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Monthly Archives: octobre 2011

Limpide

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Intéressante interview de Dean Barker, le skipper de Team New Zealand, parue récemment sur le blog anglophone de Sailblast. Extrait…

 

Question : Si Oracle Racing s’est engagé à réduire les coûts en vue de la 34e Coupe de l’America, comment peuvent-ils être autorisés à acheter quatre AC45 alors que les autres équipes n’ont le droit qu’à un seul catamaran ?


Dean Barker : « Oracle ne s’est jamais engagé à réduire les coûts. C’est une erreur de le croire. C’est même une vraie connerie ! (absolutely bullshit ! dans le texte) La grande idée de la prochaine Coupe de l’America est d’essayer de la rendre plus accessible aux équipes. Je peux vous affirmer aujourd’hui que le budget pour cette campagne est au moins équivalent à celui de notre dernière participation (environ 70 000 millions de $). Vous pouvez le faire avec moins d’argent, mais vous n’avez juste aucune chance d’être performant. C’est une énorme blague s’ils s’assoient et disent que ça va coûter moins cher. C’est faux ! C’est même bien plus cher. Mais c’est le jeu. Si vous voulez une chance de gagner la Coupe de l’America, il faut accepter les règles. Et ces règles sont plus chères. »

 

Tout est dit…

 

 

Retour vers le futur

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Clin d’œil ou pied de nez ?

 

Les trois premiers MOD 70 se sont retrouvés pour la première fois ce week-end pour une régate exhibition, le Krys Match à La Trinité-sur-Mer.

 

Grand succès avec de belles conditions de vent, des images spectaculaires et des trimarans qui s’envolent et flirtent avec les 40 nœuds. En s’inspirant des America’s Cup World Series (départ vent de travers, runs de vitesse) et des Extreme 40 (proximité avec le public), Franck David et les organisateurs ont réussi leur pari. Mettre en valeur ces nouveaux trimarans monotypes de 70 pieds qui succèdent aux trimarans Orma de 60 pieds.

 

Quel bonheur de revoir des trimarans s’envoler et assurer le spectacle, comme ici le Veolia Environnement de Roland Jourdain ! © photo : Thierry Martinez / Sea&Co / MOD S.A.

 

Souvenez-vous de l’Orma, de son essor soudain entre 2000 et la terrible Route du Rhum 2002 puis de son déclin jusqu’à son baroud d’honneur lors de la Route du Rhum 2006. Des multicoques ultra sophistiqués mais trop chers pour des retombées médiatiques trop sporadiques. Le circuit Orma était surnommé le Championnat du Monde de Bretagne Sud.

 

C’est sur les cendres de l’Orma que s’est bâti ce nouveau circuit des MOD 70. Des trimarans monotypes pour limiter les coûts. Un numerus clausus de 12 unités pour maintenir la valeur des bateaux à l’occasion. Une internationalisation en limitant à quatre le nombre de trimarans par pays. Un circuit spécifique avec une transat et un tour de l’Europe chaque année, auxquels s’ajoutent un tour du monde tous les 3 ans. Tout cela est très alléchant. Et on attend avec impatience la Krys Ocean Race en juillet prochain avec six MOD 70 alignés au départ de New York pour rejoindre Brest.

 

Petite parenthèse à ce bel enthousiasme, il me paraît tout de même cocasse que le premier événement de ce renouveau des trimarans de course au large ressemble de loin (en plus moderne of course) à un Grand Prix Orma de la grande époque. Qui plus est à La Trinité-sur-Mer, ancien fief des trimarans Orma pendant de longues années.

 

D’où ma question en introduction : Clin d’œil ou pied de nez au passé ?

 

 

Nostalgie de la Coupe à l’ancienne

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La Coupe de l’America a pris un sacré coup de jeune avec l’arrivée dans un premier temps des AC45, en attendant les impressionnants AC72 en 2013.

 

Mais certains sont peut-être (déjà) nostalgiques des Class America, utilisés pendant cinq éditions de 1992 à 2007, et désormais remisés au fond des chantiers depuis le dernier Louis Vuitton Trophy à Dubaï en novembre 2010.

 

A défaut de s’offrir l’un des cent (ou presque) Class America construits en une quinzaine d’années, et de trouver une douzaine de bons amis pour aller naviguer, ils peuvent toujours se rabattre sur ce modèle réduit à l’échelle 1/3.

 

 

 

Construit en carbone par le célèbre chantier américain Goetz en 2000 pour la première campagne d’Oracle BMW Racing, ce modèle réduit baptisé Goetz 27 mesure donc 27 pieds (8,23 mètres) et se manœuvre à deux équipiers. Avec 2 tonnes de déplacement dont 1,6 tonnes dans le bulbe en plomb, un trim tab sur le voile de quille et une forme de carène identique à celle d’un Class America de 3e génération, ce Goetz 27 assure au futur propriétaire de retrouver des sensations de barre et d’inertie très proches des grands Class America de 24 mètres.

 

Pour cela, il faudra débourser 60 000 $ (environ 45 000 €) et ajouter le coût du transport depuis Newport, aux Etats-Unis, où il se trouve actuellement. Pas excessif, puisque cela correspond à peu près au prix d’un Dragon qui mesure la même taille…

 

 

Beau suspense !

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Comme toutes les années impaires, la Transat 6.50 (Mini Transat pour les anciens) nous régale. Cette 18e édition n’échappe pas à la règle…

 

Le suspense avant l’arrivée de la première étape à Madère a joué avec les nerfs des concurrents, mais aussi avec ceux des familles et amis qui s’enflamment derrière leurs ordinateurs à chaque pointage.

 

Vendredi, quatre jours avant l’arrivée (prévue ce mardi), c’est l’Allemand Jorg Riechers (753 – Mare.de) qui menait la danse par l’ouest sur son plan Bertrand. Le lendemain, samedi, Sébastien Rogues (719 – Eole Génération – GDF Suez) repointait l’étrave de son plan Lombard en tête de course. Lundi, à la veille de l’arrivée, c’était au tour de l’architecte-navigateur David Raison, sur son très original Mini à l’étrave élargie (747 – Teamwork Evolution), de s’emparer des commandes. Et à quelques heures de l’arrivée ce mardi matin, revoilà Sébastien Rogues en chef de file alors que se dessine à l’horizon les reliefs de la grande île de Madère.

 

Qui franchira le premier la ligne d’arrivée à Funchal ? Si Sébastien Rogues possède une légère avance sur David Raison (3,5 milles) et près de 10 milles sur l’Allemand Riechers, rien n’est totalement joué tant les dévents de l’île peuvent encore redistribuer les cartes. Néanmoins, ce trio de tête a creusé un bel écart avec les suivants. Etienne David (679 – Teamwork), quatrième mardi matin, accuse plus de 30 milles de retard sur le leader.

 

Côté Séries aussi, la régate est palpitante. Benoît Mariette (599 – Odalys Vacances) s’est hissé en haut du classement hier lundi, soit deux jours avant l’arrivée probable des premiers Séries. Eric Llull (566 – Noble Cocoa), l’ex-leader est même relégué en 3e position par Renaud Mary (535 – www.runo.fr) qui revient très fort. Ces trois-là naviguent en Pogo 2.

 

Le premier Série autre qu’un Pogo 2 est le D2 de Pierre Cizeau (746 – Masqhôtel), qui pointe en 7e position. Il faut dire que les Pogo 2 représentent 50% des bateaux de séries inscrits. Sur les 46 Séries au départ de La Rochelle, il y a vingt-trois Pogo 2, huit D2, cinq TipTop, quatre Nacira, deux Zéro, deux Ginto, un Mistral et un Pogo 1.