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Monthly Archives: juin 2009

L’excitation monte

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 La mise à l’eau du multicoque d’Alinghi pour la 33e Coupe de l’America est prévue – paraît-il, car rien n’est officiel ! – mercredi 8 juillet à 6h00 du matin à Montreux, en Suisse.

 

Ressemblera-t-il au catamaran qu’on peut voir sur youtube dans cette vidéo en 3D. Une interprétation imaginée d’après les rumeurs diverses qui ont circulé autour de ce projet dont le secret a été bien gardé.

 

Une conférence de presse est prévue vers le 20 juillet, et nous en saurons alors un peu plus sur le futur adversaire de Dogzilla, le trimaran de 90 pieds de BMW Oracle Racing (également surnommé BOR 90).

 

Les rumeurs vont bon train aussi de l’autre côté de l’Atlantique. Un nouveau trimaran ( ?) ou plus probablement des modifications sur l’actuel expliqueraient la réticence d’Oracle à fournir un certificat de conformité comme le prévoit le Deed of Gift, sous prétexte donc que le bateau actuel ne correspond pas à celui qui affrontera le Defender suisse en février prochain.

 

Mais où, d’ailleurs ? Là aussi, ça part dans tous les sens. Une chose est sûre, ce ne sera pas à La Trinité-sur-Mer ! Il faut attendre le 8 août pour savoir, date butoir pour Alinghi pour révéler le lieu du futur duel.

 

L’été s’annonce chaud en actualités sur la prochaine Coupe de l’America…

Un concept boat selon… Audi !

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 Déjà sponsor du circuit méditerranéen des TP 52, l’Audi MedCup, la marque automobile allemande s’intéresse de plus en plus à la voile. Tout du moins l’un de ses jeunes designers de l’Audi Concept Design de Munich. Markus Klug, 25 ans, est passionné de bateau et a décidé d’appliquer à un voilier le style Audi. Et voilà le résultat, baptisé Audi Daysailer et trouvé sur le site Audi Passion qui vante tel un parfait commercial la perfection de ce concept boat qui ne verra certainement jamais le jour…

 

« Nul ne sait encore si  Audi va se lancer dans la construction d’un voilier. Mais son concept s’avère impressionnant ; il exprime l’élégance de la voile avec beaucoup de subtilité et expérimente habilement avec le langage stylistique d’Audi.(…) La ligne Tornado, ligne caractéristique sur le côté de la coque, et la ligne d’épaule, c’est-à-dire dans le cas d’un bateau, l’arête supérieur de la coque (tonture positive), ont été empruntés au langage stylistique d’Audi. Il en va de même pour les proportions des places assises et pour la console centrale typiquement Audi, qui est dotée d’instruments à commande intuitive et sert parallèlement à renforcer l’axe longitudinal.Conformément à ce qui est d’usage chez Audi, des matériaux légers tels que le carbone (coque) et l’aluminium (éléments stabilisateurs) ont joué un rôle essentiel. »

 

Waouh ! Ce style d’écriture me rappelle le nom d’une sculpture chez un ami d’enfance : L’Envolée dans la Continuité du Renouveau. Je n’ai jamais compris ce que cela voulait dire. Mais c’est normal, c’était de l’art !

 

 

L’article précise que « dans ce contexte, le fait que seuls les éléments essentiels aient été conservés se traduit par un résultat captivant, car le design Audi repose lui aussi sur des lignes précises et séduit par sa fluidité. »

Sans vouloir jouer les rabat-joie, au titre des éléments essentiels, ce concept boat ne dispose ni de barres à roue, ni d’écoute de grand-voile, ni de rail d’écoute. Mais bon, il a le mérite d’exister, l’idée est séduisante et le résultat amusant.

 

 

Et maintenant, à quand un concept car inspiré par un Wally ?

Retour aux premières amours

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 Pas de blog pendant une dizaine de jours pour cause de Mini Fastnet.

 

Après six ans d’absence du circuit Mini – à l’exception d’une apparition furtive sur le Mini Fastnet 2006 – j’ai décidé de retourner à mes premiers amours : le Mini 6,50. Le meilleur rapport qualité/prix de la course au large.

 

Et quoi de plus intense pour retrouver de belles sensations que de disputer le Mini Fastnet, l’une des courses mythiques du circuit 6,50. Mais j’avoue me sentir un peu rouillé après une si longue absence. D’autant qu’il s’en est passé des choses entre temps.

 

A mon époque – comme on dit – il n’y avait pas de mât carbone chez les protos et les pilotes automatiques ne connaissaient que le mode compas. Tout le reste était interdit. Et en série, on avait le choix entre le Pogo1 et le Super Calin – ou le Coco pour les nostalgiques !

 

Aujourd’hui, les protos – tout en carbone bien sûr – sont de véritables pantins désarticulés avec la quille qui pivote, le mât qui bascule, le bout-dehors qui tourne, les safrans qui se relèvent, etc. Et chez les Séries, c’est la foire totale avec l’embarras du choix : Pogo1, Super Calin, Naus 6.50, Ginto, Zéro, Mistral 6.50, Pogo2, TipTop, Dingo, Tam-Tam, Super Calin 2, M65, Twister 6.50, D2 et Nacira 6.50… Ouf ! Et j’en ai peut-être oublié, en plus. Bon, honnêtement, une première sélection naturelle s’est faite par les résultats… Un choix raisonné est donc bien plus restreint que ça. Mais on y reviendra plus tard…

 

 

Alors voilà le programme : départ ce dimanche à 12h de Douarnenez, montée dans la pétole, petite bière devant le Fastnet et retour à la casa au portant pleine balle !

 

Pour ceux qui veulent suivre la course, rendez vous sur le site du Winches Club, l’excellentissime organisateur à la bonne humeur permanente et l’accueil des plus chaleureux.

 

Nous serons 76 sur la ligne de départ tout à l’heure et pour ma part, je serai sur le n°579, un TipTop de série baptisé Cachaça (on ne se refait pas !) en compagnie du nouveau président de la Classe Mini, j’ai nommé Lucas Montagne. Bon vent…

Trop forts !

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Je me souviens il y a environ trois ans d’un site de poker proposant de jouer une table finale virtuelle contre Patrick Bruel, avec une coquette somme à se partager pour les premiers. Cela avait eu un énorme succès et avait boosté la renommée de ce site… Imaginez ! Se retrouver à une table de poker (d’accord elle est virtuelle) face au vainqueur 98 des World Series of Poker ! Pour un fan de ce jeu, c’était hyper excitant ! Plus de 8000 internautes s’étaient affrontés pour obtenir les huit places finales…

 

L’idée vient-elle de là ? En tout cas, c’est le même concept que propose aujourd’hui Virtual Regatta : Challenge the Champions ! (Ou défier les Champions, si vous préférez la langue de Molière). Une première dans la voile avec, évidemment, comme premier champion, Loïck Peyron.

 

Oui, défier Loïck Peyron sur une régate virtuelle ! Pour un passionné de voile et de jeux virtuels, quoi de plus excitant ? Le parcours choisi – petit clin d’œil – est celui de la course remportée deux fois par Peyron en 83 et 87 entre La Baule (où il habite) et Dakar. Quant au bateau, ce ne sera ni un 60 pieds, ni un VO 70, ni un Figaro 2 mais évidemment le Lada Poch II avec lequel Peyron avait gagné l’édition 87.

 

Et l’enjeu est des plus alléchants puisque ceux qui termineront devant Peyron se partageront le pactole de 30 000 euros. Quand on sait que plus de 84 000 joueurs ont disputé la Transat BPE virtuelle (et 340 000 le Vendée Globe virtuel), j’aimerais bien savoir combien de régatiers virtuels vont tenter leur chance face au Maître Yoda de la voile.

 

 

Challenge the Champions ! Dans plusieurs vidéos amusantes, Loïck Peyron défient les internautes de régater contre lui à armes égales sur le parcours La Baule-Dakar. 

 

Connaissant un peu Peyron, je sais qu’il ne sera pas facile à battre. C’est un malade d’informatique, et plus encore de jeux virtuels, qui a participé au développement de plusieurs versions du jeu Virtual Skipper. Il peut passer des nuits entières à régater sur Internet. Quant il a démâté sur le Vendée Globe, il est allé s’inscrire à la version virtuelle pour continuer de régater ! Ceux qui termineront devant lui recevront donc la double récompense d’avoir battu le Maître, et touché une partie du pactole de 30 000 euros. A la différence des autres courses de Virtual Regatta, celles-ci est payante (19,90 euros) et tout le monde dispose exactement des mêmes options à bord. Je salue au passage l’initiative de reverser 1 euro par inscription à l’association Matelots de la Vie qui fait naviguer des enfants malades…

 

Regardez sur le site de Virtual Regatta les différentes vidéos de Peyron se mettant en scène pour promouvoir cette nouvelle course… et les photos du making-of. Visiblement, ils ont dû bien s’amuser ce jour-là !

 

 

 Toujours prêt à se mettre en scène, surtout dans l’autodérision, Peyron se “prépare" à régater en virtuel.

 

Rendez-vous le vendredi 19 juin à 11h à La Baule (ou plutôt sur le site de Virtual Regatta) pour le grand départ de cette course unique…

Construction du tri 50’ Actual (6)

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 Après un transfert de la coque du chantier JPS Production, côté La Trinité-sur-Mer, au hangar de Sodebo, dans le multipôle voile de Saint-Philibert sur l’autre rive de la rivière de Crac’h (voir notre photo à la hune ici), le trimaran 50 pieds Actual d’Yves Le Blévec a pris une nouvelle ampleur avec la pose des bras la semaine dernière.

 

Voilà donc un premier aperçu des dimensions du bébé. Ne manque plus que les flotteurs, qui doivent arriver mi-juin, pour connaître les formes globales de ce premier plan Verdier.

 

Ne me demandez pas quand il sera mis à l’eau, car le sujet est légèrement irritant pour Yves dont le bel oiseau devait initialement toucher l’eau au mois de mai. Juillet, août ? L’important est qu’il soit fin prêt pour la Transat Jacques Vabre.

 

Et le point positif à ce retard est la qualité de construction irréprochable de la coque chez JPS et des bras par Thierry Eluère du côté d’Arcachon. Un vrai travail d’orfèvre… L’intérieur de la coque centrale, juste vernie, laisse voir les tissus de la coque. Du grand Art ! Quant à l’espace, il est assez restreint, mais suffisant d’après Yves pour naviguer à quatre sur une transat en équipage.

 

Les bras en carbone viennent d’être posés au millimètre, à l’aide d’une jumelle de visée. Une opération qui aura pris quatre jours à l’équipe de construction pour la pose des deux bras.

 

La crosse des bras est importante. En bout de bras, la moitié de la partie noire sera à l’intérieur de flotteurs assez volumineux pour pallier l’interdiction des foils.

 

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Le hangar de Sodebo a fait place nette pour accueillir l’équipe d’Actual. Du coup, le 60 pieds Orma de Sodebo trône sur le parvis à côté de Gitana 12.