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Monthly Archives: août 2015

Nostalgie…

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C’est arrivé au cœur de l’été sans tambour ni trompette. Certains étaient déjà en vacances, ou préféraient suivre le Tour de France à la Voile, et n’y ont pas prêté attention. Pour d’autres c’était inéluctable. Plus rares étaient ceux, dans le milieu de la presse nautique, à croire en leur survie.

 

Mi-juillet, simultanément, les magazines Bateaux et Course Au Large ont déposé le bilan. Vous ne les trouverez plus en kiosque. A moins qu’un acheteur se profile et relance l’un ou les deux titres.

 

Bateaux me renvoie à mes lectures d’enfance, mes rêves d’Atlantique et de grande traversée en solitaire. Je vous parle d’un temps où on lisait Gérard Janichon, on jouait aux premières Atari, ou on pleurait Coluche et Balavoine. Chez nous, il y avait tous les magazines : Bateaux, Voiles et Voiliers, Régates, Neptune Nautisme. Notre père les achetait tous. Internet n’existait pas encore…

 

Bateaux me renvoie aussi à mes premiers pas dans la vie professionnelle. J’y ai débuté comme photographe, puis journaliste. Cinq belles années à découvrir le monde, à naviguer sur des bateaux magnifiques et de rares très moches. Je vous parle d’un temps où, pour se connecter à Internet, il fallait composer un numéro de téléphone sur son ordinateur et écouter sans respirer le boîtier du modem imiter sans cesse le bruit d’un gobelet qu’on écrase…

 

Depuis treize ans chez Voiles et Voiliers, j’ai assisté de loin à la mort lente de ce magazine historique. A ses rachats réguliers par divers groupes de presse qui l’ont essoré de son âme, notamment en changeant son format si pratique pour la bibliothèque du bord. Depuis quinze ans, Internet est devenu un nouveau média qui a causé l’érosion du lectorat de la presse en générale. Quotidiens, hebdomadaires, mensuels, généralistes ou spécialisés… Aucun n’y échappe. Et les crises successives des subprimes et des dettes souveraines ont divisé par deux ou trois les rentrées publicitaires.

 

Je n’ai jamais collaboré avec Course Au Large mais, en tant que passionné de régates, j’avais plaisir à le suivre régulièrement. Pendant treize ans pour Course Au Large et cinquante-huit ans pour Bateaux, ces magazines ont fait rêver des millions d’amoureux de la mer.

 

Si leur disparition nous renvoie à une part de notre passé, il nous renvoie aussi au présent et au futur. Et à la question que beaucoup se posent : qui sera le prochain ?

 

Un faux test !

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Avant la Transat Jacques Vabre en octobre, la Rolex Fastnet Race était la première vraie confrontation entre la nouvelle et l’ancienne génération de monocoques IMOCA.

 

D’un côté, Safran et Banque Populaire VIII, tout nouveaux tout beaux avec leurs dérives foils que tout le monde observe attentivement.

 

De l’autre, l’ex-Macif, désormais SMA, PRB et Queguiner-Leucémie Espoir, trois des meilleurs monocoques de la génération précédente.

 

Cinq autres 60 pieds IMOCA complètent cette belle flotte de dix concurrents partie dimanche de Cowes.

 

Malheureusement, la météo est venue jouer les trouble-fêtes. La pétole qui a sévit sur l’aller vers le légendaire phare irlandais n’a pas permis de juger les différences de potentiel. Et les écarts étaient trop conséquents dans la redescente pour tirer la moindre conclusion.

 

Néanmoins, il est intéressant de constater que sans la grossière erreur de parcours du duo Paul Meilhat/Michel Desjoyeaux (SMA) qui a “juste“ oublié que les îles Scilly faisaient partie des marques à contourner au retour – alors qu’il était en tête ! – le podium serait constitué uniquement de bateaux de l’ancienne génération. Au final, c’est Vincent Riou et Sébastien Col (PRB) qui s’imposent devant Yann Eliès et Charlie Dalin (Queguiner-Leucémie Espoir). Morgan Lagravière et Nicolas Lunven prennent la troisième place sur Safran, le premier des deux nouveaux bateaux. Banque Populaire VIII d’Armel Le Cléac’h et Erwan Tabarly était encore en mer à la 6e place mercredi après-midi.

 

Le vrai test sera donc la Transat Jacques Vabre, à un an du prochain Vendée Globe

 

Un vrai test !

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Le test event de Rio – à un an des JO – qui débute demain pour les marins de l’équipe de France de voile olympique sera un vrai test à plus d’un titre…

D’abord d’un point de vue sportif, évidemment, pour conforter sa domination – Billy Besson/Marie Riou en Nacra 17, Charline Picon en planche à voile – ou bien pour confirmer l’actuelle hiérarchie au sein de l’équipe de France dans les autres séries.

Mais ce sera aussi un test sanitaire pour les athlètes qui vont régater dans les eaux polluées de la baie de Guanabara. Un sujet qui fait polémique bien au-delà du cercle des sportifs, et mobilise aussi les écolos brésiliens. Leur inquiétude est légitime. Selon l’AFP, « des monceaux de détritus sont visibles alors qu’une bouche d’égout déverse à flot constant une eau marron où flottent des excréments humains. » Gloups…

Guillaume Chiellino, le directeur de l’équipe de France, tente néanmoins de posiviter. « En effet, l’eau n’est pas trop belle, mais pour notre sport, ça va être grandiose d’avoir des images sous le Pain de Sucre ou le Corcovado (…). Je pense que ça nous fait oublier que l’eau n’est pas transparente » a-t-il confié à l’AFP. Cela n’empêche pas les concurrents de « prendre toutes les précautions médicales » appropriées !

Pour cette année, c’est donc fichu ! Reste plus qu’à espérer que le gouvernement brésilien fera le nécessaire pour améliorer les conditions de navigation d’ici l’année prochaine pour les vrais Jeux…

Sans commentaires… crédit photo : AFP.