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Monthly Archives: mai 2014

Tous à New York !

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Ce n’est pas la première fois que Big Apple attire les voileux. Mais les prochains jours, il y aura un peu embouteillage entre Newport et New York. Cinq monocoques IMOCA viennent de relier les deux villes lors du prologue de la nouvelle course estampillée IMOCA Ocean Masters, la New York to Barcelona qui s’élancera le 1er juin pour rejoindre la capitale catalane.

 

Une belle course qui, malheureusement, n’attire pas les foules ! Seulement cinq bateaux au départ… Et, hormis Marc Guillemot – associé pour la première fois à son futur successeur Morgan Lagravière – sur Safran, la flotte ne regroupe pas vraiment les têtes d’affiche du circuit IMOCA. Alex Thomson, futur papa pour la deuxième fois, a laissé sa place à bord d’Hugo Boss à Ryan Breymaier qui fera équipe avec Pepe Ribes. Deux équipages espagnols disposent de bateaux de la génération 2007, Altadill/Munoz ( Neutrogena) et Corbella/Marin (Gaes Sailing Team ). La seule nouveauté est le retour après quinze ans d’absence du Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) sur un tout nouveau bateau qu’il a une nouvelle fois dessiné et construit lui-même. C’est le premier bateau de nouvelle génération mis à l’eau le mois dernier et pour l’instant le seul qui ne soit pas un plan VPLP/Verdier !

 

 

Le tout nouveau Spirit of Hungary de Nandor Fa. © photo : Berkes Andrea (Spirit of Hungary Sailing Project 2013-17)

 

Avant le départ, tout ce petit monde croisera sûrement le trimaran Banque Populaire VII d’Armel Le Cléac’h arrivé vendredi dernier à New York après huit jours de convoyage. Le Cléac’h commencera son stand-by le 2 juin en vue de battre le record en solitaire de la traversée de l’Atlantique Nord détenu depuis l’an dernier par Francis Joyon en 5 jours 2 heures 56 minutes.

 

Armel Le Cléac’h en entraînement solo à bord de son maxi-trimaran Banque Populaire VII. © Yvan Zedda / BPCE

 

Le plus grand trimaran de course du monde, le Spindrift 2 de Yann Guichard est parti quant à lui hier lundi de La Trinité/mer pour rallier Newport et y rester également en stand-by avec l’objectif aussi de s’attaquer au record de l’Atlantique Nord (New York / Cap Lizard), mais en équipage. Un record (3 jours 15 heures) détenu depuis 2009 par ce même trimaran de 40 mètres lorsqu’il s’appelait Banque Populaire V et était skippé par Pascal Bidégorry.

 

 

Les deux équipiers à l’avant donne une idée de l’échelle de Spindrift 2 ! © photo : Spindrift Racing

 

35e America’s Cup : les designers au boulot !

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La semaine dernière, les design team des différents challengers potentiels ont reçu le draft de la jauge des futurs catamarans à aile rigide de la 35e America’s Cup.

 

Ce draft (littéralement avant-projet en anglais) leur a été envoyé avant d’être rendu public afin d’avoir un dernier retour de leur part et, éventuellement, apporter des dernières retouches à la future jauge.

 

Pas de surprise par rapport aux rares révélations lâchées par Russell Coutts dans la presse et aux rumeurs qui bruissaient autour des futurs bateaux de la Coupe de l’America.

 

Comme déjà indiqué dans ce blog, les catamarans ne mesureront plus que 62 pieds au lieu de 72 lors de la dernière édition à San Francisco l’été dernier et ne seront plus menés que par huit équipiers au lieu de onze auparavant – une façon de réduire un peu les coûts. La jauge est si restrictive que les plateformes devraient se ressembler comme deux gouttes d’eau, contrairement à la grande liberté laissée sur les AC72 avec des géométries radicalement différentes à l’instar d’ Oracle Team USA et de Team New Zealand.

 

En revanche, les ailes – qui passent de 40 à 30 mètres – ne seront pas monotypes au sens strict du terme. Il n’y aura pas un fabricant pour tous. Une solution inenvisageable pour des questions d’assurance et de respect de ladite monotypie. En revanche, ses dimensions et caractéristiques seront obligatoires. Ce qui revient à une quasi monotypie. La seule liberté concerne donc sa structure et ses réglages.

 

Par conséquent, les foils restent le dernier grand champ d’exploration sur lequel les design team vont pouvoir se creuser les méninges (ou continuer à le faire pour ceux qui n’ont pas vraiment arrêté depuis la dernière Coupe). Si le réglage d’incidence des foils ne sera pas totalement automatisé, il le sera quand même en partie afin d’éviter d’avoir à contourner cette règle comme a pu le faire Oracle avec son mechanical feedback révélé dans le numéro 513 de novembre dernier de Voiles et Voiliers.

 

Enfin, pour que l’équipage puisse manœuvrer de tels engins à seulement huit équipiers (avec qui plus est un poids moyen par équipier en baisse par rapport à la jauge précédente), des accumulateurs seront autorisés à bord afin de stocker de l’énergie et d’éviter à l’équipage de passer son temps à mouliner pour charger les systèmes hydrauliques.

 

Conclusion : cette nouvelle jauge très restrictive devrait donner des bateaux très similaires, visuellement comme en performances. La réduction de la taille des ailes de 40 à 30 mètres devraient redonner de l’importance aux voiles d’avant, et donc aux manœuvres de l’équipage. Comme Russell Coutts l’avait annoncé, il souhaite que ce soit l’équipage qui fasse plus la différence que l’architecture du bateau.