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Monthly Archives: mars 2016

Kiwi Magic à vendre !

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Sans Team New Zealand, la Coupe de l’America n’aurait pas la même saveur tant les Kiwis ont pesé dans l’histoire de l’aiguière d’argent ces trente dernières années. A l’exception de 1992 où ils ont terminé demi-finalistes, les Néo-Zélandais ont toujours disputé les finales de la Louis Vuitton Cup ou de l’America’s Cup (sauf l’édition 2010 exclusive entre Alinghi et Oracle).

 

Cette histoire néo-zélandaise a débuté à Fremantle en 1986 avec trois 12 Mètre JI baptisé New Zealand (KZ 3, KZ 5 et KZ 7) et surnommé Plastic Fantastic pour KZ 3 et Kiwi  Magic pour KZ 7. Parfaitement dessiné par Bruce Farr et skippé par Chris Dickson, KZ 7 a surclassé la concurrence ! Avec ce troisième Kiwi Magic, la Nouvelle-Zélande fit une entrée fracassante dans le monde de la Coupe avec 33 victoires en 34 matchs lors des trois Round Robin. Seul Dennis Conner sur Stars & Stripes 87 réussit à les battre lors du premier Round.

 

En demi-finale, Chris Dickson ne fit qu’une bouchée de Marc Pajot (4-0) et de son French Kiss. Grand favori de la finale, Kiwi Magic s’inclina pourtant 4-1 face à Stars & Stripes 87, le futur vainqueur de cette 26e Coupe de l’America.

 

Aujourd’hui basé à Newport, Rhode Island, Kiwi Magic est à vendre 295 000 $. Sa dernière apparition en compétition fut lors de sa victoire au Championnat Nord-Américain de 12 Mètre JI en 2012. Amoureusement entretenu par plusieurs propriétaires, Kiwi Magic est de toute évidence le plus performant des derniers 12 Mètres JI construits en composite dans le monde. Une légende est à vendre…

 

 

Kiwi Magic KZ 7le plus abouti des 12 Mètre JI est à vendre… © photo : DR 

 

La grande révélation !

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Avec le printemps, les 60 pieds IMOCA refleurissent et ressortent de leurs chantiers hivernaux. Parmi l’ancienne génération, seul Maître Coq, le monocoque de Jérémie Beyou, a opté pour le passage aux foils. Vincent Riou (PRB) y a renoncé par choix, Paul Meilhat (SMA), lui, ne l’as pas eu le choix suite à son accident et les dégâts occasionnés sur le bateau pendant ses trois semaines de dérive.

 

2016 sera l’année de la confrontation entre les foilers et les conservateurs de la dérive classique. La prochaine course, la Transat Anglaise fraîchement rebaptisée The Transat Bakerly, n’apportera pas beaucoup de réponses, si ce n’est de mesurer si les foils sont réellement handicapant au près.

 

Il faudra attendre fin mai et la nouvelle course New York – Vendée pour en savoir un peu plus. Une semaine de portant d’ouest en est à travers l’Atlantique Nord va permettre de comparer plus efficacement la réalité des performances de chacun. Et selon Jean Le Cam, il y aura des rires et des pleurs à l’arrivée en Vendée… Le Roi Jean, toujours à la recherche d’un partenaire pour disputer son quatrième Vendée Globe, se pose les mêmes questions que tout le monde sur la fiabilité et le gain réel de ces nouveaux appendices.

 

Mais en parallèle, le vice-président de la classe IMOCA qu’il est s’interroge surtout sur l’inflation constante des 60 pieds monocoques, malgré l’introduction des mâts et quilles monotypes. La prochaine élection du bureau de l’IMOCA, prévue la semaine prochaine, risque d’être une nouvelle fois animée entre les partisans au passage à la monotypie totale, et ceux qui préfèrent rester en prototype.