Elle est Championne d’Europe et du Monde en titre en football. Elle a l’actuel numéro 1 mondial de tennis, Raphael Nadal. Elle a remporté les deux derniers Tours de France avec un cycliste – Alberto Contador – qui adore le porc ! Elle est Championne d’Europe de basket. Elle s’enflamme pour son pilote de F1, Fernando Alonso, double champion du monde 2005-2006 et actuellement en tête de la saison 2010 de Formule 1. Elle possède les meilleurs pilote de moto GP. Elle est championne olympique en Tornado. Elle a accueilli les deux dernières America’s Cup. La Volvo Ocean Race a élu domicile à Alicante. Et la Barcelona World Race fait recette. Quinze tandems seront au départ du tour du monde en double le 31 décembre dont cinq duos 100% espagnols et trois à moitié ibères… Soit plus de la moitié de la flotte sponsorisée par des marques espagnoles. Mais comment fait l’Espagne ?

Pour ce qui est du foot, du tennis, du basket, du cyclisme, de la Formule 1 et de la moto, j’en ai franchement aucune idée !

Pour la voile olympique, l’Espagne a toujours eu une forte représentation à chaque olympiade. Elle rivalise avec la Grande-Bretagne pour le titre de meilleure nation. Mais la France est en pleine ascension et pourrait bien jouer des coudes sur les plus hautes marche du podium lors des JO de Londres en 2012.


Iker Martinez (à droite) et Xabi Fernandez sont certainement les marins espagnols les plus titrés. Triples Champions du Monde, triples Champions d’Europe, doubles médaillés olympiques, toujours en 49er, ils prendront le départ de la Barcelona World Race sur l’ex-Foncia de Michel Desjoyeaux, vainqueur du Vendée Globe. Le Professeur leur a d’ailleurs prodigué des cours accélérés ! De sérieux clients… © photo : Barcelona World Race.

Quant aux restes, America’s Cup, Volvo Ocean Race et Barcelona World Race, c’est d’abord une question politique et fiscale. En effet, l’Espagne soutient et motive le sponsoring dans la voile grâce à une loi de défiscalisation très intéressante pour les entreprises. La FNOB (Fundació Navegació Oceànica Barcelona), organisatrice de la Barcelona World Race, est aussi armateur d’une partie de la flotte espagnole. Un mélange des genres surprenants qui ne semble émouvoir personne. On imagine mal en France Pen Duick armer la moitié de la flotte de la prochaine Transat Jacques Vabre…

Cette volonté de développer la course au large est néanmoins tout à l’honneur de l’Espagne. Sport du Roi Juan Carlos, la voile espagnole est très élitiste et se concentre en Méditerranée sur des régates de propriétaires en IRC, comme la bien nommée Copa del Rey, ou bien des circuits tels l’AudiMedCup. Au large, l’Espagne n’a encore jamais brillé. Que ce soit en équipage sur la Volvo Ocean Race avec Movistar ou bien en double ou solo sur les courses IMOCA. La prochaine Barcelona World Race leur donnera-t-elle l’occasion de s’illustrer face aux cadors tricolores ?

En tout cas, une telle facilité fiscale n’est pas prête de voir le jour en France, à l’heure où le gouvernement fait au contraire la chasse aux niches fiscales ! Les marins français devront trouver d’autres arguments à présenter à leurs futurs sponsors au moment de les démarcher…