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Monthly Archives: novembre 2014

Incroyable mais vrai !

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A l’ère des GPS et des cartographies électroniques, on pourrait croire que ce genre de mésaventure n’arrive plus qu’à des marins solitaires épuisés qui se sont endormis à l’approche d’une côte – à l’instar d’Yvan Bourgnon au Sri Lanka sur son petit catamaran de sport !

 

Eh bien non ! Un équipage professionnel, en course, sur l’une des épreuves les plus prestigieuses au monde, la Volvo Ocean Race, vient d’être victime d’un échouement*. L’équipe danoise Team Vestas Wind s’est échouée la nuit dernière sur un récif dans l’Océan Indien, à 400 km au nord de l’île Maurice, sur les hauts fonds de Saint-Brandon constitués de quelques îles et d’une grande barrière coralliennes.

 

 

 

Vue satellite des hauts fonds de Saint-Brandon. © photo : Google Earth

 

Mais comment ont-ils fait pour s’échouer ? Ils ne se sont pas tous endormis quand même ! Erreur du navigateur ? Du chef de quart ? Du barreur ? Ou bien est-ce un problème électronique ? Une erreur de positionnement du GPS ? Des cartes électroniques approximatives ? Le saura-t-on ?

 

 

 Ça ressemble à un petit paradis, mais les équipiers de Team Vestas Wind ne garderont pas cette image-là de l’archipel Saint-Brandon, dans l’Océan Indien. © photo : Google Earth

 

L’équipage, sain et sauf, a été récupéré par les gardes côtes et va désormais tenter de sauver le bateau, ou ce qu’il en reste (voir notre photo à la hune). Triste fin de course en tout cas pour cette équipe inscrite de dernière minute et skippée par le vétéran australien Chris Nicholson qui participait à sa cinquième Volvo Ocean Race. On aurait pu craindre les pirates sur cette deuxième étape Le Cap/Abu Dhabi, le danger était ailleurs pour l’équipage danois contraint d’abandonner cette course autour du monde.

 

 

 

* L’occasion de rappeler la différence entre échouage et échouement. Le premier est volontaire (c’est le cas de nombreux bateaux sur nos côtes deux fois par jour), le second est accidentel.

 

La Coupe de l’America aux Bermudes en 2017 !

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Vendredi, ACEA, l’organisateur de la Coupe, envoyait un communiqué pour une conférence de presse le 2 décembre afin d’annoncer le site de la 35e America’s Cup. Quasi simultanément, l’agence américaine Associated Press (AP) lui coupait l’herbe sous le pied en affirmant que la prochaine édition aurait lieu aux Bermudes plutôt qu’à San Diego.

 

Grâce à une source aux Bermudes proche du dossier, l’agence de presse confirme ainsi des rumeurs qui plaçaient depuis plusieurs semaines les Bermudes en tête de la course pour accueillir l’America’s Cup 2017.

 

Après les deux délocalisations espagnoles des 32e et 33e éditions organisées par les Suisses d’Alinghi, cette 35e édition serait la troisième en 160 ans d’histoire à se dérouler en dehors du pays détenteur de l’aiguière d’argent.

 

Une nouvelle qui ne réjouit pas forcément les futurs challengers. Si le décalage horaire – 5 heures au lieu de 9 heures avec San Diego – est plus intéressant pour les équipes européennes (Team France, Luna Rossa, Ben Ainslie Racing et Artemis), il l’est beaucoup moins pour Team New Zealand – 7 heures de décalage au lieu de 3 heures. Sans parler de la différence de coût pour la logistique entre San Diego et les Bermudes où tout est beaucoup plus cher qu’en Europe ou aux Etats-Unis, et notamment les logements.

 

Pendant ce temps-là, Luna Rossa, nouveau challenger of record, a obtenu quelques modifications substantielles dans le Protocole. A commencer par les frais d’inscription. Le deuxième chèque de 1 million $, à verser avant le 1er décembre, se découpe désormais en deux versements de 100 000 $ (1er décembre) et 900 000 $ (1er mai 2015). De même, la caution de 1 million $, est elle aussi reportée du 1er décembre au 1er mai. Ce qui arrange certainement les affaires de plusieurs challengers, dont Team France, toujours à la recherche de son budget de fonctionnement.

 

 

François le Phénomène

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Alors que les médias se sont emballés – à juste titre – sur l’exploit de Loïck Peyron, vainqueur à 54 ans de sa première Route du Rhum (pour sa 7e participation), il convient de souligner également la performance majestueuse de François Gabart qui, à 31 ans seulement, a remporté sa première Route du Rhum (en IMOCA) dès sa première participation !

 

Le phénoménal François Gabart n’a disputé que trois courses en solitaire sur le circuit des 60 pieds monocoques… pour trois victoires ! La Transat BtoB 2011 d’abord. Le Vendée Globe 2012-13 ensuite avec deux records à la clé : son chrono époustouflant de 78 jours et celui du plus jeune vainqueur de l’épreuve. Et maintenant la Route du Rhum 2014 avec encore un chrono record au passage (12 jours 11 heures, soit 7 heures de moins que Roland Jourdain en 2006).

 

Pour parachever sa domination sur ce circuit, il a mené la course de bout en bout, en contournant le premier la bouée du cap Fréhel pour ensuite mener la flotte IMOCA sans interruption jusqu’à l’arrivée… Chapeau !

 

François Gabart peut maintenant refermer son chapitre IMOCA pour se concentrer sur la fin de construction de son maxi-trimaran Macif 2 qui sera mis à l’eau en juin prochain. Nul doute qu’avec un tel phénomène de la voile, d’autres records vont tomber…

 

© photo : Alexis Courcoux / Pen Duick

 

Vers un nouveau record ?

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Cette 10e édition de la Route du Rhum en a déjà battu deux avant le départ ! Celui du plus grand nombre d’inscrits avec 91 bateaux amarrés à Saint-Malo (85 en 2010) et celui du plus grand voilier jamais inscrit à la reine des transats grâce aux 40 mètres de long du Spindrift 2 de Yann Guichard.

 

Un autre record pourrait bien tomber le week-end prochain. Celui du chrono de Lionel Lemonchois sur Gitana 11 en 2006 avec un temps de référence à battre de 7 jours 17 heures 19 minutes.

 

Si les alizés ne sont peut-être pas encore très fiables sur la seconde partie de l’Atlantique, les conditions météo des trois premiers jours sont en revanche favorables à des vitesses élevées. Avec 20 à 30 nœuds de sud-ouest au départ, donc pas de mer le long des côtes bretonnes, les Ultimes vont très vite atteindre la pointe Bretagne. Les marins solitaires attaqueront dès la première nuit la partie la plus difficile et risquée de ce Rhum : le passage d’un front froid avec bascule de vent du sud-ouest au nord-ouest et une très forte houle avec une mer croisée au large de la mer d’Iroise.

 

S’ils passent les premières 24 heures sans encombres, ils pourront ensuite profiter du toboggan atlantique pour descendre au portant à des vitesses de plus en plus élevées (au fur et à mesure que la mer sera moins casse-bateaux) vers les Canaries.

 

Des conditions météo qui ne s’annoncent pas trop favorables aux “petits“ MOD 70 – à cause de la mer très agitée – ni au très grand  Spindrift 2 – à cause des zones de transition à gérer – mais qui pourrait faire le bonheur des quatre autres concurrents Loïck Peyron, Thomas Coville, Francis Joyon et Lionel Lemonchois.

 

Reste à savoir si le retard pris par Yann Guichard dans les premières 24 ou 48 heures se rattrapera dans les alizés lorsqu’il faudra allonger la foulée ? Un scénario idéal en tout cas pour garantir un certain suspense à cette course… Et décrocher en même temps un nouveau chrono record !

 

MAJ 10.11.14 : Record battu ! Pour sa septième participation, Loïck Peyron a remporté la 10e édition de la Route du Rhum à bord du maxi trimaran Banque Populaire VII. En 7 jours 15 heures et 8 minutes, il bat le précédent record de 2 heures 10 minutes.