Chassez un Italien, un autre le remplace !

 

C’est vrai, qui se souvient (sans ce petit rappel) qu’au départ, c’est Mascalzone Latino qui représentait seul l’Italie pour la future 34e Coupe de l’America. Mais au mois de mai, avant les changements de règlements, Vincenzo Onorato décidait de jeter l’éponge sous prétexte qu’il avait suffisamment de budget pour participer, mais pas pour gagner… Moyen comme excuse, mais bon, passons.

 

Du coup, Venezia Challenge, deuxième défi italien déclaré quelques mois plus tôt, se retrouvait à son  tour tout seul pour représenter l’Italie. Sans annoncer de budget, mais avec quelques ambitions, les Vénitiens embauchaient l’excellent et prometteur match-racer australien Torvar Mirsky avant d’être mis à la porte le 25 juillet par ACEA, l’organisateur, pour des raisons semble-t-il financières.

 

Mais voilà, la Coupe de l’America sans l’Italie, ce serait comme un Grand Prix de Formule 1 sans Ferrari. Inimaginable tant les Italiens aiment tout le glamour qui entoure la Coupe et tant la Coupe de l’America (ou du moins la Louis Vuitton Cup) doit à l’Italie depuis maintenant trente ans.

 

Alors qui de mieux finalement que Luna Rossa pour brandir haut les couleurs de l’Italie, sa classe à l’italienne, et le talent de ses marins largement meilleurs que nos petits Français dans l’exercice de briller sur la Coupe de l’America.

 

Mais là où je trouve que Luna Rossa a réalisé un joli coup, c’est en s’associant à Team New Zealand.

 

D’abord, pour la pichenette faite à Oracle qui proposait aux retardataires (ou aux pauvres bougres) d’acheter un package architectural réalisé par VPLP. No grazie ! Ça, c’est bon pour les Français (les frères Peyron ont annoncé qu’ils opteraient pour le package s’ils trouvent le budget pour participer).

 

Secundo, parce que c’est évidemment la meilleure équipe avec laquelle s’associer. En construisant deux bateaux strictement identiques, Team New Zealand et Luna Rossa vont pouvoir réaliser de vrais speed test. Et par conséquent pouvoir faire jeu égal avec Oracle, la seule autre équipe en mesure semble-t-il de s’offrir deux AC72 (encore faut-il qu’ils soient identiques !).

 

Bravo Luna Rossa et bien joué de la part de Team New Zealand qui augmente ainsi ses chances de rapporter le vieux pichet à Auckland. Après la Coupe William Webb Ellis (rugby), cela ferait le bonheur de tout un peuple…