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Monthly Archives: janvier 2016

La force de la Coupe !

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On le dit et le répète – sans en être totalement sûr d’ailleurs ! – la Coupe de l’America est le plus vieux trophée sportif au monde. Son origine remonte à 1851 autour de l’île de Wight.

 

Depuis 165 ans, cette épreuve hors du commun a fait tourner les têtes des hommes les plus riches, de JP Morgan à Larry Ellison.

 

Mais elle a surtout, grâce à des moyens colossaux, permis de faire progresser l’architecture navale à chaque époque. Et de donner le ton de la voile du futur…

 

C’est d’autant plus vrai aujourd’hui depuis le passage au multicoque.

 

Depuis que la Coupe de l’America se dispute sur des multicoques qui volent sur l’eau – il n’y a que deux ans et demi faut-il le rappeler – tout le monde se met au multi, et tout le monde veut voler !

 

La classe des Moths à foils connaît un succès mondial.

 

Les catamarans de sport à foils se démocratisent, à l’image du Flying Phantom.

 

Cette année, le circuit des Extreme Sailing Series délaisse ses vieux Extreme 40 pour passer aux GC32 qui volent depuis deux saisons.

 

Le World Match Racing Tour ! Oui, ce vieux bastion des défenseurs du monocoque a fini par craquer à son tour ! Les épreuves de match-racing se disputeront désormais sur le catamaran (non volant) M32.

 

Les trimarans Ultimes jouent plus ou moins eux aussi la carte des foils en vue de leur tour du monde.

 

Même les monocoques IMOCA ont adopté les foils ! Bientôt des voiliers de croisière en auront aussi…

 

Même si la Coupe de l’America n’a pas inventé les bateaux à foils – qui remontent aux années 50 – sa puissance entraîne tout le reste de la voile dans son sillage. Car, faut-il le rappeler, l’Hydroptère vole sur ses foils depuis plus de 20 ans ! Un exploit purement franco-français qui n’a entraîné personne dans son sillage…

 

Bercy, le retour !

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Dans les années 90, les fans de funboard se donnaient rendez-vous à Bercy pour un show brûlant, le fameux Indoor où l’on se souvient des exploits de Robby Naish et les délires de Robert Teriitehau !

 

Rebaptisée AccorHotels Arena, l’enceinte parisienne accueillera de nouveau les fans de windsurf les 1er et 2 avril prochain pour un nouvel Indoor rebaptisé pour sa part All Star Wind Games – Indoor de France et toujours organisé – comme il y a 20 ans ! – par l’incontournable créateur de l’événement, Fred Beauchêne

 

30 ventilateurs souffleront dans la salle parisienne où les funboarders seront évidemment à l’honneur, mais pas que… Courses de SUP et régates d’Open Bic et de Laser sont également au programme.

 

Et si vous ne pouvez pas faire le déplacement dans la capitale, vous pourrez vous rattraper en suivant le show en direct sur BeIN Sport. Bref, pas d’excuse de rater le retour des planches à Bercy 20 ans après…

 

 

Sacrée Hélène !

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On l’oublie un peu vite, mais l’Atlantique Sud n’est pas forcément le meilleur ami des marins – demandez à Jean Le Cam qui y a perdu le Vendée Globe 2004-05 !

Quatre ans plus tôt, on se souvient de la formule du Professeur Michel Desjoyeaux en voyant fondre son avance sur Miss MacArthur : « Je suis coincé entre deux Hélène, un anticyclone et une petite Anglaise ! »

 

Maintenant qu’on sait que le record du Trophée Jules Verne ne sera pas battu, en regardant le sillage des deux trimarans, on s’aperçoit que c’est dans l’Atlantique Sud, à l’aller et au retour que le record de Banque Populaire V leur a échappé.

 

Sur le premier tronçon, entre Ouessant et l’équateur, Spindrift 2 (comme Idec Sport) a survolé l’Atlantique Nord pour compter 17 heures 26 minutes d’avance sur le record (13h53 pour Idec Sport). Arrivée au Cap des Aiguilles (pointe australe du continent Africain) qui marque l’entrée dans l’Océan Indien, cette belle avance avait fondu comme neige au soleil pour se transformer en 12 minutes de retard (33h25 pour Idec Sport) ! Tout à recommencer à cause d’une rupture d’alizés au large du Brésil. Le contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène est le premier gros coup d’arrêt…

 

Dans l’océan Indien, malgré des conditions difficiles, Spindrift 2 renverse la tendance pour compter à nouveau de l’avance sur le record en franchissant la Tasmanie : pas grand-chose (2 heures 33 minutes d’avance) mais bon pour le moral avant d’attaquer l’immense Pacifique.

De son côté, l’équipage de Francis Joyon établit même un nouveau record de la traversée de l’Indien en 5 jours 11 heures et réduit son retard de 33 heures 25 minutes à seulement 1 heure 07 minutes… Un nouvel espoir !

 

L’Océan Pacifique est sur la même ligne. Les conditions météo ne sont pas violentes, mais instables avec des zones de calmes à franchir. Malgré tout, L’avance continue d’augmenter pour Spindrift 2 qui franchit le cap Horn 18 heures 11 minutes plus vite que Banque Populaire V en 2012. De son côté, Idec Sport a reperdu un peu de temps et compte 3h19 de retard.

 

Et revoilà les deux trimarans dans l’Atlantique Sud, juge de paix de leur tentative dans ce Trophée Jules Verne.

 

Comme à l’aller, toute l’avance de Spindrift 2 se réduit comme peau de chagrin. Pire, le grand trimaran noir et or de Yann Guichard et Donna Bertarelli accuse un retard quasi rédhibitoire en franchissant de nouveau l’équateur après 39 jours de mer. Les 18 heures d’avance au Cap Horn se sont transformés en 34 heures 45 minutes de retard (et 2 jours 12 heures pour Idec Sport ) ! Encore à cause de Sainte-Hélène et ses alizés instables…

 

La messe est dite… Par deux fois, l’Atlantique Sud a ruiné les chances des deux trimarans d’améliorer le chrono de Loïck Peyron et sa bande.

 

Les tentatives de Francis Joyon et du duo Guichard/Bertarelli étaient les 25e et 26e tentatives de battre le trophée Jules Verne depuis 23 ans. Seules huit ont réussi ! Soit 69% d’échecs depuis 1993…

 

Battre le Trophée Jules Verne est un immense challenge qui sera forcément de plus en plus dur au fil du temps. Aujourd’hui, seuls les frères Peyron (Bruno en 1993 et Loïck en 2012) ont réussi à battre le record dès leur première tentative… Sacrée famille !