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Monthly Archives: février 2015

Pleins feux sur Auckland !

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Alors que l’arrivée de la 4e étape de la Volvo Ocean Race se profile pour demain samedi, pas sûr que la Nouvelle-Zélande se passionne pour cette course légendaire qui ne compte aucun bateau néo-zélandais cette année.

 

Non, les médias kiwis sont déjà suffisamment accaparés depuis plusieurs jours par l’affaire Barker ! Oui, Dean Barker, le skipper historique de Team New Zealand s’est fait débarquer cette semaine par son patron Grant Dalton. Alors, Deano balance dans la presse et annonce qu’il pourrait poursuivre son employeur devant les tribunaux. Forcément, ça fait les gros titres !

 

Pour le remplacer dans sa double fonction de skipper et barreur, Dalton a partagé les tâches entre Glenn Ashby, 38 ans, pour le rôle de skipper et le jeune et talentueux Peter Burling, 24 ans, pour le rôle de barreur.

 

Déjà membre de TNZ, Glenn Ashby s’occupait de régler l’aile de l’AC72 néo-zed à San Francisco. Huit fois Champion du Monde de Class A (lire ou relire à l’occasion son interview dans le Voiles et Voiliers n°523 de septembre dernier par Pierre-Marie Bourguinat), Champion du Monde 2007 de Tornado et médaillé d’argent en Tornado aux JO de Pékin en 2008, l’Australien est une grande figure de la voile olympique et de la Coupe de l’America.

 

Glenn Ashby, régleur de l’aile et nouveau skipper de Team New Zealand. © photo : Team New Zealand

 

De son côté, Peter Burling est la nouvelle pépite néo-zélandaise. Imaginez qu’à seulement 24 ans, il compte déjà cinq titres de Champion du Monde ! Deux en 420 (2006 et 2007), deux autres en 49ers (2013 et 2014) et un tout récent en Moths cette année… Ajoutez à cela une médaille d’argent en 49ers aux JO de Londres en 2012 et sa victoire en AC45 lors de la Youth America’s Cup en septembre 2013 sur le catamaran d’Emirates Team New Zealand et vous comprendrez pourquoi Grant Dalton mise désormais sur lui pour “enfin“ rapporter l’aiguière d’argent en Nouvelle-Zélande.

 

Peter Burling, nouveau barreur de Team New Zealand. © photo : Team New Zealand

 

 

 

2024

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C’est désormais officiel depuis deux semaines ! Paris est candidat à l’organisation des Jeux Olympiques 2024. Mais si Paris l’emporte, où se dérouleront les épreuves de voile ?

 

Petit rappel historique : Paris a déjà accueilli deux fois les Jeux Olympiques en 1900 puis 1924. Par deux fois, les épreuves de voile se sont déroulées en grande partie au Havre mais aussi sur la Seine du côté de Meulan – Les Mureaux et du célèbre Cercle de la Voile de Paris.

 

Lors des candidatures malheureuses de Paris en 2008 et 2012, c’est La Rochelle qui avait été choisi pour accueillir les dix séries olympiques en cas de succès du dossier parisien. En sera-t-il de même pour 2024 ?

 

On peut penser que la ville de La Rochelle va tout faire pour être associé au dossier parisien. Mais un concurrent de taille pourrait se dresser sur la route rochelaise : Marseille !

 

Oui, la cité phocéenne, de plus en plus tournée vers la mer et qui organise de plus en plus d’épreuves nautiques, pourrait très bien faire obstacle aux Rochelais et relancer la rivalité entre Atlantique et Méditerranée.

 

La Rochelle présente l’avantage d’une forte communauté de voileux et d’un soutien local important de la part du public amateur de régates. Mais Marseille compte d’autres atouts comme son aéroport international et sa plus grande notoriété.

 

Alors, La Rochelle ou Marseille pour les JO 2024 ? Quel est votre avis ?

 

Over the Rainbow

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Ce n’est pas tous les jours qu’un Class J est à vendre, alors vite, on en profite !

 

Il s’agit de la réplique du fameux Rainbow, vainqueur de l’America’s Cup en 1934. Et il ne vous en coûtera que 10 450 000 € !

 

Mais je suis sûr qu’on peut facilement négocier une ristourne de 450 briques histoire d’obtenir un chiffre rond… Toujours plus simple pour aller voir un banquier.

 

Parce qu’aujourd’hui, t’as quoi pour 10 millions d’euros ?

-       Le Phocéa ? Plus très tendance…

-       Un AC62 de la prochaine America’s Cup ? Faut savoir le piloter !

-       Un maxi-trimaran tels les futurs Macif 2 et Banque Populaire IX de François Gabart et Armel Le Cléac’h ? Trop perso !

 

Alors qu’avec un Class J, tu peux déjà inviter une quarantaine de copains pour les manœuvres, et le double de copines pour boire le champagne sur le magnifique pont en teck ou dans les nombreux carrés intérieurs au style Art Déco.

 

Et puis, même si c’est une réplique de 2012 (magnifiquement construite aux Pays-Bas), ça fait toujours classe devant le yacht-club de descendre d’un voilier de 40 mètres qui rappelle les plus grandes heures de la Coupe de l’America. Vous épaterez le vieux grincheux en racontant l’histoire d’Harold Vanderbilt, l’un des magnats des chemins de fer américain qui avait commandé ce Class J (enfin le vrai, on s’comprend !) à l’immense architecte Starling Burgess qui a remporté les trois éditions de la Coupe de l’America disputées sur les Class J en 1930, 1934 et 1937 avec ses magnifiques Enterprise, Rainbow puis Ranger !

 

Last but not least, un événement exceptionnel aura lieu en juin 2017 aux Bermudes. En marge de la 35e America’s Cup, huit Class J seront réunis pour la première fois de l’histoire pour régater ensemble. Oui, huit ! Puisqu’un huitième (pour l’instant baptisé J8) est en construction et sera mis à l’eau au printemps.

 

Bref, y a pas le choix, faut l’acheter…

 

 

Ben oui, j’avais dit qu’il était grand ! © photo : D.R.

 

 

Plus de voile aux Jeux Paralympiques !

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Samedi, à Abu Dhabi, lors de son meeting annuel, l’IPC (le Comité International Paralympique) a décidé d’exclure la voile des Jeux de Tokyo en 2020 !

 

Six nouvelles disciplines – dont le badminton et le taekwondo – feront leur apparition lors des Jeux au Japon tandis que deux autres disparaissent : le football à 7 (sachant qu’il y a déjà du football à 5) et donc la voile paralympique qui se disputait sur deux supports : le Sonar et le 2.4m.

 

L’ISAF (la fédération internationale de voile) a fait appel de cette décision. Mais si elle était confirmée, ce serait un coup dur pour la voile française qui a régulièrement glané des médailles aux Jeux Paralympiques grâce à Damien Seguin (Or à Athènes, Argent à Pékin) et l’équipage de Bruno Jourdren (Argent à Pékin).

 

Affaire à suivre…

 

Damien Seguin et ses deux médailles (Or et Argent) obtenues aux Jeux Paralympiques d’Athènes et Pékin. © photo : D.R.