Vainqueur de trois épreuves cette saison à Marseille, en Corée et en Suisse, Mathieu Richard occupe le siège de leader du World Match Racing Tour depuis la première épreuve dans la cité phocéenne en avril.

 

Critiqué ces dernières semaines pour son mauvais résultat aux Bermudes, Mathieu Richard est mis sous pression par le milieu anglo-saxon qui voit d’un mauvais œil l’avènement d’un skipper français. Déjà en 2007, il était passé tout près du titre et avait terminé deuxième. En 2008, Sébastien Col s’était fait “volé“ la victoire finale lors de la dernière épreuve en Malaisie par un certain Peter Gilmour, coureur-organisateur-propriétaire du Wolrd Match Racing Tour, qui avait réinterprété à l’époque une règle de course sur le franchissement d’une ligne d’arrivée sous spi.

 

C’est toujours en Malaisie, à Kuala Terengganu, que se dispute la finale du World Match Racing Tour, avec un coefficient 1.5, soit 38 points pour le vainqueur, 30 pour le 2e, 22 pour le 3e, 18 et 15 pour les deux suivants. Cette dernière épreuve a débuté aujourd’hui, mercredi, avec deux défaites pour le clan français. Avec 15 points d’avance sur le champion du monde en titre Adam Minoprio et 17 sur le triple champion olympique Ben Ainslie, Mathieu Richard doit terminer au pire à la 3e place en cas de victoire de Minoprio et à la 3e en cas de victoire de Big Ben. Autant dire qu’il faut viser la finale pour être sûr de décrocher le premier titre tricolore depuis Bertrand Pacé en 1994 à La Rochelle – à l’époque le titre se disputait sur une seule épreuve.

 

Réponse d’ici dimanche. Pour suivre les régates en direct, rendez-vous sur le site du World Match Racing Tour où, comme je l’avais déjà écrit l’année dernière dans un billet du mois de décembre, les équipes de production sur place n’ont pas attendu les tests de BMW Oracle l’été dernier pour découvrir qu’on pouvait placer des caméras en tête de mât et faire de la voile un sport médiatique et télévisuel.

 

Alors tous derrière Mathieu Richard et son équipage pour les soutenir dans les eaux troubles et agités par les courants de Kuala Terengganu. Et pour paraphraser un illustre commentateur de rugby : « Allez les Petits ! »