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Monthly Archives: avril 2011

Après les Kiwis, le Puma…

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Deux semaines après la mise à l’eau de Camper Team New Zealand à Auckland, voici le deuxième nouveau VO 70 sorti de chantier. Il s’agit de Mar Mostro, plan Kouyoumdjian dessiné pour l’équipe américaine Puma.

 


Team New Zealand a été le premier à mettre à l’eau son nouveau plan Botin/Carkeek pour la prochaine Volvo Ocean Race. Mais ses concurrents suivent de près. Aujourd’hui, c’est Puma qui sort de chantier. Samedi prochain, ce sera au tour de Groupama 4 de quitter Multiplast à Vannes pour rejoindre la base de Lorient. © photo : Chris Cameron / Camper Team New Zealand


Comme Groupama 4, Mar Mostro est signé de l’architecte franco-argentin Juan Kouyoumdjian, vainqueur des deux dernières éditions avec ABN Amro et Ericsson. © photo : Puma Ocean Racing

 


 Intéressante vue du cockpit de Mar Mostro. © photo : Puma Ocean Racing

 

 

MAJ 27.04 : A six mois du coup d’envoi de la prochaine Volvo Ocean Race, les sorties de chantier se succèdent. Hier, c’était au tour de Telefonica, plan Kouyoumdjian comme Puma et Groupama 4.

 

Convoyage routier entre Valence et Alicante (ville de départ de la prochaine VOR) où il sera terminé. © photo : Paul Todd / Telefonica

 

 L’architecte a beau être le même, le cockpit de Telefonica diffère de celui de Puma. On peut penser que celui de Groupama 4 sera encore différent… © photo : Paul Todd / Telefonica.

Vivement les premières images de Groupama 4 !
 

Rude transat

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Eric Drouglazet (Luisina) qui démâte. Deux étais cassés pour Gildas Morvan (Cercle Vert) et Fred Rivet (Vendée 1). Une entorse du genou pour Eric Péron (Macif 2009)… La Transat Bénodet-Martinique, partie le 10 avril de Bretagne n’est pas une croisière hauturière !

 

Le Figaro Bénéteau II étant réputé pour sa solidité (les démâtages sont très rares), toutes ces avaries prouvent que les marins ont été mis à rude épreuve depuis le départ de cette transat en solitaire.

 

Après onze jours de course, c’est Erwan Tabarly (Nacarat) qui mène la danse à moins de six jours de l’arrivée. Erwan sait mieux que quiconque que la victoire n’est acquise qu’une fois la ligne franchie. Il y a deux ans, lors de la précédente édition de cette épreuve – qui s’appelait alors le Trophée BPE – la victoire lui avait échappé au profit de Gildas Morvan pour seulement 4 minutes 40 secondes après 19 jours de course ! Cruel…

 

Ce régatier aussi discret que talentueux rêve forcément d’une fin plus heureuse cette année. Une première grande victoire en solitaire concrétiserait son travail et sa persévérance après bientôt dix ans de Figaro. Cela n’a pas dû être toujours facile de porter le nom de Tabarly dans le milieu nautique. Erwan mériterait qu’on retienne désormais aussi son prénom…
 

Fly Dean !

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Après deux journées de régates à Qingdao (Chine), sur le plan d’eau des JO 2008, ce sont les Kiwis d’Emirates Team New Zealand qui occupent la tête de la 2e épreuve des Extreme Sailing Series.

 

Oui, vous avez bien lu !

 

Dean Barker, le roi du match-racing en monocoque, qui n’avait jamais mis les pieds sur un cata avant octobre dernier – et pratique très peu les courses en flotte – démontre la rapidité avec laquelle un champion est capable de s’adapter à tous supports, et tous types de régates…

 

Barker devance des grands spécialistes du multicoque comme nos Français Pierre Pennec (Gitana) et Yann Guichard (Alinghi), ou le double champion olympique autrichien de Tornado Roman Hagara (Red Bull), qui se consacrent aux multicoques depuis 20 ans !

 

Départ d’une manche à Qingdao. Team New Zealand, seul bâbord amures sur la ligne tandis que les dix autres Extreme 40 se bousculent, tribord amures, en bout de ligne… © photo : Lloyd Images

En octobre dernier, lors de la dernière épreuve 2010 de l’iShares’ Cup, Barker et ses hommes étaient arrivés quasiment la veille de l’épreuve, sans le moindre entraînement à bord. Ils ont logiquement terminé derniers. Mais cet hiver, “Deano“ (son surnom en Nouvelle-Zélande) a mis les bouchées doubles pour rattraper son retard.

 

A Oman, lui et ses hommes n’ont cessé de progresser pour terminer quatrièmes sur onze en remportant trois manches. Aujourd’hui, ils sont en tête de la 2e épreuve… CQFD.

 

Alors, à tous ceux qui imaginent qu’en France, on a 30 ans d’avance sur le reste du monde en matière de multicoque, il est peut-être temps de redescendre sur terre – ou plutôt sur mer – et d’aller s’entraîner. Car la concurrence, elle, ne nous attend pas…

 

Quel bonheur !

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Oui, quel bonheur de voir les premières images en navigation du premier MOD 70 Race For Water !

 

Oui, quel bonheur de retrouver enfin des grands multicoques océaniques destinés à la course !

 

Sur un maximum de douze (numerus clausus), déjà six MOD 70 sont commandés. Nul doute que le succès attend cette nouvelle série qui – monotypie oblige – fera la part belle aux équipages.

 


Etraves inversées dans la mode actuelle, pas de bout-dehors, le MOD 70 se veut simple et moderne. © photo : Yvan Zedda / Sea&Co

 

Le premier MOD 70 vient donc de naviguer à Lorient. Les suivants, destinés à Roland Jourdain (Veolia Environnement), Michel Desjoyeaux (Foncia) et Sébastien Josse (Gitana) vont suivre entre juin et octobre. Vivement le premier rassemblement de ces quatre-là en octobre prochain, en attendant la première transat (New York – Brest ?) en juillet 2012.

 


24 noeuds sur un flotteur dès la première sortie ! © photo : Yvan Zedda / Sea&Co

 

Les deux suivants seront livrés entre janvier et mai 2012. Le sixième exemplaire portera les couleurs du Maroc et sera baptisé Morocco United.

 

Un équipage de six marins mènera ce trimaran de 21,20 mètres sur les grandes épreuves océaniques. © photo : Yvan Zedda / Sea&Co

Alinghi, le retour

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L’équipe d’Ernesto Bertarelli, qui avait déclaré en octobre renoncer à participer à la prochaine Coupe de l’America, a visiblement changé d’avis. Selon nos sources, près de quinze équipes se seraient inscrites avant minuit (heure de San Francisco), hier jeudi 31 mars, date officielle de clôture des inscriptions. « Et il y aura des surprises ! » nous a assuré hier un membre d’ACEA (America’s Cup Event Autorithy), l’organisateur de la 34e édition.

 

On attend donc avec impatience le communiqué de presse officiell avec la liste des inscrits. Canada, Grande-Bretagne, Afrique du Sud, Allemagne et un nouveau défi italien complèterait la liste des équipes déjà connues.

 

Depuis sa défaite dans la 33e America’s Cup en février 2010, l’équipe suisse a étudié toutes sortes de projets, dont la Volvo Ocean Race et le circuit des MOD 70. Des journalistes de notre rédaction, en reportage cette semaine à Genève pour tester plusieurs bateaux du Léman, ont recueilli les confidences du responsable de la communication de la SNG, la Société Nautique de Genève, dite La Nautique.

 

« Le MOD 70 était très intéressant en termes de communication, et très abordable financièrement. Mais nous n’avons pas une grande culture de la course au large. Et tous nos grands skippers suisses spécialistes de cette discipline ont déjà leurs propres projets. Ravussin en MOD 70, Stamm et Wavre sur le Vendée Globe. Nous avons beaucoup hésité à partir sur la Volvo Ocean Race. La Suisse a déjà brillé dans cette compétition avec Pierre Fehlmann (vainqueur en temps réel en 1985, mais 4e en temps compensé, ndlr). Mais finalement, ce que nous aimons, avec l’EPFL et Décision, ce sont les grands défis technologiques. La Coupe de l’America représente le summum de la haute technologie. »

 

Alinghi aurait donc fait table rase du passé. Oublié l’amertume de l’échec de 2010 et des millions de dollars engloutis par les cabinets d’avocats new-yorkais. Reste à savoir avec quelle équipe, alors que la plupart des membres ont été recrutés par d’autres syndicats, notamment l’ennemi Oracle Racing.

 

Là encore, une surprise n’est pas impossible. Marc Pajot, vainqueur de la Route du Rhum en multicoque en 1982 et patron du premier syndicat suisse dans la Coupe en 1999 baptisé FAST 2000 (First America’s Cup Swiss Team), serait en pourparlers avec Ernesto Bertarelli depuis plusieurs semaines.  

 

MAJ 02.04 : Malgré le plaisir que nous aurions à retrouver Alinghi dans la Coupe de l’America, ce n’est malheureusement pas au programme du double vainqueur de la Coupe. A moins que ce poisson d’avril n’ait anticipé une belle surprise de dernière minute. Une seule chose est sûre, Marc Pajot n’est pas en discussion avec Alinghi.