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Monthly Archives: juillet 2010

Jean Galfione sur la Route du Rhum… 2014 !

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Le 10 juillet, L’Equipe Mag nous apprenait que Jean Galfione avait acheté l’un des premiers Pogo S2 afin de disputer la Route du Rhum 2014.

Avec des origines bretonnes et une maison près d’Audierne, la voile n’était pas une découverte pour l’ex-perchiste champion olympique à Atlanta (96). En revanche, la compétition l’était ! Son baptême a pris forme en tant que wincheur du défi français Areva Challenge lors de la Coupe de l’America 2007.


Jean Galfione sur le pont de FRA-93, le Class America français à Valence lors d’une séance photo glamour du perchiste français. © photo : Franck Socha.

Ayant pris goût à l’expérience, Galfione voulut découvrir la course au large et s’entraîna en Figaro 2 avec Gilles Favennec (également équipier d’Areva Challenge) pour s’aligner au départ de la Transat AG2R 2008. Mais la différence de niveau entre les deux hommes et les divergences d’objectif les ont poussé à abandonner après une semaine de compétition.

Pas vacciné par cette première expérience, Jean Galfione a donc décidé de participer à la Reine des Transats. Mais en prenant le temps de bien s’y préparer. Donc, au lieu de précipiter les choses pour s’élancer le 31 octobre prochain, il a décidé de s’accorder quatre ans de préparation. Soit l’équivalent d’une préparation olympique ! On retrouve bien là la rigueur d’un grand champion…

Mais son bateau ? Eh bien, il participera à la prochaine Route du Rhum aux mains de Nicolas Troussel.

Cinq Pogo S2, la nouvelle bombe de Structures signée Finot-Conq, seront au départ à St-Malo.

Le tout premier exemplaire sera mené par Jean-Edouard Criquioche (Groupe Picoty). Régis Guillemot (Régis Guillemot Charter) et Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne), seront aussi de la partie. Les deux derniers pourraient être menés par Bernard Mallaret et Damien Grimont.
 

De vrais inconscients !

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Je n’ai pas pour habitude d’écrire sur la politique, mais quand elle touche à notre liberté de naviguer et de régater, il faut réagir.

Le 22 juillet 2009, Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères, a présenté devant le Sénat un projet de loi relatif à l’action extérieure de l’Etat. Ce texte est revenu ces dernières semaines sur le devant de la scène.

Les articles 13 et 14 (les deux derniers) sont ainsi intitulés : Dispositions relatives au remboursement des frais engagés par l’Etat à l’occasion des opérations de secours à l’étranger.

L’article 13 est un bijou : «  L’Etat peut exiger (…) le remboursement de tout ou partie des dépenses qu’il a engagées ou dont il serait redevable à l’égard de tiers à l’occasion d’opérations de secours à l’étranger au bénéfice de personnes s’étant délibérément exposées, sauf motif légitime tiré notamment de leur activité professionnelle ou d’une situation d’urgence, à des risques qu’elles ne pouvaient ignorer au regard des mises en garde reçues. »

Une telle absurdité doit se déguster avec modération… Car le flou est total sur la notion de risque. A partir de quel moment est-il risqué de traverser la rue ?

Face au tollé suscité par ce texte, Bernard Kouchner a tout de suite tenu à rassurer les familles des journalistes de France 3 détenus depuis plus de six mois en Afghanistan. Bien que traités d’irresponsables par l’actuel gouvernement, et ayant soi-disant entraîné plusieurs millions d’euros de dépenses pour leur recherche, ils ne font pas partie de ce projet de loi. Pas les journalistes, pas plus que les humanitaires. Mais qui alors ?

Les plaisanciers bien sûr ! Qui osent défier de leurs petits bras musclés des pirates de plus en plus nombreux dans le monde. Ce qui oblige la marine française à engager “d’énormes“ moyens – qu’elle n’a plus avec la crise, vous savez bien, les caisses sont vides ! –pour les sauver.

Oser demander à Chloé Lemaçon de rembourser le prix de la balle française qui a tué son mari Florent serait avec cette loi du plus grand cynisme !

Les Lemaçon aussi avaient été traités d’inconscients à l’époque. Imaginez, ils ont contourné la Somalie à plus de 400 milles au large, comme la marine le leur avait recommandé !

En réalité, les vrais inconscients sont les hommes politiques qui n’ont décidément rien de mieux à faire que de pondre des lois aussi absurdes et sans intérêt. Et qui, dans le cas des secours en mer, vont à l’encontre de la convention de Hambourg de 1979 qui assure notamment la gratuité du sauvetage en mer.

D’ailleurs, les militaires sont souvent les premiers à le reconnaître, le débat sur les dépenses engagées est un faux débat… qui revient presque tous les quatre ans lorsque nos amis australiens viennent en aide à un coureur du Vendée Globe. Qui doit payer la facture ?

La vraie réponse est : personne. Parce qu’il n’y a rien à payer.

Dans le cas de Yann Eliès, par exemple, les Australiens ont annoncé que le sauvetage avait coûté 490 000 euros. Faux ! Les salaires des marins sont les mêmes. L’entretien du HMAS Arunta est déjà budgété dans le fonctionnement de la marine australienne. Quant aux heures d’hélico ou à l’essence consommée, ils les auraient de toute façon cramées lors d’entraînements ou de patrouilles afin de respecter leurs quotas et s’assurer d’avoir la même subvention l’année d’après. Donc, cela ne coûte rien de plus puisqu’il ne s’agit pas de sociétés privées, mais de militaires.

Mais avec de telles lois, on peut se demander à quand le remboursement des pompiers si vous mettez accidentellement le feu à votre maison ?
 

Mono ou multi ? (2)

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Russell Coutts, BMW Oracle Racing et le Golden Gate Yacht Club semblent vouloir démontrer leurs bonnes intentions concernant la 34e Coupe de l’America.

Pour prouver leur bonne foi et la neutralité des prochaines règles, ils ont demandé à deux entités indépendantes américaines et britanniques de plancher sur le design du futur bateau de la Coupe.

A US Sailing, la fédération américaine de voile, de réfléchir et de déterminer les règles de jauge d’un multicoque.
Au célèbre RORC (Royal Ocean Racing Club), auteur de nombreuses jauges, de pondre la même chose pour un monocoque à quille pivotante.

Dans les deux cas, ils doivent réfléchir à une “box rules“ qui déterminera les caractéristiques générales du bateau et non une formule mathématiques comme c’était le cas auparavant pour les Class America.

Les deux organisations ont reçu comme cahier des charges le résultat des souhaits de la communauté de la Coupe de l’America lors des nombreuses réunions tenues à Auckland puis La Maddalena.

A la demande de nombreux challengers potentiels, selon Oracle, la longueur du futur bateau aurait été réduite de 26 à 22 m (82 à 72 pieds) pour réduire les coûts. Un moteur sera autorisé à bord pour basculer la quille sur le monocoque, et pour manœuvrer les appendices sur le multicoque. Mais le réglage et l’envoi des voiles resteront à la force humaine.

« Le résultat de ces designs sera un bateau neutre et non le bateau conçu par le Defender » clame Ian Burns, coordinateur du design team d’Oracle.

Oracle compte tester les deux solutions en juillet-août avant de choisir l’une des deux d’ici octobre.