La 3e édition de la Barcelona World Race est partie aujourd’hui à 13h du port catalan. Vainqueur des deux premières éditions (avec Damian Foxall puis Loïck Peyron), Jean-Pierre Dick était à Barcelone, mais seulement sur les pontons pour encourager les futurs concurrents. Il se fait actuellement construire un quatrième 60 pieds IMOCA, Saint-Michel – Virbac en vue du prochain Vendée Globe.

 

Mais ces deux derniers bateaux, les deux vainqueurs des deux premières éditions, ont eux pris le départ. Et si Alex Thomson et Pepe Ribes ne font pas trop de bêtises, et surtout s’ils n’ont pas de gros soucis techniques, ils devraient permettre à Virbac Paprec 3, désormais baptisé Hugo Boss, de réaliser un doublé.

 

En effet, Hugo Boss est le seul plan VPLP/Verdier au départ. Or, quand on voit la domination de ces bateaux ces dernières années (triplé sur la Route du Rhum !), il sera difficile de rivaliser avec le monocoque le plus léger de la flotte. Et qui plus est, le bateau le plus récent, de la génération 2010, face à une majorité de plans Farr ou Finot-Conq de 2007. Oui, c’est vrai, il existe un bateau plus récent, mis à l’eau cette année. Mais désolé de ne pas considérer Nandor Fa, que ce soit comme navigateur ou architecte, comme un concurrent sérieux pour la victoire.

 

Donc, sauf pépin technique, engueulade à bord, ou grosses erreurs de navigation, le duo Thomson/Ribes devrait l’emporter. Dans le cas contraire, leurs plus sérieux concurrents s’appellent Bernard Stamm et Jean Le Cam à bord de Cheminées Poujoulat – l’ex-Foncia vainqueur du Vendée Globe 2008-09 avec Michel Desjoyeaux.

 

Avec Jean Le Cam, Sébastien Audigane est le second marin français engagé dans ce tour du monde, lui aussi en tant que co-skipper. Il s’est embarqué avec l’Allemand Jörg Riechers sur l’ex-Brit Air (plan Finot-Conq 2007) d’Armel Le Cléac’h, 2e du Vendée Globe 2008-09.

 

On peut au passage s’étonner de la très faible participation tricolore à cette course estampillée la plus importante du circuit IMOCA après le Vendée Globe !

Pour ceux qui se font construire un nouveau bateau, l’excuse est acceptée. Mais pour tous les autres, pourquoi bouder cette épreuve en double ? Ce n’est pas tous les ans qu’on peut accrocher un tour du monde à son palmarès. Et cela doit certainement faire plaisir aux sponsors… N’est-ce pas Jean-Pierre ?

 

Départ dans la pétole pour les huit équipages engagés dans la 3e édition du tour du monde en double… © photo : Barcelona World Race.