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Monthly Archives: février 2012

Chassé-croisé à Oman

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Des Farr 30 et des Extreme 40 amarrés bord à bord dans une marina en cours d’achèvement au beau milieu d’un pays plus connu pour la mer éponyme que pour ses compétitions de voile !

 

C’est l’étonnant spectacle qu’on peut voir en ce moment dans la marina baptisée The Wave, à Muscat (Oman).

 

Les neuf Farr 30 de la course Sailing Arabia – The Tour 2012 sont arrivés lundi dans la marina. Le lendemain débutait la première manche de la saison 2012 des Extreme Sailing Series.

 

Oman, the place to be ?

 

Peut-être bien lorsqu’on liste les marins français qui naviguent ou ont navigué ici ces derniers jours. Daniel Souben, Bertrand Pacé et Cédric Pouligny côté Farr 30 (le podium dans l’ordre) auxquels s’ajoutent en Extreme 40 Loïck Peyron, Pierre Pennec, les frères Mourniac, Hervé Cunningham, Bruno Jeanjean et Tanguy Cariou. Et qui occupe la première place après deux jours de course ? Pierre Pennec et son équipage de Groupe Edmond de Rothschild, déjà vainqueur ici l’an passé !

 

Preuve encore qu’Oman semble réussir aux Français ces jours-ci, Paul Le Guen, nouveau sélectionneur de l’équipe de football d’Oman depuis juin 2011 a qualifié aujourd’hui son équipe pour le 4e tour des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014. Un niveau jamais atteint par ce petit pays de la péninsule arabique. Concert de klaxon assuré ! Rien à voir avec la voile ? Eh bien si, puisque le Breton viendra demain naviguer en Extreme 40…

 

 

 

ps : il se dit que Paul Le Guen serait le probable successeur de Laurent Blanc à la tête de l’équipe de France. Là d’accord, ça n’a rien à voir avec le schimblick. C’était juste pour dire que les Bretons sont partout…

 

 

 

 

La marque des grands

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Ce que Franck Cammas et ses hommes réalisent actuellement sur la quatrième étape de la Volvo Ocean Race, entre Sanya (Chine) et Auckland (Nouvelle-Zélande), est tout simplement hallucinant.

Réussir à prendre les commandes de la flotte dans des conditions météo aussi compliquées est vraiment la marque des grands marins.

Pour rappel, Groupama 4 a déjà occupé la tête de la course à plusieurs reprises sur la première étape, avant de finir troisième. Idem sur la deuxième où ils ont pris les commandes au sud de Madagascar avant de s’embourber dans le Pot-au-Noir indien pour finir quatrième. Deux premières étapes qui ont montré le potentiel des Français, mais aussi leurs faiblesses. La troisième étape, entre Abu Dhabi et Sanya, a révélé la belle progression de l’équipage tricolore, le seul à tenir la dragée haute aux impressionnants Espagnols. Ils avaient terminé deuxième.

Désormais confiant dans son bateau et son équipage, Cammas avouait avant de quitter la Chine beaucoup compter sur cette quatrième étape pour recoller au score sur Telefonica et s’affirmer comme un sérieux candidat à la victoire finale.

Même si la route est encore longue et semée d’embûches jusqu’en Nouvelle-Zélande, l’équipage de Groupama 4 a déjà réalisé un sans faute depuis le départ de Sanya. Son décalage au nord de Camper – qui le menait – pour lui piquer le leadership tout en allant contrôler le retour des Américains de Puma est particulièrement impressionnant. Coup de chapeau à Jean-Luc Nélias et Franck Cammas pour cette trajectoire impeccable…

Course mal née ?

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On dit de certains bateaux, lorsqu’ils enchaînent les déboires, qu’ils sont mal nés. Certains, comme le maxi-monocoque Tag Heuer conçu pour le Trophée Jules Verne par Titouan Lamazou ou encore le très futuriste Team Philipps de Pete Goss imaginé pour The Race n’ont même pas eu le temps de disputer la moindre course ou record. Coulés, à moitié ou complètement…

 

Plus proche de nous, le multi 50 Prince de Bretagne, bien qu’il ait remporté la Route du Rhum 2010 avec Lionel Lemonchois, accumule les problèmes techniques, notamment au niveau des bras. Au moins trois avaries notoires de ce côté-là. Pas sûr qu’on le revoit un jour sur un départ de course puisque le producteur de choux-fleurs bretons s’est désormais lancé dans le maxi-trimaran avec le rallongement de l’ex-60 pieds Orma Sodebo.

 

L’Istanbul Europa Race semble s’inscrire dans la même veine, ou plutôt déveine ! En septembre 2009, la première édition n’avait réuni que six monocoques Imoca. C’est maigre quelques mois après le Vendée Globe qui avait vu trente solitaires s’aligner aux Sables d’Olonne. Mais il faut positiver. C’était une première, et on lui réservait un avenir radieux puisque l’Imoca l’avait inscrite officiellement à son calendrier et lui accordait une place de choix tous les deux ans.

 

En juin 2011, la deuxième édition a été repoussée d’un an, faute de concurrents suffisants. Ils n’étaient que quatre inscrits. Là, ça fait tache…

Cette deuxième (seconde ?) édition, qui devait se courir en mai prochain vient d’être tout simplement annulée ! Décidément…

 

Cette fois-ci, ce n’est pas le nombre d’inscrits qui a fait défaut puisqu’ils étaient huit équipages prêt à en découdre entre Istanbul et La Rochelle en passant par Barcelone et Portsmouth.

Non, c’est la faute des législateurs et de la désormais fameuse loi pénalisant la négation du génocide arménien. Une loi qui a tendu les relations entre Paris et Ankara. Effet collatéral de ces tensions, l’Istanbul Europa Race se retrouve sans sponsor ! Puisque les principaux partenaires de l’organisation étaient les institutions turques. Dommage…

 

L’Imoca réfléchit à une solution alternative qui pourrait être un parcours entre les mêmes villes, mais sans Istanbul. Mais rien n’est encore fixé…

 

MAJ. 7.03.12 :

Grâce au Conseil Constitutionnel qui a invalidé la loi sur la négation du génocide arménien, l’Europa Race est relancée et devrait bien s’élancer d’Istanbul le 5 mai prochain… Ouf ! Dix équipages sont inscrits pour cette course en trois étapes entre Istanbul, Barcelone, Portsmouth et La Rochelle (cette dernière se disputant en solitaire).

 

 

Déjà quinze AC45 !

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Lancé en janvier 2011, le catamaran à aile AC45 marque la première phase de la révolution vécue par la Coupe de l’America, en attendant ses grands frères de 72 pieds dont les premiers prototypes seront mis à l’eau début juillet.

 

En attendant, le quinzième monotype AC45 sera mis à l’eau à Auckland pour Ben Ainslie Racing.

 

Qui possède les quatorze premiers ?

 

On sait qu’Oracle Racing en possède quatre depuis l’automne et Artemis deux. Luna Rossa, dernier challenger inscrit et partenaire de Team New Zealand en a commandé deux d’un coup, les n°13 et 14. La liste ci-dessous des AC45 surprend sur un point. Team New Zealand, plus sérieux challenger de la 34e Coupe de l’America, n’en a qu’un seul pour s’entraîner, à l’image des “petites“ équipes qui n’ont pas encore bouclé leur budget.

 

 

En vue des ACWS de Naples (avril) et Venise (mai), Luna Rossa et Team New Zealand – qui s’entraînent ensemble à Auckland – testent les rallonges des ailes rigides. Ces appendices blancs en haut de l’aile rajoutent 8 m2 de surface et devraient permettre de régater par moins de 5 nœuds de vent. © photo : Ivor Wilkins / ACEA

 

Liste des AC45 par ordre de construction :

1- Team Korea

2- Artemis Racing

3- Emirates Team New Zealand

4- Oracle Racing

5- Oracle Racing

6- China Team

7- Energy Team

8- Green Comm Racing

9- Aleph

10- Artemis

11- Oracle Racing

12- Oracle Racing

13- Luna Rossa

14- Luna Rossa

15- BEN AINSLIE RACING (actuellement en construction)

 

MAJ 14.02.12 :

- Ben Ainslie est le destinataire du 15e AC45 actuellement en construction.

- Oracle Racing n’utilisera que les n°4 et 5 (comme c’était déjà le cas l’an passé) sur les ACWS. Car les n°11 et 12 ne sont plus à la jauge. Le Defender les utilisent pour développer de nouvelles dérives/foils.

- Enfin, si TNZ n’a qu’un seul AC45, c’est certainement parce que les Kiwis ont deux catas SL 33 sur lesquels ils peuvent naviguer autant qu’ils veulent et développer des ailes, des appendices et tout ce qu’ils souhaitent en vue de leur premier AC72. Ainsi, avec ces catamarans de moins de 10 mètres, ils contournent la règle qui n’autorise à chaque équipe que 30 jours de navigation sur des bateaux de plus de 10 mètres autres que des AC45 en 2012. 30 jours qu’il vaut évidemment mieux réserver à l’AC72 que chaque équipe pourra mettre à l’eau à partir du 1er juillet. Malins les Kiwis…

 

Nouveau Tour

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Sorti par nos confrères du Télégramme, puis confirmé par communiqué de presse quelques jours plus tard, le Tour de France à la Voile a donc changé de propriétaire cette semaine, vendu par les Editions Larivière (Voile Mag, Pêche en Mer, Moto Revue, Rock & Folk et 23 autres magazines) à la société ASO (Amaury Sport Organisation) qui appartient à un autre groupe de presse, le Groupe Amaury, éditeur de L’Equipe, du Parisien/Aujourd’hui en France, de France Football, de Vélo Magazine, et de quelques autres titres dont le gratuit Le Journal du Nautisme.

 

Si les Editions Larivière, avec un chiffre d’affaires de plus de 60 millions d’euros par an est un acteur conséquent de la presse magazine, le Groupe Amaury, qui réalise un chiffre d’affaires annuel quasiment dix fois plus important, est d’un tout autre calibre. Une bonne nouvelle a priori pour le Tour de France à la Voile qui va pouvoir bénéficier de la force de frappe, des moyens et du savoir-faire de son nouveau propriétaire, déjà organisateur notamment du Tour de France vélo, de Paris-Roubaix, du Dakar, du marathon de Paris et de l’Open de France de golf.

 

Pas grand-chose ne sera changé cette année à moins de cinq mois du départ, hormis l’équipe d’organisation et notamment son Directeur de Course. A ce sujet, les premières rumeurs vont bon train. Ce ne sont pas les Directeurs de Course et autres anciens coureurs qui manquent… A.S.O. devrait également se rapprocher d’une grosse pointure (encore un ancien coureur ?) pour les aspects techniques et sportifs avec un triple but affiché : redonner un élan médiatique à l’épreuve, rendre le Tour de France à la Voile populaire et faire revenir les stars internationales. Belle ambition…

 

Pour mémoire, A.S.O est le sixième organisateur du Tour après Bernard Decré son fondateur (1978-1988), Laurent Georges (1989), Legris Industries avec Bruno Troublé (1990-1997), Manfred Ramspacher (1998-2003) et les Editions Larivière (2004-2011).

 

Il y a finalement eu plus de changement de bateaux en 33 éditions avec L’Ecume de Mer (1978), le First 30 (1979-1981), le Rush Royale (1982-1983), le Sélection (1984-1991), le JOD 35 (1992-1998), le Mumm 30 (1999-2010) et maintenant le M34 depuis 2011.