Pendant que les premiers concurrents de la Transat Jacques Vabre boivent des caïpirinhas et découvrent (ou redécouvrent) les charmes du Brésil, d’autres marins, en solitaire eux, visent la Guadeloupe qu’ils atteindront en fin de semaine.

 

Et là aussi, le suspense est aussi haletant qu’entre les IMOCA au large de Rio.

 

Qui remportera la 20e Mini Transat ?

 

Avec l’abandon prématuré de Davy Beaudart, large vainqueur de la première étape avec plus de 9 heures d’avance sur ses poursuivants, les dés sont relancés pour la victoire finale. Frédéric Denis (800, Nautipark), 3e à Lanzarote et actuel leader est le mieux placé pour l’instant, à moins de 1000 milles de l’arrivée. Mais il est tout seul à suivre une route Sud statistiquement plus favorable sur la fin, mais qui peut s’avérer à double tranchant.

 

Ses quatre premiers adversaires se trouvent à la même longitude que lui (47°W), mais 115 à 165 milles plus au nord. Si l’Italien Michele Zambelli (788, Illumia) est le plus proche (par rapport à l’arrivée) avec seulement 4,2 milles de retard, il ne peut sérieusement prétendre à la victoire finale à cause de sa 12e place à Lanzarote avec 11h30 de retard sur Frédéric Denis.

 

En revanche, le danger pourrait bien venir de Luke Berry (753, Association Rêves), qui ne compte que 15 milles de retard lundi après-midi, mais file 2 à 3 nœuds plus vite que les deux premiers. Quatrième à Lanzarote avec seulement 39 minutes de retard sur Denis, il pourrait être le premier Britannique à remporter la course. La victoire finale devrait logiquement se jouer entre ces deux hommes.

 

Actuellement 4e à 18 milles du leader, Ludovic Mechin (667, Microvitae) devra doubler ses adversaires et compter deux heures d’avance à Pointe-à-Pitre pour combler son retard de la première étape conclue à la 5e place. Pas impossible. Un outsider à surveiller…

 

Le quatrième larron du Nord est Clément Bouyssou (802, Le Bon Agent Bougeons l’Immobilier). Seulement 23 milles de retard, une belle vitesse de 11 nœuds sur les dernières heures et moins de trois heures à rattraper par rapport à la première étape (6e). Là encore, c’est jouable…

 

A ces quatre-là, il faut rajouter Axel Tréhin (716, Aleph Racing), légèrement en retrait avec 45 milles de retard. Mais depuis l’abandon de Beaudart, c’est lui la nouvelle référence à battre puisqu’il avait terminé 2e à Lanzarote. Sur la première étape, son avance sur Frédéric Denis n’était que de 6 minutes, 45 minutes sur Luke Berry, 2h02 sur Ludovic Mechin et 2h53 sur Clément Bouyssou

 

Côté Série, la hiérarchie est beaucoup plus claire. Ian Lipinski (866, Entreprise(s) Innovante(s)), vainqueur de la première étape avec plus de 7h30 d’avance sur la meute contrôle parfaitement la situation. Actuellement en 2e position au milieu de l’Atlantique, il colle aux basques du leader Julien Pulvé (880, Novintiss) qui ne compte que 7,5 milles d’avance. Bien trop maigre pour compenser les 11h41 de retard de la première étape (4e)… Et derrière le break est fait puisque le troisième pointe à plus de 60 milles !