Skip to Content

Monthly Archives: avril 2009

Vraiment très instructif…

Par

 Connaissez-vous la différence entre un automobiliste anglo-saxon et un français ? L’anglais respecte le code la route par crainte pour sa vie tandis que le français le respecte par peur de perdre des points sur son permis… Une sacrée différence de culture !

 

En plaisance aussi, les Anglo-saxons et les Scandinaves ont toujours eu 20 ans d’avance sur nous les Latins, en termes de sécurité. Et j’avoue – avec une certaine honte – que si cela n’avait pas été obligatoire pour courir en Mini 6.50, je ne l’aurais certainement pas fait.

 

Mais de quoi s’agit-il au fait ? Du stage de survie ISAF – imaginé vous vous en doutez par des Anglo-Saxons – désormais imposé par la FFVoile pour participer à des courses au large. Et comme je compte m’aligner au Mini Fastnet en juin prochain, j’ai donc passé une journée et demie à l’ENV à Quiberon ce week-end pour me remettre à niveau. Au programme : 12 heures d’enseignements dont plus de 3h30 de pratique (extinction d’un feu, nage en TPS, ouverture d’un radeau de survie, embarquement dans le radeau, utilisation de feux à main, etc.)

 

Avec ses faux airs de Corto Maltese et sa gouaille de titi parisien, Thierry Dubois dispense cette formation pour le compte de la CEPIM (Centre de Formation Professionnelle, d’Analyse et de Prévention des Risques), secondé par un sapeur-pompier ex-plongeur de la Marine pour la partie feux à bord et aussi pour tout le côté baignade en TPS autour d’un radeau de survie. Ce qui est loin d’être évident, surtout pour aller sous l’eau avec une telle flottabilité…

 

Thierry Dubois en pleine explication sur la bonne utilisation des gilets de sauvetage. Même sur ce sujet on en apprend encore…

 

Et très honnêtement, à la fin de ce stage, on en ressort convaincu que n’importe quel plaisancier qui possède un voilier, ou même en loue un occasionnellement, devrait suivre cette formation tellement elle est instructive. Loin d’être alarmiste, Dubois oblige à réfléchir à de nombreux aspects de la sécurité en mer. Et on y apprend pas mal d’astuces pour améliorer la sécurité du bateau et de son équipage.

 

Nous étions quatorze stagiaires ce week-end, venus de toute la France ou presque. D’Angoulême à Gravelines en passant par Paris, Granville et bien sûr la Bretagne. Dans le lot, plusieurs propriétaires-skippers sont repartis bien décidés à modifier un certain nombre de points sur leur voilier pour le rendre plus sûr.

 

Exercice d’allumage de feux à main. Chaque stagiaire y passe. Il est surprenant de voir le nombre de systèmes différents d’allumage. Percussion, tirette vers le bas, tirette sur le côté… Mieux vaut connaître le modèle que vous possédez pour les utiliser à bon escient le jour où…

 

Thierry Dubois prépare une fusée parachute pendant qu’un fumigène se consume derrière lui. Preuve de la défaillance possible de certaines, la première n’est pas partie !

 

Thierry Dubois – l’un des rescapés du Vendée Globe 96-97 – ne se contente pas de partager sa grande expérience en la matière. Depuis cinq ans qu’il dispense cette formation, il s’est enrichi des expériences des autres – notamment les stars de la course au large, eux aussi obligés de participer à ce stage – mais aussi d’expériences involontaires comme ce jour de l’année dernière où une fusée parachute lui a explosé dans la main, le brûlant au 2e degré. A force d’ouvrir des radeaux, d’allumer des feux à mains et de tirer des fusées parachutes presque tous les week-ends entre février et mai, il en connaît désormais un rayon sur toutes les marques et tous les modèles du commerce. Et à l’entendre, il y en a, très souvent les moins chers, qu’il vaut mieux ne pas acheter pour ne pas se retrouver avec un radeau de très mauvaise qualité ou des fusées défaillantes.

 

Bilan – et je me répète – ce stage est vraiment très, très instructif. Et à mon sens, il ne devrait pas être obligatoire que pour les coureurs du large. Mais la législation n’étant pas prête de changer de ce côté-là, je vous invite tous, vous plaisancier, à suivre un tel stage.

 

Info pratique : ce stage coûte 370 euros (-10% pour les membres de la Classe Mini), est valable 5 ans et s’adresse également à des plaisanciers soucieux de leur sécurité. Il y en avait d’ailleurs un parmi treize coureurs ce week-end… Alors, ne réfléchissez pas, allez-y. Ce stage est également organisé à Marseille, Lorient et aux Sables d’Olonne.

 

PS : à suivre dans quinze jours, le PSC1 (ou brevet de premiers secours), lui aussi obligatoire pour régater sur le circuit Mini.

La 33e Coupe en multicoque en 2010…

Par

 … Reste à savoir quand exactement et où !

 

Aujourd’hui, après une réunion à Genève entre les représentants d’Alinghi et d’Oracle, les Suisses ont communiqué pour annoncer qu’ils acceptaient le challenge des Américains en multicoque l’année prochaine. C’est sympa de nous le dire, puisqu’ils n’avaient pas vraiment le choix ! La justice américaine leur ayant imposé Oracle comme challenger of record. C’est juste une façon détournée de refuser la proposition d’Oracle de disputer la 33e édition sur les Class America version 5, ce qui aurait permis d’ouvrir la compétition à d’autres challengers.

 

Au contraire, Alinghi renvoie à Oracle la responsabilité d’accepter d’autres challengers. Les mesquineries restent visiblement le passe-temps favori de nos deux protagonistes ! Car il est bien évidemment impossible qu’un autre challenger dessine et construise un multicoque géant en tout juste un an. A moins que la 33e édition soit repoussée pour accepter d’autres challengers capables de balancer 10 millions d’euros dans un multicoque qui ne régatera que deux ou trois fois ! Mais pour cela, il faudrait qu’Oracle accepte de rallonger le calendrier de quelques mois, voire une année ou deux.

 

Une nouvelle fois, Alinghi tente donc de faire passer Oracle pour le méchant américain qui va refuser indirectement d’accepter les autres challengers en ne reportant pas – j’anticipe un peu – la 33e Coupe de l’America au-delà de 2010. Mais cette fois-ci, la ficelle est un peu grosse. La guerre de communication tend de plus en plus au ridicule, mais cela ne semble pas gêner nos milliardaires préférés…

L’IMOCA prend ses responsabilités

Par

 L’assemblée générale de la classe IMOCA des monocoques 60 pieds s’est réunie jeudi et vendredi à Barcelone. Il est rassurant de voir que, malgré l’énorme succès du Vendée Globe, les membres de cette classe prennent les problèmes tels qu’ils viennent et tentent de les résoudre. Plutôt que de se voiler la face comme l’a malheureusement fait l’ORMA avant elle.

 

Ainsi, trois premières mesures ont déjà été votées :

 

1) Limitation du nombre de voiles à dix, ce qui permettra de réduire un peu les budgets.

 

2) Limitation du nombre d’appendices à cinq : deux dérives, deux safrans et une quille pivotante. Exit donc les trim tabs de Paprec-Virbac et Gitana Eighty. On imagine que la classe a voulu également ici limiter les coûts de recherche et de construction de pièces plus compliquées les unes que les autres…

 

3) Limitation de la hauteur des mâts, ce qui limitera au passage la puissance et donc les risques de démâtages.

 

Une autre mesure à venir prévoit d’imposer aux quilles des tests de contrôle en torsion, flexion et vibration.

 

Les deux principaux accidents du Vendée Globe, ceux de Yann Eliès et Jean Le Cam, devraient également entraîner quelques modifications dans le règlement. D’une part pour faciliter l’accès aux équipements de secours, d’autre part pour maintenir hors de l’eau la trappe arrière lors d’un chavirage.

 

Les membres de la classe ont également approuvé le besoin de développer de nouvelles technologies, notamment les systèmes d’énergies renouvelables. Ainsi, l’une des prochaines règles autorisera le développement de moteurs électriques fonctionnant à l’aide d’éoliennes, de panneaux solaires ou d’hydrogénérateurs. Il était temps…

 

Enfin, l’AG a tenu à confirmer le départ de l’European Pro Tour fin août malgré la crise et les nombreuses rumeurs qui attribuaient à cette course le même sort que celui réservé à la Calais Round Britain Race, annulée faute d’un nombre suffisant de concurrents.

 

 

Construction du tri 50’ Actual (5)

Par

 Petite pause chantier pour Yves Le Blévec qui se bagarre actuellement en Mach 6.50 sur le Spi Ouest France. Mais la construction de son trimaran de 50 pieds progresse rapidement aux yeux de celui (moi) qui lui rend visite une fois par mois, et certainement trop lentement pour celui (Yves) qui s’imagine déjà à la barre de sa future monture. D’ailleurs, Yves devra patienter un mois supplémentaire pour cela. Comme tout bon chantier qui se respecte, celui d’Actual a pris un léger retard sur le calendrier. La mise à l’eau, initialement prévue en mai, a été reportée en juin. Les bras construits en carbone par Thierry Eluère sont terminés. Les Flotteurs fabriqués à Lorient par FR Nautisme sont en bonne voie et l’assemblage devrait débuter dans quelques semaines.

 

Voici les dernières images de la coque centrale prises cette semaine chez JPS Production à la Trinité-sur-Mer.

 

Vue de l’arrière, la coque centrale dévoile enfin ses volumes. On aperçoit le petit rouf taillé à la serpe et juste devant les deux supports de winches qui débordent de la coque. A droite, un demi moule de coque.

 

Vue de ¾ avant, on découvre les renforts carbone longitudinaux, les emplacements des étais  et les deux petits anneaux à l’étrave pour le gennaker puisque le bout-dehors est interdit par la jauge.

 

Il faut se mettre dans l’axe de la coque centrale pour réaliser la finesse de celle-ci. Du coup, devant aussi peu de volume, on a hâte de voir à quoi ressemblent les flotteurs !

J’ai craqué !

Par

 Pourtant, j’avais résisté pendant tout le Vendée Globe malgré de nombreuses sollicitations. « Et toi, t’es combien ? T’es où ? Quoi ? T’as pas d’bateau ??? » Eh non, je n’en avais pas. Je n’ai jamais été attiré par les jeux vidéos. Ma culture en ce domaine s’est arrêtée au tennis d’Atari et à Tétris. Et j’avais peur avec ce jeu-là de me retrouver comme en régate, à fond dessus, à ne plus rien faire d’autre ! J’ai tenu bon… Et puis, après avoir lu l’article de Julie Bourgois dans notre numéro de mars, je me suis dit qu’il ne fallait pas rester idiot et comprendre pourquoi plus de 300 000 personnes avaient embarqué pour le Vendée Globe Virtuel.

 

Alors, lundi soir, j’ai pris le départ de la Transat BPE Belle-Ile-en-Mer/Marie Galante par procuration. J’ai raté le départ dimanche à 15h, mais comme ce jeu est plutôt bien fait, je ne me suis pas retrouvé 120 milles derrière les premiers, mais seulement à 42 milles, au milieu des derniers. Et, comme tout le monde, je me suis fait piéger. En un rien de temps, on remonte les places sans effort. 62 000e, 50 180e, 35 422e, etc. Alors, on se prend au jeu. J’ai pourtant promis à ma femme de ne pas y aller plus de quatre fois par jour. Promesses de Breton riment visiblement avec promesses de Gascon ! Mais pour lui prouver mon détachement et surtout mon indépendance par rapport à ce genre de jeux, je n’ai même pas pris la moindre option. « Ma démarche est purement sociologique » ai-je prétexté. « Vous tenez là un excellent alibi » m’aurait répondu le Commissaire Maigret en tirant sur sa pipe, avec le regard de celui qui sait que vous êtes coupable, mais n’en a pas encore la preuve.

 

Alors, voilà, j’en suis moi aussi ! Mon pseudo est Loak31 (ne me demandez pas pourquoi !) et j’étais ce matin 5799e. J’ai dans ma ligne de mire un certain Laurent Voulzy, à seulement 13 milles et 3600 places devant moi… Alors, comme je débute dans ce métier, si vous avez des conseils à me donner pour doubler celui qui a inspiré le trajet de cette course, n’hésitez pas. Je suis preneur. Je ne vais pas me faire battre par un chanteur au cœur grenadine quand même !  ;-)

 

Le petit bleu avec une étoile au centre, c’est Voulzy, juste devant moi. Le groupe de tête est sous le bateau jaune, à gauche, à une cinquantaine de milles. Mais l’écart augmente perpétuellement avec les leaders… Comme c’est bizarre !

 

Disparition d’Yvon Daniel, l’ami des marins

Par

Dominic Bourgeois, grand ami d’Yvon Daniel, m’a envoyé hier soir ces deux portraits, photo et écrit, que je vous fais partager.

 

 Yvon Daniel à bord du catamaran Royale Atlantique au départ du dernier Vendée Globe (© photo :  Christine Vannier-Guillemot) 

 

" Yvon Daniel, coureur et ostréiculteur est décédé samedi soir lors d’un accident de plongée à La Trinité/mer. Ce Breton pur beurre était une figure emblématique dans tous ses secteurs d’activité, autant parmi les professionnels de la mer que chez les régatiers, les conchyliculteurs, les élus locaux, les coureurs au large, les sauveteurs de la SNSM… À 49 ans, Yvon Daniel avait vécu toutes les transformations de la plaisance, de la course et de la culture marine. Biologiste de formation, il a couru sur toutes les mers du monde avec les plus grands marins. Souvent en compagnie d’Yvon Fauconnier avec lequel il préparait son trimaran Umupro Jardin et de Jean-François Coste sur Cacharel lors du premier Vendée Globe 1989, il était aussi des périples océaniques aux côtés de Mike Birch (Formule Tag), d’Eric Tabarly (Euromarché), de Gilles Gahinet (J-24), de Philippe Poupon (Formule 40), de François Boucher (Saab), de Loïck Peyron (Lada Poch), d’Alain Gabbay (Charles Jourdan), de Jean Le Cam,… et tant d’autres.

 

Vice champion d’Europe de J-24 et planchiste, il a participé à tous les grands évènements des années 80 à 2009, du Formule 40 aux trimarans Orma, des maxi-multicoques post Québec-Saint Malo 2004, aux Open 7,50, aux Mini Transat, à la Whitbread, aux half et ¾ tonners, aux monotypes du Tour de France à la voile, à la Solitaire du Figaro, et récemment au monocoque Imoca avec Marc Guillemot. C’est avec le skipper de La Trinitaine et de Gitana X, puis de Safran qu’il a le plus navigué ces dernières saisons lors des Grand Prix Orma, puis pour la préparation du monocoque gris avant le dernier Vendée Globe.

 

Mais Yvon Daniel était un homme aux multiples facettes puisqu’il fut aussi du premier Raid en Mer de Chine et de Route de la Liberté avec Gérard d’Aboville et Henri Le Moing, sauveteur sur le canot SNSM de La Trinité/mer, plongeur, redoutable godilleur, plaisantin et souvent tout juste à l’heure ! Généreux, disponible et ouvert sur l’éventail des choses de la mer, il combinait sa passion pour la course avec la direction du chantier ostréicole que son père laissait après sa disparition prématurée, mais aussi avec une société de travaux maritimes. C’est lors d’une intervention en plongée sous les pontons de la Trinité/mer qu’il a exprimé son dernier souffle. Nous partageons l’immense tristesse de sa famille et de ses proches : qu’il navigue en paix dans un autre monde…"

 

Victoire finale d’Oracle sur tapis vert

Par

Hier, ça pouvait passer pour un poisson d’avril, mais aujourd’hui la décision est loin d’être une farce. La Cour d’Appel de New York a donné raison au Golden Gate Yacht Club (GGYC), donc à Oracle, dans sa bataille juridique face à la Société Nautique de Genève (SNG), alias Alinghi. Pour autant, rien n’est définitif concernant la Coupe de l’America. A Oracle et Alinghi de se mettre maintenant d’accord sur la forme de la 33e édition… Duel en multicoque ou Coupe multis challengers ?

 

« Enfin ! » A-t-on envie de dire. Depuis le temps qu’on attendait une décision ferme et définitive. « Un an de perdu » pourrait-on ajouter puisque l’année dernière, le Juge Cahn avait déjà donné raison à Oracle, avant que la Cour d’Appel n’inverse la sentence l’été dernier. En février, à Auckland, Brad Butterworth, skipper d’Alinghi, m’avait déclaré que la Coupe aurait lieu en 2010 à Valence, quelle que soit la décision de la cour de New York. On peut donc penser que les Suisses vont bientôt mettre à l’eau leur propre multicoque – avec six mois de retard sur les Américains – et se préparer à un duel en multicoque l’année prochaine. Mais rien n’est moins sûr tant, dans la Coupe de l’America, les annonces n’engagent que ceux qui y croient. D’ailleurs, Oracle déclarait de son côté, et au même moment, que même en cas de victoire juridique à New York, il restait favorable à une 33e Coupe multis challengers. Cela reste à prouver !

 

Quid pour K-Challenge et French Spirit ?

Finalement, vu le contexte économique actuel, est-ce que cette décision ne serait pas un mal pour un bien ? Stéphane Kandler et Marc Pajot reconnaissent que l’objectif de 2010 n’aurait pas été évident à atteindre. « On aurait été le couteau sous la gorge » avoue Kandler. C’est sûr, les sponsors ne se bousculent pas au portillon. Tous deux se réjouissent surtout que la décision soit enfin tombée. « Cela ne nous empêche pas de travailler, espère Pajot. L’important est que les architectes travaillent sur des études numériques. Je suis d’un naturel optimiste. Ils peuvent encore se mettre d’accord pour une Coupe traditionnelle. » Kandler est plus réaliste. « Ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord pendant un an et demi, je ne vois pas pourquoi ils le seraient aujourd’hui. J’attends de voir ce qu’Oracle va proposer, mais je ne pense pas qu’ils feront une Coupe à plusieurs. Il faut juste espérer qu’ils dévoileront un peu leur plan pour la 34e, sinon, on perdra encore un an. Nous avions anticipé les deux scénarios. C’est pourquoi on navigue en attendant sur d’autres supports, en RC44 et sur le World Tour. »

 

Les Français quand même à l’honneur

Si la 33e Coupe de l’America se dispute donc sur des maxi-multicoques, elle aura au moins le mérite d’être spectaculaire et de mettre en valeur le savoir-faire français en matière de multicoques. C’est déjà le cas avec les architectes : VPLP d’un côté, Benoît Cabaret (associé de Nigel Irens) de l’autre. C’est aussi le cas des marins puisque Franck Cammas était le “pilote“ d’essai d’Oracle tandis qu’Alain Gautier conseille Alinghi. Au passage, j’en profite pour saluer le beau doublé de Sébastien Col et Mathieu Richard aux deux premières places mondiales du classement ISAF de match-racing. Chapeau les gars !

 

L’histoire se répète-t-elle ?

En 150 ans, la Coupe de l’America a été jalonnée de grandes histoires, parfois un peu folles, plus rarement juridiques. En 1988, après de semblables péripéties devant les juges, la 27e Coupe de l’America opposait un catamaran américain de 55 pieds à un maxi-monocoque néo-zélandais pour ce qu’on a appelé le non-match – 20 minutes d’écart à l’arrivée ! Pas spectaculaire, cela avait eu pour seul intérêt de déboucher sur une nouvelle jauge, celle les Class America utilisés de 92 à 2007. Espérons que cette 33e édition aura la même issue et qu’une nouvelle jauge, plus spectaculaire que les Class America, verra le jour pour au moins les cinq éditions suivantes…