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Monthly Archives: août 2012

S’il le dit !

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A peine couronné d’un quatrième titre olympique, Ben Ainslie a débarqué à San Francisco pour participer aux America’s Cup World Series. Celui que certains considèrent comme le plus grand régatier au monde (4 médailles d’Or et une d’Argent en cinq olympiades, soit une médaille d’argent de plus que l’immense Paul Elvström) a découvert un nouveau support, et un circuit au niveau extrêmement relevé.

 

« Je peux vous dire que c’est bien plus difficile qu’il n’y paraît » avoue-t-il sur son blog. « J’ai regardé beaucoup de vidéos des épreuves précédentes avant de venir à San Francisco. On voit des équipages commettre des fautes et on se demande pourquoi ils en font, tellement cela paraît évident ! Mais maintenant je peux vous le dire, lorsqu’on est à la barre, ce n’est pas aussi facile que ça »

 

Si Big Ben le dit, c’est que ça doit être vrai.

 

Ben Ainslie, quadruple Champion Olympique de voile, prête la barre de son AC45 à son invité Michael Johnson, quadruple champion olympique du sprint… 8 médailles d’Or à eux deux. Pas mal ! © photo : Gilles Martin-Raget/ACEA.

 

En attendant Oracle !

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Après Team New Zealand fin juillet, voici le deuxième AC72 qui vient de toucher l’eau à San Francisco. Débarqué par cargo depuis Valence en Espagne où il a été construit, l’AC72 d’Artemis Racing dessiné par le cabinet de l’architecte franco-argentin Juan Kouyoumdjian présente quelques similitudes de structure avec celui des Kiwis.

 

Mais les formes de coque avec des redans sur la partie avant diffèrent du catamaran néo-zélandais. Artemis ayant abîmé sa première aile dans un chavirage sur l’ancien Orma Bonduelle rallongé de 60 à 72 pieds au niveau des flotteurs, l’aile en cours de réparation n’arrivera pas tout de suite à San Francisco.

 

Les flotteurs semblent présenter plus de volume que ceux de Team New Zealand.

 

On voit bien ici les redans (ou strakes) sur les bordées extérieurs avant des flotteurs. © photos : Sander van der Borch / Artemis Racing

 

En attendant l’aile d’Artemis, c’est Oracle qui mettra à l’eau son premier catamaran géant la semaine prochaine, toujours dans la baie de San Francisco.

 

 

Lobert sauve l’honneur !

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Jonathan Lobert peut savourer son exploit. Mais en montant sur le podium, il n’imaginait certainement pas être le seul tricolore à vivre un tel moment. © photo : Jean-Marie Liot FFV / DPPI

 

Les Jeux Olympiques de Londres sont terminés depuis dimanche. Du côté de l’Equipe de France de Voile Olympique, on est très loin de l’objectif affiché – voir deux posts plus bas – par la Fédération de rapporter six médailles de Weymouth.

 

Jonathan Lobert, en Finn, a sauvé l’honneur en décrochant la seule médaille des voileux français. Une médaille de bronze, comme Guillaume Florent également en Finn quatre ans plus tôt à Qingdao.

 

Au classement des médailles, la voile française se classe au 11e rang avec une seule médaille de bronze, très loin du grand vainqueur, l’Australie (3 médailles d’Or, 1 d’Argent), de l’Espagne* (2 médailles d’Or) ou de la Grande-Bretagne (1 médaille d’Or, 4 médailles d’Argent) qui forment le podium cette année.

 

Lorsqu’on voit qu’aucune des trois meilleures nations cette année n’a réussi à remporter six médailles, on réalise à quel point l’objectif tricolore était très ambitieux.

 

Pourquoi les Français, pourtant brillants sur certains championnats du Monde (470 Hommes et Femmes, planche RS :X notamment mais aussi 49er sur les pré-olympiques) n’ont pas réussi à se hisser sur les podiums olympiques cette fois-ci ? C’est une question à laquelle l’Equipe de France de Voile Olympique va devoir trouver une réponse afin de redorer son blason à Rio en 2016. Car ce ne sont pas les régatiers de talent qui manquent en France. Alors d’où vient le problème ?

 

 

 

* A noter que la voile rapporte à l’Espagne deux de ses trois médailles d’Or. L’Espagne, pourtant un grand pays de sport (foot, basket, cyclisme, tennis, Formule 1, etc.), ne s’est classé que 21e nation des JO de Londres. La France termine 7e…

 

Premiers bords d’un AC72

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Le premier catamaran AC72 pour la prochaine Coupe de l’America a tiré ses premiers bords hier en baie d’Auckland (NZ). Team New Zealand et son équipage ont enfin pu prendre la mesure de la puissance de ces machines hors normes.

 

Le premier “vol“ d’un AC 72 en Nouvelle-Zélande. Malgré le très faible vent, NZL 2 (c’est son nom) lève déjà une coque. © photo : crew.org.nz

 

Sur le site crew.org.nz, on y voit une première vidéo intéressante où, même sans lever la patte, l’AC 72 de TNZ file à bonne vitesse sur une mer lisse.