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Monthly Archives: décembre 2012

34e AC : best of 2012 !

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Pour bien finir l’année, voici un rapide retour en images sur 2012, année pré-America’s Cup marquée par cinq épreuves des America’s Cup World Series à Naples, Venise, Newport et San Francisco, et par la mise à l’eau et les premières navigations des quatre AC72 de Team New Zealand, Oracle Team USA, Artemis et Luna Rossa…

 

La saison 2012 a démarré en avril à Naples avec l’arrivée remarquée de Luna Rossa qui alignait deux équipages (ici le Swordfish de Paul Campbell-James) et a remporté l’épreuve des régates en flotte avec le Piranha de Chris Draper. © photo : Gilles Martin-Raget / ACEA

 

 

De Venise, au mois de mai, on retiendra le décor somptueux de la cité des doges… © photo : Gilles Martin-Raget / ACEA

 

 

… et surtout la première victoire française sur les AC World Series avec l’exploit d’Energy Team mené par Loïck Peyron. © photo : Gilles Martin-Raget / ACEA

 

 

Fin juin à Newport, les AC45 avait rendez-vous avec l’histoire dans cette ville historique de la Coupe de l’America. Le public était certes moins nombreux qu’à Venise, mais nettement plus connaisseur… © photo : Gilles Martin-Raget / ACEA

 

 

Après Artemis à Naples, c’est au tour de Team New Zealand – comme quoi ça arrive même aux meilleurs ! – de chavirer à Newport… mais à l’entraînement. © photo : Gilles Martin-Raget / ACEA

 

 

En débarquant fin août à San Francisco, les AC45 nous ont donné un avant-goût, un an avant, de ce que sera la 34e Coupe de l’America. © photo : Guilain Grenier / Oracle Team USA

 

 

Et à domicile, ce sont les Américains d’Oracle qui se sont illustrés dans la baie californienne. Ici, c’est Russell Coutts, de retour à la barre après quatre épreuves d’absence, de s’emplâtrer le Comité de Course au départ d’une manche le vendredi. Ce qui ne l’empêchera pas de remporter l’épreuve de match-racing le dimanche… © photo : Guilain Grenier / Oracle Team USA

 

 

Début octobre, pour la dernière épreuve de la saison, c’est l’autre équipage d’Oracle, celui de James Spithill, qui réalise une impressionante figure libre au passage de la première bouée avec ce chavirage sans dégât au coeur de la flotte. Et comme pour Coutts un mois plus tôt, cela n’empêche pas Spithill de s’imposer, et même de réaliser le premier doublé flotte et match-racing. © photo : America’s Cup

 

 

Si le soleil se couche sur San Francisco et les AC45, c’est qu’il est temps de découvrir les futurs machines de la 34e Coupe de l’America : les AC72… © photo : Gilles Martin-Raget / ACEA

 

 

Le premier à naviguer dès le mois d’août est Team New Zealand, impressionnant par sa facilité à voler sur l’eau avec ses foils en L et ses safrans en T. © photo : Chris Cameron / Team New Zealand

 

 

Pour Oracle, l’apprentissage de l’AC72 tourne vinaigre avec son spectaculaire chavirage mi-octobre en baie de San Francisco. Résultat : aile détruite et plus de navigation avant février, lorsque la nouvelle aile sera finie. © photo : Guilain Grenier / Oracle Team USA

 

 

Dessiné par Juan Kouyoumdjian, Artemis a pris un autre parti. Celui de ne pas voler. © photo : Sander van der Borch / Artemis Racing

 

 

Passation de pouvoir au sein de l’équipe suédoise début novembre entre  Terry Hutchinson (à gauche) et Loïck Peyron. Conscient de ses limites, l’Américain a préféré se retirer – avec classe ! – de l’équipe et laisser la barre de l’AC72 à l’expérimenté Français, détenteur depuis janvier 2012 du Trophée Jules Verne. © photo : Sander van der Borch / Artemis Racing

 

 

Pendant ce temps-là, à l’autre bout de la planète, Luna Rossa met à l’eau un sistership de l’AC72 des Kiwis. Un autre Français se retrouve à la barre, mais provisoirement seulement. Remis de sa magnifique victoire dans la Volvo Ocean Race, Franck Cammas s’est exilé trois mois d’octobre à décembre à Auckland comme pilote d’essai pour le challenger italien  © photo : Luna Rossa

 

 

Et pour terminer ce petit tour d’horizon de l’actualité 2012 de la Coupe de l’America, voici certainement l’une des plus belles images de l’année. Luna Rossa naviguant dans le célébrissime Hauraki Gulf, avec en toile de fond le volcan éteint Rangitoto et de magnifiques cirrus dignes d’une toile de maître… Pour la Coupe de l’America, 2013 sera certainement l’année du Surréalisme ! © photo : Nigel Marpel / Luna Rossa

 

Pareils et différents…

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La bagarre en tête du Vendée Globe entre Armel Le Cléac’h et François Gabart est passionnante à suivre. D’autant plus intéressante que les deux navigateurs présentent plusieurs points communs et en même temps des différences notables.

 

Question points communs, on retiendra en premier qu’ils naviguent sur deux sisterships VPLP-Verdier construits chez CDK. Mais malgré un gréement thonier assez similaire, ils ont néanmoins opté pour des configurations de voiles différentes, comme l’a montré la meilleure vitesse de François Gabart dans la traversée de l’Océan Indien.

 

Autre point commun : ils ont été formés à l’école de la Solitaire du Figaro, et plus précisément du Centre d’Entraînement de Port-La Forêt. Et pourtant, forts de ce cursus similaire, les deux solitaires naviguent très différemment.

 

J’en veux pour preuve un nombre éloquent : celui des milles réellement parcourus depuis le départ. Armel Le Cléac’h, nouveau leader depuis ce mardi 18 décembre au matin, a parcouru exactement 13 734 milles (15,1 nœuds de moyenne) depuis Les Sables d’Olonne. François Gabart, 14 288 milles (15,7 nœuds de moyenne). Soit 554 milles de plus qu’Armel ! L’équivalent d’une journée et demie de mer. Et pourtant, les deux hommes sont au coude à coude. Autre parenthèse : la moyenne de Mich’ Desj’ était de 14 nœuds il y a quatre ans. 1,7 nœud d’écart, c’est énorme !!!

 

Et contrairement à ce que ces nombres peuvent faire penser, c’est Armel qui prend le plus de risques. Je m’explique…

 

François va vite, mais parcourt plus de chemin pour aller chercher des systèmes météo. Ainsi, il est toujours sûr d’avoir du vent. De son côté, Armel tente plus de coups tactiques. Il se détache du lot par sa façon d’analyser la météo.

 

Ce fut le cas au large du Portugal, lorsque Vincent Riou a été le premier à empanner vers le large. François Gabart a continué plus longtemps vers le sud. Armel n’a suivi aucun de ses adversaires. Il a fait sa route et empanné à mi-chemin entre Vincent et Armel. Résultat, il a pris les commandes le vendredi 16 novembre et les a conservées pendant 15 jours.

 

Rebelote au passage de Sainte-Hélène. Tandis que Jean-Pierre Dick et François Gabart partent plein sud pour contourner l’anticyclone, Armel Le Cléac’h file tout droit. Certains lui prédisent le pire – Jean Le Cam annonce même qu’Armel va se planter dans l’anticyclone et que lui (Jean) va le rattraper ! Et finalement, le skipper de Banque Populaire s’en sort admirablement bien et reprend les commandes avant le passage de Bonne Espérance.

 

A la porte de Crozet, on prend les mêmes et on recommence. Dick, Gabart, Stamm et Thomson attaquent la porte par le sud. Armel, en tête, part tout seul au nord pour traverser l’anticyclone le premier. Résultat : il se retrouve à 140 milles derrière avant de repasser en tête et compter jusqu’à 50 milles d’avance sur Gabart. Encore un super coup tactique !

 

J’avoue que j’aime bien cette façon de naviguer d’Armel qui consiste à ne pas suivre les autres et surtout à ne pas suivre aveuglément les routages proposés. On verra à l’arrivée qui avait raison d’Armel ou de François. Celui qui ose une route plus courte en flirtant avec les anticyclones ou celui qui attaque de tous les côtés et n’hésite pas à se rallonger la route pour rester toujours dans du vent fort…

 

Espionnage sur la Coupe !

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Ah enfin ! Il était temps que ça bouge un peu de ce côté-là… Car sans toutes les petites histoires parallèles, les intox, les coups bas et les petits bras de fer, la Coupe de l’America ne serait pas la Coupe. Et pour l’instant, il faut bien avouer que c’était très calme en dehors des bassins. La désastreuse image de la bataille juridique Oracle/Alinghi aurait-elle anesthésié tout ce petit monde ?

 

Pour la première fois, deux AC72 (Luna Rossa et Team New Zealand) naviguent bord à bord à Auckland. Les deux challengers prennent une sérieuse avance dans leur préparation. © photo : Chris Cameron / Emirates Team New Zealand

 

C’est Luna Rossa qui vient d’allumer la première mèche en protestant, auprès du Jury International. En cause ? L’interprétation d’une des règles du 34e Protocole sur l’observation en navigation des autres concurrents. Plus précisément, des membres d’un syndicat ne sont pas autorisés à naviguer à moins de 200 mètres d’un bateau d’une autre équipe.

 

Jouant avec une magnifique mauvaise foi sur l’interprétation du verbe “naviguer“, certains membres du defender Oracle Team USA considèrent ainsi qu’ils peuvent se placer dans l’axe d’un AC72 et couper les moteurs. Lorsque l’AC72 italien arrive à hauteur, le semi-rigide américain ne “navigue“ plus. Et nos James Bond du dimanche de photographier, filmer et mesurer à moins de 200 mètres un certain nombre de choses du catamaran italien.

 

Une autre réclamation a été déposée par les juristes italiens concernant le calendrier 2013 des America’s Cup World Series. L’étape vénitienne d’avril a été annulée et remplacée par deux épreuves fin mai et début juin dans un port de la Côte Est des Etats-Unis, sans doute New York ou Newport. Cette modification du calendrier ayant été opérée sans l’accord des challengers, Luna Rossa considère que cela perturbe sa préparation à la Louis Vuitton Cup (4 juillet-1er septembre 2013).

 

Affaire à suivre…