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Monthly Archives: septembre 2011

L’embarras du choix !

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A moins d’un an des Jeux Olympiques de Londres commencent à se profiler les sélections nationales pour ces 27es Jeux d’été. Et si en France, la bataille fait rage en 470 pour choisir l’équipage masculin entre les duos Pierre Leboucher/Vincent Garos et Nicolas Charbonnier/Jérémie Mion, les Anglais avaient quant à eux l’embarras du choix dans la catégorie des Finn.

 

Ed Wright et Giles Scott occupent respectivement les 1ère et 2e places du classement ISAF de ce dériveur olympique (à noter que Thomas Le Breton est 3e de ce classement). Eh bien malheureusement pour ces deux-là, qui mériteraient certainement de disputer les Jeux Olympiques, qui plus est chez eux, il y a un prodige outre-Manche qui s’appelle Ben Ainslie !

 

Ben Ainslie dans une tenue inhabituelle, plus proche de OO7 que du mataf ! © photo : DR.

 

Peu importe sa 34e place au classement ISAF qui ne témoigne que d’une chose. Big Ben n’a pas disputé beaucoup d’épreuves en Finn ces derniers temps, occupé par ailleurs sur d’autres supports. Que ce soit en Class America l’an dernier sur le Louis Vuitton Trophy, ou bien en Extreme 40 depuis peu. Et dès qu’il remet les pieds sur un Finn, le triple Champion Olympique (Laser en 2000, Finn en 2004 et 2008) s’impose systématiquement, comme à la SOF à Hyères ou lors de la Sail For Gold Regatta, courue cet été sur le plan d’eau des Jeux à Weymouth. La Fédération Anglaise vient de trancher et a décidé de sélectionner Ben Ainslie. Logique…

 

Ben Ainslie est un champion hors catégorie, à l’image de Carl Lewis, Michael Jordan, Michael Schumacher ou Sébastien Loeb aujourd’hui. Ceux qui dominent un sport de façon outrancière. La délégation anglaise ne pouvait donc pas se passer d’un tel porte-drapeau, un capitaine qui tire ses compatriotes vers le haut. Tant pis pour Ed Wright et Giles Scott, deux grands champions qui naviguent dans l’ombre d’un tel phénomène.
 

A quoi joue Alex Thomson ?

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Trois monocoques Imoca en quatre ans… C’est du jamais vu !

 

En 2007, Alex Thomson, le skipper d’Hugo Boss, mettait à l’eau son nouveau 60 pieds mono pour le Vendée Globe après avoir perdu en mer le précédent (l’ex-Sill et Veolia de Bilou). Sur ce plan Finot/Conq, il termine deuxième de la Barcelona World Race avant d’abandonner au départ du Vendée Globe. Son monocoque a été trop endommagé par une collision avec un bateau de pêche lors du convoyage vers Les Sables.

 

En 2009, après le Vendée, Hugo Boss rachète à Pindar le premier 60 pieds signé Juan Kouyoumdjian que Brian Thompson a mené à la cinquième place du dernier Vendée.

 

Petite parenthèse, Thomson et Thompson ne sont pas les Dupont et Dupond britannique du monde de la voile, tant les deux marins diffèrent par leurs caractères. Alex est aussi fougueux et sanguin que Brian est calme et posé.

 

Bref, Alex Thomson (sans p) réalise un gros chantier pendant l’hiver 2009-10 pour mettre à sa main ce bateau lancé en 2007, notamment au niveau du cockpit. Ce 60 pieds, dessiné pour être mené en équipage comportait notamment deux colonnes de moulin à café. Une de trop pour un solitaire !

 

Mais le blond Alex n’a pas l’air de se satisfaire du plus large 60 pieds Imoca jamais construit. Et auquel on prédisait d’écraser la concurrence sans que cela ne se vérifie jusqu’à présent.

 

Tout récemment, Alex Thomson et son sponsor ont racheté l’ex-BT de Sébastien Josse.

 

C’est sur ce plan Farr de 2007 (onze Imoca furent mis à l’eau en 2007, un record !) que Roland Jourdain a remporté pour la deuxième fois la Route du Rhum l’an dernier. Si le skipper d’Hugo Boss doit participer à la Transat Jacques Vabre sur son numéro 2 (le plan Kouyoumdjian), il compte s’aligner au départ du Vendée Globe avec le numéro 3 (le plan Farr)…

 

D’où ma question : à quoi joue Alex Thomson ? Changer de bateau aussi souvent ne traduit pas d’une grande sérénité. Et je ne parle pas de la gestion d’un tel projet qui doit commencer à coûter très cher à son bailleur de fonds.

 

En tout cas, ce rachat n’est pas une bonne nouvelle pour les Le Cam, Beyou, Eliès et autres skippers toujours à la recherche d’un sponsor et d’un bon bateau d’occasion pour le prochain Vendée Globe. Car BT faisait partie des meilleurs 60 pieds encore disponibles…

 

MAJ 19.09.11 : Sur son site www.alexthomsonracing.com, outre de montrer des photos de son mariage, Alex Thomson annonce qu’il naviguera sur Hugo Boss numéro 3 (le plan Farr) dès la prochaine Transat Jacques Vabre. Et qu’il fera équipe avec l’Espagnol Guillermo Altadill ! Avec deux caractères pareils embarqués en double, la cohabitation risque de faire des étincelles…

Les AC45 font le show !

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Les deux premières journées de l’America’s Cup World Series de Plymouth, ce week-end, a offert aux nombreux spectateurs anglais un show plein de rebondissements et ponctué par trois chavirages d’Aleph, Team Korea et GreenComm Racing.

 


Oracle s’envole sous le regard du public nombreux qui apprécie le rodéo nautique des AC45 dans la forte brise. © photo : Ricardo Pinto / America’s Cup

 


Jolie figure de style et rattrapage en règle pour Loïck Peyron à la barre d’Energy Team. © photo : Gilles Martin-Raget / America’s Cup

 

Pour cette deuxième étape des ACWS, les organisateurs ont modifié le programme de la partie match-racing. Se seraient-ils rendus compte de l’absurdité de la première version à Cascais où ni Aleph ni Team Korea n’avait disputé le moindre match-racing ?

 

En tout cas, après deux jours de régates en flotte mercredi et jeudi (soit 6 manches) pour déterminer un nouveau classement (on se demande encore pourquoi les régates en flotte du premier week-end ne servent pas à ça !), chaque équipe est assurée de disputer au moins un duel en match-racing. C’est déjà mieux que zéro !

 

Pour comprendre le principe, il faut encore avoir fait l’Ecole Centrale, mais en voici le tableau :

 


© image : America’s Cup

 

En résumé, les trois premiers des régates en flotte sont directement qualifiés pour les demi-finales (en jaune), le 2e rencontrant le 3e. Le 1er, de son côté, sera opposé à l’une des six autres équipes (de la 4e à la 9e place) issue des éliminatoires (en mauve). Ces éliminatoires se déroulent en quatre tours. Au premier tour, les quatre derniers s’affrontent sur un match : 6e vs 7e et 8e vs 9e. Le vainqueur du match 8e/9e rencontre le 5e classé au deuxième tour. Et le vainqueur de ce deuxième tour affronte le vainqueur du match 6e/7e au troisième… C’est clair ? Enfin, le vainqueur de ce troisième tour est opposé à l’équipe classée 4e des régates en flotte lors du quatrième tour qui attribue donc la dernière place pour les demi-finales… Ouf !
Bref, pour atteindre les demi-finales, les quatre derniers doivent remporter quatre duels, le 5e s’imposer trois fois, et le 4e dispute directement une sorte de quart de finale.

 

Samedi, les perdants auront encore l’occasion de régater (sauf le 9e) pour des matchs de classement (en vert) entre le 7e et le 8e, 5e/6e et 3e/4e. Seules demi-finales et finale (en bleu) se disputent au meilleur de trois manches.

 

En attendant la reprise des régates (en flotte) demain, voici encore quelques images spectaculaires du week-end dernier. Ça envoie…

 


© photo : Ricardo Pinto / America’s Cup

 


© photo : Gilles Martin-Raget / America’s Cup

 

Pas pour cette année…

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Eh non, malheureusement, ce n’est pas cette année qu’on verra un Français remporter le World Match Racing Tour, et du même coup décrocher le titre de Champion du Monde de Match-Racing.

 

Mathieu Richard a ultra dominé la saison dernière, remportant trois épreuves et échouant d’un rien sur la dernière. Le titre lui échappe de peu, au profit du déjà légendaire Ben Ainslie. Cette année, Mathieu est totalement hors sujet. 7e en Allemagne, 5e en Corée, 3e au Portugal, puis deux fois 7e en Suède et en Suisse la semaine dernière. Pas glorieux pour le vice-champion du monde. Il occupe logiquement la 7e place du classement provisoire après six manches.

 

Juste devant lui, en sixième position, Damien Iehl a connu son quart d’heure de gloire à Marseille, où il s’est imposé en ouverture de la saison. Et depuis, lui aussi connaît quelques déboires. 5e, 10e, 9e et deux fois 6e. Rien ne va plus… A deux étapes de la fin du World Tour, il faudrait un miracle pour que l’un de nos deux tricolores décroche le titre.

 


Les conditions sont généralement légères, très légères, sur le lac de St-Moritz. © photo : Chris Davies / WMRT

 

Heureusement, dans l’équipe de France de Match-Racing, il y en a toujours un pour remonter le niveau. A la surprise générale, c’est Pierre-Antoine Morvan qui a atteint ce week-end la finale du St-Moritz Match Race. Malheureusement, faute de vent, la finale n’a pu se disputer et Torvar Mirsky, mieux classé en Round Robin, s’est vu couronner Roi de la Montagne, comme le veut la tradition sur cette étape.

 

Quant au titre de Champion du Monde 2011, il devrait se jouer entre les trois premiers, séparés de seulement 6 points. Ian Williams, actuel leader et double Champion du Monde 2007 et 2008. Francesco Bruni, auteur d’un excellent début de saison avant de craquer sur les deux dernières épreuves (6e, 1er, 2e, 2e, 12e et 8e). Et le surprenant jeune Australien Torvar Mirsky qui, pour l’anecdote, fut recruté par le Venezia Challenge en vue de la Coupe de l’America quelques semaines avant que celui-ci ne soit exclu de la 34e édition pour des raisons qu’on ignore encore – il n’aurait pas rempli les conditions d’inscription, sans plus de détail.

 

Les deux dernières étapes du WMRT se dérouleront aux Bermudes, du 3 au 9 octobre, puis en Malaisie, pour la dernière qui compte double, du 22 au 27 novembre.