Skip to Content

Monthly Archives: mai 2012

Qui va gagner le Vendée Globe 2012-13 ?

Par

Qui, dans la liste ci-dessous des 18 skippers inscrits à ce jour, remportera la septième édition du Vendée Globe ?

- Jérémie Beyou. Maître CoQ, plan Farr 2007, ex-Foncia vainqueur 2008-09 avec Michel Desjoyeaux.

- Arnaud Boissières. Akena Vérandas, plan Farr 2006, ex-PRB.

- Louis Burton*. Bureau Vallée, plan Farr, ex-Delta Dore.

- Samantha Davies (GBR). Savéol, plan Lombard 2004, ex-Sill.

- Tanguy de Lamotte*. Initiatives, plan Lombard 1998, ex-Whirlpool

- Kito de Pavant. Groupe Bel, plan Verdier-VPLP 2007.

- Alessandro di Benedetto* (ITA). Team Plastique, plan Finot-Conq 1998, ex-Sodebo.

- Jean-Pierre Dick. Virbac-Paprec 3, plan Verdier-VPLP 2010.

- François Gabart*. Macif, plan Verdier-VPLP 2011.

- Mike Golding (GBR). Gamesa, plan Owen-Clarke 2007, ex-Ecover 3.

- Marc Guillemot. Safran, plan Verdier-VPLP 2007.

- Jean Le Cam. Synerciel, plan Farr 2007, ex-Gitana Eighty.

- Armel Le Cléac’h. Banque Populaire, plan Verdier-VPLP 2010.

- Vincent Riou. PRB, plan Verdier-VPLP 2010.

- Javier Sanso (ESP). Acciona, plan Owen-Clarke 2011.

- Bernard Stamm (SUI). Cheminées Poujoulat, plan Kouyoumdjian 2011.

- Alex Thomson (GBR). Hugo Boss, plan Farr 2007, ex-BT.

- Dominique Wavre (SUI). Mirabaud, plan Owen-Clarke 2006.

* skippers participants pour la première fois

 

Si on s’en tenait uniquement aux statistiques des six premières éditions, on pourrait affirmer que le futur vainqueur est :

- un homme (100%), ce qui élimine d’office la seule femme inscrite, Samantha Davies.

 

- Français (100%). Au revoir à nos amis suisses Bernard Stamm et Dominique Wavre, les Anglais Alex Thomson et Mike Golding, l’Espagnol Javier Sanso et l’Italien Alessandro di Benedetto.

 

- Naviguant sur un bateau neuf, construit dans les deux dernières années (83%). Exit donc Jérémie Beyou, Arnaud Boissières, Louis Burton, Tanguy de Lamotte, Kito de Pavant, Marc Guillemot et Jean Le Cam.

 

- et participe pour la première fois (66%). Dommage pour Jean-Pierre Dick, Armel Le Cléac’h et Vincent Riou.

 

Il ne reste donc plus qu’un skipper. Avez-vous deviné ?

Le portrait-robot du futur vainqueur du Vendée Globe s’appelle… François Gabart !

 

Pour en finir avec les chiffres, l’âge moyen du vainqueur du Vendée Globe est 36 ans, c’est-à-dire l’âge qu’aura Jérémie Beyou au départ le 10 novembre. François Gabart n’a de son côté que 29 ans.

 

Nous verrons l’hiver prochain si la rudesse du Vendée Globe donnera raison à de pures statistiques. De mon côté, je n’y crois pas trop. Non pas à la potentielle victoire de François Gabart, qui fera partie des favoris, mais à la vérité des chiffres. C’est pourquoi je vous livrerai dans les prochains jours une autre forme d’analyse des forces en présence du prochain Vendée Globe.

 

Pas mal pour un vieux !

Par

Huit mois d’absence du circuit AC45 pour aller claquer un petit Trophée Jules Verne en 45 jours, et revoici Môssieur Loïck Peyron à la barre de l’AC45 d’Energy Team qui prend la tête du classement général dès le premier jour des régates à Venise… Excusez du peu !

 

© photo : Gilles Martin-Raget / ACEA

 

« Pas mal pour un vieux ! » s’est exclamé en rigolant Loïck (52 ans) en remportant la seconde manche du premier jour. Après une troisième place dans la manche d’ouverture, malgré un départ volé,  l’équipage d’Energy Team s’est donc hissé tout en haut du tableau de classement général provisoire. Pour quelqu’un qui n’a pas barré d’AC45 depuis Plymouth en septembre pendant que les autres équipes enchaînaient San Diego et Naples, cela impose le respect.

 

C’est la force des grands champions que d’être capable de passer d’un support à l’autre avec autant de succès. Un peu à l’image du jeune  Nathan Outteridge, le skipper de Team Korea, qui, contrairement à ses adversaires, ne s’est pas entraîné la semaine dernière à Venise. L’Australien était trop occupé à remporter son quatrième titre mondial en 49er ! Cela ne l’a pas empêché de décrocher la première manche jeudi devant les grosses écuries menées par James Spithill, Dean Barker ou Terry Hutchinson. Pas mal pour un jeune…

 

MAJ 20.05 : En tête du classement général dès le premier soir, Loïck Peyron a réalisé un bel exploit en remportant l’America’s Cup World Series de Venise ce dimanche, qui plus est en remportant la dernière manche de coefficient 3 du Super Sunday. Une régate folklorique courue par moins de 5 noeuds de vent que les Français ont parfaitement dominé. Bravo !

 

 

Avantage psychologique

Par

Avec l’arrivée de la 6e étape de la Volvo Ocean Race à Miami, le classement général s’est resserré avec encore quatre prétendants (sur six) à la victoire finale. Telefonica n’a plus que 11 points d’avance sur Groupama 4, 15 points sur Team New Zealand et 17 points sur Puma. Jamais dans l’histoire de la Volvo Ocean Race, l’écart n’a été aussi serré à trois étapes de la fin. Ericsson 4 (2008-09), ABN Amro 1 (2005-06) et Illbrück Challenge (2001-02) ont tous les trois écrasé la concurrence lors des trois précédentes éditions.

 

Une situation qui rajoute encore un peu de piment à cette épreuve passionnante à suivre, malgré le nombre restreint de participants.

 

Mais qui va remporter cette onzième édition du tour du monde en équipage ?

 

Telefonica ?

L’actuel leader compte encore une petite marge d’avance sur les Français. Mais les Espagnols sont en perte de vitesse. Vainqueurs des trois premières étapes, les hommes d’Iker Martinez ont enchaîné par une 3e place à Auckland, une 2e à Itajai et une 4e à Miami, sans oublier la grossière erreur de bouée qui leur coûte la victoire sur l’In-Port d’Itajai. Le doute s’installe-t-il ? Sur la sixième étape, une mauvaise option à l’est des Caraïbes a ouvert la porte à Groupama qui en a profité pour les doubler. Et même dans la pétole, à la toute fin de l’étape, l’équipage de Telefonica n’a pas réussi à repasser devant les Français alors qu’ils étaient revenus bord à bord. Dur à encaisser…

 

Groupama ?

A l’inverse de Telefonica, Groupama a sauvé sa 6e étape en revenant de très loin. Les Français, bons derniers à cause d’une mauvaise option dès le départ, ont réussi à revenir sur la flotte et doubler Abu Dhabi puis Telefonica pour finir 3e et grappiller 5 points au classement général sur le leader. Chapeau ! Psychologiquement, être capable de revenir de loin, de rattraper une erreur et de résister aux Espagnols sur la fin doit faire le plus grand bien aux hommes de Franck Cammas. Encore faut-il réussir à évacuer cette mauvaise entame d’étape qui aurait pu coûter cher. Les Français, bien qu’en nette progression (victoire d’étape à Auckland, nette domination jusqu’au démâtage et victoire de régate In-Port à Itajai) restent encore irréguliers. Ils doivent reprendre confiance dans leur bateau et leurs réglages pour profiter de l’ascendant psychologique qu’ils ont sur les Espagnols.

 

Camper Team New Zealand ?

Les Kiwis n’ont pas le meilleur bateau de la flotte, tout le monde le dit. Mais cet équipage ultra expérimenté arrive néanmoins à tirer son épingle du jeu. Mieux, il a rivalisé avec Puma pendant toute cette sixième étape pour finir deuxième à Miami. De quoi regonfler leur moral et leur redonner des espoirs de victoire finale. Des espoirs qui s’étaient estompés lors des étapes précédentes marquées par une décevante 4e place à domicile à Auckland et une étape suivante compliquée avec avarie et escale à Puerto Montt (Chili) pour réparer. Ils ne sont pas les favoris des quatre prétendants à la victoire mais conservent néanmoins toutes leurs chances.

 

Puma ?

Vainqueur des deux dernières étapes, les Américains, bien que toujours quatrièmes, restent très dangereux. Victime d’un démâtage sur la première étape, les équipiers de Ken Read ont mangé leur pain noir et font leur retour aux avant-postes. Ils ont pris un ascendant psychologique indéniable sur les deux dernières étapes. Bien que la sixième étape n’ait pas été la plus dure physiquement, cette épreuve qui a commencé il y a six mois et demi laisse des traces dans les organismes. Les trois dernières étapes se joueront donc aussi sur la force mentale des équipages à se faire violence, à se surpasser. Par leur expérience de l’édition précédente et leur incroyable retour au classement général malgré l’abandon de la première étape, les Américains bénéficient peut-être de ce petit “plus“ psychologique qui peut faire la différence. Mais pour l’emporter, ils doivent réaliser un sans faute sur les trois dernières étapes afin de remonter leur retard de 17 points sur Telefonica, 6 points sur Groupama 4 et 2 points sur Camper TNZ. Pas facile avec une telle concurrence…

 

 

Fred Le Peutrec quitte China Team

Par

 

 

Mitch Booth, Andreas Hagara, Charlie Ogletree et maintenant Fred Le Peutrec. C’est la valse des skippers chez China Team ! Phil Robertson, le probable remplaçant de Fred à Venise serait du coup le quatrième barreur en cinq épreuves !*

 

Pourquoi une telle instabilité ?

 

Visiblement pour des raisons à la fois financière et de management. L’Australien Mitch Booth, premier de la série à avoir quitté le navire chinois, n’a jamais caché son incapacité d’humeur avec Thierry Barot, le patron français de China Team.

 

Avec l’élégance qu’on lui connaît, Fred Le Peutrec préfère dire que pour des divergences de stratégie dans le projet de China Team, il a décidé de mettre fin de lui-même à sa collaboration avec l’équipe chinoise. Il n’aura donc barré l’AC45 chinois que sur une seule épreuve à Naples le mois dernier.

 

Le manque de moyens de China Team oblige certainement Thierry Barot à faire des choix stratégiques qui, visiblement, ne conviennent pas aux différents skippers et/ou barreurs qui se sont succédés jusqu’à présent.

 

Phil Robertson, jeune espoir du match-racing à la sauce néo-zélandaise, avait été retenu en finale des sélections pour le poste de barreur de l’AC45 chinois en février dernier face à Fred Le Peutrec. L’immense expérience de Fred en matière de multicoque avait alors primé dans le choix du nouveau barreur. Espérons pour Phil Robertson, qui va découvrir le multicoque et l’AC45 une semaine avant la prochaine épreuve, que le vent soit faible dans la lagune vénitienne pour un apprentissage en douceur…

 

 

* Charlie Ogletree était juste skipper à Plymouth et San Diego quand Andreas Hagara barrait.