Franck Cammas et son équipage de Groupama 4 ont réalisé un sans faute en remportant la 4e étape de la Volvo Ocean Race entre Sanya (Chine) et Auckland (Nouvelle-Zélande). Une tactique et une stratégie météo parfaites du début à la fin, associées à une bonne vitesse et à la motivation de l’équipage à se faire mal, leur ont permis de décrocher la première victoire française à Auckland sur cette épreuve (ex-Whitbread) depuis Alain Gabbay en 1977-78 sur 33 Export.

 

L’équipage de Groupama 4 a réussi un exploit en venant s’imposer à Auckland, the City of Sails. © photo : Ian Roman (Volvo Ocean Race).

 

A bien lire le long mais excellent papier d’analyse de Magnus Henderson sur notre site (Des Mariannes à Auckland, on refait le match (9) à lire ici), on comprend qu’à mi-parcours, si Telefonica reste le grand favori de ce tour du monde avec escales, Groupama se présente comme son principal rival pour la victoire finale et Puma un outsider à surveiller.

 

Bref, l’architecte franco-argentin Juan Kouyoumdjian réalise un carton plein avec ses trois bateaux aux trois premières places à Auckland, alors que les plans Farr (Abu Dhabi) et Botin (Camper Team New Zealand) peinent à rivaliser en vitesse.

 

Camper TNZ serait bien loin des performances espérées des Kiwis, notamment au travers.

Le faucon d’Abu Dhabi manque de griffes au large et devra (d’après Magnus) se contenter des régates In-Port pour briller.

De leur côté, Mike Sanderson et Team Sanya (seul bateau d’ancienne génération) font de la figuration et ne peuvent rêver que d’un exploit sur une option météo.

 

 

La seconde moitié du tour du monde pourrait donc tourner au duel entre Telefonica et Groupama 4 pour la victoire finale à Galway (Irlande) le 8 juillet. Les Espagnols, qui ont montré une réussite insolente en remportant les trois premières étapes, comptent encore 18 points d’avance sur les Français. Mais l’équipage de Groupama 4, malchanceux à plusieurs reprises sur les premières étapes, a réussi à déjouer tous les pièges de cette 4e étape alambiquée. Même l’avarie d’étrave et la voie d’eau le dernier jour ne l’ont pas privé de sa magnifique victoire dans la Cité de la Voile. La chance aurait-elle tourné ? « Les mouches ont changé d’âne » aurait dit Pierre Salviac. Les coccinelles (qui portent bonheur) ont peut-être changé de navire…