La Velux 5 Oceans ne passionne pas les foules en France, ce qui est somme toute assez logique pour deux raisons principales. Ils ne sont plus que quatre concurrents en course et il n’y a pas de Français dans le lot. Et puis, il faut reconnaître que le site est assez mal fichu et ne donne pas envie d’y revenir régulièrement.

 

Néanmoins, l’arrivée de la troisième étape entre Wellington (NZ) et Punta Del Este (Uruguay) s’est terminée par une arrivée incroyablement serrée entre les deux poursuivants de l’indéboulonnable leader américain Brad Van Liew sur Le Pingouin, vieux plan Lombard construit pour Catherine Chabaud (Whirlpool) en 1998.

Ainsi, après 25 jours et 17 heures de course, le Polonais Zbigniew Gutkowski a devancé le Britannique Chris Stanmore-Major de 40 secondes seulement pour s’emparer de la deuxième place… Un écart infinitésimal ! Enfin un peu de piquant sur cette course. D’où cette étonnante photo après 6000 milles dans les mers du sud…

 


40 secondes d’écart seulement entre le Polonais Gutkowski et l’Anglais Stanmore-Major devant Punta del Este. © photo : Velux 5 Oceans

 

Ce superbe duel final nous vaudra ce titre du communiqué de presse de la course jeudi dernier : « Une arrivée d’anthologie à Punta del Este ».

 

Un communiqué qui nous certifie que ces 40 secondes d’écart représentent l’arrivée la plus serrée de l’histoire de la course au large entre deux solitaires !

 

Euh, comment dire ? Faux !

 

A l’arrivée de la seconde étape de la Transat 6.50 Charente-Maritime/Bahia 2009, après 19 jours de course, Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) s’empare de la deuxième place devant Henri-Paul Schipman (Maison de l’Avenir-Urbatys) avec seulement 27 secondes d’avance !

 


27 secondes d’avance ! Telle est le vrai plus petit écart entre deux solitaires sur une étape transocéanique de course au large. HP Schipman au fond de la photo, sous spi au pied des gratte-ciels de Bahia, s’est incliné d’un rien derière Bertrand Delesne au premier plan. © photo : Thierry Martinez / Sea & Co.

 

Et rappelons que la Solitaire du Figaro faisant partie de la famille de la course au large, les 13 secondes d’écart (certes cumulés sur quatre étapes) en 2003 entre Armel Le Cléac’h et Alain Gautier restent le record absolu entre deux navigateurs solitaires.