Skip to Content

Monthly Archives: février 2009

Rendez-vous à Venise

Par

 En seulement deux saisons, l’iShares’ Cup, le circuit européen des Extreme 40, s’est imposée comme le nouveau must des régatiers en multicoques en mer avec le Décision 35 pour les lacs. Aujourd’hui, l’iShares’ Cup, organisée par le navigateur français Gilles Chiorri au sein d’OC Events, vient d’annoncer que le premier des six rendez-vous européens sera la Mecque du romantisme à l’italienne : Venise. Voir Venise et… des catamarans de 40 pieds sur une coque devant la place Saint-Marc pourrait être assez spectaculaire ! A condition me direz-vous qu’il y ait du vent. Ce qui n’est pas évident dans la lagune.

 

Autre point important, l’arrivée en force des Français pour cette troisième saison. Franck Cammas, Yann Guichard (nouveau skipper Gitana), Jean-Christophe Mourniac et Yvan Bourgnon seront de la partie. Et peut-être aussi Loïck Peyron… Alinghi, malheureusement, ne remettra pas son titre en jeu. Mais une autre grosse équipe est annoncée. Oracle ? Team NZ ? Ils seront en tout cas une bonne douzaine à sillonner l’Europe entre Venise, Hyères (3,4 et 5 juillet), Cowes, Kiel, Amsterdam et une sixième étape non déterminée. Si vous aviez dans l’idée d’emmener votre chère et tendre passer un week-end en amoureux à Venise cette année, choisissez donc – au hasard – le week-end du 15 au 17 mai !

 

© Jean-Marie Liot/DPPI/OC Events : Exemple de proximité entre les régates et le public à Kiel (Allemagne), l’été dernier.

A vendre

Par

 C’est l’heure de faire son marché. On trouve toute sorte de monocoque 60 pieds à vendre en ce moment. Si Gitana 80 a été vendu à une Fondation espagnole, tout comme Paprec-Virbac 2 semble-t-il, il en reste un bon paquet disponible, et à tous les prix.

 

 © Jean-Marie Liot/DPPI/Vendée Globe : le Gitana 80 de Loïck Peyron a été vendu aux Espagnols

 

Pour un 60 pieds de dernière génération, il faudra débourser entre 2 et 2,5 millions d’euros, en fonction du bateau. Tous sont plus ou moins à vendre. Mais si votre budget est plus serré, le site du marin-broker Bernard Gallay (à lire ici) fourmille d’autres occasions à tous les prix. Exemple :

 

-       Max Havelaar, ex-60e sud (plan Morrison 90) : 175 000 €

-       Ocean Planet (plan Wylie 2001), 9e du VG 2005 avec Bruce Schwab : 250 000 $

-       Roxy, ex-Fleury Michon X (plan Briand/Lombard 89) : 200 000 €

-       Fila (plan Finot-Conq 97) : 260 000 €

-       UUDS, ex-Geodis (plan Finot-Conq 94) : 350 000 €

-       Artech (plan Artech 2002) : 420 000 €

-       Poujoulat 1 (plan Rolland 2000) : 450 000 €

 

Sinon, vous pouvez aussi vous offrir le célèbre 50 pieds ex-Cray Valley (Finot-Conq 96) pour 190 000 €, un Grand Mistral (plan Farr 96) pour 350 000 €, Solune (plan Nacira 2003) pour 500 000 €, le trimaran Orma 60 vainqueur de la Route du Rhum 2002 avec Michel Desjoyeaux (plan VPLP 2002) pour 800 000 €, le maxi ex-Folie des Grinders (1999) pour 1 million € ou encore le maxi Alfa Roméo (plan Reichel Pugh 2005) pour seulement 3,495 millions € au lieu de 3,9 millions. Faut profiter de la crise pour faire des affaires…

Quel dommage !

Par

 Oui, quel dommage de perdre autant de temps et d’énergie dans un procès à New York alors que tout le monde ne demande qu’à régater comme l’ont prouvé les Louis Vuitton Pacific Series. Il suffit de voir les sourires ci-dessous de Brad Butterworth et Russell Coutts en conférence de presse pour comprendre que, malgré la bataille juridique qui oppose leurs équipes, l’ambiance est toujours aussi bonne entre les deux compères qui ont remporté ensemble trois fois de suite la Coupe de l’America.

 

© Gilles Martin-Raget/Sea&Co

 

D’ailleurs, l’ambiance générale était plutôt à la fête en Nouvelle-Zélande. Après les régates, tout le monde allait boire un verre ensemble. Alinghi est allé au barbecue d’Oracle et Oracle à l’happy hour d’Alinghi. Tous copains les marins ! « On parle des régates, de la famille, des amis, mais pas du procès » m’a confié Brad Butterworth à propos de ses discussions avec Coutts. Sujet tabou, visiblement.

Malgré l’aspect “régates amicales“, la compétition était relevée. Et la victoire finale 3-1 de Team New Zealand face à Alinghi a été saluée là-bas comme une demie revanche aux deux dernières Coupe de l’America remportée 5-0 puis 5-2 par Alinghi face à TNZ. Côté skipper, on y retrouvait la crème du match-racing. Dean Barker, Russell Coutts, Ed Baird, Ian Williams, Sébastien Col, Ben Ainslie, Paolo Cian, Gavin Brady, Francesco Bruni et Peter Holmberg étaient les dix barreurs réunis à Auckland. Vivement qu’on les retrouve tous autour de la vraie Coupe de l’America… peut-être l’année prochaine ! Qui sait ?

Incroyable Marc Guillemot !

Par

 Après m’être enflammé pour l’exploit de Roland Jourdain d’avoir réussi à parcourir près de 700 milles sur un monocoque sans quille pour rejoindre les Açores, que dire de la performance de Marc Guillemot ? Tout simplement époustouflante ! 1000 milles sans quille, à tirer des bords dans les petits airs, et réussir l’exploit incroyable de finir le Vendée Globe sur la troisième marche du podium… Voilà une prouesse qui mérite aussi bien des honneurs.

 

©Jean-Marie Liot/DPPI/Vendée Globe

Marc Guillemot, à droite, a accueilli à son bord (de gauche à droite), Kito de Pavant, Yann Eliès, Jean Le Cam, Roland Jourdain et Sam Davies

 

Pour quelqu’un qui a porté assistance à Yann Eliès, s’est arrêté deux fois pour réparer son rail et a réalisé la moitié de son tour du monde avec une grand-voile arisée, la performance est vraiment de taille. En voilà un en tout cas qui va pouvoir écrire un livre sur son Vendée Globe tellement il lui est arrivé d’aventures en trois mois. Pour le grand public, Marco fait partie des révélations de ce Vendée Globe, tout comme Armel Le Cléac’h, Sam Davies et Yann Eliès. Le cœur sur la main, Marco a d’ailleurs invité Yann, et aussi Jean Le Cam, Roland Jourdain et Kito de Pavant à remonter le chenal avec lui… La solidarité jusqu’au bout. Un grand bonhomme, lui aussi.

Une seconde !

Par

 36 heures de voyage ! Ça se mérite la Nouvelle-Zélande… Mais quel bonheur de retrouver un semblant d’ambiance de la Coupe de l’America avec les Louis Vuitton Pacific Series.

 

Et à peine arrivé, voilà qu’on assiste déjà à un match hallucinant entre Russell Coutts (sur Oracle) et ses anciens collègues d’Alinghi (dont son pote Brad Butterworth) en finale des challengers. Au lendemain du procès en appel à New-York, l’image est cocasse !

 

Un match très serré avec dépassement en règle et une arrivée incroyable. A deux minutes de franchir la ligne, Oracle possède 65 mètres d’avance sur Alinghi. Grosse erreur à bord d’Oracle qui ne se rend pas compte que la ligne d’arrivée est ultra favorable au bateau comité de… 66 mètres ! Oracle empanne sur la lay-line de la bouée et alinghi sur celle du bateau et s’impose d’une seconde ! Je n’ose imaginer la joie d’Ed Baird, Brad Butterworth et leurs potes devant un tel cadeau des Américains. Alinghi s’est déjà imposé face à Oracle la semaine dernière pendant le Round Robin 2 (gold fleet). Le vainqueur de cette finale en trois manches défiera samedi Team New Zealand.

 

Comme vous pouvez le voir sur ces photos (de dos puis de face), les Kiwis ont analysé le match en direct dans la salle de presse. On retrouve notamment le barreur Dean Barker (assis, t-shirt gris clair), le skipper Grant Dalton (assis à droite avec la casquette) et le tacticien Ray Davies (assis par terre au milieu avec la casquette). Et en rouge, Sébastien Col, le barreur de K-Challenge, quelques heures avant de prendre son avion pour rentrer en France.

 

Photos : © Franck Socha/Sea&Co

Tri 50’ Actual : fermeture de la coque centrale

Par

 Arrivées du Vendée Globe obligent, je n’ai pas pu rendre visite à Yves Le Blévec cette semaine pour la fermeture de sa coque centrale. Mais heureusement, l’excellent photographe Thierry Martinez, dont le site et aussi le blog valent le détour, était là pour immortaliser cette étape importante dans la construction du trimaran 50 pieds. Merci Thierry…

 

Voici donc la demi-coque bâbord (celle avec les cloisons) suspendue au-dessus de l’autre demi-coque juste avant le collage. Vue du côté fond de coque (la partie immergée si vous préférez !).

©Th.Martinez/Sea&Co pour Actual

 

Et voici une idée du volume intérieur de la coque centrale juste avant la fermeture de la boîte. Yves, à gauche, donne une idée de l’échelle de ce volume intérieur. Notamment la hauteur sous barrot limitée…

©Th.Martinez/Sea&Co pour Actual

Une Cité du Vendée Globe en projet

Par

 Lu dans Ouest France hier (édition Vendée-Ouest), un projet de Cité du Vendée Globe en lieu et place de la caserne des pompiers située juste en face de l’actuel village du Vendée Globe. Un emplacement en or de 10 000 m2. Mais pour l’instant, rien d’officiel… Vous pouvez lire l’article de Renaud Garnier ici. En voici un extrait :

“ Il s’agit de faire vivre le Vendée Globe toute l’année, entre deux éditions. Selon Louis Guédon, « cela pourrait s’apparenter à l’Historial ou à certaines animations du Puy du Fou. » Le concept s’annonce résolument original. Gérard Faugeron résume l’ambition : embarquer le visiteur dans le sillage des marins autour du globe. A l’arrivée : la promesse de toucher le jackpot, en termes de notoriété et de retombées économiques…“

 

 © Ouest France

La caserne des pompiers avec derrière Port-Olona.

Sacrés Anglais !

Par

 Voilà un communiqué de presse reçu ce jour dont le titre anglais m’a interpellé : « Life-size surprise for sailor’s wife ». Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Et là, surprise…

 

Brian Thompson, actuellement 5e du Vendée Globe, a pensé à l’anniversaire de sa femme Nathalie. La preuve en images…

 

 

Brian est donc élu d’office le navigateur le plus attentionné avec sa femme qui a reçu pour son anniversaire, en plus des deux trompettistes habillés en majorette ci-dessus – de la Royale Marine Association tout de même ! – ces deux photos sur carton à taille humaine. Quel grand romantique ce Brian ! Et ça méritait bien un communiqué de presse tout ça… Allez, bon anniversaire Nathalie !

Quelle poisse !

Par

 Excellent régatier, drôle et attachant, Roland Jourdain ne méritait vraiment pas de terminer son Vendée Globe aux Açores, à quelques jours de l’arrivée, alors qu’il occupait la deuxième place depuis 47 jours ! Décidément, Bilou est poursuivi par la malchance sur le Vendée Globe. Après le rail de mât en 2000 qui le prive de la course à la victoire avec Mich Desj, la tête de quille en 2004 qui l’oblige à mettre le clignotant à gauche en Australie, c’est encore la quille qui met un terme à son aventure. Joli titre au passage de Jean-Louis Le Touzet sur Libération.fr, « c’est (malheureusement) la quille pour Roland Jourdain ».

 

©Roland Jourdain/Veolia Environnement/Vendée Globe

L’humour et l’art du déguisement de Bilou

 

Mais il reste un dernier exploit qui n’est pas assez souligné à mon sens. Celui d’avoir réussi à parcourir plus de 600 milles sans quille pour rejoindre le premier port sur sa route. En 2005, au large de Rio, Nick Moloney avait réussi à stabiliser son bateau à l’endroit, ce qui paraissait déjà ahurissant. Une semaine plus tard, c’est Mike Golding qui suscitait l’admiration en terminant troisième du Vendée Globe sans quille, perdue à 50 milles de la ligne d’arrivée. Hallucinant ! Là, l’exploit est, je trouve, encore plus impressionnant. 640 milles parcourus en haute mer ! Comme l’a dit Bilou à la vacation dimanche midi : « un bon marin est un marin qui revient au port avec son bateau. » Bilou est plus que jamais un excellent marin…