Les 15 solitaires de la Transat Bretagne/Martinique n’ont vraiment pas été épargnés. C’est un euphémisme ! Deux tempêtes coup sur coup dans le golfe de Gascogne et au large du Portugal, cela aurait dû mettre la flotte au tapis. 40 à 50 nœuds de vent, des rafales à 60, une mer démontée et casse bateaux pendant plusieurs jours… et résultat ? Seulement quatre abandons et un concurrent qui a fait escale. Et sur ces cinq avaries, on compte quatre grand-voiles déchirées et un démâtage.

 

Si tout le monde s’est plaint du côté “camion“ du Figaro qui n’est franchement pas très fun à barrer, il faut aussi savoir reconnaître les qualités de ses défauts. Le Figaro n’est pas drôle parce qu’il est lourd et costaud. Mais après une telle tempête où aucun bateau n’a abandonné pour des problèmes de structure, de coque ou de quille, qui s’en plaindra ?

 

Si les deux tiers de la flotte avait jeté l’éponge, cela aurait certainement créé une polémique. Aujourd’hui, j’ai plutôt envie d’applaudir haut et fort l’architecte du bateau et le constructeur pour la solidité des machines, et surtout les skippers qui sont su agir en bon marin pour préserver leur monture.

 

Même s’ils vont avoir le temps de digérer ces mauvais moments avec des grands surfs dans les alizés, je pense qu’à l’arrivée, les Ti Punchs auront une saveur encore plus particulière après une telle épreuve…