Hier, un communiqué de la Velux 5 Oceans annonçait un changement de parcours de l’épreuve dont la deuxième étape vient de quitter Capetown en direction de Wellington. La suivante ne ralliera plus Salvador de Bahia au Brésil, comme prévu, mais Punta Del Este en Uruguay.

 

Raison officielle selon Sir Robin Knox-Johnston, l’organisateur : « Il s’est avéré que Salvador n’était plus à même de répondre aux demandes inhérentes à l’organisation d’une course. »

 

Comprendre : ils n’ont pas réglé la facture !

 

Ce qui n’est pas nouveau à Bahia…

 

La Transat Jacques Vabre s’est rendue à Salvador à quatre reprises, de 2001 à 2007. Et au fil des éditions, Pen Duick a eu de plus en plus de mal à se faire régler. Souvent bien après l’épreuve… Du coup, depuis 2009, la Transat Jacques Vabre a mis le cap sur le Costa Rica.

 

Mais la première course à avoir fait route vers Bahia est la Transat 6,50 en 2001 (j’en étais… ;-) ). Et GPO (Grand Pavois Organisation) connaît lui aussi les mêmes soucis de règlement.
En deux ans, Salvador de Bahia était à l’époque devenu la nouvelle destination à la mode. Transat 6.50 et Transat Jacques Vabre en 2001. Velux 5 Oceans en 2002-03. Le gouverneur de l’état de Bahia voulait développer le tourisme dans le nordeste et s’appuyer sur de grandes épreuves internationales pour communiquer.

 

Mais comme il a du mal à honorer ses engagements, tout le monde a fini par déserter.

 

Ne reste plus que la Transat 6.50 qui, sauf changement surprise de dernière minute, rejoindra une nouvelle fois la Baie de Tous les Saints en octobre prochain.

 

Mais ce sera certainement la dernière. Car les prochaines éditions (2013 et 2015) seront ouvertes à un nouvel appel d’offres de la part de la Classe Mini. Et si tant est que GPO remporte pour la quatrième fois l’organisation des deux épreuves suivantes, il se dit que la destination finale des Minis 6.50 ne sera plus Salvador. Justement à cause des problèmes financiers… Peut-être un autre port brésilien, plus au sud, comme Rio ou Florianopolis ? Ou alors un retour vers les Antilles ? Réponse au prochain Salon Nautique de Paris…

 


Sentiment souvent contrasté pour ceux qui ont vécu une arrivée à Bahia, notamment les nombreux Ministes en cinq éditions. Soit ils ont détesté : les nombreux dangers, la pauvreté omniprésente, l’urbanisme sans homogénéité, l’oppression d’une aussi grande agglomération… Soit ils ont adoré : la chaleur des Brésiliens, le quartier historique du Pelourinho, la musique, les plats typiques, etc. © photo : Thierry Martinez / Sea&Co