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La force de la Coupe !

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On le dit et le répète – sans en être totalement sûr d’ailleurs ! – la Coupe de l’America est le plus vieux trophée sportif au monde. Son origine remonte à 1851 autour de l’île de Wight.

 

Depuis 165 ans, cette épreuve hors du commun a fait tourner les têtes des hommes les plus riches, de JP Morgan à Larry Ellison.

 

Mais elle a surtout, grâce à des moyens colossaux, permis de faire progresser l’architecture navale à chaque époque. Et de donner le ton de la voile du futur…

 

C’est d’autant plus vrai aujourd’hui depuis le passage au multicoque.

 

Depuis que la Coupe de l’America se dispute sur des multicoques qui volent sur l’eau – il n’y a que deux ans et demi faut-il le rappeler – tout le monde se met au multi, et tout le monde veut voler !

 

La classe des Moths à foils connaît un succès mondial.

 

Les catamarans de sport à foils se démocratisent, à l’image du Flying Phantom.

 

Cette année, le circuit des Extreme Sailing Series délaisse ses vieux Extreme 40 pour passer aux GC32 qui volent depuis deux saisons.

 

Le World Match Racing Tour ! Oui, ce vieux bastion des défenseurs du monocoque a fini par craquer à son tour ! Les épreuves de match-racing se disputeront désormais sur le catamaran (non volant) M32.

 

Les trimarans Ultimes jouent plus ou moins eux aussi la carte des foils en vue de leur tour du monde.

 

Même les monocoques IMOCA ont adopté les foils ! Bientôt des voiliers de croisière en auront aussi…

 

Même si la Coupe de l’America n’a pas inventé les bateaux à foils – qui remontent aux années 50 – sa puissance entraîne tout le reste de la voile dans son sillage. Car, faut-il le rappeler, l’Hydroptère vole sur ses foils depuis plus de 20 ans ! Un exploit purement franco-français qui n’a entraîné personne dans son sillage…

 

Bercy, le retour !

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Dans les années 90, les fans de funboard se donnaient rendez-vous à Bercy pour un show brûlant, le fameux Indoor où l’on se souvient des exploits de Robby Naish et les délires de Robert Teriitehau !

 

Rebaptisée AccorHotels Arena, l’enceinte parisienne accueillera de nouveau les fans de windsurf les 1er et 2 avril prochain pour un nouvel Indoor rebaptisé pour sa part All Star Wind Games – Indoor de France et toujours organisé – comme il y a 20 ans ! – par l’incontournable créateur de l’événement, Fred Beauchêne

 

30 ventilateurs souffleront dans la salle parisienne où les funboarders seront évidemment à l’honneur, mais pas que… Courses de SUP et régates d’Open Bic et de Laser sont également au programme.

 

Et si vous ne pouvez pas faire le déplacement dans la capitale, vous pourrez vous rattraper en suivant le show en direct sur BeIN Sport. Bref, pas d’excuse de rater le retour des planches à Bercy 20 ans après…

 

 

Sacrée Hélène !

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On l’oublie un peu vite, mais l’Atlantique Sud n’est pas forcément le meilleur ami des marins – demandez à Jean Le Cam qui y a perdu le Vendée Globe 2004-05 !

Quatre ans plus tôt, on se souvient de la formule du Professeur Michel Desjoyeaux en voyant fondre son avance sur Miss MacArthur : « Je suis coincé entre deux Hélène, un anticyclone et une petite Anglaise ! »

 

Maintenant qu’on sait que le record du Trophée Jules Verne ne sera pas battu, en regardant le sillage des deux trimarans, on s’aperçoit que c’est dans l’Atlantique Sud, à l’aller et au retour que le record de Banque Populaire V leur a échappé.

 

Sur le premier tronçon, entre Ouessant et l’équateur, Spindrift 2 (comme Idec Sport) a survolé l’Atlantique Nord pour compter 17 heures 26 minutes d’avance sur le record (13h53 pour Idec Sport). Arrivée au Cap des Aiguilles (pointe australe du continent Africain) qui marque l’entrée dans l’Océan Indien, cette belle avance avait fondu comme neige au soleil pour se transformer en 12 minutes de retard (33h25 pour Idec Sport) ! Tout à recommencer à cause d’une rupture d’alizés au large du Brésil. Le contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène est le premier gros coup d’arrêt…

 

Dans l’océan Indien, malgré des conditions difficiles, Spindrift 2 renverse la tendance pour compter à nouveau de l’avance sur le record en franchissant la Tasmanie : pas grand-chose (2 heures 33 minutes d’avance) mais bon pour le moral avant d’attaquer l’immense Pacifique.

De son côté, l’équipage de Francis Joyon établit même un nouveau record de la traversée de l’Indien en 5 jours 11 heures et réduit son retard de 33 heures 25 minutes à seulement 1 heure 07 minutes… Un nouvel espoir !

 

L’Océan Pacifique est sur la même ligne. Les conditions météo ne sont pas violentes, mais instables avec des zones de calmes à franchir. Malgré tout, L’avance continue d’augmenter pour Spindrift 2 qui franchit le cap Horn 18 heures 11 minutes plus vite que Banque Populaire V en 2012. De son côté, Idec Sport a reperdu un peu de temps et compte 3h19 de retard.

 

Et revoilà les deux trimarans dans l’Atlantique Sud, juge de paix de leur tentative dans ce Trophée Jules Verne.

 

Comme à l’aller, toute l’avance de Spindrift 2 se réduit comme peau de chagrin. Pire, le grand trimaran noir et or de Yann Guichard et Donna Bertarelli accuse un retard quasi rédhibitoire en franchissant de nouveau l’équateur après 39 jours de mer. Les 18 heures d’avance au Cap Horn se sont transformés en 34 heures 45 minutes de retard (et 2 jours 12 heures pour Idec Sport ) ! Encore à cause de Sainte-Hélène et ses alizés instables…

 

La messe est dite… Par deux fois, l’Atlantique Sud a ruiné les chances des deux trimarans d’améliorer le chrono de Loïck Peyron et sa bande.

 

Les tentatives de Francis Joyon et du duo Guichard/Bertarelli étaient les 25e et 26e tentatives de battre le trophée Jules Verne depuis 23 ans. Seules huit ont réussi ! Soit 69% d’échecs depuis 1993…

 

Battre le Trophée Jules Verne est un immense challenge qui sera forcément de plus en plus dur au fil du temps. Aujourd’hui, seuls les frères Peyron (Bruno en 1993 et Loïck en 2012) ont réussi à battre le record dès leur première tentative… Sacrée famille !

 

2016, l’année de…

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… d’un nouveau record sur le Trophée Jules Verne ?

 

… de très belles performances du Groupama Team France sur les Louis Vuitton America’s Cup World Series ?

 

… du retour de la Transat Anglaise sur la grande scène de la course au large ?

 

… d’un nouveau sponsor pour la Solitaire du Figaro ?

 

… d’une moisson historique de l’équipe de France aux Jeux Olympiques de Rio ?

 

… d’une première étape française spectaculaire – à Toulon ! – des Louis Vuitton America’s Cup World Series ?

 

… d’un 8e Vendée Globe record ?

 

 

Selon vous, quel événement nautique marquera cette nouvelle année 2016 ?

 

VPLP nouveau maître sur mer !

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Le cabinet d’architectes VPLP, créé il y a 30 ans par Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot-Prévost, domine les océans avec ces multicoques depuis plus de deux décennies.

 

Avec leurs nombreux trimarans de 50 à 90 pieds, ils ont quasiment tout remporté :

- à commencer par toutes les Route du Rhum depuis 1990 avec Pierre 1er, Primagaz, Géant, Gitana 11, Groupama 3 et Banque Populaire VII.

- La Coupe de l’America en 2010 avec Oracle USA 17.

- quatre Trophées Jules Verne avec Sport-Elec, Geronimo, Groupama 3 et Banque Populaire V.

- des records en solo avec Idec 1, l’ex-Poulain (tour du monde, Atlantique Nord)

 

- d’autres records de vitesse avec L’Hydroptère.

 

Voilà pour les grandes lignes de ce palmarès non exhaustif tant la liste est longue !

 

En s’associant avec l’architecte Guillaume Verdier en 2006, le cabinet spécialiste du multicoque s’est attaqué aux monocoques en commençant par la catégorie reine en France, la classe IMOCA. Résultat ? Victoire sur le dernier Vendée Globe grâce à François Gabart et son puissant Macif. Et la victoire du prochain Vendée Globe 2016-17 ne saurait leur échapper puisqu’ils trustent tous les nouveaux monocoques 60 pieds mis à l’eau depuis la dernière édition avec six nouveaux bateaux :

- Safran 2 (Morgan Lagravière)

- Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac’h)

- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse)

- Hugo Boss (Alex Thomson)

- Saint-Michel – Virbac (Jean-Pierre Dick)

- l’ex-Vento di Sardegna (Andrea Mura) revendu cette année au milliardaire néerlandais Pieter Heerema (64 ans) qui a fait fortune dans l’extraction pétrolière et qui compte participer au prochain Vendée Globe en tant qu’amateur éclairé.

 

En début de semaine, à l’autre bout du monde, le cabinet VPLP (toujours avec Guillaume Verdier) a étoffé son incroyable palmarès en remportant la prestigieuse Rolex Sydney-Hobart.  Après la classe IMOCA, c’est donc celle des SuperMaxis qui découvrent notre tandem architectural français. Mis à l’eau en 2014, Comanche, un monocoque de 100 pieds, a remporté cette année la New York Yacht Club Atlantic Race, la Rolex Fastnet Racedécrocher le record de distance en monocoque sur 24 heures et s’est donc octroyé lundi la 71e édition de la légendaire Rolex Sydney-Hobart

 

Dommage que notre super tandem VPLP/Verdier n’ait pas eu l’occasion de s’attaquer à la Volvo Ocean Race avant son passage au One Design. C’est finalement la seule ligne qui semble manquer à leur immense palmarès… Chapeau !

 

Petit cadeau, voici un projet du cabinet VPLP d’un grand trimaran de luxe baptisé Komorebi prévu pour naviguer aussi efficacement à la voile qu’au moteur. © photo : VPLP design.

 

Dernière saison avant la Coupe

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Pour le defender américain Oracle Team USA et ses cinq challengers (Emirates Team New Zealand, Artemis Challenge, Land Rover BAR, Softbank Team Japan et Groupama Team France), l’année 2016 sera la dernière occasion de s’affronter à bord des AC45T en attendant la 35e édition de la Coupe de l’America en juin 2017 aux Bermudes sur des AC50.

 

La première épreuve se déroulera à Oman du 26 au 28 février. Les six équipes rejoindront ensuite les Etats-Unis pour deux étapes à New York (6-8 mai) et Chicago (10-12 juin). Ces trois sites n’ont encore jamais accueilli de Louis Vuitton America’s Cup World Series, contrairement à Portsmouth (22-24 juillet) déjà ville hôte d’une épreuve cette année.

 

Ces quatre étapes sont les seuls rendez-vous officialisés par l’organisateur ACEA. Mais d’autres dates pourraient s’ajouter avec éventuellement Göteborg (Suède) en août comme l’été dernier ou encore une escale au Japon ou en Asie en octobre. Enfin, une épreuve en AC45T pourrait se tenir en France en septembre… à condition de trouver les 2 millions € de budget pour l’organiser ! Le sponsor-mécène de l’étape française aura évidemment son mot à dire sur le lieu de cette épreuve. Lorient, base du défi français ? Marseille, plan d’eau des Jeux Olympiques 2024 en cas de victoire de Paris ? Ou bien Toulon, qui semble la plus active actuellement pour accueillir une telle épreuve ? A suivre…

 

En attendant la première épreuve, les Kiwis ont mis à l’eau un nouvel AC45 (loué à Luna Rossa) pour tester de nouveaux appendices et peut-être de nouvelles ailes. De son côté, Franck Cammas entamera sa rééducation suite à son accident en janvier. Il paraît peu probable qu’il puisse prendre la barre du catamaran français pour la première épreuve à Oman fin février. Qui le remplacera à la barre ? Le Néo-Zélandais Adam Minoprio, actuel second barreur de l’équipe ? Rien n’est décidé pour l’instant…

 MAJ 22/12 : Confirmation ce mardi 22 décembre via un communiqué officiel qu’une étape des Louis Vuitton America’s Cup World Series aura bien lieu en France, à Toulon, les 10 et 11 septembre 2016…. A vos agendas pour ne surtout pas rater une telle occasion de voir ces bateaux voler de près !

 

Trophée Jules Verne, le retour !

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Ils sont sympas ces marins ! Après quatre ans d’attente, voici non pas une mais deux tentatives d’un coup…

Ah quel bonheur de pouvoir à nouveau suivre ces deux magnifiques trimarans s’élancer autour du monde ! Voilà de quoi joliment occuper notre fin d’année en ces temps si moroses – c’est un euphémisme !

 

Résumons rapidement la situation :

Le Trophée Jules Verne, c’est le tour du monde absolu, sans limite de taille ni de forme de bateau. Depuis la première tentative fructueuse de Bruno Peyron en 1993 de passer sous la barre symbolique des 80 jours chère à Jules Verne, huit records ont été établis par les équipages suivants :

- Commodore Explorer (Bruno Peyron) : 79 jours en 1993

- Enza New Zealand (Peter Blake & Robin Knox-Johnston) : 74 jours en 1994

- Sport Elec (Olivier de Kersauson) : 71 jours en 1997

- Orange (Bruno Peyron) : 64 jours en 2002

- Geronimo (Olivier de Kersauson) : 63 jours en 2004

- Orange II (Bruno Peyron) : 50 jours en 2005

- Groupama 3 (Franck Cammas) : 48 jours en 2010

- Banque Populaire V (Loïck Peyron) : 45 jours en 2012

 

Idec-Sport (ex-Groupama 3), 31,50 mètres de long, ou Spindrift 2 (ex-Banque Populaire V), 40 mètres de long, établiront-ils  l’un ou l’autre un nouveau record ?

 

Jusqu’à présent, sur les 24 premières tentatives, 16 sont restées infructueuses. C’est dire si l’exercice s’avère difficile. Et avec une nouvelle barre à 45 jours, cela va devenir de plus en plus compliqué de la franchir. Mais sur les 16 tentatives infructueuses, deux seulement l’ont été en terminant le tour du monde sans battre le record. Une contre-performance seulement établie par Olivier de Kersauson en 1994 et 2003. Pour le reste, ce sont les avaries qui ont eu raison des velléités des autres candidats.

 

Pour la première fois dans l’histoire du Trophée Jules Verne, deux équipages se sont élancés quasiment en même temps avec seulement deux heures de décalage.

A 3h du matin dimanche pour l’équipage restreint de Francis Joyon qui ne compte que cinq équipiers sur Idec-Sport (Bernard Stamm, Alex Pella, Gwénolé Gahinet, Boris Hermann et Clément Surtel).

Et à 5h du matin pour l’armada du couple Yann Guichard / Dona Bertarelli accompagné sur Spindrift 2 de douze gaillards (Sébastien Audigane, Antoine Carraz, Thierry Duprey du Vorsent, Christophe Espagnon, Jacques Guichard, Erwan Israël, Loïc Le Mignon, Sébastien Marsset, François Morvan, Xavier Revil, Thomas Rouxel et Yann Riou).

 

Seul petit regret, l’absence de cartographie commune pour suivre l’évolution simultanée des deux trimarans, et surtout leur écart latéral. Il serait amusant que les deux équipages naviguent à vue et puissent faire des images l’un de l’autre…

 

Si quelqu’un a trouvé cette carto commune, merci de l’indiquer dans les commentaires !

Sinon, voici comment suivre leurs deux tentatives :

D’abord les sites officiels d’ Idec-Sport et de Spindrift 2 avec leur cartographies respectives.

 

Mais aussi celui de fralo que je vous recommande. Il est parfaitement documenté et répertorie toutes les tentatives précédentes. C’est le seul qui met en parallèle les interviews et déclarations respectives au jour le jour…

 

MAJ 24/11 : merci à Baptiste et Olivier pour avoir trouvé la cartographie qui réunit les deux challengers Idec-Sport et Spindrift 2 sur une même carte avec également la référence du tracé de Banque Populaire V détenteur du record.

C’est ici sur volodiaja.net. Sommaire mais efficace. Merci Volodia…

 

 

L’autre Transat

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Pendant que les premiers concurrents de la Transat Jacques Vabre boivent des caïpirinhas et découvrent (ou redécouvrent) les charmes du Brésil, d’autres marins, en solitaire eux, visent la Guadeloupe qu’ils atteindront en fin de semaine.

 

Et là aussi, le suspense est aussi haletant qu’entre les IMOCA au large de Rio.

 

Qui remportera la 20e Mini Transat ?

 

Avec l’abandon prématuré de Davy Beaudart, large vainqueur de la première étape avec plus de 9 heures d’avance sur ses poursuivants, les dés sont relancés pour la victoire finale. Frédéric Denis (800, Nautipark), 3e à Lanzarote et actuel leader est le mieux placé pour l’instant, à moins de 1000 milles de l’arrivée. Mais il est tout seul à suivre une route Sud statistiquement plus favorable sur la fin, mais qui peut s’avérer à double tranchant.

 

Ses quatre premiers adversaires se trouvent à la même longitude que lui (47°W), mais 115 à 165 milles plus au nord. Si l’Italien Michele Zambelli (788, Illumia) est le plus proche (par rapport à l’arrivée) avec seulement 4,2 milles de retard, il ne peut sérieusement prétendre à la victoire finale à cause de sa 12e place à Lanzarote avec 11h30 de retard sur Frédéric Denis.

 

En revanche, le danger pourrait bien venir de Luke Berry (753, Association Rêves), qui ne compte que 15 milles de retard lundi après-midi, mais file 2 à 3 nœuds plus vite que les deux premiers. Quatrième à Lanzarote avec seulement 39 minutes de retard sur Denis, il pourrait être le premier Britannique à remporter la course. La victoire finale devrait logiquement se jouer entre ces deux hommes.

 

Actuellement 4e à 18 milles du leader, Ludovic Mechin (667, Microvitae) devra doubler ses adversaires et compter deux heures d’avance à Pointe-à-Pitre pour combler son retard de la première étape conclue à la 5e place. Pas impossible. Un outsider à surveiller…

 

Le quatrième larron du Nord est Clément Bouyssou (802, Le Bon Agent Bougeons l’Immobilier). Seulement 23 milles de retard, une belle vitesse de 11 nœuds sur les dernières heures et moins de trois heures à rattraper par rapport à la première étape (6e). Là encore, c’est jouable…

 

A ces quatre-là, il faut rajouter Axel Tréhin (716, Aleph Racing), légèrement en retrait avec 45 milles de retard. Mais depuis l’abandon de Beaudart, c’est lui la nouvelle référence à battre puisqu’il avait terminé 2e à Lanzarote. Sur la première étape, son avance sur Frédéric Denis n’était que de 6 minutes, 45 minutes sur Luke Berry, 2h02 sur Ludovic Mechin et 2h53 sur Clément Bouyssou

 

Côté Série, la hiérarchie est beaucoup plus claire. Ian Lipinski (866, Entreprise(s) Innovante(s)), vainqueur de la première étape avec plus de 7h30 d’avance sur la meute contrôle parfaitement la situation. Actuellement en 2e position au milieu de l’Atlantique, il colle aux basques du leader Julien Pulvé (880, Novintiss) qui ne compte que 7,5 milles d’avance. Bien trop maigre pour compenser les 11h41 de retard de la première étape (4e)… Et derrière le break est fait puisque le troisième pointe à plus de 60 milles !

 

 

Un GÉANT !

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Il est rarissime que je parle ici de planche à voile. Mais ce que vient de faire Antoine Albeau mérite tous les honneurs, et donc a minima quelques lignes sur ce modeste blog.

 

Oui, Antoine Albeau est un géant du sport mondial. Tout simplement le sportif français le plus titré de l’histoire ! Déjà 22 titres de Champion du Monde, et ce n’est pas fini…

 

A côté de ça, il vient de battre à nouveau son propre record de vitesse avec un run à 53,27 nœuds, contre 52,05 nœuds en 2012 ! Soit près de 100 km/h sur une planche à voile…

 

Pour réaliser ce nouveau record, sur le canal de Lüderitz, en Namibie, il a effectué 32 runs dans la même journée, dont 13 au-dessus de 52 nœuds et 4 au-delà des 53 nœuds… Un monstre !

 

C’est vrai qu’il est impressionnant physiquement. Mais ce qui impressionne le plus lorsqu’on le rencontre, c’est sa gentillesse et sa modestie. Pas du genre à se la raconter. Et son émotion lorsqu’il a reçu le trophée du Marin de l’Année 2010 a ému tout le public comme si une larme de fond parcourait la salle.

 

Bref, la France a de la chance d’avoir un grand champion comme lui… Profitons-en !

 

 

© phoo : Jlacave 2015

 

Duel autour du monde ?

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On en a rêvé en vain en 2010 entre Groupama 3 et Banque Populaire V… Rachetés et rebaptisés Idec Sport et Spindrift 2, les deux trimarans les plus rapides de la planète vont-ils enfin nous offrir ce duel autour du monde tant attendu il y a cinq ans ?

 

A part leur architecte commun (VPLP), tout oppose Idec Sport et Spindrift 2.

- 31,50 mètres contre 40.

- Le rouge contre le noir.

- six équipiers contre quatorze.

- la maniabilité contre la puissance.

- Marcel van Triest contre Jean-Yves Bernot (ça c’est pour le routage à terre).

- le taiseux Francis Joyon contre le couple glamour Yann Guichard/Dona Bertarelli.

Stop ! J’arrête là…

 

Bref, c’est l’histoire de David contre Goliath, du petit artisan face à la grande multinationale.

De quoi écrire de belles histoires pour le 13h de TF1 ou les réveillons de Noël.

 

Alors s’il vous plaît, Marcel et Jean-Yves (puisque c’est un peu vous les décideurs), accordez vos violons et vos fichiers grib pour envoyer ces deux fiers trimarans en même temps à l’assaut du Trophée Jules Verne.

Deux trimarans qui ont tour à tour détenu le Trophée Jules Verne. Idec Sport en 48 jours sous le nom de Groupama 3 avec Franck Cammas. Et Spindrift 2 en 45 jours (record à battre) grâce au talent et au charisme de Loïck Peyron sur Banque Populaire V.

 

Les deux équipes viennent d’annoncer, en même temps que la liste d’équipage, le début de leur stand-by. Cette semaine pour Spindrift 2 et la fin du mois d’octobre pour Idec Sport. Comme la fenêtre météo n’est pas favorable dans les prochains jours, on peut espérer que Spindrift 2 ne partira pas avant le début du stand-by de son adversaire.

 

 

Equipage de Spindrift 2 :

- Yann Guichard (skipper)

- Dona Bertarelli (barreur-régleur)

- Sébastien Audigane (barreur-régleur)

- Antoine Carraz (barreur-régleur)

- Thierry Duprey du Vorsent (barreur-régleur)

- Christophe Espagnon (barreur, équipier d’avant)

- Jacques Guichard (barreur-régleur)

- Erwan Israël (navigateur)

- Loïc Le Mignon (barreur-régleur)

- Sébastien Marsset (équipier d’avant)

- François Morvan (barreur-régleur)

- Xavier Revil (barreur-régleur)

- Yann Riou (mediaman)

- Thomas Rouxel (barreur, équipier d’avant)

 

Equipage d’Idec Sport :

- Francis Joyon

- Bernard Stamm

- Gwénolé Gahinet

- Alex Pella

- Clément Surtel

- Boris Hermmann

 

- Roland Jourdain (remplaçant)