Autant j’écrivais dans un billet précédent tout l’intérêt à mon sens du stage de survie ISAF que je recommande une nouvelle fois à tout plaisancier régulier ou occasionnel, qui possède ou loue un bateau, autant je ne comprends pas bien pourquoi on nous impose depuis cette année de passer le brevet PSC 1 (brevet de secouriste) pour faire de la course au large…

 

le célèbre logo de la Croix-Rouge

 

Attention ! Je ne dis pas que cette formation est sans intérêt. Bien au contraire. C’est du bon sens civique et tout le monde devrait passer le brevet de secouriste. Je suis donc ravi de l’avoir fait et de connaître enfin les premiers gestes à réaliser… dans la vie de tous les jours. Mais quel rapport avec la course au large ? Aucun.

 

Seul le massage cardiaque pourrait être pratiqué en mer. Et encore. Ça ne sert qu’à maintenir la victime en attendant les secours. La technique pour aider une personne qui s’étouffe ? Allez, c’est vrai, celle-là pourrait servir.

 

Pour le reste, j’imagine mal mettre mon co-équipier en PLS (position latérale de sécurité) dans un bateau en mouvement. Quant à savoir qu’il ne faut pas manipuler quelqu’un présentant un traumatisme, ne pas donner d’eau sucrée à une personne qui vient de faire un malaise vagal (pour des raisons juridiques il paraît) et qu’il faut appuyer fortement sur une plaie pour stopper l’hémorragie en attendant les secours, je trouve ça très instructif pour le quotidien, mais totalement hors sujet pour la course au large.

 

Je comprends mieux l’agacement de Thierry Dubois lorsqu’il a évoqué la chose au cours du stage ISAF. « Vous allez faire un don de 60 euros à la Croix-Rouge pour apprendre à sortir une personne d’une pièce enfumée ! » ironisait-il. Pas complètement faux…

 

Auparavant, un module médical était appréhendé pendant le stage ISAF. Certes pas très long, mais au moins il était adapté à la course au large, ou à la plaisance hauturière.

 

Quitte à nous obliger à suivre de telles formations, autant que ça corresponde au maximum aux situations qu’on risque de vivre en mer. Non ? Les coureurs du Vendée Globe doivent suivre une formation médicale avec des médecins recommandés par Jean-Yves Chauve. 300 euros pour un week-end de formation. D’accord, c’est plus cher, mais nettement plus adapté…

 

En conclusion : le PSC 1 n’a aucun intérêt pour la course au large. Mieux vaudrait rallonger le stage de survie ISAF d’une demi-journée (et le passer à 2 jours complets) avec 4 heures consacrées au médical en mer.