Skip to Content

Monthly Archives: décembre 2013

Le mauvais Noël de Bernard Stamm

Par

Le récit par Bernard Stamm du naufrage de Cheminées Poujoulat est terrifiant ! (à lire dans cette info à la hune)

 

Avec sa modestie habituelle et son sang froid, Bernard Stamm raconte l’effroyable mésaventure qu’il a vécue avec son équipier Damien Guillou. Et surtout leur sauvetage épique qui aurait pu très mal tourné. Heureusement, les deux hommes sont sains et saufs. Mais Bernard Stamm vient encore de perdre son 60 pieds. C’est la seconde fois de sa carrière, après son monocoque précédent, le plan Farr (ex-Virbac Paprec 2) détruit lors de l’échouage aux Kerguelen pendant le Vendée Globe 2008-09.

 

C’est d’autant plus dur pour le skipper suisse qu’il disposait enfin d’un bateau neuf et d’un budget de fonctionnement conséquent.

 

Forcément, des questions se posent suite à ce naufrage. La première n’est pas de savoir pourquoi les deux hommes se trouvaient au pire endroit au pire moment (bien qu’elle se pose aussi). Mais comment un 60 pieds Imoca peut casser en deux en retombant derrière une vague ? C’est effrayant !

 

A l’heure où l’Imoca vient de voter sa nouvelle jauge, espérons que des enseignements seront tirés de ce naufrage pour renforcer la structure de ces monocoques sensés pouvoir affronter les mers les plus hostiles du globe.

 

 

Architecte à succès sur la Volvo Ocean Race, Juan Kouyoumdjian n’a pas eu la même réussite en 60 pieds Imoca. Mais après l’accident tragique d’Artemis en mai dernier, celui de Cheminées Poujoulat cette semaine pose du coup la question de la fragilité des bateaux signés Juan K. Une remise en question à laquelle ne pourra échapper l’architecte franco-argentin. © photo : Thierry Martinez / Cheminées Poujoulat

 

America : la 35e en 2017 ?

Par

En plus du lieu et du type de bateau, le Protocole de la 35e America’s Cup devra révéler également la date de la prochaine édition. Le Golden Gate Yacht Club, détenteur de l’aiguière d’argent, dispose de six mois après sa victoire pour dévoiler le nouveau protocole. Soit avant le 25 mars 2014.

 

Pour le lieu, San Francisco tient la dragée haute à tous les points de vue sauf un. Et d’importance. L’argent ! Selon les organisateurs, la 34e America’s Cup aurait généré 364 millions de dollars de retombées touristiques. A des années-lumière des 1,4 milliard annoncé au début du projet, et encore très loin des 900 millions revues à la baisse en mars dernier. Au final, cette belle régate a tout de même coûté 5,5 millions $ aux contribuables de la ville. Pas de quoi s’enflammer ! Et comme ACEA, l’organisateur, n’a pas caché avant le début de la compétition son agacement face à la mairie qui ne respectait pas le contrat signé, autant dire que personne n’est vraiment content de ce point de vue là.

 

Pour le reste, la baie de San Francisco est le théâtre parfait pour accueillir la Coupe. Un vent régulier. Un stade nautique naturel le long des quais. Des paysages somptueux avec le Golden Gate Bridge, Alcatraz et les ruelles du centre-ville pour décor. Franchement, ça serait dommage que la prochaine édition ne se déroule pas au même endroit pour de basses considérations financières… Enfin quoi, Larry, y a pas que l’argent dans la vie !

 

Pour le support, il paraît inimaginable de changer de type de bateau. Donc conserver les catamarans avec des ailes. Russell Coutts semble vouloir introduire une dose de monotypie dans le but de réduire les coûts. Cela pourrait notamment concerner l’aile, mais pas uniquement. Une aile qui pourrait être assagie, alors qu’on conserverait les mêmes plateforme, pour des économies budgétaires là encore.

 

Enfin, la date de cette 35e édition. Depuis les années 70 et l’avènement des America’s Cup multi-challengers, la Coupe de l’America se dispute en moyenne tous les quatre ans. Trois ans lorsqu’on ne change pas de lieu (74-77-80-83, 92-95, 2000-2003, 2007-2010) et parfois cinq ans (ou plutôt quatre ans et demi) lorsqu’il fallait partir dans l’hémisphère Sud. Donc, logiquement, l’aiguière d’argent restant aux Etats-Unis, la prochaine édition devrait avoir lieu dans trois ans, en 2016. Mais la confrontation avec les Jeux Olympiques de Rio ne serait pas à l’avantage de la Coupe. En 2018, cela ferait cinq ans. Trop loin sécuriser des sponsors. Reste donc 2017. Et donc un cycle de quatre ans entre les deux dernières éditions. Comme pour les JO, les Coupes du Monde de foot ou rugby, ou encore le Vendée Globe. Le bon cycle pour qu’un événement reste exceptionnel…

 

Le nouveau trio CDK

Par

Cammas, Desjoyeaux, Kersauson… Les trois marins ont dévoilé hier au Nautic le projet Team France. Une équipe inspirée de Team New Zealand, la référence en la matière, capable de mener plusieurs projets de front (America’s Cup, Volvo Ocean Race, World Match Racing Tour, etc.) et de durer dans le temps, avec différents patrons d’équipe.

 

Le premier grand projet de Team France est évidemment la 35e America’s Cup. Pour y participer, il faut un budget de 20 millions d’euros par an. La chasse aux partenaires est donc lancée.

 

Franck Cammas s’occupera de la partie sportive, Michel Desjoyeaux de la partie technologique et Olivier de Kersauson chapeautera l’ensemble avec un certain recul. A ces trois-là, s’ajoute Stéphane Kandler – le seul qui a l’expérience d’une campagne précédente avec Areva Challenge en 2007 – et qui, en tant que team manager, s’occupera des partenaires.

 

En réunissant ces quatre personnes dans un même projet, Franck Cammas réalise l’union sacrée en France, afin d’éviter que d’autres projets français ne voient le jour puis se tirent dans les pattes comme ce fut le cas à de nombreuses reprises par le passé. Une concurrence néfaste qui avait nui à tout le monde.

 

Ne manque à l’appel des marins français qui ont déjà l’expérience d’une campagne d’America’s Cup que Loïck Peyron, Bertrand Pacé et Alain Gautier. Peyron poursuit son aventure avec Artemis. Pacé pourrait partir sur la Volvo Ocean Race. Et Gautier mène différents projets (Solitaire du Figaro 2014 notamment) mais ne s’interdit pas de rejoindre Team France en cours de route.

 

Le Nautic, c’est chic !

Par

C’est la grand-messe annuelle de la voile, et donc de la course au large. Le Salon Nautique, rebaptisé depuis trois ans le Nautic, est le rendez-vous incontournable à ne pas manquer.

 

Chaque année, c’est là que sont dévoilés les parcours des grandes classiques, comme le Tour de France à la Voile ou la Solitaire du Figaro. C’est aussi pendant le Nautic qu’est révélé le Marin de l’Année. Des nouveaux programmes sont annoncés, parfois même juste avant pour faire le buzz comme vient de le faire le “Collectif Ultim“ en déclarant vouloir créer un tour du monde en solitaire en multicoque pour 2017. Un Vendée Globe à trois pattes, en quelque sorte…

 

D’autres annonces sont déjà prévues. Franck Cammas dévoilera ses futurs projets, qu’on espère évidemment liés à la Coupe de l’America. L’IMOCA a aussi quelques annonces à faire et d’autres surprises nous attendent.

 

Alors, tous au Nautic pour se retrouver et discuter sans fin de notre passion pour la voile…