Vous souvenez-vous de la première édition de la Barcelona World Race ?

 

Oui, bien sûr, de la victoire de Jean-Pierre Dick et Damian Foxall sur Paprec-Virbac 2.

 

Mais il faut se remémorer aussi le scénario à l’entrée des mers du sud il y a deux ans. Vincent Riou et Sébastien Josse, sur PRB, cassent leur tête de mât en arrivant dans les Quarantièmes Rugissants. Avec le morceau de mât toujours en place, ils se déroutent vers Le Cap en Afrique du Sud. Exactement ce qui se reproduit aujourd’hui sur le Foncia de Michel Desjoyeaux et François Gabart.

 

Il y a deux ans, les deux démâtages successifs de Delta Dore (Jérémie Beyou/Sidney Gavignet) et Veolia Environnement (Roland Jourdain/Jean-Luc Nélias) avaient ensuite laissé le champ libre au tandem Dick/Foxall qui comptaient dans l’Océan Indien 850 milles d’avance sur leur premier poursuivant. Un certain Hugo Boss mené par Alex Thomson et Andrew Cape.

 

Que se passe-t-il aujourd’hui ? Jean-Pierre Dick (cette fois-ci avec Loïck Peyron) se retrouve à nouveau seul en tête avec déjà 520 milles d’avance sur son premier poursuivant, le duo espagnol Iker Martinez/Xabi Fernandez (Mapfre). Et ils ne sont pas encore dans l’Océan Indien !

 

L’histoire se répète étonnamment, vous ne trouvez pas ?

 

ps : j’ai quand même une petite pensée pour Mich’ Desj’ et François Gabart qui doivent être terriblement déçus d’arrêter si soudainement la course. La casse fait partie de notre sport mécanique, mais ce n’est jamais amusant à vivre. Bon courage à eux…

 

ps 2 : pour ses deux seules courses à bord du monocoque Foncia (avant de récupérer son MOD 70 l’été prochain), Michel Desjoyeaux n’a pas eu de réussite sur la Route du Rhum et la Barcelona World Race. Tous ses efforts – et ceux de son équipe – pour construire ce plan VPLP-Verdier en un temps record ne sont vraiment pas récompensés… Comme la nature, la course au large est parfois cruelle.