Que faut-il retenir du premier match entre Luna Rossa et Artemis de mardi soir ?

 

- Qu’on a assisté au premier vrai match avec un peu de bagarre, notamment au départ.

 

- Que les Italiens ont encore raté leur départ, coupant la ligne 1,5 longueur derrière Artemis

 

- que Nathan Outteridge a été le plus offensif avant le départ

 

- que l’équipage d’Artemis a complètement raté son premier empannage, beaucoup trop lent, ce qui a permis à Luna Rossa de doubler – le premier dépassement en AC72 ! – Artemis dans le premier bord de portant.

 

- Qu’Artemis a un déficit de vitesse au portant par rapport à Luna Rossa

 

- Que pour la première fois, un bateau a réduit son retard sur un bord. Dans le premier près, Artemis a réduit de 30 à 21 secondes son retard sur Luna Rossa. Grâce à une tactique différente, mais aussi une bonne vitesse au près et des manœuvres bien réalisées.

 

- Que l’équipage d’Artemis, avec seulement 8 jours de navigation sur Big Blue contre 80 jours pour Luna Rossa, ne peut rivaliser encore dans la qualité des manœuvres, notamment les empannages. Les Italiens arrivent presque à rester en vol pendant cette transition, tandis que les Suédois repassent systématiquement par une phase où les deux coques sont posées sur l’eau.

 

- Et enfin, qu’avec 1’57’’ de retard à l’arrivée, c’est le plus petit écart entre deux AC72 depuis le début de la compétition.

 

 

Au passage de la première marque, Artemis compte près de 80 mètres d’avance sur Luna Rossa. Un avantage de courte durée… © photo : Gilles Martin-Raget / ACEA.

 

Reste maintenant à Luna Rossa à améliorer ses départs et à Artemis à améliorer ses empannages et trouver le moyen de rivaliser en vitesse au portant. Un sacré challenge pour l’équipe suédoise puisqu’elle n’a que quatre jours pour corriger le tir et éviter d’être éliminée sur le score de 4-0 dès samedi soir. Mais elle a relevé un challenge bien plus difficile depuis le 9 mai dernier…