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Monthly Archives: novembre 2015

Trophée Jules Verne, le retour !

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Ils sont sympas ces marins ! Après quatre ans d’attente, voici non pas une mais deux tentatives d’un coup…

Ah quel bonheur de pouvoir à nouveau suivre ces deux magnifiques trimarans s’élancer autour du monde ! Voilà de quoi joliment occuper notre fin d’année en ces temps si moroses – c’est un euphémisme !

 

Résumons rapidement la situation :

Le Trophée Jules Verne, c’est le tour du monde absolu, sans limite de taille ni de forme de bateau. Depuis la première tentative fructueuse de Bruno Peyron en 1993 de passer sous la barre symbolique des 80 jours chère à Jules Verne, huit records ont été établis par les équipages suivants :

- Commodore Explorer (Bruno Peyron) : 79 jours en 1993

- Enza New Zealand (Peter Blake & Robin Knox-Johnston) : 74 jours en 1994

- Sport Elec (Olivier de Kersauson) : 71 jours en 1997

- Orange (Bruno Peyron) : 64 jours en 2002

- Geronimo (Olivier de Kersauson) : 63 jours en 2004

- Orange II (Bruno Peyron) : 50 jours en 2005

- Groupama 3 (Franck Cammas) : 48 jours en 2010

- Banque Populaire V (Loïck Peyron) : 45 jours en 2012

 

Idec-Sport (ex-Groupama 3), 31,50 mètres de long, ou Spindrift 2 (ex-Banque Populaire V), 40 mètres de long, établiront-ils  l’un ou l’autre un nouveau record ?

 

Jusqu’à présent, sur les 24 premières tentatives, 16 sont restées infructueuses. C’est dire si l’exercice s’avère difficile. Et avec une nouvelle barre à 45 jours, cela va devenir de plus en plus compliqué de la franchir. Mais sur les 16 tentatives infructueuses, deux seulement l’ont été en terminant le tour du monde sans battre le record. Une contre-performance seulement établie par Olivier de Kersauson en 1994 et 2003. Pour le reste, ce sont les avaries qui ont eu raison des velléités des autres candidats.

 

Pour la première fois dans l’histoire du Trophée Jules Verne, deux équipages se sont élancés quasiment en même temps avec seulement deux heures de décalage.

A 3h du matin dimanche pour l’équipage restreint de Francis Joyon qui ne compte que cinq équipiers sur Idec-Sport (Bernard Stamm, Alex Pella, Gwénolé Gahinet, Boris Hermann et Clément Surtel).

Et à 5h du matin pour l’armada du couple Yann Guichard / Dona Bertarelli accompagné sur Spindrift 2 de douze gaillards (Sébastien Audigane, Antoine Carraz, Thierry Duprey du Vorsent, Christophe Espagnon, Jacques Guichard, Erwan Israël, Loïc Le Mignon, Sébastien Marsset, François Morvan, Xavier Revil, Thomas Rouxel et Yann Riou).

 

Seul petit regret, l’absence de cartographie commune pour suivre l’évolution simultanée des deux trimarans, et surtout leur écart latéral. Il serait amusant que les deux équipages naviguent à vue et puissent faire des images l’un de l’autre…

 

Si quelqu’un a trouvé cette carto commune, merci de l’indiquer dans les commentaires !

Sinon, voici comment suivre leurs deux tentatives :

D’abord les sites officiels d’ Idec-Sport et de Spindrift 2 avec leur cartographies respectives.

 

Mais aussi celui de fralo que je vous recommande. Il est parfaitement documenté et répertorie toutes les tentatives précédentes. C’est le seul qui met en parallèle les interviews et déclarations respectives au jour le jour…

 

MAJ 24/11 : merci à Baptiste et Olivier pour avoir trouvé la cartographie qui réunit les deux challengers Idec-Sport et Spindrift 2 sur une même carte avec également la référence du tracé de Banque Populaire V détenteur du record.

C’est ici sur volodiaja.net. Sommaire mais efficace. Merci Volodia…

 

 

L’autre Transat

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Pendant que les premiers concurrents de la Transat Jacques Vabre boivent des caïpirinhas et découvrent (ou redécouvrent) les charmes du Brésil, d’autres marins, en solitaire eux, visent la Guadeloupe qu’ils atteindront en fin de semaine.

 

Et là aussi, le suspense est aussi haletant qu’entre les IMOCA au large de Rio.

 

Qui remportera la 20e Mini Transat ?

 

Avec l’abandon prématuré de Davy Beaudart, large vainqueur de la première étape avec plus de 9 heures d’avance sur ses poursuivants, les dés sont relancés pour la victoire finale. Frédéric Denis (800, Nautipark), 3e à Lanzarote et actuel leader est le mieux placé pour l’instant, à moins de 1000 milles de l’arrivée. Mais il est tout seul à suivre une route Sud statistiquement plus favorable sur la fin, mais qui peut s’avérer à double tranchant.

 

Ses quatre premiers adversaires se trouvent à la même longitude que lui (47°W), mais 115 à 165 milles plus au nord. Si l’Italien Michele Zambelli (788, Illumia) est le plus proche (par rapport à l’arrivée) avec seulement 4,2 milles de retard, il ne peut sérieusement prétendre à la victoire finale à cause de sa 12e place à Lanzarote avec 11h30 de retard sur Frédéric Denis.

 

En revanche, le danger pourrait bien venir de Luke Berry (753, Association Rêves), qui ne compte que 15 milles de retard lundi après-midi, mais file 2 à 3 nœuds plus vite que les deux premiers. Quatrième à Lanzarote avec seulement 39 minutes de retard sur Denis, il pourrait être le premier Britannique à remporter la course. La victoire finale devrait logiquement se jouer entre ces deux hommes.

 

Actuellement 4e à 18 milles du leader, Ludovic Mechin (667, Microvitae) devra doubler ses adversaires et compter deux heures d’avance à Pointe-à-Pitre pour combler son retard de la première étape conclue à la 5e place. Pas impossible. Un outsider à surveiller…

 

Le quatrième larron du Nord est Clément Bouyssou (802, Le Bon Agent Bougeons l’Immobilier). Seulement 23 milles de retard, une belle vitesse de 11 nœuds sur les dernières heures et moins de trois heures à rattraper par rapport à la première étape (6e). Là encore, c’est jouable…

 

A ces quatre-là, il faut rajouter Axel Tréhin (716, Aleph Racing), légèrement en retrait avec 45 milles de retard. Mais depuis l’abandon de Beaudart, c’est lui la nouvelle référence à battre puisqu’il avait terminé 2e à Lanzarote. Sur la première étape, son avance sur Frédéric Denis n’était que de 6 minutes, 45 minutes sur Luke Berry, 2h02 sur Ludovic Mechin et 2h53 sur Clément Bouyssou

 

Côté Série, la hiérarchie est beaucoup plus claire. Ian Lipinski (866, Entreprise(s) Innovante(s)), vainqueur de la première étape avec plus de 7h30 d’avance sur la meute contrôle parfaitement la situation. Actuellement en 2e position au milieu de l’Atlantique, il colle aux basques du leader Julien Pulvé (880, Novintiss) qui ne compte que 7,5 milles d’avance. Bien trop maigre pour compenser les 11h41 de retard de la première étape (4e)… Et derrière le break est fait puisque le troisième pointe à plus de 60 milles !

 

 

Un GÉANT !

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Il est rarissime que je parle ici de planche à voile. Mais ce que vient de faire Antoine Albeau mérite tous les honneurs, et donc a minima quelques lignes sur ce modeste blog.

 

Oui, Antoine Albeau est un géant du sport mondial. Tout simplement le sportif français le plus titré de l’histoire ! Déjà 22 titres de Champion du Monde, et ce n’est pas fini…

 

A côté de ça, il vient de battre à nouveau son propre record de vitesse avec un run à 53,27 nœuds, contre 52,05 nœuds en 2012 ! Soit près de 100 km/h sur une planche à voile…

 

Pour réaliser ce nouveau record, sur le canal de Lüderitz, en Namibie, il a effectué 32 runs dans la même journée, dont 13 au-dessus de 52 nœuds et 4 au-delà des 53 nœuds… Un monstre !

 

C’est vrai qu’il est impressionnant physiquement. Mais ce qui impressionne le plus lorsqu’on le rencontre, c’est sa gentillesse et sa modestie. Pas du genre à se la raconter. Et son émotion lorsqu’il a reçu le trophée du Marin de l’Année 2010 a ému tout le public comme si une larme de fond parcourait la salle.

 

Bref, la France a de la chance d’avoir un grand champion comme lui… Profitons-en !

 

 

© phoo : Jlacave 2015