Depuis la création il y a six saisons du World Match Racing Tour (sorte de fusion du Swedish Match Tour et du Championnat du Monde de Match-Racing), il y a toujours eu un Français dans le Top 5 du World Match Racing Tour. Mathieu Richard (en 2007 et 2010) et Sébastien Col (en 2008) ont même échoué à une marche du titre suprême de Champion du Monde.

Après sa belle saison l’an passé – 3 victoires et le titre qui ne lui échappe que sur la dernière épreuve – Mathieu Richard portait tous les espoirs tricolores cette année. Quelle déception ! Son meilleur résultat est une troisième place en Corée. Les deux meilleures performances françaises sont finalement signées Damien Iehl, victorieux de la manche d’ouverture à Marseille, et Pierre-Antoine Morvan, deuxième à St-Moritz mais privé de finale faute de vent.

En terminant aujourd’hui 10e et 11e sur 12 skippers de l’épreuve finale en Malaysie, la Monsoon Cup, Mathieu Richard et Damien Iehl illustrent une dernière fois, par ce piètre résultat, l’année blanche traversée par l’équipe de France de match-racing cette saison. Que se passe-t-il ? Une remise en question s’impose…

Depuis 23 ans qu’existe les championnats de match-racing sous divers format, seul Bertrand Pacé s’est illustré deux fois en remportant le Championnat du Monde 1994 à La Rochelle et le World Tour 2000, à une époque où les deux compétitions étaient encore distinctes.

Dans le même temps, les Néo-Zélandais, toujours eux, ont remporté huit titres sur l’ensemble des Championnats avec quatre skippers différents, Chris Dickson, Russell Coutts, Dean Barker et Adam Minoprio. Aujourd’hui, le leader du Round Robin de Malaisie s’appelle Will Tiller, jeune néo-zélandais de 21 ans invité pour la première fois sur l’épreuve suite à sa récente victoire sur l’Asian Match Racing Championship. Peut-être devrait-on s’inspirer de la méthode kiwi ?