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Monthly Archives: juillet 2011

Peyron partout !

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Loïck Peyron est partout… à commencer par ce blog où il est souvent cité.

 

Mais c’est vrai qu’il y a des années où, parfois, un marin se met particulièrement en valeur. Et cette année, on voit Loïck Peyron partout.

 

Vainqueur de la Barcelona World Race avec Jean-Pierre Dick.
Nommé skipper de Banque Populaire V en lieu et place de Pascal Bidégorry.
Vainqueur dans la foulée du record SNSM en établissant un nouveau record.
Nouveau détenteur du record du Tour des Iles Britanniques sur le même maxi-trimaran Banque Pop V.
Skipper de l’AC45 Energy Team pour l’America’s Cup World Series.
Un début de financement du projet Coupe avec la signature de Corum.

 

Bref, Loïck Peyron a la vista et on le voit partout… même en dehors de la voile !

 

La preuve avec ce projet étonnant et amusant à la fois sur lequel je suis retombé récemment. Un projet de putter qui montre que le cadet des frères Peyron s’intéresse à une multitude de choses, dont le golf. (comme un grand nombre de coureurs, dont Jimmy Pahun, Alain Gautier, Jean Le Cam…) Il y joue depuis longtemps d’ailleurs.

 

Contacté en 2006 par un designer américain de clubs de golf, Fred Eagle, Loïck Peyron s’était lancé avec lui dans la conception d’un putter particulièrement original, surnommé le Proatype, contraction de Proa (Prao en anglais) et prototype.

 

C’est donc en souvenir de ses jeunes années et des inventions un peu folles en termes d’architecture navale, qui virent des praos au départ (mais rarement à l’arrivée) de la Route du Rhum, que Peyron a imaginé ce putter surprenant, mais au design particulièrement soigné.

 

Reste à tester sur un green l’efficacité d’un tel putter. Avis aux nombreux amateurs de golf de la communauté vélique…

 

 


Loïck Peyron présente son putter en forme de prao. © photo : Christophe Launay

 


© photo : LPFE
 

Noir et/ou bleu ?

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Telles sont les couleurs des décos des deux AC45 français qui disputeront du 6 au 14 août le premier America’s Cup World Series (ACWS) à Cascais, au Portugal.

 

Le noir, c’est l’Energy Team des frères Peyron, qui viennent d’annoncer Corum comme premier partenaire. Loïck Peyron alternera à la barre avec Yann Guichard pendant les dix jours de compétition.

 

Le bleu, c’est Aleph Equipe de France qui sera barré par Alain Gautier et secondé à la tactique par Bertrand Pacé, actuel leader du Tour de France à la Voile.

 

Même si les deux équipages manqueront cruellement d’entraînement puisqu’ils viennent tout juste de recevoir leurs catamarans à Lisbonne, cela promet néanmoins un petit match dans le match entre les deux équipages français en lice…

 


Joli bleu et déco sobre pour Aleph. © photo : Gilles Martin-Raget / America’s Cup

 


Encore plus sobre pour Energy Team tout juste frappé d’un drapeau tricolore. © photo : Gilles Martin-Raget / America’s Cup
 

Cinq à l’eau

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Avec la mise à l’eau tardive d’Abu Dhabi, les cinq nouveaux VO70 de la prochaine Volvo Ocean Race sont enfin tous dans leur élément. Il ne manque plus que les deux bateaux d’ancienne génération pour que la flotte soit complète. Les Chinois de Team Sanya remettent un coup de peinture à l’ex-Telefonica Blue, tandis que la seconde équipe espagnole engagée ne s’est toujours pas déclarée officiellement.

 

En attendant, voici en images un petit comparatif des cinq nouveaux bateaux. A vrai dire, tous se ressemblent pas mal. Et si vous ne le savez pas déjà, saurez-vous deviné au jeu des ressemblances quels sont les trois plans Kouyoumdjian, le plan Farr et le plan Botin ?

 

A vous de jouer…

 

 

 © photo : Yvan Zedda / Groupama                            © photo : Dan Armstrong / Puma Ocean Racing

 © photo : Abu Dhabi Ocean Racing                            © photo : Mara Muia / Team Telefonica

 © photo : Chris Cameron / Camper Team New Zealand

 

 

 

Questions déco, rouge, vert, bleu et noir sont à l’honneur cette année. Ne cherchez pas de photos de Telefonica où l’on voit la voilure, il n’y en a pas (un brin de parano sûrement…).

 

© photo : Yvan Zedda / Groupama                               © photo : Chris Cameron / Camper Team NZ

 

 

L’imagerie animalière est également à la mode entre le puma des Américains et le rapace (un aigle ?) du monocoque émirati.

 

© photo : Dan Amstrong / Puma Ocean Racing             © photo : Abu Dhabi Ocean Racing
 

 

 

Pour les architectes, les plan Juan Kouyoumdjian sont Groupama 4, Puma et Telefonica. Camper Team NZ est un plan Botin et Abu Dhabi le seul plan Farr de cette édition, lui qui trustait  il y a peu la Volvo Ocean Race comme Finot/Conq le Vendée Globe…

Pour la télé, dites-vous ?

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Ceux qui s’intéressent à la Coupe de l’America – de près ou de loin – ont compris, à grands coups de communiqués de presse, que l’un des principaux souhaits des organisateurs est d’en faire un vrai spectacle télévisuel. Excellente nouvelle !

 

Finies les régates soporifiques de 2 heures où il ne se passait rien. Catamarans bardés de caméras, micros sur tous les équipiers, nouveau logiciel permettant d’incruster le suivi virtuel sur les images réelles, etc. Bref, ça va décoiffer pour la télé.

 

Dans sa révolution de l’aiguière d’argent, ACRM a également décidé de modifier les parcours. L’aller-retour face au vent ? Trop basique ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?!

 

En guise d’explication à son nouveau parcours pour le premier America’s Cup World Series (ACWS) à Cascais, ACRM a publié cette photo ci-dessous.

 


Que celui qui a pigé ce qu’il fallait faire lève le doigt ! (j’aime beaucoup la façon dont la flèche indique qu’il faut prendre le départ !)  © photo : America’s Cup.

 

Mais ce n’est pas tout !

 

Il faut avoir fait polytechnique pour décrypter le programme de course qui comprend au final quatre épreuves différentes au cours de la même semaine. Accrochez-vous !

 

samedi 6 août : - AC Cascais Open. Trois régates en flotte de 20 minutes
                          – AC 500 Speed Trial. Concours de vitesse sur 500 mètres

 

Dimanche 7 août : - Une seule régate en flotte de 40 minutes. (Pour le compte de l’AC Cascais Open ? Ce n’est pas précisé…)

 

Lundi 8 et mardi 9 : - rien dans le programme. On suppose que les marins se reposent pendant que leurs équipes techniques soignent les catamarans…

 

Mer., jeudi et vend. : - Cascais Match Race Championships. Chaque jour, une première régate en flotte (20 min.) détermine un classement qui permet de conserver les six meilleures équipes (sur dix). Suivent trois matchs opposant le 6e au 5e, puis le 4e au 3e et enfin le 2e au 1er.

 

Samedi 13 août : - Cascais Match Race Championships (suite). Le classement général des trois jours précédents permet de déterminer les six équipes qualifiées pour les phases finales. Quatre équipes s’affrontent en barrage (6e vs 3e et 4e vs 5e) sur un match. Les vainqueurs affrontent ensuite le 1er et le 2e lors des demi-finales, toujours en une seule victoire. La finale à suivre se dispute quant à elle au meilleur des trois manches.

 

Dimanche 13 août : - AC World Series Cascais Championship. Une seule régate en flotte de 40 minutes. Et seule cette course sera prise en compte pour le classement général de l’America’s Cup World Series 2011-12… Allez comprendre pourquoi ?

 

Non, mais sérieusement ! Ils ont pété une durite à San Francisco ?

S’ils voulaient rendre incompréhensible le format de l’épreuve pour le téléspectateur moyen, c’est réussi… Ça va être sympa à expliquer ! Après l’imbroglio judiciaire, valait peut-être mieux faire simple pour que le public raccroche avec cette épreuve mythique, non ?

 

Bilan : les AC World Series ne servent à rien. Du moins sportivement. Ce sera tout juste bon pour voir des bateaux spectaculaires régater les uns contre les autres.

 

Il n’y a pas le moindre enjeu. Les équipes y trouveront à peine l’intérêt de s’entraîner car certaines ne disputeront probablement pas un seul match-race… Ce qui est un comble lorsqu’on se prépare pour la Coupe de l’America !

 

Comme Oracle (deux équipages), Team New Zealand et Artemis sont les seuls à s’être entraînés depuis février, on peut penser qu’ils termineront certainement tous les jours dans les six. Il ne restera alors plus que deux places à se partager entre six candidats pour le match-racing. Pour sûr, ça va être passionnant de savoir qui de China Team, Aleph, Energy Team, Venezia Challenge, Team Korea et GreenComm Racing arrivera chaque jour à décrocher un ticket pour disputer un duel.

 

Conclusion : c’est désolant…

 

 

 

PS : on serait le 1er avril, on aurait pu en rigoler !
 

Les challengers floués !

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Dans deux ans jour pour jour débutera la 8e Louis Vuitton Cup, série éliminatoire des challengers en vue de l’America’s Cup. Le 4 juillet 2013 débuteront les premiers matchs… Euh, non ! Pardon ! La première régate en flotte…

 

Quoi ? Des régates en flotte dans la Louis Vuitton Cup ? Mais comment les challengers ont-ils pu accepter une telle arnaque ?

 

ACRM vient de publier le nouveau calendrier de la Louis Vuitton Cup qui démarrera finalement plus tôt que prévu, le 4 juillet au lieu du 13. Et une nouvelle fois, Oracle, via ses filiales ACRM et ACEA, tire les ficelles, avec la bénédiction de son challenger of record Artemis.

 


Le nouveau logo de la Louis Vuitton Cup pour la 8e édition des éliminatoires des challengers à San Francisco en juillet et août 2013. © photo : ACRM.

 

 

Pour rappel, la Louis Vuitton Cup a pour objectif de sélectionner le meilleur challenger pour aller défier le defender lors de l’America’s Cup à proprement parler. Comme la Coupe de l’America se dispute en match-racing, il faut donc sélectionner le meilleur match-racer parmi les challengers… Cela paraît évident, n’est-ce pas ?

 

Or, tout le monde sait qu’un excellent régatier en flotte ne fait pas forcément un bon match-racer. Pourquoi alors inclure des régates en flotte dans le calcul du classement final ? Pourquoi ne pas rajouter tant qu’on y est un concours de godille ou de course en sac ?

 

En incluant les régates en flotte dans le choix du challenger final, Oracle glisse sournoisement un grain de sable dans la belle mécanique de la Louis Vuitton Cup qui, par le passé, a prouvé son efficacité. Avant la première Louis Vuitton Cup en 1983, le defender a remporté les 24 premières America’s Cup sans en perdre une seule. Depuis que la Louis Vuitton Cup existe, le challenger vainqueur de ces éliminatoires s’est imposé quatre fois sur sept… CQFD !

 

Voici le programme de la Louis Vuitton Cup 2013, du 4 juillet au 1er septembre :

 

- 4 régates en flotte. 10 points pour le vainqueur. 6 points pour le deuxième. 2 points pour le troisième. Rien pour les autres.

 

- Round Robin 1. Chaque challenger rencontre une fois tous ses adversaires en duel. 10 points par victoire.

 

- Round Robin 2. Même chose avec 12 points à la clé par victoire.

 

Prenons maintenant l’exemple d’une compétition à 8 challengers.

 

Le meilleur peut espérer marquer 70 points au premier Round Robin, puis 84 au suivant. Soit un total de 154 points en match-racing, auxquels s’ajoute les 40 points possibles des régates en flotte. Les régates en flotte représentent donc exactement 20% du nombre de points maximum attribués. Et cela passe à 26% s’ils ne sont que six challengers en lice ! De quoi sérieusement modifié la donne…

 

Bravo Oracle. Et bonnet d’âne aux challengers qui se laissent mener par le bout du nez…