La Volvo Ocean Race s’est élancée d’Alicante samedi dernier. Une entame de première étape variée avec des conditions très changeantes en Méditerranée, les filles du Team SCA en tête à Gibraltar et un accueil sacrément musclé en Atlantique… Avec des bateaux désormais identiques aux vitesses donc quasi similaires, tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette douzième édition du tour du monde en équipage avec escales une course une nouvelle fois palpitante. Et pourtant !

 

Oui et pourtant, pas facile de s’enthousiasmer pour cette nouvelle édition. Pourquoi ?

 

- Peut-être parce que la dernière avec le retour d’un équipage français 20 ans après La Poste et la victoire historique de Groupama nous avait enflammé et qu’il sera impossible de faire aussi bien cette année en l’absence d’un bateau français ?

 

- Parce que pour l’instant les rares photos et vidéos du bord ne sont pas encore transcendantes et ne nous ont pas plongé dans le cœur même de ce qui rend cette course exceptionnelle, c’est-à-dire la violence des éléments ?

 

- Parce que la proximité de la Route du Rhum nous concentre sur un autre événement majeur et qu’on s’intéressera peut-être plus à la Volvo Ocean Race après le Rhum ?

 

Pourtant, avec dix Français engagés (et même 11 avec l’excellent media man Yann Riou) dont un skipper, Charles Caudrelier (sur Dongfeng Race Team) et notre marin le plus titré en solitaire, Michel Desjoyeaux (sur Mapfre), cette 12e édition possède une jolie touche tricolore (nation la plus représentée !). Alors, ce n’est que le début, cette course dure neuf mois, et nous aurons peut-être tout le temps, cet hiver, de nous plonger dans cette épreuve légendaire.

 

Et vous ? Allez-vous suivre cette 12e édition de la Volvo Ocean Race ? Vous passionne-t-elle déjà ?

 

Michel Desjoyeaux à la barre de Mapfre croise Team SCA le long des côtes africaines… © photo : Francisco Vignale / Mapfre / Volvo Ocean Race