Skip to Content

Monthly Archives: décembre 2014

Qui succédera à Jean-Pierre Dick ?

Par

La 3e édition de la Barcelona World Race est partie aujourd’hui à 13h du port catalan. Vainqueur des deux premières éditions (avec Damian Foxall puis Loïck Peyron), Jean-Pierre Dick était à Barcelone, mais seulement sur les pontons pour encourager les futurs concurrents. Il se fait actuellement construire un quatrième 60 pieds IMOCA, Saint-Michel – Virbac en vue du prochain Vendée Globe.

 

Mais ces deux derniers bateaux, les deux vainqueurs des deux premières éditions, ont eux pris le départ. Et si Alex Thomson et Pepe Ribes ne font pas trop de bêtises, et surtout s’ils n’ont pas de gros soucis techniques, ils devraient permettre à Virbac Paprec 3, désormais baptisé Hugo Boss, de réaliser un doublé.

 

En effet, Hugo Boss est le seul plan VPLP/Verdier au départ. Or, quand on voit la domination de ces bateaux ces dernières années (triplé sur la Route du Rhum !), il sera difficile de rivaliser avec le monocoque le plus léger de la flotte. Et qui plus est, le bateau le plus récent, de la génération 2010, face à une majorité de plans Farr ou Finot-Conq de 2007. Oui, c’est vrai, il existe un bateau plus récent, mis à l’eau cette année. Mais désolé de ne pas considérer Nandor Fa, que ce soit comme navigateur ou architecte, comme un concurrent sérieux pour la victoire.

 

Donc, sauf pépin technique, engueulade à bord, ou grosses erreurs de navigation, le duo Thomson/Ribes devrait l’emporter. Dans le cas contraire, leurs plus sérieux concurrents s’appellent Bernard Stamm et Jean Le Cam à bord de Cheminées Poujoulat – l’ex-Foncia vainqueur du Vendée Globe 2008-09 avec Michel Desjoyeaux.

 

Avec Jean Le Cam, Sébastien Audigane est le second marin français engagé dans ce tour du monde, lui aussi en tant que co-skipper. Il s’est embarqué avec l’Allemand Jörg Riechers sur l’ex-Brit Air (plan Finot-Conq 2007) d’Armel Le Cléac’h, 2e du Vendée Globe 2008-09.

 

On peut au passage s’étonner de la très faible participation tricolore à cette course estampillée la plus importante du circuit IMOCA après le Vendée Globe !

Pour ceux qui se font construire un nouveau bateau, l’excuse est acceptée. Mais pour tous les autres, pourquoi bouder cette épreuve en double ? Ce n’est pas tous les ans qu’on peut accrocher un tour du monde à son palmarès. Et cela doit certainement faire plaisir aux sponsors… N’est-ce pas Jean-Pierre ?

 

Départ dans la pétole pour les huit équipages engagés dans la 3e édition du tour du monde en double… © photo : Barcelona World Race.

 

L’énorme perf de Dongfeng !

Par

On ne peut être qu’admiratif de la performance de l’équipe franco-chinoise Dongfeng Race Team.

 

Avec seulement six marins expérimentés sur huit, comment ne pas saluer l’incroyable performance de cet équipage qui, par deux fois, a failli remporter une étape de la Volvo Ocean Race devant des concurrents spécialistes de cette épreuve ? Cela s’est joué à 12 minutes derrière Abu Dhabi Ocean Racing à l’arrivée de la première étape au Cap. Et à encore 16 minutes près sur la deuxième entre Le Cap et Abu Dhabi derrière le Team Brunel après 23 jours de course ! Autant dire que cela s’est joué à rien…

 

Et que dire de la prestation des marins chinois du bord qui n’avaient jamais passé une nuit en mer il y a six mois ? Peu de sportifs seraient capables d’accepter de telles conditions de vie et de navigation. C’est donc bien tout l’équipage de Dongfeng – Français, Suédois et Chinois compris –  qui mérite toute notre admiration de régatiers amateurs passionnés.

 

Et avec leur régularité (2+2), les franco-chinois se retrouvent leader ex-aequo à égalité de points avec Abu Dhabi Ocean Racing (1+3) et Team Brunel (3+1).

 

Bien sûr, il reste encore sept étapes et ce tour du monde nous réserve certainement d’autres rebondissements.

 

Mais là où d’autres équipages se déchirent (Mapfre sur la première étape) s’échouent (Team Vestas Wind sur la deuxième étape) ou ne réalisent pas les performances escomptées (Mapfre et Team SCA sur les deux premières étapes), l’équipage de Dongfeng semble en plus en parfaite harmonie, heureux de naviguer ensemble et de vivre une telle expérience.

 

Voilà de quoi redonner un nouvel attrait à cette Volvo Ocean Race qui, reconnaissons-le, ne nous passionnait pas autant que la précédente au départ d’Alicante…

 

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

 

 

Liu Xue, alias Black, et Chen Jin Hao, dit Horace, les deux équipiers chinois lors du passage de l’équateur dans l’océan Indien,. © photo : Yann Riou / Dongfeng Race Team / Volvo Ocean Race