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Monthly Archives: mars 2012

Et de neuf !

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Ça c’est la classe !

 

Contourner le cap Horn en tête sur la Volvo Ocean Race inspire le respect.

Chapeau à tout l’équipage de Groupama 4 pour cette performance qui ne fait que confirmer la progression des hommes de Franck Cammas, déjà victorieux à Auckland de l’étape précédente.

 

Mais à bord du VO 70 vert et orange, il y a un marin qui inspire aussi le respect pour avoir franchi aujourd’hui le cap Horn pour la… neuvième fois !

 

Je me souviens d’Hervé Jan demandant à ne pas être réveillé pendant son quart de repos au passage de son huitième cap Horn… L’équipier le plus recherché des années 90-2000 vient d’être dépassé par un de ses anciens compères avec qui il a décroché le Trophée Jules Verne en 1997 (sur le Sport-Elec d’Olivier de Kersauson en 71 jours) et remporté la Transat Jacques Vabre 1999 en monocoque Imoca.

 

A l’endroit, à l’envers, en monocoque, équipage et solitaire, en multicoque, encore en équipage comme en solitaire, Thomas Coville a franchi le mythique rocher dans tous les sens, et de toutes les manières.

 

Et sur la photo ci-dessous (c’est le deuxième du haut en partant de la droite), il a l’air aussi heureux et fier que la première fois… Ça c’est la classe !

 

 

© photo : Yann Riou / Groupama Sailing Team

 

 

Les ailes de la mode*

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Artemis a dévoilé le premier une aile d’AC72 de 40 mètres de haut montée sur un ex-60 pieds Orma rallongé à 72 pieds. (Ne manquez pas à ce sujet le très détaillé article de l’architecte François Chevalier et de Jacques Taglang dans nos articles à la hune ici).

 

D’après un membre de design team, cette aile très complexe est intéressante, mais certainement un peu lourde à cause du nombre de volets et de moyens de réglage.

 

L’ex-Gitana 12, 60 pieds Orma rallongé à 72 pieds, porte la première aile conforme à la 34e America’s cup. Chaque équipe peut en construire un maximum de six... **

© photo : Sander Van Der Borch / Artemis Racing

 

De son côté, Team New Zealand teste aussi des ailes depuis fin 2011, mais à échelle réduite sur des SL33, petits catamarans de 10 mètres. Pour rappel, le Protocole de la 34e Coupe de l’America, interdit de s’entraîner plus de 30 jours en 2012 sur des catamarans de plus de 10 mètres. Malins les Kiwis…

 

Voici deux images de SL33 de Team New Zealand. D’abord au printemps 2011, avec des voiles classiques, puis en novembre dernier avec d’éclatantes ailes rouges…

 

Le SL33 avec des voiles souples quitte le Viaduct Basin d’Auckland. © photo : Richard Gladwell

 

Le même SL33 et son jumeau cette fois-ci gréés avec des ailes rigides d’une quinzaine de mètres de haut. Pas pareil… © photo : Ben Gladwell

 

 

* petit clin d’œil à nos cousins québécois…

** Merci à Val pour ses commentaires avisés

 

Une aile sur un 60 pieds Orma

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Beau travail et joli scoop de Pierre Orphanidis, célèbre bloggeur polyglotte installé à Valencia et qui anime le site vsail.info (ex-valencia sailing).

 

Forcément bien informé, il était à pied d’œuvre pour assister à la mise à l’eau de l’ex-Gitana 12 (ex-Bonduelle, plan VPLP lancé en 2000 pour Jean Le Cam), racheté par le challenger suédois Artemis pour tester une aile rigide en vue de la 34e Coupe de l’America (San Francisco 2013).

 

En s’installant dans le port commercial de Sagunto, à 20 km au nord de Valencia, l’équipe de Paul Cayard espérait certainement jouer la carte de la discrétion… Mais hier matin, Pierre a pu immortaliser cette grande première. Une aile sur un trimaran 60 pieds Orma…

A quand les premières images en navigation ?

Merci Pierre…

 

© photo : Pierre Orphanidis / www.vsail.info

 

MAJ 15-03:

D’après François Chevalier, architecte naval et grand collaborateur de Voiles et Voiliers, le trimaran Orma a été rallongé à 22 mètres au niveau des flotteurs (soit 72 pieds) et cette aile de 40 mètres de haut serait donc la toute première aile de la 34e Coupe de l’America. Parmi les détails visibles, il est intéressant de voir que cette aile dispose de trois volets, et ce, jusqu’en haut de l’aile.

Jour de gloire !

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Franck Cammas et son équipage de Groupama 4 ont réalisé un sans faute en remportant la 4e étape de la Volvo Ocean Race entre Sanya (Chine) et Auckland (Nouvelle-Zélande). Une tactique et une stratégie météo parfaites du début à la fin, associées à une bonne vitesse et à la motivation de l’équipage à se faire mal, leur ont permis de décrocher la première victoire française à Auckland sur cette épreuve (ex-Whitbread) depuis Alain Gabbay en 1977-78 sur 33 Export.

 

L’équipage de Groupama 4 a réussi un exploit en venant s’imposer à Auckland, the City of Sails. © photo : Ian Roman (Volvo Ocean Race).

 

A bien lire le long mais excellent papier d’analyse de Magnus Henderson sur notre site (Des Mariannes à Auckland, on refait le match (9) à lire ici), on comprend qu’à mi-parcours, si Telefonica reste le grand favori de ce tour du monde avec escales, Groupama se présente comme son principal rival pour la victoire finale et Puma un outsider à surveiller.

 

Bref, l’architecte franco-argentin Juan Kouyoumdjian réalise un carton plein avec ses trois bateaux aux trois premières places à Auckland, alors que les plans Farr (Abu Dhabi) et Botin (Camper Team New Zealand) peinent à rivaliser en vitesse.

 

Camper TNZ serait bien loin des performances espérées des Kiwis, notamment au travers.

Le faucon d’Abu Dhabi manque de griffes au large et devra (d’après Magnus) se contenter des régates In-Port pour briller.

De leur côté, Mike Sanderson et Team Sanya (seul bateau d’ancienne génération) font de la figuration et ne peuvent rêver que d’un exploit sur une option météo.

 

 

La seconde moitié du tour du monde pourrait donc tourner au duel entre Telefonica et Groupama 4 pour la victoire finale à Galway (Irlande) le 8 juillet. Les Espagnols, qui ont montré une réussite insolente en remportant les trois premières étapes, comptent encore 18 points d’avance sur les Français. Mais l’équipage de Groupama 4, malchanceux à plusieurs reprises sur les premières étapes, a réussi à déjouer tous les pièges de cette 4e étape alambiquée. Même l’avarie d’étrave et la voie d’eau le dernier jour ne l’ont pas privé de sa magnifique victoire dans la Cité de la Voile. La chance aurait-elle tourné ? « Les mouches ont changé d’âne » aurait dit Pierre Salviac. Les coccinelles (qui portent bonheur) ont peut-être changé de navire…

 

 

AC45 : une épreuve à New York ?

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Avouez que ça aurait de l’allure de voir des AC45 régater au pied de la Statue de la Liberté !

 

Ce n’est pas encore fait, mais ACRM (Race Management) et ACEA (Event Autorithy), les deux entités organisatrices des ACWS (World Series), y travaillent d’arrache-pied.

 

Si c’est le cas, l’épreuve pourrait avoir lieu entre fin juillet et début août, à la place d’une des deux épreuves prévues mi-août à San Francisco. Ce qui décalerait à septembre, la seconde programmée sous le Golden Gate Bridge.

 

Tel pourrait donc être le nouveau calendrier des ACWS en 2012 :

 

- ACWS #4 : Naples (Italie) du 7 au 15 avril

- ACWS #5 : Venise (Italie) du 12 au 20 mai

- ACWS #6 : Newport (Rhode Island) du 23 juin au 1er juillet

- ACWS #7 : New York (USA) entre fin juillet et mi-août

- ACWS #8 : San Francisco (Californie) en septembre

 

Le conditionnel reste de mise puisqu’on se souvient qu’en novembre dernier, à San Diego, ACRM espérait organiser une épreuve à Sydney en février. Epreuve qui n’a pas eu lieu…

 

 

 

Pas de Coupe pour Aleph

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Et de deux sur trois !

Après All4One qui a révélé cette semaine sur voilesetvoiliers.com (ici) avoir renoncé à participer à la 34e Coupe de l’America, c’est au tour d’Aleph de confirmer d’avoir jeté l’éponge pour la Coupe.

Le projet mené par Philippe Ligot, Bertrand Pacé et Alain Gautier n’ira pas à San Francisco en 2013 disputer la Louis Vuitton Cup, les éliminatoires des challengers en vue de la 34e Coupe de l’America.

« La 34e Coupe de l’America est arrivée trop tôt pour beaucoup d’équipes, dont nous » reconnaît Marcus Hutchinson, porte-parole d’Aleph, qui pense qu’il n’y aura pas de quatrième challenger officiel en plus d’Artemis, Team New Zealand et Luna Rossa.

Aleph aimerait néanmoins poursuivre l’aventure en AC45 entamée l’année dernière sur les America’s Cup World Series à Cascais, Portsmouth et San Diego, afin de préparer au mieux la 35e Coupe de l’America. Mais aujourd’hui, le budget pour la saison 2012 n’est toujours pas bouclé. Le catamaran bleu des Français n’est donc pas certain de se rendre à Naples le mois prochain, du 7 au 15 avril, pour la prochaine épreuves des ACWS.

Toutes les chances tricolores reposent désormais sur les épaules des frères Peyron et de leur Energy Team. Bruno et Loïck se donnent encore quelques mois pour tenter de réunir le budget afin que la France participe à sa 12e campagne consécutive depuis 1970. Seuls la France et les Etats-Unis ont disputé toutes les éditions de la Coupe de l’America au sens large lors des quarante dernières années (à l’exception évidemment des deux duels de 1988 et 2010).

Le 1er juin, tous les challengers prétendants doivent verser 250 000 $ d’inscription pour être officiellement challenger de la 34e Coupe de l’America.

MAJ 12.03 :

 

Philippe Ligot, directeur du team Aleph a tenu à démentir les propos de son responsable de la communication concernant l’abandon de son équipe dans la recherche de sponsors pour disputer la 34e Coupe de l’America à San Francisco en 2013. “Nous nous battrons jusqu’au bout, jusqu’à fin mai, pour essayer de trouver le budget afin de participer à la prochaine Coupe de l’America. Nous sommes toujours en discussion avec des partenaires. Nous n’avons pas abandonné. Parallèlement, nous espérons participer aux premières épreuves des AC World Series à Naples et Venise en avril et mai. Nous n’avons pas encore le budget pour ces deux épreuves, mais nous avons bon espoir.”

Dont acte. Aleph n’a donc pas officiellement abandonné, mais reconnaît que ce sera très difficile de trouver en deux mois (qui plus est en période électorale !) un budget qu’ils n’ont pas trouvé depuis un an et demi. Rappelons, pour terminer sur une note d’espoir de participation française à la 34e Coupe, que les trois derniers défis français ont tous les trois trouvé leur budget à la dernière minute.