C’est une information que j’aurais aimé développer mais, faute de temps, la voici telle quelle. Je l’ai d’abord lue sur le site d’Alinghi dans cette intéressante interview (à lire ici) du météorologue néo-zélandais, Jon Bilger. Malheureusement, elle est uniquement sur la version anglaise du site du defender. Une info reprise dans L’Equipe du 15 janvier avec la même photo que ci-dessous.

 

Alinghi utilise deux ULM hydravions pour mesurer le vent sur le plan d’eau de Valence. Géniale comme idée ! Comme l’explique Bilger dans l’interview, cela permet de mesurer la vitesse et la direction du vent à 60 mètres, soit la hauteur des mâts, et non plus à seulement 10 mètres de haut comme c’était le cas jusqu’à présent avec les semi-rigides météo. Et comme ils peuvent filer entre 25 et 60 nœuds, cela permet de couvrir un plus grand espace qu’un semi-rigide. Et se poser sur l’eau s’il faut patienter avant le départ…

 

« Comme ses bateaux vont très vite et qu’ils sont très larges, les navigants ne monteront pas en haut du mât, sauf absolue nécessité, en tout cas pas pour observer le vent, poursuit Bilger dans l’interview. Sur un Class America, on pouvait voir assez loin du haut du mât, donc la prise de décision des navigants avait beaucoup d’importance. Mais cette fois-ci, parce qu’ils vont très vite mais virent assez lentement, le choix du côté du parcours sera effectué avant le départ en fonction des infos que nous leur aurons fournies. Faire le bon choix sera crucial. Si chaque équipe choisit un côté différent, la séparation sera importante en très peu de temps. »

 

Conclusion : le rôle de l’équipe météo sera encore plus primordial que par le passé. Et avec ces deux ULM, Alinghi possède un coup d’avance sur BMW Oracle Racing.

 

On peut voir sur ses deux ULM hydravion d’Alinghi les perches à l’avant pour mesurer la force et lal direction du vent et les antennes de transmission. Et n’y aurait-il pas un petit radar également ? © Alinghi

 

Dernière info de l’interview : en 95, à San Diego, certaines équipes avaient utilisé des hélicoptères, non pas pour mesurer le vent, mais pour observer le plan d’eau…