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Monthly Archives: février 2013

Alinghi sur la Volvo Ocean Race ?

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C’est une rumeur persistante qui pourrait se confirmer dès samedi. Le double vainqueur de la Coupe de l’America 2003 et 2007 était un peu en sommeil depuis la défaite cinglante 2-0 du catamaran Alinghi V humilié par le grand trimaran à aile USA-17 en février 2010 lors de la 33e édition de la Coupe de l’America.

 

Ces trois dernières années, l’équipe d’Ernesto Bertarelli, réduite à une poignée de fidèles, s’est contentée de régater sur le circuit des D35 en Suisse et celui plus international des Extreme 40. Cela n’a pas empêché le milliardaire suisse d’étudier différents projets, comme le MOD 70 mais aussi la Volvo Ocean Race dès la dernière édition remportée, comme tout le monde le sait, par Franck Cammas et l’équipage de Groupama 4 (c’est toujours aussi agréable de le rappeler !).

 

Le passage de la Volvo à la monotypie aurait-il décidé Ernesto à se lancer dans l’aventure ? Lui qui préfère dormir à l’hôtel après une bonne journée de régate ? Est-ce le rachat de Banque Populaire V par sa sœur Donna qui le pousserait à une course fraternelle à l’armement pour ne pas laisser sa petite sœur se retrouver seule sous les feux des projecteurs ? Moins probable, mais on a le droit de plaisanter…

 

Toujours est-il que l’arrivée d’Alinghi sur la prochaine Volvo Ocean Race serait une excellente nouvelle pour la course tant on connaît le talent de cette équipe à monter des projets gagnants.

Après le Team SCA (100% féminin), l’équipe brésilienne (sans précision pour l’instant) et l’annonce récente du retour d’Abu Dabhi skippé par Ian Walker, Alinghi serait la quatrième équipe à s’engager. A moins qu’une équipe lituanienne – autre rumeur du moment – ne lui grille la politesse…

 

Retour à l’ordinaire

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Après un hiver presque entièrement consacré à une nouvelle édition du Vendée Globe pleine de rebondissements (une 7e édition qui se termine ce vendredi avec l’arrivée du jovial franco-italien Alessandro di Benedetto), nous voilà replongés dans le quotidien de la course au large.

 

En attendant la Coupe de l’America, la Route du Rhum, la Volvo Ocean Race ou d’autres grands événements planétaires, il n’est finalement pas désagréable de retrouver “l’ordinaire“, à savoir ces circuits qui reviennent tous les ans et nous passionnent toujours autant.

 

Le prochain Tour de France à la Voile, avec Franck Cammas en guest star, s’annonce relevé. Et que dire de la Transat Bretagne Martinique qui s’élancera le 17 mars ? Bien qu’ils ne soient que quinze au départ – crise, quand finiras-tu ? – on y trouve du beau linge de la Classe Figaro. A commencer par le vainqueur de la dernière Solitaire du Figaro, Yann Eliès. Mais aussi Erwan Tabarly, Adrien Hardy, Thierry Chabagny, Gidlas Morvan, Fred Duthil ou encore Fabien Delahaye pour ne citer que les favoris.

Ça nous annonce une belle bagarre sur l’Atlantique.

 

Et en attendant, le mercato des maxis multicoques anime cet hiver interminable.

Pour les marmottes qui auraient hiberné, je rappelle que Groupama 3 s’appelle désormais Banque Populaire VII, que Banque Populaire V a été rebaptisé Spindrift 2, que Geronimo va enfin se dérouiller les flotteurs sous les couleurs de Sodebo et que les MOD 70 vont très probablement changer de nom aussi…

 

Finalement, il se passe toujours des choses dans la voile !

 

L’inévitable triptyque

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Alors que le calendrier – chargé ! – de la 34e Coupe de l’America vient d’être dévoilé, c’est l’occasion de rappeler un célèbre et incontournable triptyque – indissociable par définition – en matière de Coupe de l’America : du TEMPS, de l’ARGENT et des HOMMES.

 

Le TEMPS est un bien ultra précieux sur la Coupe de l’America. Car c’est avant tout un défi technologique. Et pour pouvoir dessiner un bon bateau, le tester, l’optimiser, l’améliorer, et que l’équipage le maîtrise sur le bout des doigts, il faut du temps. Vous pouvez avoir tout l’or du monde la veille de la régate, ça ne sert plus à rien si vous n’avez pas le temps de le dépenser !

 

L’ARGENT est le nerf de la guerre. Une maxime valable dans toute compétition, notamment en sport mécanique. L’argent permet d’embaucher les meilleurs designers, les meilleurs marins, d’utiliser les meilleurs matériaux, de réaliser différentes études ou tests. You don’t play if you don’t pay disent nos voisins anglo-saxons. L’argent, il en faut un minimum pour être compétitif. Mais on a vu par le passé que trop d’argent pouvait être nuisible. Car les recherches partent dans tous les sens et oublient de se concentrer sur l’essentiel.

 

Enfin les HOMMES ! Le temps et l’argent ne peuvent suffire si vous n’avez pas réunis le meilleur package architectes / marins. Car le bateau le plus rapide manœuvré par des pieds nickelés ne terminera pas la course. Inversement, les meilleurs régatiers du monde ne feront jamais d’une trapanelle un avion de chasse.

 

Une fois que c’est dit, comment analyser la prochaine Coupe de l’America à travers ce triptyque ?

 

Selon ces critères, Luna Rossa n’a que très peu de chance. Ils ont démarré tard, et n’ont pas une équipe réunissant le meilleur package architectes / marins. Ils n’auront qu’un seul AC72 (identique au premier des Kiwis), logiquement moins performant que le second AC72 de Team New Zealand.

 

Reste donc trois équipes qui répondent parfaitement au triptyque temps/argent/hommes. Oracle, Artemis et Team New Zealand ne manquent pas de moyens. Les Kiwis ont certainement le plus petit budget des trois, mais ils ont su compenser en démarrant plus tôt.

 

Mieux, quand Oracle Team USA recevait enfin sa deuxième aile pour reprendre les navigations après trois mois d’interruption, les Kiwis eux recevaient leur second catamaran. Et ils étaient les seuls à avoir réalisé le plein d’entraînement dans la limite des 30 jours avant le 31 janvier.

 

Bilan :

Pour l’ARGENT, on peut sans souci donner l’avantage à Oracle.

Pour le TEMPS, Team New Zealand a pour l’instant bien mieux géré son agenda que ses deux principaux adversaires.

Et pour ce qui est des HOMMES, les trois syndicats semblent à égalité avec du talent à revendre à tous les étages dans les trois équipes.

Artemis apparaît comme le plus équilibré des trois, sans avantage certain dans un domaine, mais sans faille non plus. Le temps pour Oracle à cause du chavirage et l’argent chez Team New Zealand qui doit plus cibler ses recherches.

 

 

Tous des héros !

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C’était l’un des titres de Voiles et Voiliers lors de la 2e édition du Vendée Globe.

 

Et quand on voit Jean-Pierre Dick parcourir sans quille près de 2600 milles pour terminer 4e du Vendée Globe, ou bien qu’on lit le récit hallucinant de Javier Sanso passé par dessus bord et qui voit son bateau chavirer avant de réussir à le rejoindre à la nage, on se dit que ce titre est toujours autant d’actualité !

 

Vraiment chapeau bas à Jean-Pierre Dick qui vient d’établir un nouveau record de distance parcourue sans quille avec un monocoque Imoca. Après la cinquantaine de milles de Mike Golding en 2005 et les 1200 milles de Marc Guillemot en 2009, Jean-Pierre Dick réalise un nouveau record avec 2600 milles. Il est le troisième concurrent à terminer un Vendée Globe sans quille – ce qui pose immédiatement moins de souci pour entrer dans le chenal des Sables !

 

Jean-Pierre Dick peut faire le V de la victoire. Son courage et sa détermination auront marqué ce Vendée Globe. © photo : Olivier Blanchet / DPPI / Vendée Globe

 

Et pour l’anecdote, c’est toujours à la troisième ou quatrième place qu’ils finissent, voire même les deux pour Guillemot. En 2005, Golding s’était classé 3e derrière Riou et Le Cam. En 2009, Marc Guillemot était le quatrième à entrer dans le port des Sables. Mais son temps de course recrédité du temps passé pour le sauvetage de Yann Eliès l’avait reclassé à la troisième place. Et aujourd’hui, Jean-Pierre Dick, longtemps troisième de cette 7e édition, réussit l’exploit de se classer quatrième…

 

 

Quant à Javier Sanso, sa perte de quille est tout aussi incroyable. Rare sont les marins solitaires qui sont passés par dessus bord et qui ont pu le raconter par la suite. L’Espagnol revient de très loin.

 

Première photo de Javier Sanso une fois hélitreuillé par les secours portugais venus des Açores. © photo : Força Aérea Portuguesa / Vendée Globe