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Monthly Archives: décembre 2011

Le tour de la paroisse

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Sur la première étape de la Volvo Ocean Race, Groupama 4 s’était isolé du reste de la flotte en suivant la route directe le long des côtes africaines, à la sortie de Gibraltar.

 

En filant tout droit vers l’ouest, parfois à 90° de la route, Puma, Telefonica et Team New Zealand s’étaient fortement rallongés la route, mais à bon escient. Ils étaient allés chercher une dépression et le retour des alizés pour finalement recroiser avec plus de 200 milles d’avance sur Groupama 4 au niveau du Cap Vert.

 

Dans la deuxième étape, c’est au tour des Français de faire le tour de la paroisse en s’écartant de la route directe. Ils se sont sérieusement décalés au sud de la flotte, lorsque celle-ci naviguait au sud de Madagascar. Résultat : près de 100 milles d’avance lorsqu’ils ont recroisé devant au niveau de l’île Maurice. Bravo les gars !

 

Groupama 4 est le bateau orange, le plus au sud de toute la flotte. Team Sanya, le bateau vert qui semble faire demi-tour. © photo : Volvo Ocean Race.

 

Bilan : faire le tour de la paroisse est pour l’instant très payant sur cette Volvo Ocean Race. Les VO70 sont désormais des monocoques suffisamment rapides pour aller chercher des systèmes météo différents, quitte à se rallonger la route.

 

Deuxième point commun des deux premières étapes, les Français n’en font toujours qu’à leur tête. Un petit côté Astérix, seul contre tous ! Ça n’a pas payé sur la première étape, mais c’est déjà nettement mieux engagé sur la deuxième. Pourvu qu’ça dure…

 

 

 

ps : Dans le même genre, Team Sanya est quasiment reparti à l’envers pour contourner une dépression tropicale par l’ouest. Une option qui aurait pu rapporter le jackpot si un hauban n’était pas venu interrompre ce coup tactique magistral…

 

 

 

L’Anglais est à fleur de peau !

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Huit manches disputées, huit podiums dont trois victoires. Et huit points d’avance sur le deuxième. Un vrai rouleau compresseur. Aux Championnats du Monde ISAF, à Perth, personne en Finn n’arrête Ben Ainslie, en route vers un 6e sacre mondial. Personne ? sauf Big Ben lui-même !

 

A l’arrivée de la 9e manche (sur 10 avant la Medal Race), qu’il termine encore 2e, le triple champion olympique pète une durite, se jette à l’eau, nage jusqu’à un bateau télé et monte à bord pour se disputer avec le pilote. En cause ? La vague du bateau qui l’aurait gêné sur le dernier bord de vent arrière.

 

Résultat de l’altercation : le néo-hooligan est disqualifié des deux dernières manches 9 et 10 (règle 69 : mauvais comportement) et se retrouve du coup éjecté de la Medal Race. Ben Ainslie termine 11e de ces Mondiaux qu’il dominait encore outrageusement. Beau gâchis !

 

Comme les mémés de Toulouse, Ben Ainslie aime la castagneeee…. © photo : DR

 

Invoquant la pression des Mondiaux pour expliquer son pétage de plomb, Ainslie s’est ensuite excusé auprès des intéressés. Mais l’ironie de l’histoire, c’est que dans l’équipe olympique de Grande-Bretagne, Ben Ainslie est l’immense champion qui cachait la forêt de Finnistes. Giles Scott, autre sujet de sa Majesté, décroche le titre Mondial. Et un troisième british, Ed Wright, monte sur la 3e marche du podium. Un vrai problème de riche…

 

Reste à savoir si les Anglais vont retirer son ticket olympique à Ben Ainslie ? Ça paraît peu probable. Du coup, le pauvre Giles Scott est certainement le premier Champion du Monde en titre d’une discipline à ne pas être sélectionné pour représenter son pays aux JO…

 

Et malgré cet incident, la Grande-Bretagne termine encore 1ère nation avec six médailles, dont une en or.

 

Côté Français, le bilan fait moins sourire. La délégation tricolore n’a rapporté qu’une seule médaille de bronze grâce à l’équipage de match-racing féminin de Claire Leroy. Bien loin des objectifs de Philippe Gouard, le DTN de la Fédé, qui espère décrocher six breloques aux JO de Londres l’été prochain.

 

Mais c’est un mal bien Français, bien connu chez les rugbymen, de ne pas arriver à enchaîner deux bonnes performances. Espérons qu’à l’image du XV tricolore, l’Equipe de France de voile olympique saura faire preuve d’orgueil à Weymouth pour rivaliser avec nos meilleurs ennemis. Et puis, comme il n’y a qu’un représentant par pays aux JO, Jonathan Lobert, 6e en Finn à Perth, sait déjà qu’il n’aura qu’un seul Britannique en face de lui. C’est déjà deux places de gagnées !

 

 

ps : A noter qu’après l’équipage de Claire Leroy, la meilleure performance française aux Mondiaux de Perth revient à Charline Picon, 5e en planche RS:X, tout comme le duo Nicolas Charbonnier/Jérémie Mion en 470 Hommes.

 

 

Top 10 des marins les plus sexy !

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Initiative originale ou saugrenue – à vous de juger – le quotidien australien WA Today a eu l’idée d’élire les 10 marins les plus sexys parmi les 1200 athlètes réunis à Perth, en Australie, depuis ce week-end pour les Championnats du Monde Isaf de voile olympique.

 

Voici ce Top 10 et les photos de l’article en exclusivité française pour vous lecteur et lectrice de ce blog ;-))

 

Seul bémol, à trois exceptions près, il ne réunit que des marins anglais, américains ou australiens. Aucun(e) Français(e) dans ce classement qui fleure bon le patriotisme d’un jury parti pris… Encore un coup du lobby anglo-saxon !!!

 

 

 

Alors ? Sexy ou pas sexy les hommes et femmes de ce Top 10 australien ?

 

 

 

Le Roi Jean à la Cour

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Chaque week-end, l’Equipe Mag publie une photo ancienne à la fin de son magazine et propose aux lecteurs d’en refaire la légende. Sont ensuite récompensées la plus juste, mais aussi la plus drôle.

 

Je vous propose de faire le même exercice avec cette photo ci-dessous, prise cette semaine à Matignon.

 

Et pour donner l’exemple, je vais proposer les deux premières légendes. A vous d’écrire les suivantes…

 

 

 

 

© photo : Francis Demange

 

Légende 1 : Dès que Nicolas Sarkozy a le dos tourné, François Fillon en profite pour inviter des marins à Matignon, ça lui change de Claude Guéant ou de Brice Hortefeux.

 

Légende 2 : C’est une photo historique, puisque c’est la première fois en plus de quatre ans que l’on voit une photo de François Fillon souriant…

 

 

Jolies courbes !

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A l’heure où une nouvelle saison de ski démarre, une image – ou plutôt une métaphore – me vient en regardant la cartographie de la tentative de record de Banque Populaire V. Quelle belle trace !

 

Comme le skieur (ou surfeur) se retourne pour admirer son empreinte laissée dans la neige après la descente d’un mur de poudreuse, l’équipage de Banque Pop V peut regarder quelques secondes dans son sillage pour apprécier la jolie trajectoire du maxi-trimaran dans la descente de l’Atlantique du Nord au Sud.

 

En rose, la trajectoire de Banque Populaire V sur la descente de l’Atlantique. Depuis les Canaries, le trimaran de 40 mètres est bâbord amures (hormis peut-être quelques manoeuvres dans le pot-au-noir) ! En vert, la trace de Groupama 3 aller et retour lors de son record de 2010 en 48 jours. Jeudi matin, l’avance de BP V était de 440 milles… © photo : Banque Populaire.

 

Dévaler l’Atlantique Sud sur un seul bord bâbord amures, en dessinant une belle courbe le long du Brésil, doit laisser rêveurs plus d’un chasseur de record et autres circumnavigateurs.

 

Parti sur les chapeaux de roue et avec les bonnes grâces météorologiques, l’équipage de Loïck Peyron s’apprête à enchaîner les records et temps intermédiaires. Après Ouessant-Equateur, battu d’environ une demi-heure (5 jours 14h55’), c’est le chrono Ouessant-Bonne Espérance (13j. 6h01’ par Groupama 3 depuis 2008) qui se présente sous les meilleurs auspices.

 

 

 

 

ps : petite pensée au passage pour Pascal Bidégorry, initiateur du projet et malheureux dans sa tentative de début d’année stoppée par un ofni dans l’Atlantique Sud. Petite consolation cette semaine pour le Basque, le 100e derby Biarritz/Bayonne en rugby a tourné in extremis à l’avantage des Biarrots !