Dans une interview accordée aujourd’hui au journal britannique Sunday Times (lire ici), Mike Golding met en cause les architectes pour les avaries de quille.

 

« Les ingénieurs et architectes devront répondre à de nombreuses questions » dit-il.

Il s’agace notamment de l’accident survenu à Dominique Wavre, qui possède la même quille que Golding : « Dominique et moi avions tous les deux précisé qu’on voulait une quille qui finisse le Vendée Globe. Nous leur avons dit “ne prenez aucun risque, ne minimisez rien, faites-les tenir longtemps“, et ça a échoué et personne n’en prend la responsabilité. J’étais furieux pour l’avarie de quille de Dominique ! »

 

Golding a-t-il raison de polémiquer sur les quilles ?

Pas sûr, vu qu’il n’y a eu qu’un abandon à cause de la quille, celui de Wavre. Le Cam a heurté un ofni qui a arraché le bulbe. Rien à voir donc.

Cela dit, on peut comprendre l’aigreur de Golding concernant les avaries de quille. Depuis le dernier Vendée Globe, il a rencontré avec ses quilles des problèmes à répétition. Il en a perdu une en carbone à 50 milles de l’arrivée en 2005. A connu des problèmes de fissures sur une quille acier l’hiver dernier. Ce qui l’a obligé à renoncer à la Transat anglaise pour faire fabriquer une nouvelle quille carbone. Cette fois-ci, il a démâté, mais a constaté quelques fissures autour de son puits de quille avant son démâtage.