Déjà onze jours que la Mini Transat aurait dû partir de Douarnenez. Pas facile de gérer une aussi longue attente. Le village a refermé ses portes. Certains coureurs sont rentrés chez eux. D’autres n’ont pas voulu, ou pas pu, comme la majorité des étrangers. L’excitation du départ est retombée. Et maintenant que l’organisation – à l’instar des records océaniques – a adopté le système des codes rouge, orange et vert pour informer de l’imminence d’un départ et vient de passer en code orange, il faut se préparer dare-dare à peut-être prendre la mer dans les 48 heures ! Et ce n’est même pas sûr… Pas simple à gérer lorsqu’il s’agit de s’élancer seul sur l’Atlantique à bord d’un monocoque de 6,50 mètres.

 

Cette situation découle du retour de la Mini Transat aux Antilles, comme à son origine, plutôt qu’au Brésil, destination des six dernières éditions. Le problème des Antilles est le risque cyclonique dont la période la plus critique s’étend d’août à octobre. Il faut donc traverser l’Atlantique au mois de novembre pour éviter au maximum ces dangereux phénomènes. Mais comme l’ont prouvé les nombreux départs de Route du Rhum, de Vendée Globe ou de Transat Jacques Vabre, partir de France en novembre augmente considérablement les risques de prendre une bonne dépression dans la poire dès le départ…

 

Heureusement, à la différence des grandes courses océaniques, la Mini Transat bénéficie d’une escale aux Canaries qui permet de couper la traversée en deux parties.

Une solution aurait été de partir de France en septembre, pour éviter les dépressions d’automne, et attendre un mois aux Canaries que les risques cycloniques soient passés.

Une situation déjà vécue par la Mini Transat dans les années 90. Mais les anciens se rappellent qu’attendre un mois aux Canaries coûte cher et casse le rythme.

 

La solution intermédiaire de partir mi-octobre adoptée par les organisateurs cette année offre a priori le meilleur compromis entre éviter les cyclones et ne pas rester trop longtemps en escale aux Canaries. Mais, pas de chance, une dépression a planté sa tente au large de nos côtes depuis deux semaines…

 

 

 

Allez, courage les gars, elle va bien finir par partir !