… où la mer nous rappelle à quelle point elle sait se montrer violente et impitoyable !

 

En un week-end, et sur trois grandes courses au large qui se disputent en même temps (Transat 6.50, Transat Jacques Vabre et Volvo Ocean Race), il y a eu deux démâtages, une perte de quille, une voie d’eau, un skipper blessé et même un Class 40 attaqué par un requin façon Les Dents De La Mer !

 

Le premier démâtage concerne la malheureuse Néerlandaise Christa Ten Brinke, non pas au départ, mais juste avant l’arrivée de sa Mini Transat à Salvador de Bahia. Elle y était attendue dimanche soir en début de nuit. Coup dur…

 

Le second démâtage n’a pas traîné puisque le VOR 70 Abu Dhabi a cassé son mât six heures seulement après le départ d’Alicante de la Volvo Ocean Race. 30 nœuds de vent, une Grande Bleue casse-bateau et un équipage obligé de faire demi-tour et de revenir au port au moteur dans l’espoir de repartir dans quelques jours. Reste la solution de convoyer le bateau par cargo jusqu’en Afrique du Sud pour la suite de la compétition.

 

L’équipage d’Abu Dhabi a conservé le mât, d’abord pour le faire analyser et comprendre la casse, mais surtout pour tenter de sauver les voiles qui sont limitées à dix-sept sur toute la course… © photo : Paul Todd / Volvo Ocean Race.

 

Toujours sur la Volvo Ocean Race, les conditions musclées des premières 24h en Méditerranée ont prélevé un autre écot sur une flotte déjà limitée à six concurrents au départ. Dimanche matin, l’équipage de Mike Sanderson (Team Sanya) déclarait se dérouter vers un port espagnol suite à des “problèmes de coque“ se contente d’expliquer le communiqué de presse. Mais en lisant les déclarations des marins du bord, on comprend qu’ils ont une voie d’eau sur l’avant. Suite à un choc avec un ofni ? A priori non, puisque ce n’est pas précisé. Mais il y a quand même « un trou et des morceaux de carbone qui se détachent » déclare un équipier !

 

Dans l’Atlantique Nord, la Transat Jacques Vabre encaisse les dépressions les unes derrière les autres. La troisième en quatre jour de course ! Résultat, les abandons s’enchaînent. Chez les multis 50, ils ne sont plus que deux en lice sur les six au départ. Chez les Imoca, après le démâtage d’Akena Vérandas d’Arnaud Boissières et Gérald Véniard, le deuxième abandon est celui de Marc Thiercelin et Luc Alphand (DCNS), derniers, qui ont fait demi-tour pour des problèmes récurrents d’énergie.

 

Mais c’est en Class 40 que le plus incroyable s’est produit.

 

D’abord par la perte de quille d’Initiaves – Alex Olivier qui ne s’est pas retourné. Comme Marc Guillemot sur Safran dans le Vendée Globe en 2009 (et Mike Golding sur une beaucoup plus courte distance en 2005), Tanguy de Lamotte et Eric Péron naviguent sans quille à 450 milles dans l’ouest de La Corogne et tentent de rallier sous voilure réduite la terre ferme. Chapeau les gars !

 

Le plus anecdotique est évidemment l’attaque subie par le Class 40 Phoenix Europe Express de Stéphanie Alran et Jean-Edouard Criquioche. Un requin a attaqué leur hydrogénérateur et heurté par deux fois la coque du bateau !