qu’il est lourd et costaud. Mais après une telle tempête où aucun bateau n’a abandonné pour des problèmes de structure, de coque ou de quille, qui s’en plaindra ?

 

Si les deux tiers de la flotte avait jeté l’éponge, cela aurait certainement créé une polémique. Aujourd’hui, j’ai plutôt envie d’applaudir haut et fort l’architecte du bateau et le constructeur pour la solidité des machines, et surtout les skippers qui sont su agir en bon marin pour préserver leur monture.

 

Même s’ils vont avoir le temps de digérer ces mauvais moments avec des grands surfs dans les alizés, je pense qu’à l’arrivée, les Ti Punchs auront une saveur encore plus particulière après une telle épreuve…

 

Artemis vole… à moitié !

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Avant, Artemis naviguait comme sur la photo ci-dessous…

 

Premiers bords d’Artemis en AC72 lors de sa mise à l’eau en octobre… © photo : Sander Van Der Borche (Artemis)

 

Mais ça, c‘était avant !

 

Depuis la claque reçue lors de la journée d’entraînement commun avec Oracle Team USA, l’équipe de Paul Cayard a compris l’importance de voler.

 

L’AC72 est retourné en chantier pour subir un certain nombre de modifications, dont l’ajout de foils.

 

En attendant de voler comme leurs futurs adversaires en AC72, l’équipe suédoise barrée en alternance par Loïck Peyron et Nathan Outteridge, a commencé les tests en vol avec son petit AC45.

 

Premiers vols d’Artemis en AC45… En attendant de voler avec le grand cata. © photo : Sander Van Der Borche (Artemis)

 

Voler est l’un des enjeux majeurs de la prochaine Coupe de l’America.