C’est en écoutant Radio Classique dans ma voiture vendredi dernier que le tour du monde d’Alexia Barrier m’a été rappelé par la présentatrice de cette station. Partenaire média d’Alexia, cette radio l’appelle tous les vendredi à 17h00 pour faire un point sur son tour du monde.

Partie le 11 janvier de Monaco, Alexia a déjà fait escale au Cap, à Auckland, Rio et s’apprête à s’amarrer à New York en fin de semaine, avant une dernière transat retour sur Monaco. Voir son site ici ou le blog de son tour du monde, ou encore celui de Radio Classique pour réécouter les interviews d’Alexia.


Alexia Barrier au Yacht Club de Monaco. © photo : D.R.

 

Contrairement à d’autres aventures maritimes, dont nous avons reçu des communiqués de presse quotidiens pour nous annoncer le moindre changement de voile à bord, ce tour du monde d’Alexia s’est déroulé en toute discrétion. Un seul communiqué la veille du départ, c’est tout ! Ce qui est tout à son honneur et prouve que la jeune femme ne s’est pas engagée dans une circumnavigation commerciale mais pour ses idéaux et pour engranger une belle expérience.

Son but était de réaliser un tour du monde sans énergies fossiles. Ce n’est certes pas une première puisque Francis Joyon l’a déjà accompli sur son trimaran Idec. Mais c’est bien dans l’air du temps. D’autre part, elle a embarqué un certain nombre d’instruments scientifiques afin de réaliser des mesures tout au long de son voyage pour rapporter ses données riches en informations aux chercheurs du CNRS et de bien d’autres instituts.

Enfin, elle a profité de ses escales pour transformer son voilier en bateau-école et embarquer des enfants découvrir la navigation en mer.

Soutenue financièrement par Monaco, son bateau est baptisée 4myplanet et devrait revenir dans la principauté vers fin mai. Le project manager n’est autre que Lionel Péan, célèbre coureur des années 80, vainqueur de la Solitaire du Figaro en 1983 et de la Whitbread (ancêtre de la Volvo Ocean Race) en 86.

Grâce à ce premier tour du monde, Alexia, 29 ans, a accumulé une expérience considérable en vue du prochain Vendée Globe qu’elle compte disputer sur un nouveau 60 pieds, le plus éco-responsable possible – ce qui est toujours un peu paradoxal pour des voiliers en carbone !

Retenez donc son nom, Alexia Barrier, car vous risquez d’entendre parler d’elle dans les deux prochaines années…

 

MAJ 27.04 : disons que j’ai dû mal comprendre lorsque j’ai téléphoné à l’agence de communication qui s’occupe d’Alexia Barrier pour avoir des nouvelles de la navigatrice car, à cause d’un retard dans  son programme semble-t-il, Alexia n’a pas effectué le tour du monde initialement prévu mais une boucle Atlantique entre Monaco, Le Cap, Rio et dans quelques jours New York… Les mauvaises langues diront que c’est pour ça que la communication était si discrète autour du projet !