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Artemis confirme et recrute

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Après Team New Zealand le 7 août, c’est au tour du challenger suédois Artemis de confirmer sa participation à la 35e America’s Cup, qui se disputera en 2017 à San Diego ou aux Bermudes.

 

En plus de confirmer sa participation, le challenger of record de la dernière édition annonce également avoir étoffé son équipe avec les arrivées des Champions Olympiques 2012 en Star, les Suédois Fredrik Loof et Max Salminen, ainsi qu’un nouveau coach en la personne du vétéran néo-zélandais de la Coupe, Rod Davis.

 

Financé par le milliardaire Torbjörn Törnqvist et représentant le Royal Swedish Yacht Club (KSSS), ce défi compte de nombreux Français dans ses rangs, notamment dans le design team où l’on retrouve Vincent Lauriot-Prévost, Mic Kermarec, Hervé Devaux, Nicolas Rousselon, Simon Watin et… Loïck Peyron, que le site officiel de l’équipe annonce au sein du design team mais qui continuera aussi de naviguer à bord de l’AC72 et du futur AC62, justement pour faire le lien entre le design team et l’équipage.

 

Comme pour la 34e Coupe, le skipper reste Iain Percy et le barreur numéro 1 le multiple champion australien Nathan Outerridge. Marqué par des mauvais choix architecturaux et surtout le dramatique chavirage qui a coûté la vie au regretté Andrew Simpson, Artemis n’avait pu exprimer son potentiel lors de la dernière America’s Cup à San Francisco. Sûr que cette fois-ci, les Suédois reviennent avec des ambitions largement revues à la hausse.

 

Les autres challengers potentiels, Luna Rossa, Ben Ainslie Racing et Team France pourraient également confirmer leur participation dans les prochaines semaines. Certainement avant le 9 septembre puisqu’une conférence de presse des organisateurs de l’America’s Cup est prévue à Londres ce jour-là pour dévoiler la liste des participants…

 

 

Gavignet sur un nuage

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3 jours de course, une grande boucle autour des îles britanniques et pas un seul virement de bord ! Que du portant et quelques empannages tout au long de ce grand tour aux conditions météo néanmoins musclées…

 

C’est ce que vient de vivre l’équipage d’ Oman Sail, le MOD 70 skippé par Sidney Gavignet. Cerise sur le gâteau, les six équipiers, dont trois Omanais, se sont offerts en plus le record du parcours en battant de 16 minutes le chrono précédent de Loïck Peyron sur Banque Populaire V, un trimaran quasiment deux fois plus grand.

 

Dans deux mois et demi, Sidney retrouvera justement l’ex-Banque Pop V (aujourd’hui Spindrift 2 mené par Yann Guichard), au départ de la Route du Rhum. Et cette fois-ci, les deux trimarans s’élanceront ensemble vers la Guadeloupe. Sidney pourrait-il rééditer son exploit ? Cela paraît beaucoup moins sûr. Mais les courses à la voile ont cette part de magie qu’elles resteront toujours imprévisibles…

 

 

© photo : Mark Lloyd / Oman Sail

 

Qui va gagner la Route du Rhum ?

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Ils seront probablement huit trimarans dans la catégorie Ultimes à prendre le départ de la 10e Route du Rhum. Mais qui va succéder à Franck Cammas, vainqueur en 2010 à bord de Groupama 3 ?

 

Voici les huit candidats à la victoire, classés par ordre décroissant de taille.

A vous de me dire qui est votre favori et pourquoi…

 

1- Spindrift 2 (ex-Banque Populaire V), 40 mètres de long, détenteur du Trophée Jules Verne en 45 jours (2012) avec l’équipage de Loïck Peyron. Skipper : Yann Guichard. Lire article dans Voiles et Voiliers n°520 de juin 2014.

 

2- Banque Populaire VII (ex-Groupama 3), 31,50 mètres de long, vainqueur de la dernière Route du Rhum avec Franck Cammas. Skipper : Armel Le Cléac’h.

 

3- Sodebo Ultim (ex-Geronimo), 31 mètres de long, détenteur du Trophée Jules Verne en 63 jours (2004) avec Olivier de Kersauson. Trimaran en grande partie reconstruit et allégé. Skipper : Thomas Coville. Lire article dans Voiles et Voiliers n°521 de juillet 2014.

 

4- Idec, 29 mètres de long, détenteur du record du tour du monde en solitaire en 57 jours (2008) avec Francis Joyon. Skipper : Francis Joyon.

 

5- Prince de Bretagne, 24 mètres de long. Ex-trimaran Orma Sodebo rallongé de 18 à 24 mètres. Skipper : Lionel Lemonchois.

 

6- Edmond de Rothschild, 21,30 mètres de long. MOD 70 modifié par le Gitana Team pour l’adapter au solitaire. Skipper : Sébastien Josse.

 

7- Oman, 21,30 mètres de long. MOD 70. Skipper : Sidney Gavignet.

 

8- Paprec-Recyclage, 21,30 mètres de long. MOD 70. Skipper : Yann Eliès.

 

A vous de jouer…

 

p.s. pour vous aider, vous pouvez vous reporter au tableau comparatif des moments de redressement publié page 79 du Voiles et Voiliers n°521 de juillet 2014… Un bon indicateur de la puissance de ces trimarans ! 

 

 

Deux partenaires pour Team France ?

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L’échéance du 8 août (clôture des inscriptions) approche rapidement et aucun challenger ne semble encore officiellement inscrit. Avec le retrait de Team Australia, le challenger of record, on se retrouve même dans une situation délicate où il n’y a plus d’équipe pour négocier avec le defender américain Oracle Team USA !

 

Bien qu’il ne fasse aucun doute que Luna Rossa, Artemis, Team New Zealand et très probablement BAR Racing s’inscrivent avant le 8 août, Team France devrait aussi pouvoir rejoindre ce premier quatuor et, pourquoi pas, leur griller la politesse en devenant le nouveau challenger of record s’il s’inscrit avant eux !

 

Petit rappel : pour s’inscrire, les futurs challengers doivent verser plus de 3 millions de dollars avant la fin de l’année répartis ainsi : 1,075 million de dollars dès le 8 août, puis 2 millions de dollars le 1er décembre (dont 1 million de caution rendu à la fin de la 35e America’s Cup).

 

D’après une source proche du dossier (comme on dit chez nous !), Team France, du trio Cammas / Desjoyeaux / Kersauson serait sur le point de signer un “accord“ (avec ou sans d ?) avec le plus grand groupe hôtelier français et avec le premier avionneur européen. Deux partenaires majeurs aux dimensions internationales…

 

Si l’information est confirmée dans les prochaines semaines, cela marquerait le grand retour de la France dans la Coupe de l’America. Absente de la dernière édition à San Francisco, la France avait auparavant participé à toutes les éditions (hormis les DoG Match de 88 et 2010) depuis 1970 et la première participation du Baron Bich. Soit onze participations consécutives avec pour meilleurs résultats une finale des challengers en 1980 avec Bruno Troublé et deux demi-finales en 87 et 92 avec Marc Pajot.

 

En 1999, 2002 et 2007, les résultats français n’étaient pas à la hauteur, notamment à cause d’un financement trop faible (15 à 25 millions d’euros contre 80 à 100 pour les grosses équipes) et trop tardif (souvent à moins d’un an de la Coupe). Si Team France dispose demain d’un budget conséquent (au moins 50 millions d’euros) à trois ans de la 35e America’s Cup en 2017, le challenger français aurait déjà réuni deux des trois éléments essentiels pour remporter la Coupe qui sont du temps, de l’argent et des hommes. Et pour les hommes, on n’est pas inquiet. Si le budget est là, le reste suivra…

 

Oracle en Moth

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 © photo : Oracle Team USA

 

Pas moins de six Moths à foils aux couleurs d’Oracle Team USA !

 

Extreme 40, RC44, circuit de match-racing, GC32… On retrouve des équipiers d’Oracle Team USA sur tous les plans d’eau cet été. Et surtout sur tout ce qui vole !

 

 Alors que Team Australia, le Challenger of Record, vient d’annoncer son retrait de la 35e America’s Cup, on attend toujours de savoir qui est le nouveau challenger of record, puisqu’aucune équipe ne semble avoir déjà réglé les 800 000 euros du premier chèque des droits d’inscription. Artemis, Challenger of Record de la 34e, Team New Zealand, BAR Racing (Ben Ainslie) ou Luna Rossa ?

 

Si le Defender Oracle Team USA s’entraîne en Moths du côté de l’Australie, 138 autres petits engins volants se sont donnés rendez-vous cette semaine en Angleterre, à Hayling Island près de Porthmouth pour les Championnats du Monde de Moth à foils.

 

Quatre Français participeront aux Moth Worlds . Sébastien Col, barreur d’Areva Challenge lors de l’America’s Cup 2007, Benoît Marie, vainqueur de la Mini Transat 2013 ainsi que Pierre Blanc et Yann Andrillon tenteront de rivaliser avec les Anglo-Saxons, spécialistes de la discipline.

 

En l’absence du Champion du Monde en titre, l’Américain Bola Gulari qui a rejoint Luna Rossa en vue de la prochaine America’s Cup (à San Diego ou aux Bermudes en 2017), Nathan Outteridge, le barreur d’Artemis Champion Olympique de 49er à Londres, Champion du Monde de Moth en 2011 et deuxième l’an passé derrière Gulari, sera évidemment l’un des grands favoris au titre.

 

 Le photographe Thierry Martinez, grand spécialiste des Moths (entre autres) sera une nouvelle fois sur place pour immortaliser l’événement. A suivre donc sur le site officiel de l’épreuve (ici) ainsi que sur le site de Thierry Martinez (ici).

 

Cammas sur tous les fronts !

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A peine rentré de Saint-Petersburg les valises lourdes d’une décevante 11e place sur 12 lors de l’Acte 4 des Extreme Sailing Series disputés en Extreme 40, Franck Cammas est reparti à la Grande-Motte pour préparer le Championnat d’Europe de Nacra 17 qui démarre ce week-end.

 

Mais entre deux entraînements, il a trouvé le temps dans la semaine de traverser la France de bas en haut pour aller à Dunkerque soutenir son équipage du M34 au départ du Tour de France à la Voile avant de revenir à La Grande-Motte retrouver Sophie de Turckheim, son équipière sur ce catamaran de sport qui sera un nouveau support olympique à Rio.

 

Franckie l’infatigable rejoindra son équipage du M34 en Méditerranée pour défendre son titre et tenter de remporter un second Tour d’affilée.

 

Mais en parallèle, Cammas la tête d’affiche doit mener une autre course, contre-la-montre cette fois-ci pour engager son Team France avec Desjoyeaux et Kersauson dans une campagne de Coupe de l’America. Et pour cela, il faut s’inscrire avant le 8 août en faisant un premier chèque de 1 000 000 $ (avant d’en signer un second le 1er novembre !).

 

Autant dire que ce mois de juillet s’annonce chaud bouillant et, peut-être, déterminant pour l’avenir de Franck Cammas

 

Beyou dans la cour des (très) grands !

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Le club très fermé des triples vainqueurs de la Solitaire du Figaro vient d’accueillir aujourd’hui un nouveau membre. En s’adjugeant la dernière étape et la victoire finale sur la Solitaire 2014, Jérémie Beyou (Maître Coq) rejoint ainsi Philippe Poupon, Jean Le Cam et Michel Desjoyeaux… Excusez du peu !

 

Si la Solitaire se disputait au point, Jérémie l’aurait aussi remportée par sa belle régularité lors des quatre étapes : 3e, 3e, 3e et 1er… Toujours sur le podium ! Et avec cette septième victoire d’étape, il se rapproche du trio de tête composé de Jean Le Cam (10 victoires détapes), Alain Gautier (9) et Yann Eliès (9).

 

Candidat malheureux lors des deux derniers Vendée Globe (avarie de gréement en 2008, avarie de quille en 2012), Jérémie va pouvoir désormais se concentrer sur cet objectif majeur du circuit IMOCA avec pour commencer La Route du Rhum en novembre prochain où il sera forcément l’un des grands favoris.

 

Déjà vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2011 (avec Jean-Pierre Dick), Jérémie Beyou a d’ores et déjà inscrit son nom au tableau d’honneur des plus grands marins de la course au large. Et à 38 ans, il lui reste encore de très belles années devant lui…

Champagne ce matin (et certainement ce soir !) pour Jérémie Beyou à l’arrivée à Cherbourg où il remporte à la fois la dernière étape ET la Solitaire du Figaro 2014… Une victoire sans appel ! © photo : Team Maître Coq.

 

 

Drôle de Solitaire !

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Il ne faisait pas bon être Normand sur la troisième étape de la Solitaire du Figaro cette année. Fabien Delahaye (Skipper Macif 2012), Joan Ahrweiller (Région Basse Normandie) et Claire Pruvot (Port de Caen-Ouistreham) ont tous les trois abandonné cette très longue étape entre Roscoff et Les Sables d’Olonne.

 

Il ne fait pas bon non plus être leader cette année. Yann Eliès (Groupe Queguiner – Leucémie Espoir), premier vrai leader de la première étape a démâté au passage de Wolf Rock alors qu’il était en tête.

 

Alexis Loison (Groupe Fiva), vainqueur de cette première étape à Plymouth, s’enfonce doucement au classement général (5e) après une 7e place à Roscoff et une 11e place aux Sables. Il reste néanmoins en course pour la victoire finale à 51 minutes du leader.

 

Fabien Delahaye, leader du général au départ de cette troisième étape, casse son bas-hauban avant le départ, et abandonne finalement l’étape – et donc le classement général !

 

Espérons que Jérémie Beyou (Maître Coq), nouveau leader aux Sables d’Olonne, mette un terme à cette mauvaise loi des séries.

 

Comme on espère que les avaries de gréement, trop nombreuses cette année sur les Figaro, cessent pour que le suspense reste entier jusqu’à Cherbourg, terme de la quatrième et dernière étape.

 

Après plus de dix ans de bons et loyaux services, les Figaro Bénéteau II, loués pour leur robustesse, semblent montrer quelques signes de faiblesses au niveau des gréements. Yann Eliès l’a découvert à ses dépens, le privant d’une éventuelle troisième victoire d’affilée. Une troisième victoire que Jérémie Beyou est bien parti pour accrocher et ainsi peut-être rejoindre le club très fermé des triples vainqueurs aux côtés de Philippe Poupon, Jean Le Cam et Michel Desjoyeaux. Réponse à Cherbourg en milieu de semaine prochaine…

 

AC35 : combien de challengers ?

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Si la 34e America’s Cup restera comme celle du plus grand come-back de l’histoire du sport en général avec la remontée fantastique d’ Oracle Team USA, mené 8-1 par Team New Zealand et qui s’impose finalement 9-8, il ne faut pas oublier que sans ce scénario hallucinant, ces bateaux qui volent à 40 nœuds et une production audiovisuelle inégalée, cette 34e édition aurait pu tourner au fiasco ! Notamment d’un point de vue sportif avec une 8e et dernière Louis Vuitton Cup pathétique… Trois challengers seulement (ce qui n’était plus arrivé depuis 1970 !) dont un, Artemis, qui n’a pas participé aux Round Robin !

 

Comment éviter qu’un tel scénario se reproduise pour la 35e édition ?

D’abord en réduisant les coûts afin d’attirer plus d’équipes. Les futurs AC62, de 10 pieds plus petits que les AC72, devraient coûter moitié moins cher à construire selon Russell Coutts, le grand patron de la Coupe. En réduisant l’équipage de 11 à 8, et en limitant le nombre de jours d’entraînement, la masse salariale (partie la plus importante d’un budget Coupe) est également réduite.

 

D’un autre côté, Russell Coutts souhaite que les équipes qui participent aux America’s Cup World Series en AC45 soient sûres de participer aux America’s Cup Qualifier ( ACQ, ex-Louis Vuitton Cup ), pour ne plus se retrouver avec une douzaine d’équipes aux World Series et seulement trois à la Louis Vuitton Cup. Du coup, il impose la période d’inscription la plus courte de l’histoire de la Coupe – seulement deux mois depuis ce lundi ! Et des droits d’inscriptions très élevés, donc sélectifs : 2 075 000 $ très précisément ! (1M$ dès l’inscription + 25 000 $ pour le site Internet + 50 000 $ pour ACPI afin de protéger la marque America’s Cup + 1M$ avant le 1er novembre).

Une sacrée somme pour les challengers potentiels, d’autant plus compliquée à trouver aussi vite qu’on ne sait même pas quand exactement ni où aura lieu la prochaine édition ! En 2017 c’est sûr (mais quel mois ?) et dans l’une des quatre villes retenues dans la short list : San Francisco, San Diego, Chicago et les Bermudes. Au passage, il faudra juste que Russell nous explique comment il a pu conserver Chicago dans sa liste puisque, selon le Deed of Gift qui régit la Coupe de l’America depuis 1887, celle-ci ne peut être organisée que sur la mer ou un bras de mer. Ce qui avait obligé Alinghi à organiser la 32e édition à Valence en Espagne plutôt qu’en Suisse ! On attendra mi-décembre pour connaître la ville et le calendrier précis…

 

Dans ces conditions, pour l’instant seuls deux challengers semblent assurer de pouvoir participer : Artemis (Suède) et Luna Rossa (Italie), les deux challengers de la dernière édition qui sont financés par des milliardaires, Torbjorn Tornqvist (fortune dans le pétrole) pour Artemis et Patrizio Bertelli (patron de Prada) pour Luna Rossa. Il est fort probable que Team Australia, le challenger of record, en soit aussi puisque créé par un autre milliardaire, Bill Oatley (fortune dans le vin). Mais le propriétaire des célèbres Wild Oats a déclaré fin 2013 qu’il n’y mettrait pas sa fortune et qu’il comptait financer son équipe avec des sponsors. A suivre, donc ! Enfin, si on ne peut imaginer une Coupe de l’America sans Team New Zealand, Grant Dalton a émis des réserves sur leur participation. Espérons que ce soit juste stratégique…

 

A ces quatre premiers challengers attendus (les trois de la dernière + le challenger of record australien) pourraient s’ajouter plusieurs autres équipes actuellement dans les tuyaux. A commencer par le team britannique du quadruple champion olympique Ben Ainslie, Ben Ainslie Racing (BAR), qui doit annoncer fin juin son équipe, et donc peut-être son financement. Une équipe chinoise serait indirectement soutenue par Larry Ellison, peut-être par le biais d’une coopération des design team. Une équipe russe, financée par Gazprom est également en gestation, tout comme une équipe japonaise. Sans oublier évidemment Team France du trio Franck Cammas / Michel Desjoyeaux / Olivier de Kersauson, à qui l’on souhaite évidemment de trouver rapidement tout ou partie de son budget de fonctionnement.

 

Au total, il y aurait donc neuf challengers potentiels pour la prochaine Coupe de l’America. Et comme les inscriptions se terminent le 8 août, on va vite savoir qui aura les moyens de jouer…

 

35e Protocole : Yes They Can !

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En mai 2007, Oracle BMW Racing était éliminé en demi-finales de la Louis Vuitton Cup par Luna Rossa.  Une sortie par la petite porte pour l’équipe la plus fortunée de la Coupe mais mal gérée par l’omnipotent Chris Dickson, le Dr Jeckyll de la voile, à la fois directeur du team, directeur sportif, skipper, barreur, porte-parole robotisé et redresseur de torts. Trois mois plus tard, en juillet, Larry Ellison avait été le premier à critiquer le nouveau Protocole pondu par Alinghi et largement avantageux pour le defender suisse. On connaît les suites judiciaires de cette affaire…

 

Sept ans après, désormais double détenteur de l’aiguière d’argent, Larry Ellison, par l’intermédiaire de son nouvel homme fort Russell Coutts, vient de dévoiler le Protocole de la 35e édition de la Coupe de l’America qui aura lieu en 2017. Et, ô surprise, on a l’impression de relire le Protocole d’Alinghi ! Que reprochait-on principalement aux Suisses ? Notamment d’avoir créé un circuit préparatoire, les Louis Vuitton Acts, dont le classement compterait pour les éliminatoires des challengers et auquel le defender pouvait prendre part, et donc influer sur ledit classement.

 

Et que trouve-t-on aujourd’hui dans le nouveau Protocole ? Des America’s Cup World Series en AC45 auxquels participera le defender américain et dont le classement déterminera directement les demi-finales des challengers ! N’en jetez plus, la Coupe (de l’America) est pleine ! Ce qui nous ramène au vieil adage : la Coupe, il faut d’abord la gagner puis en changer les règles pour la conserver ! Pour l’instant, Grant Dalton, le patron de Team New Zealand, est le seul qui, malgré ses airs d’instructeur GI’s, n’a jamais accepté de rentrer dans le rang. Il critiquait déjà le Protocole de la dernière Coupe de l’America. Et il a été le premier à déclarer qu’avec ce nouveau Protocole, la Coupe sera de plus en plus difficile à remporter…

 

Autre merveille de ce nouveau Protocole, les challengers sont invités à s’inscrire dans un délai ultra serré (entre le 9 juin et le 8 août !) et pour cela à régler plus de 2 millions de $ d’inscription sans savoir où ni quand exactement en 2017 aura lieu la 35e America’s Cup ! Pour le savoir, ils devront patienter jusqu’au mois de décembre…