Long silence dû à un long voyage… Quatre jours, six avions différents et plus de 30 heures de vols pour traverser la terre entière d’Auckland jusqu’au Spitzberg en passant par Brisbane, Dubaï, Paris, Oslo et Tromso ! Et à l’arrivée, 40°C de différence entre les 25°C d’été austral sur les plages néo-zélandaises et les -15°C de Longyearbyen.

Depuis que j’ai lu, à l’âge de 13-14 ans, le fameux livre de Gérard Janichon « Damien Du Spitzberg au Cap Horn », je m’étais juré d’aller un jour dans ces deux endroits. J’ai eu la chance d’aller à Ushuaïa et au Cap Horn en 2000. Aujourd’hui, l’expédition Generali Arctic Observer de Jean-Louis Etienne m’offre la possibilité de découvrir l’autre destination de ce rêve. Même si je ne verrai que Longyearbyen, la ville principale de l’immense archipel du Svalbard…


Ambiance polaire par 78°N où le soleil ne se couche quasiment pas. © photo : Loïc Le Bras

Jean-Louis Etienne a navigué avec le père Jaouen sur le Bel Espoir, fait le tour du monde avec Eric Tabarly et construit Antarctica, voilier d’expédition polaire aujourd’hui rebaptisé Tara (regardez sur notre site ces deux vidéos du bateau lors de son escale à Paris en décembre 2008, la première ici, la seconde là). Aujourd’hui, Il s’apprête à naviguer dans les airs, en survolant le Pôle Nord en ballon dans le cadre d’une aventure scientifique. L’objectif est double : d’un côté, l’exploit jamais réalisé d’un survol du Pôle. De l’autre, la récupération de données scientifiques (mesure du CO2 et du champ magnétique terrestre) pour les chercheurs du CEA et du CNRS. (voir son site Internet).

 

Premier homme à avoir rejoint le Pôle Nord en solitaire et à ski en 1986, Jean-Louis Etienne n’a eu de cesse d’enchaîner les expéditions polaires depuis plus de 30 ans.

Son stand-by pour le premier survol du Pôle Nord en ballon est prévu à partir du 8 avril.

La capsule de sa nacelle ferait passer l’intérieur d’un Mini 6.50 pour une suite 4 étoiles dans un palace. Plus petit paraît difficile. Confort spartiate et rythme de navigateur solitaire avec un sommeil découpé en tranches de 20 minutes.


Panneau danger photographié à la sortie de Longyearbyen. Au moins, vous êtes prévenus… © photo : Loïc Le Bras