A sept mois du départ d’Alicante le 11 octobre prochain, les inscriptions ne sont toujours pas bouclées pour la 12e édition du tour du monde en équipage avec escales. Et ne cherchez pas sur le site officiel français de la course, plutôt mal fait malheureusement, vous ne trouverez pas de liste des équipes inscrites comme cela se fait dans toutes les autres courses ! (Seulement sur la version anglaise pour l’instant !)

 

Vous n’y trouverez qu’une succession de news, un petit topo sur le monotype Volvo Ocean 65 et une carte du parcours qui, à peu de choses près, est le même qu’il y a trois ans lors de la victoire de Groupama.

 

La grande nouveauté – ou plutôt la révolution – de cette douzième édition est donc le passage à la monotypie, plus de 40 ans après le premier tour du monde de cette course alors appelée Whitbread. Cette monotypie permet à des équipages de s’inscrire tardivement. D’autant que c’est l’organisateur qui gère la construction des bateaux et que, selon certaines rumeurs, il serait prêt à louer à bon prix les derniers monotypes afin d’assurer une flotte conséquente.

 

Et comme la Volvo Ocean Race avait prévu de construire sept monotypes pour la prochaine édition, il peut donc y avoir jusqu’à sept équipes au départ. Mais qui ?

 

1) Team SCA a été le premier à s’inscrire. Cette équipe 100% féminine n’a toujours pas annoncé le nom de son skipper, même si Sam Davies semble la mieux placée pour mener cet équipage. La Suissesse Justine Mettraux, deuxième de la dernière Mini Transat, fait partie des dernières recrues de l’équipage qui dispose du premier monotype depuis septembre dernier.

 

2) Abu Dhabi Racing Team est de retour pour la deuxième fois. Le passage à la monotypie a décidé son skipper britannique Ian Walker de repartir pour une nouvelle aventure après la contre-performance de la dernière édition (5e).

 

3) L’équipe chinoise Dongfeng Race Team, dirigée par Bruno Dubois, vient d’annoncer que Charles Caudrelier mènerait cet équipage international qui comptera également quelques Chinois à bord. Contrairement au Team Sanya de Mike Sanderson en 2011, cette nouvelle équipe chinoise aura, grâce à la monotypie, les moyens de rivaliser avec ses adversaires.

 

4) Les Pays-Bas, vainqueurs de l’édition 2005-06 avec ABN Amro, sont de retour à la compétition. Bouwe Bekking (6 participations à son compteur) sera à la barre de Brunel. C’est la troisième fois que cette société néerlandaise sponsorise un projet sur la Volvo Ocean Race (8e sur 10 en 1998 avec Hans Bouscholte et Roy Heiner, 7e et dernier en 2006 avec Grant Wharington).

 

5) Le dernier inscrit est l’équipage d’Alvimedica. Un sponsor turque pour un équipage essentiellement américain skippé par un jeune inconnu, Charlie Enright.

 

6) Le sixième inscrit, pas encore officiel, pourrait être Team new Zealand. A la télévision néo-zélandaise, Grant Dalton n’a pas caché qu’il cherchait les moyens de financer une deuxième participation de TNZ à ce tour du monde. D’autant que la deuxième place en 2012 derrière Groupama lui est restée en travers de la gorge et a été vécue comme un échec.

 

7) Reste un septième et dernier Volvo Ocean 65 qui sera mis à l’eau l’été prochain, quelques mois seulement avant le départ de la course. Sera-t-il au départ ? Et avec quel équipage ? Fort de la victoire de Groupama et du succès de l’étape lorientaise, la France est dans les petits papiers des organisateurs. Knut Frostad, son patron, aimerait qu’une nouvelle équipe française s’aligne au départ. Un projet qui pourrait très bien convenir au Team France annoncé au dernier Salon. Si Franck Cammas, vainqueur en titre, a déjà un planning bien chargé (Extreme 40, Nacra 17, Tour de France à la Voile), Michel Desjoyeaux ferait quant à lui parfaitement l’affaire… A condition de trouver un minimum de budget.