Sur la première étape de la Volvo Ocean Race, Groupama 4 s’était isolé du reste de la flotte en suivant la route directe le long des côtes africaines, à la sortie de Gibraltar.

 

En filant tout droit vers l’ouest, parfois à 90° de la route, Puma, Telefonica et Team New Zealand s’étaient fortement rallongés la route, mais à bon escient. Ils étaient allés chercher une dépression et le retour des alizés pour finalement recroiser avec plus de 200 milles d’avance sur Groupama 4 au niveau du Cap Vert.

 

Dans la deuxième étape, c’est au tour des Français de faire le tour de la paroisse en s’écartant de la route directe. Ils se sont sérieusement décalés au sud de la flotte, lorsque celle-ci naviguait au sud de Madagascar. Résultat : près de 100 milles d’avance lorsqu’ils ont recroisé devant au niveau de l’île Maurice. Bravo les gars !

 

Groupama 4 est le bateau orange, le plus au sud de toute la flotte. Team Sanya, le bateau vert qui semble faire demi-tour. © photo : Volvo Ocean Race.

 

Bilan : faire le tour de la paroisse est pour l’instant très payant sur cette Volvo Ocean Race. Les VO70 sont désormais des monocoques suffisamment rapides pour aller chercher des systèmes météo différents, quitte à se rallonger la route.

 

Deuxième point commun des deux premières étapes, les Français n’en font toujours qu’à leur tête. Un petit côté Astérix, seul contre tous ! Ça n’a pas payé sur la première étape, mais c’est déjà nettement mieux engagé sur la deuxième. Pourvu qu’ça dure…

 

 

 

ps : Dans le même genre, Team Sanya est quasiment reparti à l’envers pour contourner une dépression tropicale par l’ouest. Une option qui aurait pu rapporter le jackpot si un hauban n’était pas venu interrompre ce coup tactique magistral…