Skip to Content

Monthly Archives: mars 2013

Costaud les Figaros !

Par

 

Les 15 solitaires de la Transat Bretagne/Martinique n’ont vraiment pas été épargnés. C’est un euphémisme ! Deux tempêtes coup sur coup dans le golfe de Gascogne et au large du Portugal, cela aurait dû mettre la flotte au tapis. 40 à 50 nœuds de vent, des rafales à 60, une mer démontée et casse bateaux pendant plusieurs jours… et résultat ? Seulement quatre abandons et un concurrent qui a fait escale. Et sur ces cinq avaries, on compte quatre grand-voiles déchirées et un démâtage.

 

Si tout le monde s’est plaint du côté “camion“ du Figaro qui n’est franchement pas très fun à barrer, il faut aussi savoir reconnaître les qualités de ses défauts. Le Figaro n’est pas drôle parce qu’il est lourd et costaud. Mais après une telle tempête où aucun bateau n’a abandonné pour des problèmes de structure, de coque ou de quille, qui s’en plaindra ?

 

Si les deux tiers de la flotte avait jeté l’éponge, cela aurait certainement créé une polémique. Aujourd’hui, j’ai plutôt envie d’applaudir haut et fort l’architecte du bateau et le constructeur pour la solidité des machines, et surtout les skippers qui sont su agir en bon marin pour préserver leur monture.

 

Même s’ils vont avoir le temps de digérer ces mauvais moments avec des grands surfs dans les alizés, je pense qu’à l’arrivée, les Ti Punchs auront une saveur encore plus particulière après une telle épreuve…

 

Artemis vole… à moitié !

Par

 

Avant, Artemis naviguait comme sur la photo ci-dessous…

 

Premiers bords d’Artemis en AC72 lors de sa mise à l’eau en octobre… © photo : Sander Van Der Borche (Artemis)

 

Mais ça, c‘était avant !

 

Depuis la claque reçue lors de la journée d’entraînement commun avec Oracle Team USA, l’équipe de Paul Cayard a compris l’importance de voler.

 

L’AC72 est retourné en chantier pour subir un certain nombre de modifications, dont l’ajout de foils.

 

En attendant de voler comme leurs futurs adversaires en AC72, l’équipe suédoise barrée en alternance par Loïck Peyron et Nathan Outteridge, a commencé les tests en vol avec son petit AC45.

 

Premiers vols d’Artemis en AC45… En attendant de voler avec le grand cata. © photo : Sander Van Der Borche (Artemis)

 

Voler est l’un des enjeux majeurs de la prochaine Coupe de l’America.

 

Les ailes du délire

Par

 

Après Artemis l’été dernier, Oracle Team USA en octobre, et Luna Rossa en début d’année, c’est au tour de Team New Zealand d’endommager son aile rigide de 40 mètres de haut.

 

Comme les Italiens, c’est lors de la manutention à terre, au moment de dresser l’aile sur l’AC72 que l’incident est arrivé. Une rafale de vent a alors emporté l’aile qui a heurté l’un des bâtiments de la base de Team New Zealand.

 

Sur cette vidéo du site du New Zealand Herald, on peut voir qu’une bonne quinzaine de personnes tentent de dompter l’aile sauvage, mais finissent par la lâcher et la laisser heurter le bâtiment.

 

D’après le porte-parole de l’équipe, les dégâts sont mineurs et l’aile pourrait être réparée en quelques jours. Rien à voir donc avec la casse d’Artemis à l’entraînement l’été dernier qui lui avait fait perdre plusieurs mois, et encore moins avec le chavirage d’Oracle Team USA qui avait engendré la destruction complète de l’aile américaine.

 

A trois mois et demi de la Louis Vuitton Cup, la tension va monter crescendo pour les quatre équipes engagées dans cette 34e Coupe de l’America…

 

Rien ne lui résiste

Par

 

Franck Cammas est comme ça. Quand il se lance dans un projet, c’est uniquement pour gagner. Il ne fait rien à moitié. En voile, comme à vélo, sa nouvelle passion.

 

Ce week-end, le Marin de l’Année 2012 a remporté le titre de Champion de France de Match-Racing. Certes, ce n’est pas l’épreuve la plus prestigieuse de match-racing – il n’y avait pas nos principaux match-racers tricolores Pierre-Antoine Morvan, Mathieu Richard ou Damien Iehl – mais cela fait toujours une ligne de plus au long palmarès de Franck Cammas.

 

Lui qui n’est pas un spécialiste de cette discipline a appliqué une nouvelle fois sa recette qui lui a permis de remporter la Volvo Ocean Race : savoir bien s’entourer !

 

Ainsi, dans l’équipage du First Class 7.5 de Cammas, on retrouvait à bord Christophe André et Devan Le Bihan, deux équipiers d’avant du circuit du World Match Racing Tour, de la Coupe de l’America et d’Energy Team sur les America’s Cup World Series ainsi que Erwan Israël à la tactique, équipier de Cammas sur la Volvo, et passé par le Tour de France, la Coupe de l’America et le circuit de Match-Racing.

 

Nul doute que sur le prochain Tour de France à la Voile, Groupama 34 sera un très sérieux prétendant à la victoire. Cammas n’aime que ça…

 

Franck Cammas, Erwan Israël, Devan Le Bihan et Christophe André, Champions de France de Match Racing 2013 (de gauche à droite). © photo : Groupama.