Eric Drouglazet (Luisina) qui démâte. Deux étais cassés pour Gildas Morvan (Cercle Vert) et Fred Rivet (Vendée 1). Une entorse du genou pour Eric Péron (Macif 2009)… La Transat Bénodet-Martinique, partie le 10 avril de Bretagne n’est pas une croisière hauturière !

 

Le Figaro Bénéteau II étant réputé pour sa solidité (les démâtages sont très rares), toutes ces avaries prouvent que les marins ont été mis à rude épreuve depuis le départ de cette transat en solitaire.

 

Après onze jours de course, c’est Erwan Tabarly (Nacarat) qui mène la danse à moins de six jours de l’arrivée. Erwan sait mieux que quiconque que la victoire n’est acquise qu’une fois la ligne franchie. Il y a deux ans, lors de la précédente édition de cette épreuve – qui s’appelait alors le Trophée BPE – la victoire lui avait échappé au profit de Gildas Morvan pour seulement 4 minutes 40 secondes après 19 jours de course ! Cruel…

 

Ce régatier aussi discret que talentueux rêve forcément d’une fin plus heureuse cette année. Une première grande victoire en solitaire concrétiserait son travail et sa persévérance après bientôt dix ans de Figaro. Cela n’a pas dû être toujours facile de porter le nom de Tabarly dans le milieu nautique. Erwan mériterait qu’on retienne désormais aussi son prénom…